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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 23:00

 

The-Night-of-the-Hunter---Affiche.jpg

 

Réalisé par Charles Laughton


Avec Robert Mitchum, Shelley Winters, Lillian Gish,

Billy Chapin, Sally Jane Bruce, James Gleason,

Gloria Castillo, Peter Graves, Don Beddoe


Titre original The Night of the Hunter


Genre Thriller, Drame

 

Production Américaine

 

Date de sortie 11 mai 1956

 


La-nuit-du-chasseur-copie-1.jpgLa Nuit du chasseur est certes le seul film de Charles Laughton, monstre sacré de l'écran, mais pas son unique expérience de la réalisation. Six ans auparavant, alors qu'il jouait l'inspecteur Jules Maigret dans L' Homme de la tour Eiffel, l'acteur en réalisa une partie sans être crédité. Le producteur Irving Allen était le réalisateur originellement prévu pour ce film franco-américain. Mais après seulement trois jours de tournage, Charles Laughton menaça de quitter le projet si Burgess Meredith n'en prenait pas les commandes. Charles Laughton dirigea quant à lui les scènes où Burgess Meredith jouait.


Charles Laughton projetait de réaliser un script intitulé Les Nus et les morts. Le producteur et le directeur de la photographie devaient être les mêmes et Spencer Tracy, Montgomery Clift et Burt Lancaster devaient y jouer. Mais l'échec commercial de La Nuit du chasseur marqua irrémédiablement l'abandon de ce projet, et ce fut Raoul Walsh qui s'en empara.

 

La-Nuit-du-chasseur---Robert-Mitchum.jpgEmpruntant au film noir, La Nuit du chasseur s'inscrit aussi dans la lignée des contes noirs, des récits d'aventures plus ou moins fantastiques et cauchemardesques dont les enfants sont à la fois les héros et les victimes. Peu commenté par les critiques de l’époque, ce premier film fit peu à peu parler de lui au fil des années pour finalement devenir ce qu’il est aujourd’hui : un chef d’œuvre incontournable et bien plus complexe qu’il n’y paraît. Sous son apparente féerie, ce conte adapté du roman de Davis Grubb est d’une noirceur rarement égalée.

 

 

 

La magnifique photo noir et blanc qui oscille entre expressionnisme et réalisme est l'oeuvre de Stanley Cortez qui travailla aussi avec Orson Welles sur La Splendeur des Amberson.

 

Synopsis

 

Parkersburg, en Virginie, au bord de l'Ohio, dans les années 30.

 

Peter Graves et Billy Chapin  La-Nuit-du-chasseur---Peter-Graves-et-Billy-Chapin.jpg

 

Avant d'être arrêté par la police, Ben Harper (Peter Graves) un homme désespéré qui, pour sauver sa famille, a commis un hold-up et assassiné deux hommes a le temps de remettre le produit d'un hold-up, dix mille dollars, à ses deux enfants, le jeune John (Billy Chapin) et la toute petite Pearl (Sally Jane Bruce).

 

Ben Harper clâme "J'ai braqué cette banque parce que j'en ai eu assez de voir les enfants courir les bois affamés. Des enfants courir sur la route, victime de la dépression économique. Des enfants dormir dans de vieilles carcasses de voitures. Je me suis promis que mes petits ne manqueraient jamais de rien"

 

La-nuit-du-chasseur---Sally-Jane-Bruce.jpg Sally Jane Bruce

 

Il leur fait jurer de ne dire à personne, pas même à leur mère Willa (Shelley Winters), où le trésor se trouve, afin qu'ils l'aient encore à leur majorité. Ben est condamné à mort pour un double meurtre. En prison, son compagnon de cellule Harry Powell (Robert Mitchum) est un homme étrange, à demi fou. Meurtrier d'une douzaine de veuves, vêtu entièrement de noir, ses doigts de la main droite portent les lettres du mot LOVE et ceux de la main gauche le mot HATE. Ben parle dans son sommeil, et, interrogé par Powell, laisse entendre qu'il a un magot.

 

La-nuit-du-Chasseur---Robert-Mitchum-et-Shelley-Winters.jpg

 

Robert Mitchum et Shelley Winters


Une fois libéré, Powell se rend à la ferme des Harper. Il ne tarde pas à s'apercevoir que les enfants savent quelque chose. Il séduit leur mère, Willa, et l'épouse. Il interroge constamment les deux enfants, usant tantôt de douceur et tantôt de menace, mais n'obtient rien. Quand il comprend que Willa ne sait rien mais qu'elle commence à se douter de quelque chose et suspecte ses intentions, il la tue et laisse courir le bruit qu'elle est partie. En fait son cadavre, placé dans sa voiture, repose au fond de la rivière, les cheveux flottant au gré du courant.

