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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 23:00

 

Date de sortie 5 septembre 2012

 

Killer-Joe---Affiche.jpg

 
Réalisé par William Friedkin


Avec Matthew McConaughey, Emile Hirsch, Juno Temple,

Thomas Haden Church, Gina Gershon, Scott A. Martin,

Gralen Bryant Banks, Carol Sutton, Danny Epper

 
Genre Thriller, Drame, Policier


Production Américaine

 

Killer Joe est l'adaptation d'une pièce de théâtre éponyme du dramaturge Tracy Letts.


Dès le départ, le fait que Tracy Letts adapte lui-même sa propre pièce, déjà récompensée par de nombreux prix, était le gage d’un scénario de qualité. La pièce Killer Joe a été montée pour la première fois au Steppenwolf Theatre de Chicago en 1993. Depuis, elle a été jouée en 12 langues et dans 15 pays différents. Elle a été récompensée lors du Fringe Festival d’Edimbourg en 1994 et jouée à guichet fermé au Buck and West Theatre de Londres durant quatre mois, avant de décrocher :


- Le Prix de la Meilleure Pièce de l’année 1995

décerné par le magazine Time Out.


En 1998, la pièce a été reprise off-Broadway par le Soho Playhouse de New York.

 

Tracy Letts avait déjà été nommé pour le Prix Pulitzer pour sa pièce The Man from Nebraska, avant de remporter cette prestigieuse récompense en 2008, ainsi que le Tony Award de la Meilleure Pièce, pour son drame familial fulgurant, August : Osage County.

 

C'est le dramaturge lui-même qui a adapté sa pièce pour le cinéma et ce n'est pas la première fois qu'il s'adonne à ce genre d'exercice. En effet, il était déjà derrière le scénario de Bug réalisé en 2007 par William Friedkin, d'après l'une de ses pièces.

 

Les deux hommes se sont donc retrouvés sur Killer Joe.

 

Killer-Joe---Matthew-McConaughey.jpg

 

Matthew McConaughey

 

Synopsis

 

Chris (Emile Hirsch), 22 ans, minable dealer de son état, doit trouver 6 000 dollars ou on ne donnera pas cher de sa peau. Une lueur d’espoir germe dans son esprit lorsque se présente à lui une arnaque à l’assurance vie.

Celle que sa crapule de mère a contractée pour 50 000 dollars.
Mais qui va se charger du sale boulot ?

 

Killer-Joe---Emile-Hirsch-et-Matthew-McConaughey.jpg

 

Emile Hirsch et Matthew McConaughey

 

Killer Joe Cooper (Matthew McConaughey) est appelé à la rescousse. Flic le jour, tueur à gages la nuit, il pourrait être la solution au problème. Seul hic : il se fait payer d’avance, ce qui n’est clairement pas une option pour Chris qui n’a pas un sou en poche. Chris tente de négocier mais Killer Joe refuse d’aller plus loin.

Il a des principes…jusqu’à ce qu’il rencontre Dottie (Juno Temple), la charmante sœur de Chris.
Alors Killer Joe veut bien qu’on le paye sur le fric de l’assurance si on le laisse jouer avec Dottie.

 

Emile Hirsch et Juno Temple Killer-Joe---Emile-Hirsch-et-Juno-Temple.jpg

 

Pour William Friedkin : "La frontière entre le bien et le mal est ténue, et nous portons tous en nous le germe du mal." Dans Killer Joe, le réalisateur prend un malin plaisir à explorer nos penchants les plus sombres. Le réalisateur aborde les forces destructrices de ses personnages avec un engagement rare dans le cinéma contemporain. Le film s’intéresse à ceux qui sont forcés de dévoiler leur vraie nature sous l’oeil de leurs proches, et montrer ce qui se passe lorsqu’ils auraient préféré l’ignorer. Sa réflexion n’est toutefois pas dénuée d’empathie. William Friedkin reconnaît lui-même être "passé par toutes les émotions que l’on voit dans mes films, à un moment ou à un autre. Ce projet m’a tout de suite plu, car il abordait l’innocence, le statut de victime, la vengeance et la tendresse."

 

Lorsque Matthew McConaughey a accepté le rôle de Killer Joe, le réalisateur savait que l’apparente contradiction entre l’image de gentil garçon de l’acteur et son personnage profiterait au film. Il s’en explique : "Je ne vois qu’une poignée d’acteurs capables d’endosser un tel rôle, et le public aurait pu rejeter le personnage en bloc si son interprète n’avait pas été perçu au préalable comme un type bien."

