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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 23:00

 

Apres-lui---Affiche.jpg

 

Réalisé par Gaël Morel


Avec Catherine Deneuve, Guy Marchand, Thomas Dumerchez,

Elodie Bouchez, Elie Medeiros, Luis Rego, Amina Medjoubi,

Adrien Jolivet, Julien Honoré, Salim Kechiouche


Genre Drame


Production Française

 

Comment faut-il regarder Après lui, le quatrième long métrage de Gaël Morel ?

 

La question est légitime, pour qui aura traversé un cauchemar similaire à celui vécu par Camille, le personnage central du film incarné par Catherine Deneuve, qui perd son fils dans un accident de voiture et va se rapprocher du meilleur ami de celui-ci, conducteur du véhicule et miraculé. Partant d’un postulat à fort potentiel mélodramatique, voire populaire, et aidé par une star qui est de presque tous les plans, Gaël Morel ne s’est pourtant pas facilité la tâche.

 

Contrairement aux apparences, Après lui n’est pas un film aimable : les concessions, les passages obligés l’importent peu, au risque d’aller à l’encontre de l’intensité émotionnelle de son sujet.

 

Apres-lui---Catherine-Deneuve.jpg

 

Catherine Deneuve

 

Gaël Morel confie dans CinéLive 2007 :

"Catherine Deneuve donne l'illusion qu'elle n'a aucune technique alors qu'elle peut tout faire, sans jamais se répéter ni être dans une mécanique. C'est une actrice puissante."

 

Synopsis

 

Catherine Deneuve Apres-lui---Catherine-Deneuve-copie-1.jpg

 

Camille Lachenay (Catherine Deneuve) voit sa vie brisée par la disparition de son fils dans un accident de la route.
Incapable de faire le deuil, elle s'attache à Franck (Thomas Dumerchez), le meilleur ami de celui-ci, qui est aussi le responsable du drame.

 

Les proches de Camille ne comprennent pas son attitude.
Le vide se fait autour d'elle. Qu'importe le scandale, Franck devient l'objet consentant de son affection. Mais il va prendre peu à peu conscience que l'obsession de Camille le met en danger.

 

Apres-lui---Catherine-Deneuve-et-Guy-Marchand.jpeg 

 

Catherine Deneuve et Guy Marchand 

   
Gaël Morel confie que, bien avant d'être l'héroÏne d'Après lui, Catherine Deneuve est à l'origine de son amour du cinéma : "Ma première image d'elle, c'est Belle de Jour (...) Je l'ai vue à la télé, enfant, vers 9 ou 10 ans. Pour moi, c'est un film d'enfant ! J'ai vu Belle de jour comme un film qui raconte l'histoire d'une femme qui fait quelque chose de mal et qui, tout d'un coup, se rend compte qu'un ami de la famille sait ce qu'elle fait. Pour un enfant, c'est de l'ordre de la transgression, c'est quelque chose qui est très parlant. C'est vraiment ce film-là et elle dans ce film-là qui m'ont fait aimer le cinéma. À partir de là, je me suis intéressé à elle, j'ai vu qu'il y avait des noms qui revenaient dans sa filmo, je me suis intéressé à ces réalisateurs, puis à d'autres. Mon amour du cinéma est vraiment né à travers elle (...) Ce n'est qu'à la fin du tournage de Après lui que je lui ai raconté tout ça ! Elle savait à quel point j'aime l'actrice qu'elle est mais elle ne savait pas du tout l'importance qu'elle avait eu pour moi comme cinéaste..."
 
Concernant la génèse du projet, le réalisateur ajoute : "En fait, je pars toujours d'une base réelle, presque un fait divers, pour, ensuite, aller vers quelque chose de singulier, et pour le coup très loin du fait divers et du naturalisme. Le point de départ d'Après lui, c'est le personnage de Camille pour lequel je me suis inspiré de ce qui s'était passé dans le petit village d'où je viens. En sortant d'une boîte de nuit, des jeunes avaient eu un accident de voiture dans lequel l'un d'eux avait trouvé la mort. Sa mère avait alors complètement rejeté les autres passagers qui s'en étaient sortis. J'ai imaginé la situation inverse, d'autant que dans ce genre de situations, des réactions comme celles de Camille - une sorte de pardon qui n'est pas non plus très simple à vivre - existent. J'ai parlé de ces idées à Christophe Honoré (...) Il a tout de suite été emballé par le sujet. Et on s'est mis à écrire."

