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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 10:00

 

Dans le cadre du Festival 2014 des films d'Amérique Latine !

 

au Le-Régentà Saint Gaudens !

 

 Le-medecin-de-famille--Wakolda----Affiche.gif

 

Réalisé par Lucia Puenzo


Avec Àlex Brendemühl,  Natalia Oreiro, Diego Peretti,

Elena Roger, Florencia Bado, Guillermo Pfening,

 

Titre original Wakolda

 

Genre Drame, Thriller


Production Argentine, Française, Espagnole, Norvégienne

 

Avant d'être une réalisatrice, Lucia Puenzo est une écrivaine.

 

Depuis 2004 et la parution de son premier livre L’enfant poisson, elle a écrit cinq ouvrages. 9 minutos en 2005, La Furia de La Langosta, paru en 2010, La Malédiction de Jacinta  publié en 2011.

 

Le médecin de famille n'est autre que l'adaptation au cinéma de sa propre oeuvre intitulée Wakolda. 

 

En réalisant ce film, la réalisatrice  a souhaité se pencher sur les raisons qui ont amené le gouvernement argentin à accueillir tant de nazis après la Seconde Guerre mondiale.

 

Ce long-métrage constituait également l'occasion de s'intéresser à la réaction qu'ont eu les Argentins quand ils ont découvert les horreurs du nazisme.

 

Le-medecin-de-famille--Wakolda----Natalia-Oreiro-y-Diego-P.gif

 

Natalia Oreiro et Diego Peretti


Synopsis

 

Patagonie, 1960.

 

Un médecin allemand (Àlex Brendemühl) rencontre une famille argentine sur la longue route qui mène à Bariloche où Eva (Natalia Oreiro), Enzo (Diego Peretti) et leurs trois enfants s’apprêtent à ouvrir un hôtel au bord du lac Nahuel Huapi.

 

Cette famille modèle ranime son obsession pour la pureté et la perfection, en particulier Lilith (Florencia Bado), une fillette de 12 ans trop petite pour son âge.


Sans connaître sa véritable identité, ils l’acceptent comme leur premier client.

 

Ils sont peu à peu séduits par le charisme de cet homme, l’élégance de ses manières, son savoir et son argent, jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’ils vivent avec l’un des plus grands criminels de tous les temps. Josef Mengele.

 

Le-medecin-de-famille--Wakolda----Alex-Brendemuhl.gif Àlex Brendemühl

 

Les prénoms des deux héroïnes n'ont pas été choisis au hasard par la réalisatrice. Lilith fait référence à la Kabbale juive où elle est la première femme à se révolter. Eva, pour sa part, renvoie à la bible où cette femme subit la loi divine. Dans le film, Eva est sous le joug des prescriptions de son médecin, ce qui pourrait expliquer la filiation.

 

Pour son rôle d'Eva, l'actrice uruguayenne Natalia Oreiro a étudié près de 2 mois l'allemand. En effet, dans le film, près de la moitié de ses dialogues sont dans la langue de Goethe. L'actrice commence à devenir une invitée récurrente du festival de Cannes.

 

Un an après Enfance clandestine, elle est revenue sur la Croisette en 2013 avec Le médecin de famille. Un film où elle interprète Eva.

 

Natalia Oreiro a obtenu son rôle grâce à sa prestation dans le film de Benjamín Avila.

 

Natalia Oreiro Le-Medecin-de-famille--Wakolda---Natalia-Oreiro.gif

 

Avec Le médecin de famille, Lucia Puenzo réalise son troisième long-métrage.

 

Jusqu'à présent, la critique a toujours accueilli avec une certaine bienveillance ses films.

 

XXY réalisé en 2007 a ainsi reçu:

- le Grand Prix de la semaine Internationale de la Critique

Festival de Cannes en 2007

- et le Goya du meilleur film étranger en 2008.

 

Son second film, El niño pez, réalisé en 2009 a été présenté au Festival de Berlin.

 

À propos de son roman la romancière confie :

Extrait d'interview du 5 juin 2013 relevé sur

Wakolda est “une fiction autour de ce séjour en Patagonie”, explique Lucía Puenzo de passage à Cannes pour l’adaptation au cinéma de son livre. L’écrivaine a dû s’immerger dans la prose du scientifique nazi : des dizaines de carnets couverts de croquis d’animaux, d’enfants atteints de malformations, de femmes enceintes, de chiffres, de calculs et de mensurations. Wakolda est une immersion dans la conscience d’un homme obsédé par les questions d’ordre racial et génétique, dopés par les notions “d’hygiène raciale” et de “pureté des gènes”. La grande force du roman est la mise au jour d’une vision ordonnée et quasi mathématique du monde. Non pas une folie singée, mais la pulsion monomaniaque, la tendance à tout classifier et étiqueter, comme si le monde était un vaste laboratoire où chaque être humain figurait un rat passionnant à étudier.

