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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 20:00

   
Date de sortie 28 mai 2014

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La-liste-de-mes-envies---Affiche.gif


Réalisé par Didier Le Pêcheur


Avec Mathilde Seigner, Marc Lavoine, Virginie Hocq,

Patrick Chesnais, Cécile Rebboah, Julie Ferrier, Frédérique Bel

Michel Vuillermoz, Julien Boisselier, Raphaël Lenglet


Genre Comédie dramatique


Production Française

 

Deux ans après la sortie et le carton en librairie de, La liste de mes envies, best-seller de Grégoire Delacourt le roman est adapté pour le grand écran.

 
Le livre a déjà fait l'objet d'une adaptation pour le théâtre dans une mise en scène signée Anne Bouvier avec Mikaël Chirinian qui a signé l'adaptation et assure à lui seul tous les rôles. Les critiques spectateurs et presse sont 
dithyrambiques.

 

Pour ce spectacle, Mikaël Chirinian est nominé aux Molières 2014 dans la catégorie "Seul(e) en scène".

 

Synopsis

 

Lorsque la petite mercière d’Arras découvre qu’elle a gagné 18 millions à la loterie et qu’elle peut désormais s’offrir tout ce qu’elle veut, elle n’a qu’une crainte : perdre cette vie modeste faite de bonheurs simples qu’elle chérit par-dessus tout.

 

Mais le destin est obstiné, et c’est en renonçant trop longtemps à cette bonne fortune qu’elle va déclencher, bien malgré elle, un ouragan qui va tout changer.

 

Tout, sauf elle.

 

La-Liste-de-mes-envies---Mathilde-Seigner-et-Marc-Lavoine-.gif

 

Mathilde Seigner et Marc Lavoine

 

Extraits d'entretien avec le réalisateur, tirés du dossier de presse.

 

L’angoisse pour un auteur est d'être fidèlement adapté. Vous aviez contourné cet obstacle en tournant vous vous-même l'adaptation de votre roman Des nouvelles du Bon Dieu. Comment avez-vous convaincu Grégoire Delacourt pour La Liste de mes envies ?

 

Mon cas était un peu particulier à cette époque : j’avais écrit le scénario et comme le film a été long à monter, j’en ai profité pour écrire le roman, qui au final est sorti quasiment en même temps ! Je pense qu’une des raisons qui ont convaincu ou rassuré Grégoire était précisément que j’étais moi-même romancier, chez le même éditeur et avec la même éditrice ! Je crois aussi que la façon dont je lui ai raconté "son" histoire a beaucoup compté. Nous avons découvert le roman juste avant qu’il ne paraisse. Personne ne savait évidemment que ce serait un best-seller à ce moment-là. Grâce soit rendue aux producteurs, Clémentine Dabadie et Thomas Viguier, qui ont eu du nez. Il ne s’agissait donc pas d’essayer de convaincre quelqu’un qui a vendu des centaines de milliers d’exemplaires mais de dire à Grégoire que son roman pourrait faire un beau film. De lui faire partager une vision possible de son texte. En ce qui me concerne, je vivrais comme un cauchemar le fait d’être adapté et cette confiance étaient d’autant plus intimidantes, mais aussi très stimulantes. Ma grande fierté est qu’il aime le film...

 

Quels sont les éléments qui vous ont d'emblée touché dans La Liste de mes envies ?

 