 

Apres-lui---Catherine-Deneuve-et-Gael-Morel-sur-le-tourna.jpg

 

 Catherine Deneuve et Gaël Morel pendant le tournage.

 
Le scénario d'Après lui est cosigné par l'écrivain et cinéaste Christophe Honoré, qui avait déjà coécrit le précédent film de Gaël Morel Le Clan. On note d'ailleurs que le compagnon de Catherine Deneuve a les traits de Guy Marchand, un acteur qui fit un comeback remarqué en père de Romain Duris et Louis Garrel dans Dans Paris de Christophe Honoré, film qui avait marqué la Quinzaine des Réalisateurs en 2006. C'est justement dans cette section qu'est présenté en 2007 Après lui
 
Gaël Morel précise ses intentions : "C'est ce que je voulais : un film vivant sur un sujet qui a priori pouvait faire peur. J'essaye toujours d'insuffler de la vie, de la foule, de la lumière, des couleurs. Je ne voulais pas que le film soit entraîné dans quelque chose de moribond et de mortifère. L'idée du plan séquence, c'est aussi pour ça, pour qu'on ne s'arrête jamais. Sur la question du deuil, de la mort, il y a autant de regards différents que de personnes. C'est pour ça que le personnage de Camille est à la fois singulier et mystérieux, plus que je ne le croyais, même. Cela a été la grande surprise du montage. Pendant tout le tournage, et déjà pendant l'écriture, on pensait qu'on faisait un film qui était l'histoire d'une chute. En montant le film, j'ai eu la suprise de constater que, contrairement à ce qu'on imaginait, le film ne racontait pas l'histoire d'une femme qui se perdait, mais l'histoire d'une femme qui se sauvait –dans tous les sens du terme."

 

Apres-lui---Catherine-Deneuve-et-Thomas-Dumerchez.jpg

 

Catherine Deneuve et Thomas Dumerchez

 

Gaël Morel et Christophe Honoré ont écrit le scénario sans penser à une actrice en particulier pour le personnage de Camille. Ils l'ont ensuite proposé à Catherine Deneuve, qui, quelques années auparavant, avait décliné un rôle dans un précédent projet du réalisateur, projet qui n'a jamais vu le jour. En même temps, je me souvenais qu’elle m’avait dit qu’elle préférait rater un rendez-vous plutôt qu’une rencontre. Donc, une rencontre était toujours possible. Il n’empêche que j’hésitais... Mais d’une part, Christophe m’incitait à le faire et puis, au fond de moi, je me disais : "Je n’ai pas écrit ce rôle pour elle. Le désir de Camille est venu avant le désir de Catherine " confie le réalisateur.

 

 

À propos des éventuelles inquiétudes liées au fait de diriger une actrice de l'envergure de Catherine Deneuve, le cinéaste précise : "J'ai balayé tout ça en calquant Camille, non pas sur des images de Catherine liées à ses films précédents, mais sur la première image que j'ai de Catherine en vrai, quand elle est venue sur Les Roseaux sauvages voir André Téchiné, en jean, les cheveux ébouriffés à peine retenus par un crayon. Je voulais absolument la filmer comme elle m'était apparue. Je trouvais par exemple que le pantalon lui allait très bien, qu'il était nécessaire pour le film qu'elle ait cette coiffure très libre, que ses cheveux aient du mouvement, et qu'elle n'ait, pour accentuer la nervosité du personnage et son désarroi, ni sac à main ni accessoires..." 

 

Fimographie de Catherine Deneuve ... Cliquez ICI !

 

Finalement, le rôle de Camille colle bien avec la personne qu’est Catherine Deneuve. C’est une actrice qui n’aime pas être flattée, qui aime être traitée comme une actrice. Lorsque je lui ai envoyé le script, je lui ai d’ailleurs écrit un petit mot dans lequel je lui disais que ce n’était pas un rôle écrit pour elle, mais qu’à la fin du scénario, je m’étais dit que ce serait trop dommage de ne pas le lui proposer...

 

Catherine Deneuve Après lui - Catherine Deneuve-copie-2

 

Il y a encore dans Après lui des traces de l’influence de Téchiné sur le cinéma de Gaël Morel, mais celui-ci semble pour la première fois s’en affranchir pour se tourner vers d’autres figures, par ailleurs tout aussi encombrantes : Cassavetes pour le portrait de femme borderline, voire un Douglas Sirk dépouillé de son esthétique glamour.

