Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 23:00

 

Date de reprise 31 août 2012

 

Version restaurée


 Laura---Affiche.jpg


Réalisé par Otto Preminger

 

Avec  Laura---Gene-Tierney.gif

 

Laura---Clifton-Webb-.jpg.Laura---Dana-Andrews.jpg.Laura---Vincent-Price.jpg.Laura---Judith-Anderson.jpg

 

Et, parmi les acteurs non-crédités :
Dorothy Adams, Dorothy Adams, James Flavin, Kathleen Howard
Aileen Pringle, Clary,  James Flavin, Kathleen Howard,

Aileen Pringle, John Dexter


Genre Policier


Production Américaine - 1944

 

Laura est l'adaptation du roman à suspense éponyme rédigé par Vera Caspary. spécialiste à Hollywood des peintures féminines et auteur de plusieurs scénarios à succès.

 

"C’est le premier film que Otto Preminger revendique" nous apprend Combat. "Le dialogue n’explique pas tout, ne souligne rien et tout cela est représenté avec tant de justesse et de précision (…) que nous finissons par ne plus nous intéresser aux événements pour dévorer des yeux ces personnages et nous émerveiller de tant de science à recréer la vie" poursuit l’hebdomadaire.  

 

Laura - Gene Tierney-copie-3Considéré comme un classique du cinéma, il "dégage un envoûtement et un mystère rares" écrit Le Quotidien de Paris.  

"La clef, c’est la sobriété" explique Libération, c’est "une simple question d’éclairage, de stylisation, d’imagination, une question d’équilibre entre le noir et le blanc, quelque part entre les lèvres et les pommettes" savoure Louis Skorecki.

 

Interciné est emballé : "Preminger nous apprend que le cinéma est l’art de découvrir l’âme derrière les apparences, qu’il n’est donc pas l’art du mouvement, mais l’art du mouvement vrai."

 

Laura---Gene-Tierney-copie-4.jpgL’interprétation, enfin, tient pour bonne part sur les fraîches épaules de Gene Tierney. Pour mieux laisser s’installer l’attente, "elle n’apparaît à l’écran qu’après une vingtaine de minutes de projection" rappelle Télérama. Elle est pour les critiques, séduits autant que le détective McPherson, non pas tour à tour mais à la fois féminine, fragile, belle, étrange et vénéneuse.

 

Personne d'autre que Gene Tierney ne pouvait livrer avec autant de sincérité et d'ambiguïté la double nature de son personnage : élégance et sérénité à l'extérieur, malaise, bouleversements, régression douloureuse et crispée vers l'enfance à l'intérieur. Laura est une femme brillante à la beauté resplendissante

 

Même Les Lettres Françaises pourtant réservé émet un avis enthousiaste devant sa "désarmante ingénuité et son indéfinissable perversion", et déclare que "si l’occasion est un peu mince pour porter un jugement définitif sur la valeur d’une artiste, elle suffit pour apprécier, avec le charme indéniable de cette jeune femme, ses qualités dramatiques assez exceptionnelles".

 

Laura---Gene-Tierney-copie-5.jpg


Avec le temps, Laura s’est installé au sommet de la hiérarchie des films noirs. Et "non seulement le film n’a pas pris une ride, mais il apparaît comme un modèle dont le secret devrait exciter l’imagination de nos cinéastes modernes"
affirme Claude-Jean Philippe dans Télérama.


Laura repose sur trois solides piliers : scénario, réalisation et interprétation.

 

Oscar 1945 - Meilleure photographie, attribué à Joseph LaShelle

 

Synopsis

 

"I shall never forget the week-end Laura died".

 

Le célèbre éditorialiste new-yorkais, Waldo Lydecker (Clifton Webb), cynique et sophistiqué commence ainsi son évocation des journées ayant suivi la disparition de sa jeune protégée, Laura Hunt (Gene Tierney), assassinée dans son appartement par une décharge de chevrotines tirées à bout portant.

