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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 00:00

 

Le-dernier-metro---Affiche-1.jpg


Réalisé par François Truffaut


Avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Jean Poiret,

Heinz Bennent, Andréa Ferréol, Paulette Dubost, László Szabó,

Maurice Risch, Sabine Haudepin, Jean-Louis Richard, Richard Bohringer

 
Genre Comédie dramatique


Production Française


Date de sortie 17 septembre 1980

 

Le-dernier-metro---Catherine-Deneuve.png

 

 

Pas moins de dix César en 1981 sur douze nominations.

Un record.

 

- Meilleur film
- Meilleur réalisateur pour  François Truffaut

- Meilleure actrice pour Catherine Deneuve
- Meilleure acteur pour Gérard Depardieu

- Meilleur scénario original ou adaptation pour

François Truffaut et Suzanne Schiffman
- Meilleure musique écrite pour un film pour Georges Delerue
- Meilleur décor pour Jean-Pierre Kohut-Svelko
- Meilleure photographie pour Néstor Almendros
- Meilleur son pour Michel Laurent
- Meilleur montage pour Martine Barraqué

 


"En tournant Le Dernier Métro, j'ai voulu satisfaire trois désirs : montrer les coulisses d'un théâtre, évoquer l'ambiance de l'Occupation, donner à Catherine Deneuve un rôle de femme responsable" a déclaré François Truffaut.

 

Synopsis

 

Le dernier métro - Catherne Deneuve et Heinz BennentLa vie du Théâtre Montmartre sous l'Occupation.

Lucas Steiner (Heinz Bennent), juif allemand réfugié à Paris depuis l’avènement du nazisme, a dû s’exiler une seconde fois et quitter la France pour l'Amérique du Sud, laissant à sa femme Marion (Catherine Deneuve) la direction et la responsabilité du prestigieux théâtre.

 

Le-dernier-metro---Jean-Poiret-et-Catherine-Deneuve.jpg

 

Marion va s’efforcer de maintenir le théâtre en état de marche, secondée par les collaborateurs les plus fidèles de son mari. Parmi eux Jean-Loup Cottins (Jean Poiret); comédien et metteur en scène, la décoratrice Arlette Guillaume (Andréa Ferréol), ou bien encore Raymond le régisseur (Maurice Risch).

 

Marion peut compter sur son habilleuse, Germaine Fabre (Paulette Dubost).

 

Mais cela n’ira pas sans difficulté. Comment Marion peut-elle savoir où se trouvent, dans cette période troublée par tant de menaces, les amis et les ennemis ?  

 

Le-dernier-metro---Catherine-Deneuve-et-Gerard-Depardieu-.jpgElle engage Bernard Granger (Gérard Depardieu) comme acteur dans la pièce qu’elle fait répéter, dirigée par le metteur en scène Jean Loup Cottins d’après les notes de Lucas. Or Lucas est resté caché dans la cave du théâtre en attendant de pouvoir partir et, par l’entremise de sa femme qui vient le voir chaque soir, il continue à diriger les répétitions.

 

Le-dernier-metro---Jean-Poiret.jpgÀ-t-elle raison de confier la mise en scène d’une nouvelle pièce à Jean Loup Cottins  que ses accointances tous azimuts rendent suspect aux yeux de tous.


Après une altercation qui l’a opposée au tout-puissant critique et collaborateur Daxiat (Jean-Louis Richard), Marion, effrayée d’une possible interdiction de sa pièce, refuse de parler à Bernard, mais doit néanmoins lui révéler le secret concernant Lucas Steiner. Lors de la première, elle le rejoint dans sa loge et se donne à lui.

  
Que peut-elle penser du jeune acteur Bernard Granger qui courtise toutes les femmes, sauf Marion, et qui donne de curieux rendez-vous au café d’en face ? Pourquoi Arlette Guillaume, décoratrice et costumière de théâtre, ne support-elle pas les avances de Bernard ?

 

Comment, en pleine occupation allemande, Marion pourrait-elle continuer l’œuvre de Louis Steiner sans se compromettre avec le journaliste français pro-nazi Daxiat qui a le pouvoir de faire interdire n’importe quel spectacle ?