 

Le dénominateur commun, c’est Catherine Deneuve, l’icône blonde en femme mûre. C’est parce que Catherine Deneuve est une grande actrice, bien meilleure que ce qu’on lui donne ici à jouer, que l’on acceptera de la suivre jusqu’au bout du film. Qui d’autre, de toute façon, aurait été capable de jouer ce rôle-là sous la direction de ce cinéaste-là ? Parce que la star a toujours miraculeusement réussi à convaincre en dépit d’un jeu que d’aucun pourrait trouver approximatif, en tout cas décalé, déconnecté d’un certain réalisme, à mi-chemin entre théâtralité et vérité, elle sauve Après lui du naufrage.

Catherine Deneuve parle des raisons pour lesquelles elle a dit oui à Gaël Morel : "Le scénario surtout. Et le personnage aussi. Je trouvais le scénario original, intéressant, risqué, fort... Entre temps, Gaël avait fait d'autres films que j'avais vus.

 

Après lui - Catherine Deneuve et Gaël Morel

 

Catherine Deneuve et Gaël Morel

 

J'ai pourtant longtemps hésité parce que je trouvais le sujet très dur. J'avais peur de ne pas le supporter, de ne pas pouvoir l'assumer. Je me disais que ce serait difficile de vivre pendant deux mois avec une histoire pareille." L'actrice redoutait plus particulièrement certaines scènes : "Les scènes où elle apprend l'accident... Ce n'était pas tant les larmes que j'appréhendais que la violence de l'accident, la brutalité, le choc (...) Je redoutais aussi la scène où elle choisit les vêtements de son fils pour l'enterrement... A lire, c'était déjà très dur. Les vêtements, c'est quelque chose qui personnalise tellement quelqu'un, bien plus qu'une photo, c'est tellement incarné. D'une scène comme celle-là, on sort totalement épuisé, comme si on descendait du ring, complétement vidé... Je redoutais aussi les scènes entre Camille et Franck ."
 
Catherine Deneuve jouait déjà le rôle d'une mère qui devait faire face à la mort de son enfant dans Ca n'arrive qu'aux autres de Nadine Trintignant en 1971. L'actrice y avait pour partenaire Marcello Mastroianni, qui allait devenir son compagnon.

 

Le nom que porte le personnage de Catherine Deneuve n'a pas été choisi au hasard par le cinéphile Gaël Morel : Lachenay est le nom d'un ami d'enfance de François Truffaut. L'auteur s'était aussi amusé à utiliser ce pseudonyme pour signer certaines de ses critiques dans les Cahiers du cinéma et avait lui-même fait un clin d'oeil en donnant à Jean Desailly, héros de La Peau douce, le nom de Pierre Lachenay. Et rappelons que dans Après lui, Guy Marchand s'appelle François...

 

Apres-lui---Catherine-Deneuve-et-Guy-Marchand.jpg

 

Catherine Deneuve et Guy Marchand


Pour jouer le rôle de Franck, Gaël Morel a fait appel à Thomas Dumerchez, qu'il avait déjà dirigé dans Le Clan. Il explique ce choix : "C'est un garçon qui a trois choses formidables, assez rares, et plutôt contradictoires (...) : la lumière, la jeunesse et la tristesse... En outre, cela signifiait que comme réalisateur, je me retrouvais à tourner avec l'actrice qui m'a donné envie de faire du cinéma, et avec l'acteur à qui j'ai fait faire son premier film et que j'avais trouvé dans la rue. C'est le fantasme de tout cinéaste de pouvoir allier la personne qui a initié votre vocation à celle que vous avez révélée. Ça raconte une histoire de cinéma – j'aime bien l'idée qu'un film raconte aussi une histoire de cinéma. Cela allait même avec le propos du film – une femme en pleine maturité avec quelqu'un qui est en construction, en devenir... Enfin, c'était l'histoire du tournage ! Sur le plateau, Catherine était vraiment du côté de Thomas, dans le tutoiement, dans un rapport privilégié qui était sa façon, à elle, de dissiper l'angoisse de Thomas de devoir jouer face à elle... C'était beau de voir comment ils se sont trouvés, comment ils se sont rencontrés..."

 

Le choix cohérent, mais limité, parce que la folie de Camille repose sur un artifice, l’obsession de rendre cinégénique un sentiment qui ne l’est pas : la douleur du manque.