 

Shelley Winters La-nuit-du-chasseur---Shelley-Winters.jpg

 

Harry Powell est démoniaque, démontré tel un train maléfique qui surgit de la nuit dès que la quincaillière en parle à Willa ou dès le mot méchant dans le conte inventé par John à destination de sa soeur pour lui rappeler leur promesse :  

 

"Il y avait une fois un bon roi. Il avait un fils et une fille et, tous, ils vivaient dans un château au fond de l'Afrique. Un jour ce roi très gentil fut emmener par des hommes méchants.

Avant de s'en aller très loin, il dit à son fils de tuer ceux qui essaieraient de voler son trésor.

Quelques temps après, les hommes méchants revinrent et…"


John et Pearl réussissent à enfermer Powell dans la cave après que celui-ci ait fait avouer à la fillette que le magot se trouve dans sa poupée. Finalement, les deux enfants parviennent à s’enfuir par la rivière dans laquelle le corps de leur mère est dissimulé.

 

La-nuit-du-chasseur.jpg

 

Laissant dériver la barque au fil du courant, ils assistent à un spectacle féerique où les animaux se succèdent. Inquiétante d’une certaine manière, la nature semble pourtant reprendre ses droits, écartant les deux enfants du danger qui les menace. L’atmosphère féerique de cette fuite vers un ailleurs inconnu, agit comme une parenthèse durant laquelle ils retrouvent un tant soit peu leur innocence. Mais il ne s’agit que d’une parenthèse.

 

Ils vont s’échouer, endormis, sur une rive où, à l’instar de Moïse, ils seront recueillis par Rachel (Lillian Gish) une femme vieillissante, maternelle, elle s'occupe déjà de deux enfants, dont Ruby (Gloria Castillo). Rachel est généreuse mais déterminée. Powell vient réclamer John et Pearl comme s'ils étaient à lui, mais Rachel le chasse avec son fusil. Plus tard il revient et elle tire sur lui avant d'appeler la police.

 

La-nuit-du-chasseur---Lillian-Gish.jpg  Lillian Gish


Finalement arrêté par la police, Harry Powell est plaqué au sol devant John faisant écho à la scène traumatique du début du film où le terrible secret naissait. Secoué, le jeune garçon se jette sur l’homme à terre, le frappe de la poupée, libérant tous les billets qui étaient la source de sa honte. Il adresse à son beau-père les reproches qu’il aurait souhaité faire à son vrai père.

 

Une fois délivré du secret traumatisant, John s'écroule harassé par cette délivrance et Rachel l'emporte dans ses bras.

 

Après son procès, la foule veut lyncher Powell. Les policiers sont obligés de le transférer dans une autre prison. Rachel élèvera les enfants.

 

Filmé du point de vue du petit John Harper, La Nuit du chasseur est une œuvre forte sur la fin de cette innocence qui caractérise, souvent à tort selon Freud, les années de l’enfance. John, même pas dix ans, est contraint par les événements d’agir en adulte car ces mêmes adultes qui peuplent l’univers de Charles Laughton sont totalement défaillants, voire démoniaques. Bien sûr, plusieurs lectures du film sont possibles et c’est ce qui fait généralement la force des films de l’Âge d’or d’Hollywood où la censure exerçait une pression à ce point importante, que les réalisateurs devaient user de stratagèmes ingénieux pour évoquer un sujet alors considéré comme tabou.

 

La nuit du chasseur - Billy ChapinLa nuit du chasseur est racontée, Charles Laughton l'a dit à tout le monde, du point de vue de John. Cette précision n'est pas à prendre au pied de la lettre car au début du film, il y a trois séquences avant qu'apparaisse le personnage de John. Pearl, l'inoubliable Sally Jane Bruce, semble d'abord être l'enfant privilégiée par le récit. Le père pense au stratagème de la poupée en regardant Pearl.

 

 

Néanmoins c'est au garçon que le père confie son secret avant que la police plaque l’homme criminel à terre sous les yeux de ses enfants.

 

Lors de cette scène traumatique, le petit John se tient le ventre de douleur car pour lui commence le terrible parcours d’un secret honteux tandis qu’arrive la mère, ignorant tout de ce qui vient de se passer avant que la police n’arrive. En gardant le silence, le jeune garçon s’expose à la répétition de cette menace incestueuse qu’incarne Harry Powell dès les premières scènes du film. Le secret de la famille Harper, dont est exclue la mère,  est dévoilé par le père lui-même en prison. Pendant son sommeil, il donne les informations nécessaires pour que Harry Powell, son compagnon de cellule, s’immisce à nouveau dans l’intimité des enfants. Le père biologique, condamné à la potence, sera remplacé par un père de substitution : le passage relais entre les deux personnages masculins s’effectue dans une cellule de prison, lieu de la concrétisation de la faute. Le père biologique rend possible la vulnérabilité des enfants en dévoilant à demi-mot son secret.