 

Laura---Clifton-Webb-et-Gene-Tierney.jpg

 

Clifton Webb et Gene Tierney

 

L'inspecteur Mark McPherson (Dana Andrews), un homme frustre et carré, policier dur à cuir, le chapeau vissé sur le crâne, la mâchoire serrée, la cigarette au bec et vêtu d’un long imper beige se caractérise de prime abord par des manières grossières et une prose machiste il vient interroger Waldo Lydecker. On ne peut imaginer personnages plus opposés, et une antipathie immédiate naît entre les deux hommes. McPherson ne cache pas à Waldo Lydecker qu'il figure en bonne place sur la liste des suspects. Waldo Lydecker s'en déclare flatté et demande à suivre les progrès de l'enquête. Le journaliste qui cache sa propre personnalité derrière une galanterie de façade est d’ailleurs un personnage ambivalent à plus d’un titre. Sa jalousie dissimule une identité sexuelle ambigüe.

 

Laura---Dana-Andrews-copie-1.jpg Dana Andrews

 

Mark McPherson se rend chez Anne Tredwell (Judith Anderson), une femme d'un certain âge, ancienne maîtresse de Shelby Carpenter (Vincent Price), une sorte de bellâtre qui vivait à ses crochets.  

 

Shelby Carpenter, amoureux de Laura, se distingue par sa faiblesse de caractère et ses mensonges à répétition. Ce personnage à la forte carrure sert avant tout à brouiller les cartes dans le triangle amoureux qui se forme autour de Laura et à complexifier l’intrigue policière. Il avait demandé Laura en mariage juste avant sa disparition. Cette dernière s'était rendue dans sa maison de campagne pour réfléchir à cette proposition.

 

Judith Anderson et Vincent Price Laura---Judith-Anderson-et-Vincent-Price.jpg

 

Mark McPherson, Waldo Lydecker et Shelby Carpenter vont ensuite dans l'appartement de Laura où l'inspecteur essaie de reconstituer le meurtre. Laura avait ouvert à un visiteur, ou une visiteuse, qui l'avait abattue à bout portant. Waldo Lydecker accuse Shelby Carpenter et Mark McPherson doit les séparer. Cet appartement est comme un mausolée où viennent se recueillir ses anciens et futurs amants, qui ne trouvent pas meilleur endroit pour converser que sa chambre à coucher. Mark McPherson s’étend mine de rien sur le lit de Laura  qu'il n'a encore jamais vue mais succombe déjà au vent de passion qui souffle autour de la jeune femme. Peu à peu, il pénètre son intimité en s’appropriant par le toucher et le regard les objets qui témoignent de sa beauté et de sa sensualité.

.

Judith-Anderson--Vincent-Price---Clifton-Webb-et-Dana-Andre.png

 

Judith Anderson, Vincent Price , Clifton Webb et Dana Andrews

 

Plus tard, l'inspecteur et Waldo Lydecker dînent au restaurant Montagnino où l'éditorialiste emmenait souvent Laura.

 

 

Il évoque sa première rencontre avec elle. Laura - Clifton Webb et Gene Tierney-copie-1Dessinatrice publicitaire, elle était venue le relancer pendant son déjeuner au restaurant de l'hôtel Algonquin pour qu'il appose sa signature au bas d'une affiche destinée à vanter les mérites d'un stylo. Il l'avait très mal reçue puis, regrettant son attitude, était allé s'excuser à son bureau, s'offrant même à lui accorder cette signature qu'elle désirait tant. Dans les semaines qui suivirent, ils se revirent beaucoup. Véritable Pygmalion, Waldo Lydecker transforma Laura physiquement et moralement. Il lui fit rencontrer des gens importants et l'aida à gravir dans son travail de nombreux échelons. Laura---Vincent-Price-et-Gene-Tierney.pngMais au désespoir de Waldo Lydecker, Laura avait la fâcheuse habitude de s'amouracher d'homme à l'allure virile et aux larges épaules, tel le peintre Jacoby (John Dexter) qui avait fait son portrait. Waldo Lydecker avait démoli son style dans un article cinglant et Jacoby était aussitôt sorti de sa vie. Waldo Lydecker avait ensuite essayer de déprécier Shelby Carpenter auquel s'intéressait Laura.