 

D’où ce glissement progressif du scénario vers un espace cinématographique beaucoup plus balisé, celui de la représentation de la folie obsessionnelle. L’objet du transfert affectif opéré par le personnage de Camille sur Franck est malheureusement trop fantomatique pour rendre crédible sa relation avec Camille.

Était-il amoureux de Mathieu, le meilleur ami disparu ?

Se sert-il de Camille pour parvenir à ses fins ?

Camille éprouve-t-elle une attirance physique – et par extension, quasi incestueuse, pour le jeune garçon ?

 

Apres-lui---Catherine-Deneuve-et-Thomas-Dumerchez-copie-1.jpg

 

Catherine Deneuve et Thomas Dumerchez

 

Ce qui est assez dommage, au final, c’est que l’on se fiche un peu d’obtenir des réponses à toutes ces questions. Quand Après lui se dirige vers sa fin immanquablement ouverte, les personnages ont cessé d’exister depuis longtemps pour n’être plus que de vagues silhouettes. Mais peut-être était-ce, là encore, le film que Gaël Morel voulait faire : celui de ceux qui restent, condamnés à n’être que les ombres de ce qu’ils ont été.

 

C’est, de façon presque incompréhensible, la grande réussite de ce film, prêcher le faux de bout en bout et parvenir, par d’indicibles moments de grâce, à atteindre le vrai.

 

En négligeant les seconds rôles au profit de son actrice principale, Gaël Morel et son co-scénariste Christophe Honoré s’interdisent des espaces de respiration qui tendent à cloisonner le récit, à le faire tourner à rond, peut-être parce que, dans le fond, seul les intéresse le parcours de cette mère éplorée. Mais sans aucun retour, ou presque, sur la descente aux enfers de Camille, le film tourne à vide.

 

Il y a bien cette scène, assez émouvante, où la fille de Camille, incarnée par une Élodie Bouchez cruellement sous-exploitée, reproche à sa mère de ne pas voir qu’elle n’est pas morte, elle. Mais tout comme Camille s’isole dans son chagrin et son obsession pour le jeune Franck, l’ami de son fils, Après lui se referme progressivement sur ce seul personnage.

 

Élodie Bouchez Après lui - Elodie Bouchez

 

Pour jouer le rôle de la soeur de Mathieu, Gaël Morel a fait appel à son amie de longue date, Elodie Bouchez, comédienne révélée comme lui par André Téchiné dans Les Roseaux sauvages en 1994. Deux ans plus tard, lorsque l'acteur passe derrière la caméra avec À toute vitesse, il lui confie le rôle féminin principal, aux côtés de Stéphane Rideau, Pascal Cervo, Mezziane Bardadi ou encore Salim Kechiouche, qui fait une petite apparition, en serveur, dans Après lui.

Mathieu, le jeune homme décédé, était fan de rock'n'roll, comme en témoignent les affiches collées sur le mur de sa chambre. Une scène du film se déroule dans une salle de concert, où se produisent The Tatianas, un groupe en vue de la scène parisienne.  Ajoutons qu'on entend dans le film un morceau du songwriter Ed Harcourt, ainsi que Mysteries de Beth Gibbons, un titre que Catherine Deneuve a fait découvrir à Gaël Morel.
 
L'écrivain qui se rend dans la librairie où travaille Camille est interprété par Julien Honoré, le frère du scénariste Christophe Honoré.

 

 

 

Sources :

http://www.critikat.com - Fabien Reyre

http://toutsurdeneuve.free.fr

http://www.cinemovies.fr

http://www.allocine.fr

commentaires

Johane et Chris 23/08/2012 20:40


Nous l'avons revu avec le même plaisir. Il n'y avait que Deneuve pour tenir ce rôle. Elle est incroyable de justesse et d'émotion. Et le film est une belle réussite, en plus c'est un sujet qui
nous touche, tu sais pourquoi. On t'embrasse. Johane et Chris

chris@co 21/08/2012 19:22


bonsoir Alain, en regardant les programmes tv, et vu qu'arte diffusait ce film j'étais certain de trouver un article sur ton blog. (index) je garde un souvenir ému de ce film essenteillment dû à
l'interprétation de Catherine Deneuve. Elle est vraiement incroyable et peut tout se permettre. je ne vais pas le rater, en + je ne suis pas de garde demain.

 

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