Avant même de signer,
Matthew McConaughey n'ignorait pas que le projet ne plairait probablement pas à tout le monde. "La première fois que j’ai lu le scénario, je n’arrivais pas à bien cerner mon personnage. Ensuite j’ai rencontré Billy Friedkin, et son enthousiasme pour l’histoire d’amour et l’humour irrévérencieux de cette famille méchamment dysfonctionnelle m’a aidé à l’envisager sous un angle plus drolatique. "

 

Killer-Joe---Emile-Hirsch-et-Matthew-McConaughey-copie-1.jpg

 

Emile Hirsch et Matthew McConaughey

 

Matthew McConaughey interprète Killer Joe, un shérif de la police de Dallas, tueur à gages à ses heures. Joe est un assassin calme et méthodique. Pas une seule fois il n’élève la voix dans le film. L'acteur confie : "J’ai passé quelques semaines à travailler le personnage de Joe, en évitant de prendre trop de décisions définitives. Instinctivement, j’ai trouvé quelques caractéristiques qui m’ont inspiré d’entrée de jeu. C’est en partie grâce à cela que le processus a été aussi agréable de bout en bout. Chaque jour de tournage apportait quelque chose de nouveau au personnage, et c’est ce que j’espérais."

 

Le producteur Nicolas Chartier souhaitait saisir la chance qui s’offrait à lui de travailler avec un autre grand réalisateur : "Billy Friedkin sait ce qu’il veut et comment l’obtenir. Le plus incroyable sur le tournage, c’est sa règle des "deux prises, c’est tout”. Il permet aux acteurs de se plonger à fond dans leurs personnages. Avec une caméra qu’il souhaite "invisible”, il offre aux acteurs une atmosphère qui leur permet de donner le meilleur d’eux mêmes"

"Quand on travaille avec Billy, on ne s’ennuie jamais. Il déborde d’énergie et de passion. On a vraiment l’impression de travailler tous ensemble pour un projet qui en vaut la peine" explique Emile Hirsch. "En même temps, c’est incroyable comme il fait attention au moindre détail. Vous jouez une scène, et il prend en compte chaque élément, même une nuance dans l’évolution de votre personnage. Il a un esprit très particulier qui lui permet de garder en tête tous les aspects de la production, jusqu’au plus petit détail, tout en conservant un élan et une vision pour le film dans son ensemble. C’est un maître, et travailler avec Billy a vraiment été une expérience extraordinaire."

 

Emile Hirsch Killer-Joe---Emile-Hirsch.jpg

 

Emile Hirsch décrit le personnage qu’il interprète, Chris, comme un dealer à la petite semaine. Bourré de défauts, mais avec aussi de grands rêves et des aspirations. À la fois un entrepreneur et un perdant magnifique. Quant aux motivations discutables de son personnage, l’acteur explique : " On dirait que tout ce qu’il entreprend tourne mal pour tout le monde, y compris pour lui-même. On le voit jusque dans les détails, comme ce chien de la famille qui n’aboie que lorsque Chris s’approche de la caravane… "

Avec une moralité aussi douteuse, il est surprenant que Chris reste un personnage aussi sympathique, même lorsqu’il offre volontiers sa propre soeur comme avance sur les 25.000 dollars qu’il doit à Joe. "Il manque de sens moral, et il est très, très malchanceux. Mais au fond je ne pense pas qu’il soit malveillant… si l’on omet le fait qu’il essaye de tuer sa mère, de prostituer sa soeur et de vendre de la drogue à son père" plaisante le producteur Nicolas Chartier.


Pendant que Nicolas Chartier passait l’été à monter le financement du film,
William Friedkin travaillait d’arrache-pied au choix des rôles encore vacants. La vision singulière du réalisateur avait déjà conduit le film vers une distribution solide, avec Emile Hirsch dans le rôle de Chris Smith, Thomas Haden Church dans celui d’Ansel Smith et Gina Gershon dans celui de Sharla Smith. Mais le plus difficile fut de trouver l’actrice idéale pour interpréter Dottie Smith, la petite soeur fragile de Chris, qui fait peu de cas de son innocence.

 

Killer-Joe---Juno-Temple-copie-1.jpg Juno Temple


Le rôle est finalement revenu à Juno Temple. Le réalisateur s’est battu pour imposer la jeune actrice, qui ne tarit pas d’éloges sur le travail du metteur en scène. "J’ai totalement fait confiance à Billy, explique-t-elle, ce qui m’a permis de me sentir à l’aise, quelle que soit la scène. Il m’a fait sentir que j’étais parfaite pour le rôle, que je n’avais plus qu’à me lancer. Mon interprétation y a vraiment gagné, parce que je n’avais pas peur de prendre des risques, de me dévêtir ou, pourquoi pas, de tirer sur ma propre famille !"