Chaque fois qu’une histoire mène à se demander : "qu’est-ce que je ferais à sa place ?", on touche les gens au cœur. Et puis, étrangement, il y avait le choix du décor de la mercerie : un lieu très féminin, chaleureux, maternel. On s’y rend pour acheter des étiquettes à coudre sur les vêtements des enfants quand ils partent en colo. On y trouve du fil pour recoudre les chaussettes ou les ourlets de son mari. Aujourd’hui, on y trouve de quoi alimenter des loisirs créatifs comme le scrap-booking. Ca n’aurait pas fonctionné aussi bien, ni de la même façon avec un bar-tabac ou une épicerie... La-Liste-de-mes-envies---Mathilde-Seigner.gifLe choix de la mercerie fait par Grégoire Delacourt participe énormément au succès du roman. Enfin et surtout, il y avait dans ce récit une galerie de personnages tout à fait passionnante, au premier chef Jocelyne. J’aimais l’idée de m’intéresser à une mercière d’Arras plutôt qu’à un énième intellectuel germanopratin ! Il y a beaucoup plus à dire aujourd’hui sur cette part de la population française que sur bien d’autres. Et sans doute autant à apprendre... Jocelyne a une intelligence tout à fait précise de la situation qui est la sienne... Elle envisage, a priori, une chose que la plupart des gagnants n’imaginent eux qu’a posteriori : le problème n’est pas de gagner une énorme somme d’argent à la loterie mais de le dire aux autres. Jocelyne se fiche de savoir qu’elle pourrait faire le tour du monde en jet privé. Elle a une vie qu’elle aime, qu’elle a bâtie et elle y tient. Son "petit bonheur"ccomme elle dit est plus précieux qu’une villa à Malibu. L’ironie dramatique de l’affaire est qu’en essayant de ne rien dire, Jocelyne va déclencher un désastre... En fait, la vraie question qui compte en cas de gros gains n’est pas : "qu’est-ce que je vais faire de tout cet argent ? " mais bien "que se passe-t-il une fois le chèque encaissé ? ".

 

Avez-vous d'ailleurs voulu rencontrer de vrais gagnants de la loterie avant de tourner le film ?

 

Non, je n’en n’avais pas besoin car le film est une œuvre de fiction, pas un documentaire. Le gain n’est qu’un prétexte pour raconter autre chose. Ce qui m’intéressait surtout, c’était la vie de cette femme, ce qui compte vraiment pour elle et qui va souvent à l’encontre des idées préconçues sur le bonheur. Et puis il y avait tant à faire : montrer à l’écran des situations qui dans le roman ne sont que suggérées ou racontées en une phrase. Transformer ce qui avait été écrit comme un monologue intérieur en un récit. Durant l’écriture, le roman est peu à peu devenu un énorme succès, donc la pression était de plus en plus forte. Avec Delphine Labouret, qui a co-écrit le scénario avec moi, nous avons veillé à trahir le moins possible les attentes des lecteurs. Il fallait à la fois leur donner ce à quoi ils s’attendaient mais aussi les surprendre ! Nous tenions également à penser aux spectateurs qui n’auraient pas lu le bouquin, ne pas faire en sorte que le film ne soit admissible que par les seuls fans du roman... Je sais qu’il y aura forcément des déçus, parce que nous avons enlevé des choses et en avons rajouté d’autres. À un tel niveau de succès, les lecteurs s’approprient le roman : chacun à "sa" Jocelyne en tête ! Nous avons humblement proposé "notre" Jocelyne... L’idée de trahison est pour moi nécessaire : un film n’est pas un roman. Je vous rappelle que dans la pièce tirée de La Liste de mes envies, le personnage de Jocelyne est joué par un homme !

 

Une des raisons pour lesquelles ce roman avait tant séduit et touché c'est qu'il balaie une série de thèmes universels et intimes : La famille, l'amitité, le couple, le mensonge.

 

La-Liste-de-mes-envies---Patrick-Chesnais-et-Mathilde-Seign.gifJ’ajouterais celui du bonheur : il n’y a pas que des gagnants heureux à la loterie ! Ceux qui le vivent bien généralement ne font pas parler d’eux... En revanche, ceux qui témoignent ont souvent vécu l’enfer. Ensuite, pour parler de l’amitié ou de la famille, c’est vrai que nous avons davantage développé les personnages des jumelles, (parce qu’elles portaient en elles un potentiel de comédie très fort mais aussi des valeurs d’amitié), ou celui du père, joué par Patrick Chesnais, qui furent un régal à dialoguer.

 

Votre film comme le roman sont aussi le reflet de notre époque : celle d'une crise économique et morale. Or cette histoire se base sur des valeurs très pures, comme la générosité, le partage, la vérité ...


