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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 19:00

 

Date de sortie 11 septembre 2013

 

Gibraltar---Affiche-copie-3.gif


Réalisé par Julien Leclercq


Avec Gilles Lellouche, Riccardo Scamarcio, Raphaëlle Agogué,

Tahar Rahim, Mélanie Bernier, Philippe Nahon


Genre Thriller


Production Française

 

Gibraltar a été adapté d'après la vie de  Marc Fiévet.

 

L'aviseur ou l'incroyable parcours d'un informateur des douanes en prison pour services rendus, paru en 2003 chez Michel Lafon, est épuisé mais réédité et complété sous le titre Gibraltar. Dans ce témoigne écrit à la prison de Nantes, il revient sur son rôle d'ex-aviseur des douanes infiltrant des organisations internationales de narcotrafiquants, sur son arrestation en 1994 à Halifax par la douane canadienne alors qu'il est en mission, le procès où il doit plaider coupable pour cacher les méthodes françaises, sa condamnation à perpétuité et son extradition vers la France, où il est aujourd’hui en liberté conditionnelle jusqu’en 2013.

 

Gibraltar---Gilles-Lellouche-et-Tahar-Rahim-copie-1.gif


Gilles Lellouche et Tahar Rahim

 

Synopsis

 
En grande difficulté financière Marc Duval (Gilles Lellouche), un français expatrié à Gibraltar, est un père de famille, impulsif et instinctif.

 

Redjani Belimane (Tahar Rahim), agent de la douane française, lui propose de devenir informateur, autrement dit "aviseur ". 

 

De petits trafics en cargaisons troubles, il gagne progressivement la confiance de Claudio Lanfredi (Riccardo Scamarcio), un puissant importateur de cocaïne associé aux cartels Colombiens. Claudio a tout sur le plan de la réussite matérielle, mais il se sent seul en fin de compte. Au-delà du costume Gucci, de la grosse voiture, et des filles faciles, il s'agit d'un type qui a des envies de construction et de vie de famille.  C'est toutefois un criminel, qui n'hésite pas à tuer ses adversaires, mais qui a sa propre éthique, bien à lui. Il respecte cet adage : "en dernier recours, toujours mentir, jamais trahir".

 

Riccardo Scamarcio - Gibraltar


Riccardo Scamarcio

 

De cette immersion en eau profonde dans l’univers des narcotrafiquants Marc Duval court des risques de plus en plus importants. Mais à mesure qu'il gravit les échelons du cartel, il découvre aussi le luxe et l’argent facile... En permanence sur le fil du rasoir, seuls ses mensonges le maintiennent encore en vie.

 

Progressivement, Marc Duval  s'embarque dans une aventure qui procède par strates, où les risques sont de plus en plus élevés : il a d'abord rendez-vous dans une voiture, sur le bord d'un quai, puis, il s'occupe d'un petit deal de shit et, troisième étape, d'un trafic d'une tonne et demi de shit, avant de passer à la cocaïne et de finir par se faire arrêter avec six tonnes de marchandise sur un paquebot en direction du Canada !

Lorsque les douanes anglaises rentrent dans la partie pour arrêter Claudio  Lanfredi, le jeu devient encore plus dangereux et sa famille risque d’en payer le prix.

 

Troisième long-métrage de Julien Leclercq. Il a débuté avec Chrysalis en 2006 puis a réalisé en 2010 L’Assaut. Après L'Assaut, le jeune metteur en scène adapte une histoire inspirée de faits réels pour la seconde fois.

 

C’est à l'origine le producteur Dimitri Rassam qui a proposé l’idée du film Gibraltar à Julien Leclercq, en lui présentant le scénario alors qu'il était en plein tournage de son précédent film L’Assaut. Le réalisateur raconte : "J'ai rencontré son auteur, Abdel Raouf Dafri,, et on a travaillé sur la réécriture pendant un an, tout en menant des repérages à Gibraltar car il fallait qu'on s'imprègne sur place de cet univers très particulier. […] Ce qui m'a plu, c'est ce père de famille qui, d'abord pour des raisons financières, met le pied dans une mécanique qui va le broyer et se retourner contre lui : tout à coup, à cause de lui, sa famille est en danger et il se retrouve pris en étau entre les Douanes françaises et les narcotrafiquants."