 

Le-dernier-metro---Gerard-Depardieu--Jean-Poiret--Catheri.jpg

 

Gérard Depardieu, Jean Poiret, Catherine Deneuve et Sabine Haudepin

 

Dès le début du film se succèdent des images d’époque : les unes montrant les troupes allemandes dans la capitale, les autres offrant un premier aperçu du quotidien des Parisiens occupés. La tonalité documentaire qui s’affiche ainsi se trouve renforcée par la voix-off qui accompagne ce défilement d’images. L’orateur énonce un commentaire synthétique mais rigoureux, campant précisément le contexte du Dernier métro comme en témoignent ses premières phrases : "Paris, septembre 1942. Depuis deux ans l’armée allemande occupe la moitié nord de la France. La séparation entre la zone occupée et la zone libre constitue une sorte de frontière qui traverse horizontalement le pays." En ayant ainsi recours à la grammaire visuelle et sonore du documentaire historique, François Truffaut désigne clairement l’objet qui sera le sien dans le cadre du Dernier métro : ce dernier ne traite, en réalité, pas tant d’histoire d’amour que d’Histoire tout court !

 

L’idée du Dernier métro lui vient après avoir lu le livre de souvenirs de Jean Marais. Il s’aperçoit que le chapitre le plus passionnant était celui qui concernait la période de l’occupation. C’est ainsi qu’avec Suzanne Schiffman il écrit un scénario permettant de mêler les coulisses du théâtre et l’occupation nazie.

 

Le-dernier-metro---Catherine-Deneuve-3.png.Le-dernier-metro---Catherine-Deneuve-4.png

Le-dernier-metro---Catherine-Deneuve-5.png.Le-dernier-metro---Catherine-Deneuve-6.png

 

La troupe du Théâtre Montparnasse, avec les quelques personnages gravitant autour d’elle, constitue une sorte d’échantillon de la population française, servant de véhicule à une reconstitution minutieuse de la vie quotidienne de l’automne 1942. Celle-ci prend la forme d’une série de vignettes documentaires. Nombre d’entre elles sont consacrées aux restrictions alimentaires, énergétiques ou affectant les biens manufacturés et générant un marché noir décrit avec le même soin par François Truffaut.

 

Maurice Risch Le-dernier-metro---Maurice-Risch.jpg

 

Les scènes consacrées à Raymond, le régisseur du Théâtre Montparnasse, sont plus particulièrement dévolues à cette peinture très terre-à-terre, mais non dénuée d’un certain comique, de l’Occupation : on voit cette incarnation rebondie et rigolarde du système-D déployer des trésors d’ingéniosité contre les coupures d’électricité ou bien encore négocier avec une trafiquante un considérable jambon à l’abri des coulisses du théâtre.

 

 Le-dernier-metro---Andrea-Ferreol.jpg Andréa Ferréol

 

Tous les personnages du Dernier métro sont montrés comme devant composer avec les rigueurs matérielles du temps. Un plan montre Marion boucher le bas de la porte de sa chambre d’hôtel mal chauffée avec une couverture roulée pour lutter contre le froid.

 

Une autre séquence la dépeindra en train de négocier l’achat de bas au marché noir, tout en discourant avec une autre actrice de la troupe de l’art de faire croire que l’on en porte même quand on n'en a pas… donnant ainsi le prétexte à François Truffaut de composer quelques images de jambes de femmes discrètement érotiques.

 

Le film est traversé par la thématique de l’illusion et du semblant, parce qu’il inscrit dans une période pleine de faux-semblants la chronique de ce lieu d’artifices qu’est le théâtre. Ceci implique une logique cinématographique profonde qui commande l’usage des lumières et des espaces. Un théâtre, c’est avant tout une scène, une salle et des coulisses; le théâtre est le lieu principal de l’intrigue, lieu où les personnages se rencontrent.