 

Quand John serre son ventre, comme saisi d'une étrange douleur, ce détail n'est pas dans le roman et l'on apprend dans le documentaire Charles Laughton and The night of the hunter que c'est  Charles Laughton dans le hors-champ qui se frappe le ventre pour lui donner le timing du geste, on dirait qu'il est tombé enceint du secret terrible que lui a confié son père. Ensuite un autre père, hors-la-loi comme le vrai,viendra chercher le secret.

 

 

Dans La Nuit du chasseur, l’argent revêt surtout une symbolique sexuelle complexe qui lie fatalement l’enfant à la figure du père. Le traumatisme et le cauchemar des enfants Harper, c’est avant tout l’ombre du pédophile, du violeur, représenté par le révérend Harry Powell, qui menace continuellement de tuer leur innocence d’un coup de phallus tranchant. La morbidité à laquelle sont violemment exposés les enfants est parfaitement illustrée dans l’une des premières scènes du film commentées par Lillian Gish où l’on voit un jeune groupe jouer à cache-cache et finalement découvrir le corps inerte d’une jeune femme.

 

La mère fait également figure de personnage défaillant parce qu’elle ne parvient pas à remplir son rôle et à protéger ses enfants du sort qui leur est réservé. La-nuit-du-chasseur---Shelley-Winters-copie-1.jpgDéjà unie à un homme qui s’est révélé être un criminel, elle se laisse à nouveau courtiser par le révérend Harry Powell fraîchement sorti de prison. Peu présente dans le travail de deuil de ses enfants, elle est aveuglée par le charisme et le discours ultra-conservateur et rétrograde de son futur mari qui n’a pourtant qu’une idée en tête : abuser des enfants en leur volant ce qu’ils ont de plus intime. Les motivations qui la poussent vers le Révérend sont à la fois d’ordre domestique mais aussi morales : une femme ne peut élever ses enfants seules. Non pas qu’elle n’en soit pas capable mais l’ordre moral et puritain ne le permet pas.

Lors de leur nuit de noces, la mère refuse de s’en tenir à un mariage de convention et tente de séduire son nouveau mari pour qu’il l’honore, ce à quoi il répond que les rapports ne servent qu’à procréer, et qu’il est dans le cas présent hors de question d’enfanter une nouvelle fois.

 

La-nuit-du-chasseur---Shelley-Winters-et-Robert-Mitchum.jpg


Shelley Winters et Robert Mitchum  

 

De cet aveu, le révérend rejette d’un bloc l’offre de faire fructifier sa semence dans le ventre de sa nouvelle épouse qui n’offre rien, contrairement à celui du petit John qui détient la clé d’une jouissance infinie. La mère, dépitée par cette humiliation, voit son corps réduit à la plus violente inutilité. Exclue de l’enjeu scénaristique du film, elle est forcément condamnée à disparaître.

 

Charles Laughton a fait reconstituer le décor d’une chambre pour qu’il ressemble à une église, la mère est allongée sur le lit, les bras croisés sur les épaules, La nuit du chasseur - Shelley Winters et Robert Mi-copie-1comme si elle était morte, prête à être déposée dans un cercueil. Elle reconnaît son impuissance, son incapacité à pouvoir laver la famille de cet argent sale, de ce qui souille ses enfants. À ses côtés, le révérend l’écoute et se prétend le seul à pouvoir les débarrasser de ce qui les prive de cette pureté tant idéalisée par un discours de fanatiques religieux des plus manichéens. Passive, la mère donne tous les pouvoirs à son mari qui n’hésitera pas un instant à abuser des enfants. Summum de l’abnégation, cette scène traduit l’acceptation de sa culpabilité et par conséquent de sa mort. Powell sort son couteau et tue son épouse. Son existence est annulée, réduite à néant puisqu’elle n’a plus, et peut-être n’a jamais eu, la moindre incidence sur ses propres enfants dont elle est littéralement dépossédée.

 

Rachel Cooper, la vieille femme, est le seul adulte responsable et lucide dans La Nuit du chasseur. À la fois père, mère, grand-mère, bienfaitrice, elle accueille les enfants abandonnés à leur sort pour les aider à survivre durant la période de la Dépression. Dès qu’elle découvre Pearl et John, endormis dans la barque, l’un de ses premiers automatismes est de les laver. Cette scène a bien sûr une portée purificatrice pour ces deux enfants qui ont subi les attaques incessantes d’un révérend lubrique.