 

Le film a beau s’appeler Killer Joe, il est tourné selon le point de vue de Dottie. Ce personnage est assez inhabituel. "Elle a un côté très enfantin, mais elle est aussi incroyablement mûre pour son âge. J’ai rarement incarné un personnage aussi honnête" explique Juno Temple.  Elle est comme une poupée de porcelaine prise dans un tourbillon de violence et de folie. Avant Joe, personne ne l’avait jamais traitée comme une femme, elle n’en revient pas. Il lui fait la conversation, et avec lui, elle a enfin l’impression de compter pour quelqu’un.

 

Juno Temple et Emile Hirsch Killer-Joe---Juno-Temple-et-Emile-Hirsch.jpg

 

Gina Gershon est Sharla, la seconde femme d’Ansel Smith, la cruelle belle-mère de Chris et Dottie. Dans le rôle d’une femme qui passe son temps à se promener toute nue, à boire de la bière et à tromper son mari, l'actrice pratique avec brio l’art de la duplicité. "Sharla voudrait prendre la fuite, mais elle ne peut pas, car toutes ses petites manigances la retiennent. On dirait un insecte qui s’épuise à tenter de survivre" explique Gina Gershon.

 

Killer-Joe---Gina-Gershon.jpg.Killer-Joe---Thomas-Haden-Church.jpg

 

                          Gina Gershon                  et           Thomas Haden Church

 

Thomas Haden Church incarne pour sa part Ansel, le père de Chris et Dottie. Son ex-femme devient la cible de Killer Joe quand Chris découvre qu’elle a une assurance vie de 50.000 dollars dont Dottie serait la bénéficiaire. Ansel n’est pas compliqué. Il a abandonné ses rêves depuis bien longtemps. Aujourd’hui, il se contente de toucher sa paie et de vivre au jour le jour. "Interpréter ce genre de personnage nécessite d’atteindre un niveau particulier de discipline" explique Church.

 

Matthew McConaughey remarque : "La façon dont Sharla et Ansel dirigent cette famille rebute Joe et pourrait mettre en danger la jeune fille dont il est épris, il décide donc de redresser la barre à sa façon." En fin de compte, d’après William Friedkin : "Avec tous leurs travers, les personnages de Killer Joe nous offrent une sorte de peinture sociale tragique. Le film délivre des vérités immuables, même si elles sont gênantes. Il se passe dans le monde d’aujourd’hui où plus rien ne me choque."

 

Killer-Joe---Emile-Hirsch--Gina-Gershon--Thomas-Haden-Churc.jpg

 

Emile Hirsch, Gina Gershon, Thomas Haden Church et Juno Temple

 

L’étape suivante pour les producteurs, une fois tous les rôles attribués,  fut de trouver le lieu de tournage idéal. Même si l’histoire originale se passe au Texas, La Nouvelle Orléans s’est vite imposée comme un choix plus judicieux. "Le décor devait refléter l’ambiance et le ton de l’histoire, et La Nouvelle Orléans a tellement de facettes différentes que c’était la toile de fond parfaite pour notre film" explique le co-producteur Scott Einbinder.

   
2012 a définitivement été l'année de Matthew McConaughey.

Présent à Cannes avec deux films en Compétition, Mud et Paperboy qui se passent tous deux dans le sud des Etat-Unis, le comédien a passé l'été dénudé dans Magic Mike avant de retrouver la moiteur du sud des États-Unis pour Killer Joe, laissant ainsi son accent texan s'exprimer pleinement.

 

 

 

 

 

Sources :

http://www.cinemovies.fr

http://www.allocine.fr

http://www.meg.ie

http://www.imdb.com

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2012
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commentaires

mitch movies 06/09/2012 19:01


salut alain, perso, j'ai bien aimé ce film. certain qu'il ne fait pas dans l'eau de rose, mais c'est bien interprété avec un vrai suspense et une histoire solide. si tu le vois tu me diras ce que
tu en penses

armelle 05/09/2012 20:59


Ne participant pas au 38e Festival du film américain, j'ai établi un lien avec une blogueuse que je connais et qui y assiste. Hier, elle faisait la critique de ce film de façon très négative.
Elle l'a jugé d'une violence et d'une brutalité dans tous les domaines insoutenable. Je ne regrette donc pas de n'être pas présente. S'enfermer des heures pour subir de telles agressions
visuelles et mentales, c'est à perdre l'espérance. Jusqu'ou ira l'Amérique qui nous a émerveillés pendant tant d'années avec des chefs-d'oeuvre. Et où va le monde à l'évidence si malade
que la laideur semble sur le point de détrôner la beauté ? Il reste celle de la nature que l'homme n'a pas encore totalement détruite. Je pense bien sûr que vous n'avez pas vu ce
film qui vous décevrez sûrement beaucoup. Vous pouvez consulter l'article de Cinemaniac sur la page d'accueil de mon blog.


Bonne soirée Alain.


 

 

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