Pour les besoins de son enquête, mais aussi par l'effet d'une fascination personnelle,
Mark McPherson passe de plus en plus de temps dans l'appartement de Laura. Il s'absorbe dans la lecture de son courrier et de son journal intime.

 

Un soir Mark McPherson boit beaucoup et s 'endort.

 

Soudain Laura apparaît ...

 

Laura---Gene-Tierney.jpg

 

Gene Tierney

 

La genèse de Laura fut particulièrement mouvementée. Après une longue mise au ban d'Hollywood, conséquence d'un profond conflit avec le producteur Darryl F. Zanuck, Otto Preminger décide d'adapter le roman de Vera Caspary. Il croit à l'idée de mener son projet à bien le producteur étant parti à l'armée, le réalisateur est effet revenu à la Fox avec l'accord de William Goetz, l'assistant du producteur. Mais le retour de  Darryl F. Zanuck change la donne : celui-ci accuse son assitant de trahison et n'autorise la production de Laura qu'à la condition que Preminger ne soit pas derrière la caméra.

Laura---Gene-Tierney-copie-1.jpgOtto Preminger débute l'écriture du scénario de Laura qui, surprise, plaît énormément à Darryl F. Zanuck. Nanti d'un budget amélioré, le long-métrage se cherche maintenant un réalisateur : John Brahm et Lewis Milestone refusent l'offre, et c'est finalement Rouben Mamoulian qui est choisi par Darryl F. Zanuck. Les rushes sont catastrophiques aux yeux de ce dernier. Au pied du mur, presque à contre-coeur, il se résout à confier les rênes du projet à Otto Preminger qui impose ses idées, reprenant le tournage à zéro et éliminant tous les plans tournés par Rouben Mamoulian. Un scénario rocambolesque qui allait révéler un cinéaste et donner naissance à un chef d'oeuvre du septième art...
 
L’enquête de Laura se déroule presque exclusivement en intérieurs, dans de luxueux appartements décorés avec faste. Cette omniprésence des intérieurs, conjuguée à une concentration du temps et à un nombre limité de personnages, montre l’influence directe du théâtre dans lequel Otto Preminger a fait ses débuts à Vienne et aux États-Unis. Dès le premier et impressionnant plan séquence, qui plante le décor avec brio, la voix off met l’accent sur la pendule. Celle-ci est mentionnée à deux autres reprises par Waldo Lydecker qui, comme dans un jeu, aiguillonne le détective et le spectateur vers la solution de l’énigme. La pendule a d’ailleurs une symbolique intéressante. Elle met en valeur deux thématiques essentielles du film noir : le timing, donnée déterminante dans la réussite d’un meurtre, et la fatalité, centrale dans les tragédies mettant en scène des relations amoureuses à sens unique. Mark McPherson, et son attrait quasi-fétichiste pour les objets appartenant à la défunte est révélateur de son désir obsessionnel pour la jeune femme. Ceux-ci ne sont donc pas dotés d’une unique fonction narrative, mais permettent également de tisser des liens forts entre les personnages.

 

laura---Gene-Tierney-et-Dana-Andrews.jpg

 

Gene Tierney et Dana Andrews


Le conflit ouvert entre le producteur Darryl F. Zanuck et le réalisateur Otto Preminger faillit faire une victime : l'acteur Clifton Webb. Celui-ci est un acteur qui a connu la gloire sur les planches de Broadway avant de commencer une carrière à Hollywood.  Darryl F. Zanuck était en effet fortement opposé à sa présence au casting de Laura en raison de son homosexualité connue de tous. Mais Otto Preminger eut le dernier mot et donna l'occasion à Clifton Webb de faire sa première apparition parlée à l'écran après dix-neuf ans d'absence et un début de carrière dans le cinéma muet.
 
Le choix original d'Otto Preminger pour incarner le personnage de Laura était l'actrice Jennifer Jones. Celle-ci refusa l'offre, tout comme Hedy Lamarr un peu plus tard, et le rôle fut finalement dévolu à Gene Tierney.

 

Filmographie de Gene Tierney ... Cliquez ICI !


Le thème musical de Laura est l'un des plus célèbres de l'histoire du septième art. Il fut notamment interprété par Charlie Parker et Frank Sinatra.


