Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 23:00

 

La-Colline-de-l-adieu---Affiche-1.jpg

 

Réalisé par Henry King


Avec William Holden, Jennifer Jones, Torin Thatcher,

Isobel Elsom, Murray Matheson, Virginia Gregg,

Richard Loo, Soo Yong, Philip AhnJorja Curtright


Titre original Love Is a Many-Splendored Thing


Genre Drame, Romance


Production Américaine - 1955

 

Qu'est-ce qui peut expliquer qu'un film apparemment très classique dans son argument et ses rebondissements dramatiques fascine à ce point et fasse naître autant d'émotions ? Peut-être justement en raison de cette simplicité dans la conduite de l'intrigue sentimentale et dans la logique funeste qui la sous-tend.

 

La simplicité de l'histoire, qui tourne le dos à d'éventuels noeuds dramatiques parasitaires, trouve sa force dans la pudeur et l'extrème sensibilité avec laquelle elle est raconté. Il fallait la sobriété d'un cinéaste comme Henry King, pionnier de Hollywood, cinéaste de l'amour fou et pur comme la foi religieuse. L'amour est censé triompher de tout.

 

La-Colline-de-l-adieu---Jennifer-Jones-et-William-Holden.jpg


Jennifer Jones et William Holden

 

La lenteur de son déploiement, la pudeur de ses images, la tendresse des rapports sentimentaux, tout concourt à donner au film une ampleur romanesque inoubliable. William Holden, alors au sommet de sa gloire, et Jennifer Jones forment un couple vraiment attachant, figures archétypales magnifiées.

 

Peut-être et sans doute aussi grâce au thème musical éminemment romantique et ultra connu, qui scande régulièrement, et avec une beauté mêlée de gravité, les péripéties amoureuses de deux personnages qui n'auraient jamais dû s'aimer dans un tel contexte. La composition originale d'Alfred Newman est aussi digne d'intérêt. Le titre Love is a many-splendored thing, composé par Sammy Fain et interprété par Nat King Cole, remporta à l'époque un large succès populaire

 


La Colline de l'adieu est l'adaptation cinématographique de Multiple splendeur, un roman de la Chinoise Han Suyin, à qui l'on doit une dizaine de best-sellers internationaux. Paru en 1952, le livre est basé sur la propre expérience de l'écrivain, tombée amoureuse d'un correspondant de guerre britannique. La plupart des oeuvres de Han Suyin sont d'ailleurs toutes autobiographiques, basées sur ses observations de la vie en Chine.

 

Un très bel article sur Han Suyin ...

Edmée de Xhavée vous en dit plus en cliquant ICI


Le scénario de John Patrick gomme tous les aspects les plus sulfureux du roman de Han Suyin pour ne conserver que la sensibilité à fleur de peau du roman. Texte rempli de sagesse, de métaphores poétiques et de sublimes paysages asiatiques,  la mode du Pays du Soleil Levant est lancée.

 

La Colline de l'adieu - William Holden et Jennifer Jones

 

William Holden et Jennifer Jones

 

Film célèbre et justement célébré outre-Atlantique, il est l'un de ces mélodrames hollywoodien en Technicolor et Cinémascope devant lesquels on s'abandonne complètement avec une boîte de mouchoirs à proximité. 

 

Et c'est cette foi qui imprègne cette Colline de l'adieu, l'un des derniers films d'Henry King, comme un chant du cygne à sa magnifique obsession, qui nous incite constamment à entrevoir le meilleur alors que s'annonce le pire.


En 1956, La Colline de l'adieu fut nommé dans huit catégories lors de la cérémonie des Oscars. Le long métrage repartit avec trois statuettes :


- Meilleurs costumes pour Charles Le Maire

- Meilleur musique originale pour  Alfred Newman

- Meilleure chanson pour Sammy Fain, et Paul Francis Webster 

 

La-colline-de-l-adieu---Jennifer-Jones-et-William-Holden.jpg


Jennifer Jones et William Holden

 

Synopsis

 

Hong-Kong, 1949. La guerre civile fait rage en Chine et, fuyant le conflit, des réfugiés chinois arrivent tous les jours à Hong Kong.