 

Jean Poiret Le-dernier-metro---Jean-Poiret-copie-1.jpg

 

Ce qui se passe en dehors n’est presque pas montré. À cette tripartition de l’espace se rajoute la dualité entre le théâtre lui-même et la cave où se cache Lucas; cet artifice qu’est la scène, ce lieu caché que sont les coulisses se croisent donc avec un second lieu secret, le sous-sol. Celui-ci est souvent peu éclairé; comme le dit Lucas, son éclairage varie d’ailleurs en proportion inverse de l’éclairage du théâtre. François Truffaut voulait qu’un film sur l’Occupation se fît en grande partie dans la pénombre. Le film est donc rythmé par les passages de l’ombre à la lumière qui accompagnent les voyages nocturnes de Marion dans la cave, ainsi que par les nombreuses coupures d’électricité. La première visite à Lucas est une descente qui se fait dans une obscurité progressive, scandée par des ouvertures de portes et de trappes. Elle s’interrompt par un noir total auquel fait suite un gros plan sur le visage de Lucas. 

 

Le temps du film est donc divisé entre jour et nuit. D’où l’importance  du titre et du couvre-feu qui contraint parfois Marion à passer la nuit dans la cave avec Lucas, ou l’oblige à d’autres moments à le quitter tôt. Le temps de Marion est donc scindé en deux périodes au contenu inversé et l’espace du film en de multiples lieux qui ne communiquent pas.

 

 

Le-dernier-metro---Gerard-Depardieu.jpg Gérard Depardieu

 

La scission du théâtre en deux lieux séparés (haut/bas, ombre/lumière) autour de Marion devient à la fin du film l’image de son partage entre deux hommes, puisqu’elle aime Bernard en haut et Lucas en bas.

 

Le film montre donc la guerre d’un point de vue microscopique, celui de la survie et de la résistance ou des compromissions au quotidien. Les visites de Marion à Lucas nous les présentent toujours en train d’accomplir des choses ménagères: manger, essorer des chaussettes, lui se faisant coiffer par sa femme. Par ce quotidien qu’elle lui a aménagé passe à la fois son amour pour lui, leur résistance commune aux Allemands et leur volonté de ne pas se laisser abattre, de continuer à vivre presque comme avant.

 

Heinz Bennent Le-dernier-metro---Heinz-Bennent.jpg

 

Lors de la seconde nuit que Marion passe avec Lucas, la scène comprend des plans du dîner de Jean-Loup en compagnie de son petit ami. François Truffaut assemble ici par la simultanéité ceux qu’une même haine nazie avait condamnés : les juifs et les homosexuels.

 

Le théâtre Montmartre, qui abrite un juif dans sa cave, un résistant et deux homosexuels, devient la figure même de l’ennemi pour les nazis, le lieu par excellence où s’abat la haine allemande.

 

Sans pathétique, sans dénonciation grandiloquente, François Truffaut montre ici l’oppression et les conduites de dissimulation qu’elle induit.

 

Le-dernier-metro---Jean-Poiret-et-Jean-Louis-Richard.jpg

 

Jean Poiret et Jean-Louis Richard

 

Le personnage de Daxiat a réellement existé. Il travaillait aussi pour le journal Je suis partout et s'appelait M. Lobreau.

 


Dès l’écriture, François Truffaut savait qu’il voulait faire jouer Catherine Deneuve, qu’il avait déjà dirigée dans La Sirène du Mississipi (1968) avec Jean-Paul Belmondo.

 

Filmographie de Catherine Deneuve ... Cliquez ICI !

 
Les scènes de théâtre ont été tournées au théâtre Saint-Georges de Paris dans le 9ème arrondissement. Le tournage a ensuite eu lieu dans une usine désaffectée à Clichy transformée en studio de cinéma pour reconstituer Paris sous l'Occupation

 

Le-dernier-metro---Catherine-Deneuve-et-Gerard-Depardieu.jpg

 

 

 

 

Sources :

http://www.arte.tv

http://www.unifrance.org

http://www2.cndp.fr

http://fr.wikipedia.org

http://www.allocine.fr

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"Le bonheur est la chose la plus simple,

mais beaucoup s'échinent à la transformer

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François Truffaut

 

 

 

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Pour lire l'article consacré au film,

un clic sur l'affiche.

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