J’espère en effet que nous "collons" à ce dont les gens semblent avoir besoin en ce moment. J’avais envie de raconter ce genre d’histoire, sans cynisme. Le film, comme le roman, parle tendrement de gens non pas ordinaires, mais vivant une vie simple peut-être mais qui les rend heureux. Non exempt de drames, comme de moments magnifiques. Je viens d’un milieu ouvrier et je n’ai pas d’échelle de valeur en ce domaine : rêver de passer un mois en camping à Bormes-les-Mimosas, en trekking au Népal ou sur une plage des Maldives, pour moi c’est pareil ! C’est juste une question de moyens, parfois d’accès à la culture, mais aucun de ces choix n’est méprisable ni ridicule. Jocelyne se satisfait de ce qu’elle appelle "son petit bonheur", parce que, dit-elle, "au moins" c’est le sien... Voilà une philosophie du bonheur qui me va bien ! Elle a soudain la possibilité de franchir ces barrières mais elle ne le fait, (à juste titre), qu’avec beaucoup de réticence. Le film montre également le point de vue de Jo, son mari. C’est celui des autres et il pose la question : "pourquoi ne nous as-tu rien dit ?". Or, il est vrai que ce silence est incompréhensible...et pourtant logique : à sa place, qu’auriez-vous fait ?

 

Cela nous ramène à deux proverbes fameux : "L'argent ne fait pas le bonheur" et "Pour vivre heureux, vivons cachés"

 

Oui mais Jocelyne ne se pose pas ces questions-là ! Prenez la scène où une journaliste vient l’interroger à propos du succès de sa boutique et de son blog. Elle lui répond qu’elle a juste voulu faire quelque chose qui lui plaisait pour faire plaisir aux gens... Elle est dans l’échange, le partage. Pour elle, le sujet n’est pas de vivre caché et l’argent n’est qu’un moyen parmi d’autres, (et sûrement le meilleur), d’être heureux... Regardez les jumelles qui rêvent d’avoir l’apesanteur à la maison pour éviter les effets du vieillissement ! Chacun voit son bonheur différemment. Et il me semblait non seulement idiot mais aussi méprisant d’affirmer aujourd’hui que l’argent est le seul chemin vers la félicité.

 

La-liste-de-mes-envies---Marc-Lavoine-et-Mathilde-Seigner.gifÀ moins d’avoir l’idée brillante qui va révolutionner internet ou d’être né avec une cuillère en argent dans la bouche, vous avez bien peu de chance de finir riche en ayant commencé pauvre ! Je viens d’un milieu populaire, j’ai la chance de faire un métier que j’aime et de gagner correctement ma vie mais je compte mes sous tous les mois comme tout le monde et il y a des choses que je ne peux pas faire... Mais surtout, je garde les habitudes et les valeurs de mes origines. C’est exactement le discours de Jocelyne : d’accord, elle pourrait améliorer un peu son ordinaire mais elle ne veut surtout pas d’un bonheur qui ne serait pas le sien. Avec l’argent, les choses sont certes plus faciles mais jamais plus simples.

 

Concernant les comédiens, le réalisateur confie :

 

On s’est beaucoup posé la question de savoir quelle comédienne pouvait incarner ce personnage. Le descriptif du roman était très différent, avec à la base un problème d’embonpoint. Dès nos premières rencontres, Mathilde m’a dit une chose déterminante : le public aime qu’elle exerce un métier dans ses films. Et si vous y réfléchissez, il n’y a pas beaucoup d’acteurs ou d’actrices dans ce cas, indépendamment de leur talent. Mathilde est populaire pour cette raison je pense : elle joue et va naturellement vers des rôles de gens proches de la réalité, de la vie. Elle n’intellectualise pas son travail, elle avance à l’instinct. Comme Jocelyne. Mathilde est devenue totalement Jocelyne à l’instant où elle est entrée dans le décor de sa mercerie. D’ailleurs aujourd’hui encore, un an après le tournage, c’est ainsi qu’elle signe les SMS qu’elle m’envoie : "ta Jocelyne" !