 

La-nuit-du-chasseur---Lilian-Gish.jpg

 

Mais l’homme en cause rôde et parvient à séduire Ruby, l’une des jeunes filles hébergées avec John et Pearl. Ruby, en pleine découverte de sa sensualité adolescente, se laisse séduire par Powell, qui n’a qu’une idée en tête : retrouver les deux enfants et surtout la poupée. Il se présente à Rachel Cooper comme le père de ces enfants, ce à quoi John répond par la négative. Sommé de partir, le révérend sort son couteau pour attraper le jeune garçon qui lui échappe encore une fois.

 

La-nuit-du-chasseur---Gloria-Castillo.jpg Gloria Castillo

 

Il est assez troublant de voir mis au même rang le bon père qui a essayé de sauver sa famille en commettant un hold-up comme le mauvais qui cherche à tuer les enfants. Néanmoins, Ben Harper a du, pour cela, tuer deux hommes et c'est lui qui met Henry Powell sur la trace des enfants. Les mots LOVE et HATE sont ainsi bien entremêlé dans la figure du père devenu Barbe-Bleue ou l'ogre, êtres mythiques qui fascinent et terrorisent l'imagination des enfants.

 

 

La nouvelle tentative de viol de Henry Powell se fait devant témoin et la vieille femme n’hésite pas à s’emparer d’un fusil, autre symbole phallique face auquel le couteau ne fait pas le poids, et l’oblige à déserter les lieux.

 

Reclus dans leur maison, la femme et les enfants montent la garde contre le révérend.

 

À la fin du film, la femme interprétée par Lillian Gish répète en parlant des enfants : "Ils  supportent et résistent." Cette phrase sonne comme la morale de ce conte immoral.

 

En recevant une montre en cadeau de Noël, le petit John voit désormais le temps reprendre son chemin habituel et peut désormais aspirer à une vie normale.

 

La-nuit-du-chasseur---Lillian-Gish.png.La-nuit-du-chasseur---Lillian-Gish-1.png

La nuit du chasseur - Lillian Gish 2.La-nuit-du-chasseur---Lillian-Gish-4.jpg

 

Rachel, qui a eu des enfants et comprend la naïveté des jeunes filles dont elle recueille les "inconséquences". Elle nourrit ces enfants adoptés en vendant une fois par semaines le beurre et les œufs qui sont les fruits de son royaume fécond. Auréolée par des visages d'enfants, puis seule à la fin, Rachel nous donne la morale de l'histoire :

"Seigneur Jésus protége les enfants, est-il encore possible d'appeler ce jour Noël quand on pense aux enfants malheureux et qu'il en est comme autrefois. Je me sens toute humble quand je les vois, ces anges, accepter leur destin. Seigneur protége les enfants, le vent souffle, l'orage gronde et eux subissent"

 

La-nuit-du-chasseur---Lillian-Gish-copie-1.jpg

 
La Nuit du chasseur dépeint une Amérique rurale hors du temps, alors que l'histoire est sensée se dérouler lors de la dépression des années 30, proche de celle de David Wark Griffith. Le film est un hommage évident à son cinéma, en partie à travers l'actrice Lilian Gish, qui fut son égérie et une des plus grandes actrices américaines du muet. L'actrice trouve ici un de ses rôles parlants les plus marquants.

 

Peter Graves La-nuit-du-chasseur---Peter-Graves.jpg

 

Peter Graves, qui joue ici le petit rôle du père truand des enfants, deviendra autrement plus célèbre une décennie plus tard, en incarnant Jim dans la série télévisée Mission : impossible.

 

La-nuit-du-chasseur---Robert-Mitchum.jpg Robert Mitchum

 

Robert Mitchum a 35 ans au moment du tournage. Il consolide ici sa statuaire : solitaire, paupières lourdes, sourire ambigu, poitrine massive et timbre de voix mémorable. L'année suivante, en 1956, son arrestation et son emprisonnement pour détention de marijuana, loin de briser son aura, va au contraire asseoir un peu plus sa légende.

 

 

 

Ce film fit l'objet d'un remake en 1991 pour la télévision.

Contrairement au film qui épousait le point de vue des enfants, le téléfilm se concentre sur le personnage du précheur incarné par Richard Chamberlain. Tout le monde s'accorde à dire que cette nouvelle mouture dirigée par David Greene ne parvient aucunement à égaler l'original.

 

 

Sources :

http://thefilmtalk.com

http://www.critikat.com - Clément Graminiès

http://membres.multimania.fr

http://www.cineclubdecaen.com

http://www.imdb.com

http://www.allocine.fr

commentaires

mitchmovies 13/10/2012 18:40


sacré souvenir que ce film tu as raison d'en parler il mérite d'être vu et revu

 

Welcome

 

"Le bonheur est la chose la plus simple,

mais beaucoup s'échinent à la transformer

en travaux forcés !"

 
François Truffaut

 

 

 

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