Se situant à l'intérieur du cadre du film noir, Laura marie deux aspects qui, si la maestria du réalisateur avait été moins grande, auraient pu se nuire et même s'entre-détruire. Laura est en effet à la fois une énigme policière extrêmement originale, où la victime ressuscite au milieu du récit pour devenir alors l'un des principaux suspects, et un drame psychologique, au ton désabusé et pessimiste, sur l'irrémédiable distance qui sépare les êtres. Laura---Gene-Tierney-copie-2.jpgLe premier aspect repose sur une construction dramatique rigoureuse; le second sur un ensemble d'harmoniques au lyrisme souterrain favorisant un certain flou et ouvrant sur le mystère insondable des cœurs.
Otto Preminger utilise à son profit deux des éléments structuraux du film noir le flash-back et commentaire off non pour apporter, comme c'est souvent le cas, un surcroît d'ambiguïté et d'obscurité à l'intrigue mais pour présenter la narration avec un immense recul. Le film et l'évocation de Laura commencent par la phrase célèbre de Lydecker "Je n'oublierai jamais…". Cette évocation qui ne se situe pas dans le temps réel mais dans une sorte d'éternité, ne finira à vrai dire jamais, puisqu'il n'y a pas de retour net au présent et que le narrateur Waldo Lydecker meurt à la fin. L'intrigue, détachée du temps, est donc pour ainsi dire commentée d'outre-tombe par l'un de ses participants La froideur du ton et l'éloignement infini du personnage narrateur, par rapport à ce qu'il raconte, renforce paradoxalement le pathétique, la proximité et le caractère intime de ce qui est montré.


Laura---Dana-Andrews--Gene-Tierney-et-Clifton-Webb.jpgLes relations entre les êtres sont dominées par le mensonge et la manipulation. Journaliste de profession, Waldo Lydecker est un expert dans la déformation des faits. L’histoire est introduite à travers son point de vue au moyen d’une voix-off subjective. En tant que puissance omnisciente qui cherche à tout contrôler, Waldo apparaît comme un double fictif du cinéaste. Il bouge ses pions, modèle Laura comme une star, anticipe le déroulement des événements, met en scène les coups de théâtre, notamment celui à l’origine de la première rupture entre Laura et Carpenter. Le premier tiers du film nous est conté à travers son regard. Au cours du flashback relatant l’ascension de Laura dans la société, les rapports de force entre les personnages, signifiés à travers leur disposition précise dans chaque plan, permettent d’interpréter ce qui aurait pu pousser les deux principaux suspect à tuer Laura : la jalousie dévorante pour Waldo et la honte du rejet pour Shelby. Après le récit de Waldo à Mark, le point de vue glisse de l’un à l’autre grâce à un léger zoom sur le visage du lieutenant.

 

Le spectateur suit alors Mark McPherson dans son enquête, qui se transforme en quête de la femme désirée. Se placer du point de vue des personnages permet au scénariste de ne pas révéler plus d’informations que ce que savent déjà Waldo Lydecker et le détective. Otto Preminger peut alors manipuler à sa guise le spectateur, en ménageant un coup de théâtre de taille : la résurrection de Laura, celle-là même dont on annonçait la mort dès la première phrase du film.


La démultiplication des flash-back permet de présenter le personnage de Laura sous différentes facettes.
Waldo Lydecker voit Laura dans son évolution et ses métamorphoses successives; quand il la regarde, c'est un peu son œuvre et lui-même qu'il contemple à travers elle. Propos recueillis par Jacques Lourcelles.

 

 

Sources :

http://www.dvdclassik.com

http://www.actioncinemas.com

http://www.cinematheque.fr

http://www.cineclubdecaen.com

http://www.telerama.fr

http://thebeaveronline.co.uk

http://www.imdb.com

http://www.allocine.fr

Published by Ciné Alain - dans Mon univers
commenter cet article

commentaires

armelle 22/10/2012 12:14


Un film magnifique que j'aimerais revoir dans sa version restaurée. Et une Gene Tierney d'une beauté délicate et d'une sensibilité d'écorchée qui donnaient à ses rôles une vibration particulière
et inoubliable.