 

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Jo est un fantasme amoureux pour Jocelyne. Il est viril, simple, parfois violent, taiseux... Il fallait un acteur qui rende évidente la raison pour laquelle Jocelyne l’aime passionnément et malgré tout. Marc est aussi, et dans l’esprit de beaucoup surtout, un chanteur. Nous avons ensemble longuement discuté de ce rôle d’ouvrier et de la façon dont serait reçue par les spectateurs cette composition inhabituelle pour lui. Il a énormément travaillé son rôle, s’est impliqué émotionnellement comme j’ai rarement vu un acteur le faire. Je lui ai beaucoup parlé de mon père et je crois qu’il a lui aussi puisé dans son histoire personnelle de quoi nourrir son personnage. Nous avons fait plusieurs répétitions. Il notait chaque indication sur son scénario comme un musicien annoterait sa partition, et au final, dans la longue scène où il monologue seul pendant 5 minutes, il a tout restitué à la virgule près. Il est bouleversant... En vérité, être un musicien, je crois, l’a énormément aidé à trouver la "musique" de son personnage...

 

Pour les jumelles ...

 

Il n’était pas simple de trouver deux comédiennes qui se ressemblent vraiment et je n’avais pas envie pour ce film, d’un tournage bourré de trucages avec une comédienne qui jouerait deux rôles. J’ai donc décidé qu’elles seraient physiquement très différentes et nous l'avons intégré dans le scénario. J’avais le nom de Virginie Hocq en tête parce que nous avions tourné ensemble une série pour TF1 et que j’avais très envie de retravailler avec elle. J’aime sa fantaisie, à la fois populaire et très pointue dans l’art du détail. Quand il a fallu choisir un contrepoint, le nom de Frédérique Bel s’est imposé naturellement : elle a l’art de faire passer des choses très sérieuses avec beaucoup de fantaisie et inversement. Deux types d’humour très différents mais qui se complètent à merveille. Comme les jumelles !

 

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Virginie Hocq, Mathilde Seigner et Frédérique Bel

 

Pour le rôle du père, je voulais absolument que ce soit Patrick Chesnais car nous avions écrit pour lui. Il joue un homme âgé dont la mémoire s’efface toutes les six minutes. Ces scènes sont très tristes et je voulais qu’elles soient drôles ! Il y a peu d’acteurs qui savent manier avec autant d’aisance cette ironie dramatique. La-liste-de-mes-envies---Patrick-Chesnais-et-Mathilde-Seign.gifPour avoir déjà travaillé avec Patrick, je savais très bien qu’il pouvait faire merveille sur ce terrain-là et nous régaler. À la première lecture du scénario, alors que tout le monde était persuadé que cette partie de l’histoire allait plomber l’ensemble, nous étions morts de rire ! On a toujours l’impression que Chesnais joue un peu le même personnage et en réalité, jamais. Il travaille avec des choses infimes... Ce que j’aime chez lui, c’est que longtemps après, sur la table de montage, je découvre toujours des petits détails sur son jeu qui sont d’une justesse irréprochable et qui m’épatent. Pour l’hidalgo joué par Julien Boisselier, nous avons exploré avec lui la piste de l’aventurier qui connait la Terre entière mais n’a jamais quitté le bar du Negresco ! C’est un homme charmant, parfait, idéal, qui donne à Jocelyne absolument tout ce dont elle a envie et qui du coup, au bout d’un moment, devient agaçant. Il est ce dont elle croit rêver mais qui n’est pas elle. Ce sont des moments importants du film, qui révèlent le passé de cette femme. Une facette de la vie qu’elle aurait pu avoir mais qu’en fait elle ne souhaite pas car fondamentalement elle reste très fidèle à son mari et à sa vie.

 

Mon opinion

 

 

D'emblée le scénario bancal s'impose et plombe le film. Les dialogues accentuent la plongée dans l'ennui.

 

Cent pour cent des accros au jeu de hasard devraient y perdre leurs dernières illusions. Preuve est faite ici, mais avec beaucoup de timidité, qu'il est inutile de prétendre à une autre vie que celle pour laquelle nous sommes nés.

 

Je retiens la photographie de Myriam Vinocour et tout particulièrement les prises de vue de la très belle ville d'Arras.

 

Julie Ferrier fait une toute petite apparition, pas assez longue pour la qualifier de second rôle, mais suffisante pour décrocher un sourire. Patrick Chesnais mérite mieux.

 

Mathilde Seigner est de ces comédiennes qui me touchent. Dans ce film j'ai eu mal pour elle. Elle a beau faire le maximum son talent ne suffit pas.

 


Sources :

http://www.unifrance.org

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2014
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