 

À la question : Le film se déroule il y a 25 ans. C'était difficile d'orchestrer une reconstitution d'une époque à la fois lointaine et proche de la nôtre ?

 

Le réalisateur avoue : "Sur le papier, ce n'était pas une période glamour. Du coup, on s'est demandé comment établir une charte esthétique, de couleurs, et d'accessoires. Mais ce qui m'a plu dans cette époque, c'est que sur le plan scénaristique, on n'était pas, comme aujourd'hui, dans l'immédiateté permanente : par exemple, on était obligé de prendre le temps de trouver une cabine téléphonique pour passer un coup de fil. Du coup, on pouvait jouer avec les points de rendez-vous, qu'ils soient téléphoniques ou physiques. Dans cette veine, j'adore la séquence où Gilles Lellouche doit quitter la maison du mafieux pour alerter Tahar Rahim en pleine nuit : si elle s'était déroulée de nos jours, on se serait contenté d'un SMS envoyé de la salle de bain."

 


Julien Leclercq précise : "Je voulais réaliser un film à l'aspect sobre et classique, tourné avec de vrais objectifs de Cinémascope, et m'inspirer de l'imagerie du cinéma des années 70, en utilisant des filtres "chocolat". Car j'aimais bien l'idée de m'éloigner des codes traditionnels gris-bleus du film noir et de faire un polar sous tension au soleil. Ma référence absolue était Zodiac de David Fincher et, tout comme ce dernier, je voulais prendre le temps et ne surtout pas surdécouper. On a essayé d'insuffler cette approche dans la déco et le filmage pour donner à l'ensemble un rythme classique, dans la lignée de Pollack et de Pakula".


Marc Fiévet confie au cours d'un entretien : "J’apparais dans le film comme dans une mouise pécuniaire importante. C'est faux. Quand je me fais approcher en 1988 à Gibraltar par des agents afin de les informer et d’infiltrer des réseaux de narcotrafiquants, j’accepte avant tout à cause de mon esprit baroudeur et aventurier, excité à l’idée de travailler pour un service spécial. À mon sens, le film s’inspire de ce que j’ai vécu, plus qu’il ne raconte mon histoire."

Pour lire l'article dans son intégralité, cliquez Ici !

 

Concernant le choix des comédiens, Julien Leclercq  précise :

 

Gibraltar - Affiche-copie-2Riccardo Scamarcio, c'est Romanzo Criminale avant tout ! "Avant de le rencontrer, je ne savais pas ce qu'était une immense star et, quand je l'ai vu à Rome, j'ai compris. On a fait le tour de la ville en voiture, assaillis par des filles qui déboulaient de partout ! C'est un autodidacte qui a appris le français par lui-même et c'est un pur instinctif qui, là-dessus, se rapproche de Tahar. Je ne voulais surtout pas qu'il essaie de parler un français parfait, mais qu'il conserve ses maladresses."

 

Gibraltar---Affiche.gifGilles Lellouche a dit oui le lendemain du mariage du réalisateur ! "Je crois que je l'ai choisi au bon moment de sa vie : il vient de passer la quarantaine et il a acquis une maturité phénoménale au cours des deux dernières années. C'est un type qui a une grande intelligence par rapport à son jeu et à son personnage. Il passait tous les soirs du temps sur e-Bay pour trouver le même blouson de cuir qu'il portait dans les années 80 : c'était, pour lui, le costume du personnage. Il a fini par le dénicher et se le faire expédier d'Asie !" avoue Julien Leclercq. Avant d'ajouter :

 

Gibraltar - Affiche-copie-1

 

"Quant à Tahar Rahim, je suis tombé raide dingue de lui : c'est un mec brillant. Il a une capacité de transformation et une aptitude à entrer dans la peau du personnage qui est hallucinante : il fallait le voir débouler en jeans-baskets, comme il est dans la vie, et le retrouver trois jours plus tard en costard-cravate avec son petit carnet !"

