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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 23:00

 

Date de sortie 15 août 2012

 

Comme-un-homme---Affiche.jpg


Réalisé par Safy Nebbou


Avec  Emile Berling, Charles Berling, Sarah Stern,

Kevin Azaïs, Mireille Perrier, Patrick Bonnel, Pierre Lottin


Genre Drame


Coproduction Française, Luxembourgeoise, Belge

 

Titre original Mauvaises Herbes

 

Comme un homme a été programmé en avant-première

pour la première édition du Champs-Élysées Film Festival.

 

Comme-un-homme---Kevin-Azais-et--Emile-Berling.jpg

 

Kevin Azaïs et  Emile Berling

 

Synopsis

 

Louis (Emile Berling), 16 ans est le fils du proviseur de son lycée (Charles Berling).

 

Comme-un-homme---Charles-Berling-et-Emile-Berling.jpg

 

Charles Berling et Emile Berling

 

Son meilleur ami, Greg (Kevin Azaïs), est sous la menace d’un renvoi définitif après avoir agressé sa jeune prof d’anglais. Pour se venger, il décide de la kidnapper. Louis devient complice en fournissant les clés d’un cabanon de famille isolé sur un îlot, dans les marais.

 

Kevin Azaïs Comme-un-homme---Kevin-Azais.jpg

 

Ligotée, humiliée, Camille (Sarah Stern) est emprisonnée. Ils doivent la libérer le lendemain matin, mais Greg ne vient pas au rendez-vous…

 

Comme-un-homme---Emile-Berling-et-Sarah-Stern.jpg

 

Emile Berling et Sarah Stern

 

Tout a commencé par un conseil de lecture de mon producteur, Michel Saint-Jean : L’âge bête, de Boileau-Narcejac. Je connaissais comme beaucoup ce célèbre duo d’écrivains et en particulier grâce à deux adaptations remarquables : Celle qui n’était plus, au cinéma Les diaboliques d’Henri-Georges Clouzot et D’entre les morts, le chef-d’oeuvre d’Alfred Hitchcock, Vertigo. L’âge bête est un polar qui se situe dans les années 70 au coeur d’une petite ville de province. Deux élèves de troisième enlèvent une jeune prof, mais la fatalité s’en mêle et l’un des adolescents est victime d’un terrible accident, laissant son camarade seul et désemparé. Avec Gilles Taurand, nous avons souhaité que le récit se situe à notre époque. Même s’il est vrai que la violence dans le milieu scolaire est désormais un fait de société, nous n’avons pas voulu faire de cette adaptation un document sociologique ni la peinture naturaliste d’un milieu provincial. Au fil de l’écriture, s’est dessinée une histoire autour de deux solitudes, celle d’un père et d’un fils qui pleurent en silence, la mère disparue… Un conte moderne qui flirte parfois avec le fantastique. Évoquer la lancinante culpabilité de ceux qui restent et qui n’y sont pas préparés. Sonder l’énigme des êtres, sans les confiner dans leurs ténèbres ni les sauver tout à fait, s’abstenir en tout cas de les juger, voilà ce qui est devenu le projet de ce nouveau film : Comme un Homme.

 

Ce film a marqué la deuxième collaboration entre Safy Nebbou et Gilles Taurand. En effet, après avoir coécrit le scénario de L' Autre Dumas en 2009, les deux amis se sont retrouvés de nouveau, à l'occasion de l'écriture de Comme un homme. J’ai tenté de prolonger les choix qui ont guidé l’écriture. L’histoire met en scène un personnage emprisonné dans des situations qui ne sont pas de son fait et acculé à des décisions désespérées. En ce sens, elle s’inspire de la tradition des films noirs. L’un des enjeux de la mise en scène a été d’associer cette dimension classique du film de genre à la puissance d’un drame familial contemporain et universel en recherchant le meilleur équilibre entre la tension et l’intime.

 

Comme-un-homme---Emile-Berling.jpg Emile Berling

  

Pour le rôle de Louis, l'adolescent tourmenté, Safy Nebbou n'a pas beaucoup hésité à choisir son acteur : "Très tôt, l’idée d’Emile Berling s’est imposée à moi, son opacité, sa beauté androgyne, la profondeur de son regard, faisait de lui le héros introverti et mystérieux de cette histoire qui mène un lycéen en roue libre, des ténèbres à la lumière", partage-t-il. Quelque chose de l’ordre du fatum plane sur la trajectoire de Louis, adolescent tourmenté, introverti et ambivalent. Libre de ses mouvements en apparence, il est au fil du film de plus en plus emprisonné en vérité. Sous les coups du destin qui semble l’accabler, il y a quelque chose de visiblement hanté en lui. Quatre ans plus tôt sa mère est morte dans un accident de voiture. Évidemment Louis n’a pas voulu le silence coupable de son père. Il s’est vécu lui-même comme un survivant illégitime, on appelle cela « la culpabilité des vivants ».

 
L'acteur Charles Berling et son fils Emile interprètent respectivement les rôles de Pierre et de Louis Verdier, qui sont également père et fils dans le film : "Du fils Emile au père Charles, il n’y avait qu’un petit pas, que j’ai franchi, naturellement (...) Il y avait longtemps que j’avais envie de travailler avec Charles, je ne savais pas à l’époque, que c’est son fils unique qui me mènerait à lui", explique le réalisateur. Cloîtré dans le déni, au son tonitruant de la septième symphonie de Beethoven, Pierre est sourd à sa souffrance et à celle de son fils. Confiné entre les quatre murs de son bureau, il est incapable d’assumer sa place de père. La maison familiale est hantée par une absence et minée par l’impossibilité d’en parler. Un corridor entre la vie et la mort où Pierre erre dans l’attente passive et inconsciente d’une catastrophe, promesse d’un renouveau, d’un nouveau départ. Il marche, mihomme, mi-fantôme dans les pas de son fils sans voir, ni comprendre, avant d’endosser enfin, contraint et forcé, son rôle de père protecteur.