 

La-Colline-de-l-adieu---Jennifer-Jones-.jpgLe Docteur Han Suyin (Jennifer Jones) travaille dur au Victoria Hospital.  Han Suyin est une sublime eurasienne veuve d'un général nationaliste. Elle est refermée sur elle-même par tradition et fermement décidée de ne plus tomber amoureuse. Elle est depuis longtemps détachée des plaisirs du monde. Son rêve secret est de retourner en Chine pour mettre ses connaissances au service de son pays.


Elle fait la rencontre d'un correspondant de guerre, Mark Elliott (William Holden), correspondant de guerre américain couvrant la guerre civile chinoise. C'est un journaliste entreprenant et aux manières directes, séparé d'une femme qui ne veut pas divorcer. Mark est obligé de garder la lucidité et le détachement du journaliste sur le contexte et les évènement dramatiques qu'il est amené à couvrir.

 

Malgré les résolutions de chacun d'eux, ils tombent amoureux.

 

La-Colline-de-l-adieu---William-Holden-et-Jennifer-Jones-1.jpgLeur liaison provoque des remous dans leur entourage comme le docteur Sen (Kam Tong), ami de Han, qui lui reproche de trahir les siens. À l’hôpital, on lui conseille même de rompre si elle ne veut pas perdre son travail. Han défiera les préjugés raciaux et les conventions sociales pour l’amour de Mark. Mais le journaliste est appelé en Corée où la guerre vient d’éclater.

 

Han apprend sa mort causée par un bombardement, déchirée elle décide de rentrer en Chine.

 

 

La-Colline-de-l-adieu---Jennifer-Jones---William-Holden.jpg

 

Douze ans après Le Chant de Bernadette, Jennifer Jones retrouvait avec ce flamboyant mélodrame, le réalisateur du film qui lui valu son seul Oscar.

 

Jennifer Jones, est nominée pour la cinquième fois à l’Oscar, et reste la muse d'Henry King. Elle est formidable dans son personnage de recluse qui s'ouvre peu à peu à l'amour. Elle irradie de classe et de beauté dans les scènes au cours desquelles elle s'émancipe avec le nouvel amour de sa vie joué par le viril William Holden.

 

William Holden trouve ici l'un de ses rôles les plus sensibles.

 

 

La-Colline-de-l-adieu---Jennifer-Jones-et-William--copie-1.jpg


Jennifer Jones et William Holden

 

Tous deux véhiculent d'ailleurs un certain érotisme qui n'est pas pour rien dans le charme qui naît de ce film. On n'est pas prêt d'oublier les scènes de séduction dans la crique et, bien sûr, celles se déroulant au milieu du décor paradisiaque constitué par cette fameuse colline, un endroit hors du temps, une parenthèse de pur bonheur loin des drames du monde, mais aussi un lieu marqué par le destin beau et cruel qui frappe la plus puissante et expéditive des histoires d'amour jamais contées. Love is a Many-Splendored Thing…


La Colline de l'adieu - William Holden

 

Lorsque le comédien américain William Holden tient la vedette de La Colline de l'adieu, il est au sommet de sa gloire. Cinq ans plus tôt, il obtenait son premier grand rôle dans Boulevard du crépuscule de Billy Wilder qui lui vaut une nomination à l'Oscar. Peu après, en 1953, toujours sous la direction de Billy Wilder, il obtenait la fameuse statuette pour sa prestation dans Stalag 17. Viendront ensuite dans une liste non exhaustive quelques films mémorables avec la participation de ce grand acteur.  La Colline de l'adieu puis Le Pont de la riviere Kwai, Casino Royale, La Horde sauvage, La Tour infernale et Network Main Basse sur la télévision.

 

 

Le tournage de La Colline de l'adieu se tourna en grand partie en Californie. Le réalisateur Henry King tint toutefois à tourner quelques scène à Hong-Kong afin de donner plus d'authenticité à son film.


Le scénario ne se démarque pas du tout venant de la vague mélodramatique envahissant le cinéma américain durant les années 50 même pour ce qui est de la romance interraciale, ici entre un occidental et une asiatique, thème déjà abordé.

 

Le déroulement de l'histoire est plutôt prévisible pour qui a tâté du genre et l'ensemble paraît sans vraie aspérité à première vue. Et pourtant c'est bien cette touche toute en retenue et en sensibilité, faussement lisse qui rend le film si bouleversant.