La Médecin de famille “Un paradoxe m’intéressait : comment un homme allergique à la mixité raciale avait pu venir s’installer dans le pays le plus métissé du monde ?” C’est en effet là que ce Mengele fictif fait la rencontre d’un “prototype” humain : une gamine de 12 ans, blonde et “parfaite” aux yeux du scientifique si ce n’est sa taille minuscule. Aimanté par cette créature et son anomalie physique, l’homme sympathise avec ses parents : il les suit en Patagonie, loue une chambre dans leur pension, finance l’entreprise familiale de jouets, à seule fin de soumettre leurs enfants à des expérimentations à base d’hormones de croissance.

Wakolda raconte une histoire de fascination réciproque entre un froid scientifique et son cobaye, un monstre captivé par des imperfections qu’il n’a eu de cesse de vouloir gommer au profit de la “race aryenne”. De façon étrange et inattendue, la question de la monstruosité morale dérive vers une analogie entre discours scientifique et envoûtement amoureux. Les chiffres et équations médicales se muent en interdépendance affective, force d’attraction partagée, irrationnelle, entre ce bourreau vaincu et sa victime, genre de lolita lilliputienne.

 

 

L’étrangeté de cette relation perdue dans l’immensité grandiose des paysages rappelle les mondes cachés de Borges, modèle de la romancière :

“Ses nouvelles fantastiques ayant une connivence avec la science-fiction ont permis l’invention d’un monde où le fantastique devient familier, quotidien, proche de nous.”

Le réalisme magique, qui irrigue un grand pan de la littérature sud-américaine, permet ici de traiter finement la question des monstruosités nazies, échappant à l’esprit de sérieux d’un côté, au racolage de l’autre.

Le-medecin-de-famille--Wakolda.gifIl inscrit également la romancière de 36 ans dans une mouvance de la littérature latino-américaine, qui englobe des auteurs comme Alan Pauls ou César Aira, tenu pour le plus grand écrivain argentin vivant. Loin de constituer une nébuleuse abstraite, ces écrivains sont publiés chez le même éditeur – Mansalva, petite maison argentine au catalogue prestigieux – où beaucoup se retrouvent chaque jour afin de discuter et élaborer des projets communs. “Autrefois, la majeure partie des publications argentines venaient d’Espagne, qui dictait le contenu des catalogues des éditeurs. Avec la crise, la tendance s’est inversée. Les petites maisons sont devenues très influentes.”


Wakolda-1.gif

 

 

Mon opinion :

 

La magnifique photographie de Nicolas Puenzo, en plein cœur de la Patagonie, n'arrive pas à atténuer l'horreur du propos. La barbarie et l'inhumanité d'un criminel de guerre et non des moindres. Le sinistre Josef Mengele.

 

L’écrivaine, et ici réalisatrice Lucia Puenzo, s'est s’immergée dans la prose du scientifique nazie pour la réalisation de ce film. Les carnets, notes et "études" de celui que l'on surnomma l'ange de la mort, bien visibles à l'écran, sont édifiants et effrayants.

 

Le scénario bien écrit le présente sous les traits courtois d'un homme séduisant qui parviendra à s'imposer par un jeu de séduction malsaine au beau milieu d'un couple uni.  Il séduit une enfant de 12 ans, qui ne grandit pas normalement. La gamine fréquente une école, dans laquelle se retrouvent les enfants de familles nazies ayant trouvé refuge dans ce coin du monde. La mère d'origine allemande, interprétée par la merveilleuse Natalia Oreiro, est enceinte de jumeaux. Il lui proposera son aide malveillante.

 

Il arrivera aussi à convaincre le père de famille à transformer une fabrication artisanale de poupées, en grande industrie. C'est trop. Autant de rangées de poupées sans yeux, aux membres à peine articulés, rappellent d'autres images bien réelles.

 

Il sera enfin dénoncé mais réussira à s'envoler pour continuer ses expériences sous d'autres cieux. Je regrette que Lucia Puenzo n'approfondisse pas les vraies raisons qui ont fait de l'Argentine un pays d'accueil pour ces meurtriers.

 

Il n'en reste pas moins un film à la réalisation parfaitement maitrisée, et un ensemble de comédiens remarquables.

 

 

Sources :

http://www.christianbourgois-editeur

http://www.imdb.com

http://www.lesinrocks.com

http://www.allocine.fr

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2014
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