 

Comme-un-homme---Charles-Berling-et-Emile-Berling-copie-1.jpg 


Charles Berling et Emile Berling

 

Jouer face à son père n'a pas été tout le temps facile pour Emile Berling. Plusieurs scènes ont en effet été difficiles à tourner pour le jeune acteur, et surtout les premières. Dans un échange avec le réalisateur, Emile Berling confie : "Il y en a eu plusieurs… Je dois dire que la scène où mon personnage Louis donne l’alerte à son père et le préviens par téléphone que Camille est blessée m’a donné du mal. C’était la première scène de "jeu" que l’on tournait, car jusque là nous avions tourné des plans de coupe, des déplacements, des actions qui nécessitaient moins d’implication au niveau de l’interprétation ; et tu es venu me parler à la fin de la journée, tu m’as secoué et tu m’as dit "Là ça va passer grâce au montage mais faut que tu t’y mettes !". Je suis rentré dans ma chambre d’hôtel, j’ai gambergé toute la nuit et le lendemain matin je fonçais. L’autre séquence dont je garde un souvenir très intense, c’est celle dans les toilettes de l’hôpital lorsque père et fils en arrivent aux mains.". Par ailleurs, les deux Berling ont exprimé les mêmes appréhensions par rapport aux scènes de confrontations où le fils devait frapper son père, ou encore celles où ils devaient laisser toute la place à leurs émotions.
 
Afin de mettre son acteur, Emile Berling, à l'aise, Safy Nebbou a choisi de le laisser commencer le tournage sans la présence de son père Charles. Ce dernier n'a rejoint l'équipe pour interpréter son rôle qu'un mois plus tard : "J’avais beaucoup d’appréhensions…mais le fait qu’il démarre le tournage un mois après moi était très bien vu (...) Ça m’a beaucoup aidé, j’ai eu le temps de prendre mes marques et finalement tout s’est très bien passé", confie le jeune Emile.

 

Charles Berling Comme-un-homme---Charles-Berling.jpg

 

Charles Berling  aborde le plus difficile à aborder ou à jouer face à son fils : "Pour La scène où Louis et son père se font face à l’hôpital, quand toute la pression du drame qu’ils viennent de traverser provoque une crise de larmes chez Louis. Mon personnage devait être ému bien sûr, mais c’est Emile qui devait porter cette explosion d’émotions. De mon côté, trouver l’émotion juste, le bon dosage, qui ne soit pas matière à le complexer, n’a pas été simple, car si pour moi trouver les larmes ne pose aucun problème, je sais que ce n’est pas là où il est le plus à l’aise." Concernant le fait de jouer face à son fils, Charles Berling rajoute : "Un enfant par nature évolue et on le découvre en permanence. Au-delà de ce mélange de maturité et d’immaturité que je lui connaissais, j’ai été très frappé de ressentir cette absolue nécessité de faire le film, et son désir profond d’affronter son père, au sens positif du terme, sur un terrain pareil, et donc de s’affronter lui-même. Par moments, j’avoue avoir été surpris par sa façon de jouer et par ce qu’il arrivait à faire passer."

 

Comme-un-homme---Sarah-Stern-et-Emile-Berling.jpg Sarah Stern et Emile Berling


Sarah Stern joue ici pour la deuxième fois dans un film de Safy Nebbou. Avant d'interpréter le rôle de Camille, elle a incarné la vendeuse dans L' Empreinte réalisé en 2008. En évoquant le scénario de Comme un homme, le réalisateur a affirmé : "J’ai écrit en ayant déjà en tête, l’idée de travailler avec Sarah Stern, tout juste sortie de la Royal Academy de Londres." Elle est la prisonnière, la victime idéale. Sans histoire, nous savons peu de chose d’elle et pourtant elle est un personnage charnière. Dans cette cabane isolée, mi-prison, mi-refuge enfantin, le mutisme l’emporte sur les mots qui séparent plus qu’ils ne rassurent, mentent et peinent à se faire entendre. Objet de vengeance et de désir sexuel mêlés, Camille devient bien malgré elle, la figure maternelle d’un deuil impossible pour Louis. Doit-il alors tuer pour enterrer enfin sa mère ?

 

Emile Berling Comme-un-homme---Emile-Berling-copie-1.jpg

 
Safy Nebbou a choisi de tourner son film dans les marais, principalement pour les "secrets", dit-il, que renferment ces lieux. "Le choix des décors était primordial. Les lieux publics d’un côté et de l’autre, les marais et ses secrets. Un univers fantomatique, proche du conte à la fois dangereux et poétique où l’instinct, le désir, le sexe et le sang, côtoient le silence et l’abandon. Un lieu métaphysique où l’expressivité de la nature est sans cesse perceptible. Pour atteindre la cabane, Louis doit franchir de nombreuses étapes à la manière d’un jeu enfantin et énigmatique. Routes… Chemins balisés d’éoliennes, inflexibles sentinelles… Canaux tentaculaires qui se perdent dans la nuit… Et puis l’îlot abandonné comme une matrice, au centre d’un immense labyrinthe d’eau.", décrit le réalisateur.

 


 

 
 

 

Sources :

http://www.cinemovies.fr

http://www.allocine.fr

http://www.evene.fr

http://www.unifrance.org

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2012
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commentaires

mitchmovies 17/08/2012 20:32


slt, vu et mi déçu, mi emballé. Berling père et fils sont parfaits.

 

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"Le bonheur est la chose la plus simple,

mais beaucoup s'échinent à la transformer

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