 

 

 

Gibraltar est un personnage à part entière. "Absolument. Ce lieu, si particulier, nous permettait de parler de la déshumanisation qu'implique la lutte antidrogue, par le biais des saisies, et pas seulement par la consommation de stupéfiants. C'est d'ailleurs un combat un peu perdu d'avance et c'était quelque chose d'extrêmement cynique – et passionnant – à confronter au destin de cet homme et de sa famille. Un des films qui nous a inspiré est Traffic de Steven Soderbergh : on avait la volonté de traiter de sujets similaires et de tourner à Gibraltar même. En effet, ce petit îlot coincé entre le Maroc et l'Espagne est une zone de non-droit et sert des intérêts géopolitiques beaucoup plus larges, tout en concentrant la vacuité de la lutte antidrogue. Avec une forme de complicité à tous les étages. In fine, les autorités douanières se livrent une véritable concurrence et se moquent d'éradiquer le trafic : ce qu'elles cherchent, c'est revendiquer politiquement la saisie à des fins de communication." avoue le producteur Dimitri Rassam.

 

Clinton Shorter signe la composition de la musique du film. Il est notamment connu pour avoir œuvré sur la bande-originale du film de District 9, Contrebande et Jappeloup. Julien Leclercq parle de son travail avec lui : "C’est un guitariste de formation et, du coup, on a obtenu les sonorités hispanisantes que je souhaitais, et Clinton a vraiment su mettre en valeur la tension et la pression qu’on ressent dans le film. Ce qui m'intéressait avec la coproduction, c'était de bosser avec un compositeur que je n'aurais pas pu approcher autrement."

 

Mon opinion :

 

Nul doute que Julien Leclercq ait des choses à dires. À dénoncer.

 

Pour son troisième long-métrage il s'inspire librement de la vie de Marc Fiévet. Une histoire que je ne connaissais avant les renseignements pris, là où j'ai pu me documenter, pour me faire une idée. En bref, profiter de la faiblesse d'un homme qui croit en la parole donnée. Rien de révolutionnaire jusque là si celle-ci n'émanait d'agents des douanes donc, des hommes directement liés au gouvernement.

 

Comme il est dit dans les dialogues "pas de vagues en période électorale". Alors au diable promesses et autres récompenses. On passe toutes les preuves au broyeur et la vie continue. Visiblement pas de la même façon pour tous. À côté de ce fait monstrueux, puisque celui-ci a bel et bien existé et doit continuer de perdurer, le film oppose le fameux code d'honneur des mafieux.

 

Plus de finesse dans le propos, aurait peut-être donné une plus grande profondeur au film. Plus d'empathie et d'émotions, aussi.   

 

Le scénario est très bavard et nuit quelque peu à l'action qui entraîne le spectateur de Gibraltar, à Paris. De Tanger à Madrid. Un passage par Lisbonne pour échouer au Canada.

 

La mise en scène, s'attarde sur des gros plans tout à fait réussis. Les images reflètent parfaitement la couleur de ces polars des années 80, c'est exact aussi.

 

Giles Lellouche, dans le rôle du principal protagoniste, trouve enfin un rôle à sa mesure. Il est tout à fait crédible surtout dans les scènes où la peur et le désespoir le plongent au plus profond de ce gouffre dont on ne se relève pas. De toute évidence le réalisateur ne semble intéressé que par sa personne.   

 

Star en Italie, Riccardo Scamarcio n'a plus rien à prouver. Tour à  tour, glacial, doucereux, élégant, méfiant et exigeant, il est excellent et parfaitement juste.

 

Tahar Rahim ne m'a pas convaincu dans un rôle pourtant essentiel.

 

Au final, pas vraiment convaincu ni complètement déçu.

 

 

Sources :

http://www.unifrance.org

http://www.imdb.com

http://www.allocine.fr

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2013
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commentaires

filmvsr 15/09/2013 02:30


va voir d'urgence avant Lundi le film Voyage Sans Retour au CGR Torcy tu ne seras pas déçu. Si tu l'est je te rembourse ta place. Vite le film va être décroché pour cause de censure. Tu pourras
en faire la critique.

 

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"Le bonheur est la chose la plus simple,

mais beaucoup s'échinent à la transformer

en travaux forcés !"

 
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