 

Le traitement faussement mièvre de cette passion réalisé par Henry King est en fait une merveille de subtilité. Trop longtemps détachée des plaisirs du monde Jennifer Jones cède finalement assez vite à William Holden même si elle s'en cache.  Ce dernier sous l'image de coureur qu'on croit deviner fera réellement office d'amoureux transi tout au long de l'histoire.

 

C'est donc à une romance apparemment sans histoire qui se déroule et Henry King porté par l'alchimie de son couple vedette enchaîne les séquences romantiques radieuses.

 

Chaque moment doit être vécu comme s'il était unique et le dernier d'où ce romantisme exacerbé qui évite la niaiserie par la grâce de William Holden et Jennifer Jones, tout deux au sommets de leur photogénie.

 

C'est donc ce lien fort qui leur permit de résister à tout qui va les unir désormais au delà de la mort lors d'une superbe dernière scène sur la fameuse colline où les souvenirs des mots et de la présence de l'absent avec le beau symbole du papillon, pourront donner à l'autre la force de continuer à vivre.

 

La-Colline-d-el-adieu---Jennifer-Jones-et-William-Holden.jpg

 

La grâce de sa mise en scène, la photo de Leon Shamroy magnifiant de son technicolor ce Hong kong paradisiaque des années 40 et, encore une fois, le score magique de Alfred Newman qui revient en boucle en signe de la fatalité évidente pesant sur l'histoire, élèvent très haut les plus beaux moments comme les entrevues sur la colline, une nage à deux où le temps semble se figer.

 

Jennifer Jones délaisse totalement toute la flamboyance de son jeu tel qu'on le connaît dans les productions O'Selznick pour incarner une femme tout en grâce et retenue dans son port asiatique. Cette dualité des origines de Han Yi s'exprime dans cette contenance issue de sa culture chinoise et une facette occidentale qui ne demande qu'à s'embraser.

 

 

 

 

 

 


Sources :

http://www.paperblog.fr

http://www.imdb.com

http://www.tvclassik.com - Ronny Chester

http://www.allocine.fr

commentaires

Agnès, Michel & Co 16/10/2012 18:18


Nous avons ADORE ce film, mélo à souhait mais belle histoire et quels acteurs ! Excellente soirée dvd. Ciao bello

 

Welcome

 

"Le bonheur est la chose la plus simple,

mais beaucoup s'échinent à la transformer

en travaux forcés !"

 
François Truffaut

 

 

 

Recherche

Quelques coups de cœur 

 

 

Pour lire l'article consacré au film,

un clic sur l'affiche.

Bonne visite !

En 2016.

 

Lrs InnocentesEl Clan

 

 

 

 

 

 

TempêteLes Délices de Tokyo (An)

 

....

 

 

 

Rosalie BlumNo land's song

 

 

 

 

 

 

La saison des femmes (Parched)Julieta

 

 

 

 

 

Chala, une enfance cubaine (Conducta)Red Amnesia

 

 

 

 

 

 

Toni ErdmannTruman

 

 

 

 

 

 

Le fils de Jean

Divines

.....

 

 

 

 

 

 

Frantz

 

 

 

 

 

 

Juste la fin du mondeAquarius

 

 

 

 

 

 

 

Une vie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 2015.

 

..Mon Fils - Eran Riklis..Gente de Bien.La Maison au toit rouge.La Tête Haute.Une Femme Iranienne "Aynehaye Rooberoo". Facing Mirrors.Une seconde mère "Que Horas Ela Volta ?".Mustang.La Belle saison.Aferim !.La dernière leçon.Ni le ciel ni la terre.Les chansons que mes frères m'ont apprises.Fatima...Mia Madre

 

 

 Mes dernières critiques ... Cliquez ICI !

Depuis 2010. Films vus et commentés.

- En 2010 - Cliquez ICI

- En 2011 - Cliquez ICI

- En 2012 - Cliquez ICI

- En 2013 - Cliquez ICI

- En 2014 - Cliquez ICI

- En 2015 - Cliquez ICI

- En 2016 - Cliquez ICI

 

 

Voir et revoir..........................................Voir et revoir.........................................Voir et revoir....................

 

Pandora "Pandora and the Flying Dutchman".Umberto D.La chevauchée des Bannis.Loin du Paradis.Une journée particulière.Le procès de Viviane Amsalem "Gett".Tout ce que le ciel permet.

 

 

Luchon. Reine des Pyrénées. Cliqez ICI.