Je n'ai pas trouvé votre article sur le cinéma iranien. Je vais encore chercher. Bonne journée Alain.

jocelyne fourmis 06/09/2012 19:14


ce film est ressorti à la cinémathèque, quel plaisir de découvrir d'aussi grands et beaux films. c'est bien d'en parler aussi dans votre blog qui est super sympa

Eeguab 31/08/2012 20:01


Que dire de plus que vous tous?

mitch movies 31/08/2012 18:21


Alain, ta page est super et le film mérite largement autant de détails, quant à G. Tierney les photos sont magnifiques et témoignent laragement de son talent et de son incroyable beauté. je suis
fasciné par autant de détails bravo

Jacques 29/08/2012 15:06


P.S. je rajoute immédaitement La Comtesse ... bien entendu !

Jacques 29/08/2012 14:58


Bonjour Alain, un autre film qui me rappelle bien des souvenirs, (merci pour le lien) à l'époque où nous pouvions les découvrir ensemble. Ton index des films m'aide beaucoup pour faire mon
classement perso parmi tes articles qui me plaisent le plus, en rapport avec nos souvenirs communs. Laura bien entendu, mais aussi le Mankiewicz avec son Jules César. Soirée avec J.F. si mes
souvenirs sont bons. Et puis tant d'autres. J'imagine que la Côte doit te procurer tous les bonheurs compte du temps ! Je t'embrasse.

chris 28/08/2012 18:37


Un film inoubliable en ce qui me concerne. Chef d'oeuvre de Preminger et Gene Tierney aussi belle qu'admirable comédienne. Du cinéma d'hier qui devrait donner des leçons à celui d'aujourd'hui.

Michel Zorba 27/08/2012 19:32


Salut Alain, tu es en plein dans l'actualité  avec le programme de la Cinémathèque. Tu viens ? De bons moments en perspective. Et revoir Laura vite, vite, vite en lisant ton billet l'envie
presse davantage encore

 

Welcome

 

"Le bonheur est la chose la plus simple,

mais beaucoup s'échinent à la transformer

en travaux forcés !"

 
François Truffaut

 

 

 

Recherche

Quelques coups de cœur 

 

 

Pour lire l'article consacré au film,

un clic sur l'affiche.

Bonne visite !

En 2016.

 

Lrs InnocentesEl Clan

 

 

 

 

 

 

TempêteLes Délices de Tokyo (An)

 

....

 

 

 

Rosalie BlumNo land's song

 

 

 

 

 

 

La saison des femmes (Parched)Julieta

 

 

 

 

 

Chala, une enfance cubaine (Conducta)Red Amnesia

 

 

 

 

 

 

Toni ErdmannTruman

 

 

 

 

 

 

Le fils de Jean

Divines

.....

 

 

 

 

 

 

Frantz

 

 

 

 

 

 

Juste la fin du mondeAquarius

 

 

 

 

 

 

 

Une vie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 2015.

 

..Mon Fils - Eran Riklis..Gente de Bien.La Maison au toit rouge.La Tête Haute.Une Femme Iranienne "Aynehaye Rooberoo". Facing Mirrors.Une seconde mère "Que Horas Ela Volta ?".Mustang.La Belle saison.Aferim !.La dernière leçon.Ni le ciel ni la terre.Les chansons que mes frères m'ont apprises.Fatima...Mia Madre

 

 

 Mes dernières critiques ... Cliquez ICI !

Depuis 2010. Films vus et commentés.

- En 2010 - Cliquez ICI

- En 2011 - Cliquez ICI

- En 2012 - Cliquez ICI

- En 2013 - Cliquez ICI

- En 2014 - Cliquez ICI

- En 2015 - Cliquez ICI

- En 2016 - Cliquez ICI

 

 

Voir et revoir..........................................Voir et revoir.........................................Voir et revoir....................

 

Pandora "Pandora and the Flying Dutchman".Umberto D.La chevauchée des Bannis.Loin du Paradis.Une journée particulière.Le procès de Viviane Amsalem "Gett".Tout ce que le ciel permet.

 

 

Luchon. Reine des Pyrénées. Cliqez ICI.