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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 14:30

Le sixième jour - Affiche

 

Réalisé par Youssef Chahine


Avec Dalida, Mohsen Mohieddin, Chwikar,

Youssef Chahine, Maher Essam Ibrahim, Ahmad Hamdi,

Salah El Saadani, Sanaa Yonnes, Mohammad Mounir,

Abla Kamel, Hassan El Adl,  


Genre Drame


Production Egyptienne
 
Titre original  Al-Yawm al-Sadis

Date de Sortie cinéma :  3 décembre 1986

 

Plus célébré à l'étranger qu'il ne l'était dans son pays, Youssef Chahine avait obtenu en 1997 le prix du cinquantième anniversaire du festival de Cannes pour l'ensemble de son oeuvre, après un Ours d'argent au festival de Berlin.

 

Dalida - Le sixième jour 6

 

Dalida

 

Synopsis

 

Le Caire, en 1947.

 

Le roi Farouk règne mais les Anglais sont encore là, et imposent une tutelle toujours plus insupportable au petit peuple égyptien. Celui-ci, déjà misérable, est alors durement frappé par une épidémie de choléra.  


Dans la province du Caire, c'est le règne de la délation : quiconque signale un malade à la police reçoit une prime de sept livres !

 

Dans ce contexte déprimant, Saddiqa (Dalida) se débat, seule, pour survivre.

 

 

Elle a la garde d'Hassan, son petit-fils.


Son mari Saïd (Ahmad Hamdi), paralytique, est un poids supplémentaire.

Mais elle s'est résignée à l'évidence : elle est sur Terre pour protéger les siens, à l'instar de l'héroïne de ce film, Le sacrifice d'une mère, qu'elle voit et revoit, en pleurs et sans se lasser.

 

Rafahi (Youssef Chahine), le patron du cinéma, va s'exiler en Palestine et il voudrait que Saddiqa, qu'il aime, l'y accompagne.

 

Mais celle-ci, toute à son devoir, le repousse.

 

Le sixième jour - Dalida 4

 

De même s'irrite-t-elle de la cour insistante que lui fait Okka (Mohsen Mohieddin), jeune chanteur et danseur de rue qui s'identifie, lui, au Gene Kelly du film Le Pirate, soupirant chevaleresque et bondissant.

 

Mais Okka a vingt-six ans et Saddiqa vingt de plus, ce qui suffit, aux yeux de celle-ci, à condamner l'idée d'un amour partagé.

 

Le-sixieme-jour.jpg

 

Hassan, après son instituteur qui vient de mourir, est atteint par l'épidémie.

 

Saïd, n'en pouvant plus d'être une charge inutile, met le feu à la maison familiale et y périt. Pour tenter de sauver Hassan et le soustraire à la police, Saddiqa le transporte chez une actrice, madame Zeinat, où le gamin trouvera au moins le confort et l'hygiène.

 

Le temps presse car, dit-on, le choléra est vaincu si le malade lui survit cinq jours. Voyant empirer l'état de l'enfant, Saddiqa décide de l'emmener à Alexandrie. Elle embarque sur la felouque d'Abou Nawas où, bientôt, Okka la rejoint.

 

 

Au fil des heures et de l'eau, le couple se parle, se dispute, se rapproche, esquisse un unique baiser auquel Saddiqa se dérobe. Elle est guettée par le désespoir, tentée par le suicide; il lui répète que la vie est le bien suprême auquel nul n'a le droit de mettre fin.

 

À l'aube du sixième jour, Hassan, qui avait pourtant donné des signes de guérison, est mourant. Il pourra, avant de s'éteindre, contempler la mer pour la première et dernière fois de sa vie.


Le bateau est arrivé à Alexandrie. Saddiqa, sur le quai, s'éloigne d'un pas ferme. Elle adresse un dernier sourire et un geste d'adieu à Okka, puis marche vers son destin de femme libre.

 

Dalida - Le sxième jour 8.Dalida - Le sixième jour 8

 

Bien sûr, on connait son fils, le musicien Louis, et son petit fils Mathieu...

 

Mais à l'origine était le verbe...la poésie ! Andrée Chedid

une des plus grande magicienne des mots, dans ses recueils comme dans ses romans, dont le plus célèbre est évidement, Le sixième jour  adapté au cinéma par Youssef Chahine avec Dalida en vedette.

 

Un si beau regard sur le monde


Il y a des gens qu’on aimerait connaître, chantait naguère Dalida, compatriote d’Andrée Chedid
Cette définition correspondait à merveille à la poétesse, romancière, dramaturge, et surtout femme à la carrière et au caractère exceptionnels, chef de file d’une lignée remarquée dans le monde des arts.

 

On disait "Les Chedid" comme on parle des "Seigner", des "Casadessus", des "Brasseur" : d’abord les enfants, Louis et Michèle, peintres, puis les petits enfants, Matthieu, Emilie, Anna, Joseph, avec des croisements aussi inattendus qu’inspirés : Je dis Aime, succès écrit à quatre mains par la grand-mère et le petit fils, un cas probablement unique dans l’histoire de la Sacem.


Cette dernière lui avait décerné en 1999 son Grand Prix de la Poésie, célébré ce jour-là à sa demande par une figure éminente de la scène française.

 

Bernard Giraudeau, l’heureux adaptateur et cinéaste d’une de ses œuvres majeures : L’autre, était venu porter sa parole avec la lumière et le souffle qu’on sait.  

 

Andrée Chedid faisait partie de ces êtres qui donnent la force en même temps que la sagesse, inspirent à la fois respect et sympathie, une de ces maîtresses-femmes à la Françoise Giroud ou à la Suzanne Flon, qui savaient prendre le temps des gens, la mesure des choses, la parole quand il le fallait et le silence quand il en disait plus.

 

Sa disparition, au moment où sa terre natale renaît de ses sables tel un volcan de ses cendres, n’en est que plus symbolique. Toute fin est un début.

 

"Je veux garder les yeux ouverts sur les souffrances, le malheur,

la cruauté du monde; mais aussi sur la lumière, sur la beauté,

sur tout ce qui nous aide à nous dépasser, à mieux vivre, à parier sur l'avenir"

 
Andrée Chedid, 1998

 

Un film de Youssef Chahine intimiste, bavard, touchant. Éclairé par Dalida en tragédienne des lavoirs, des sous-sols et des felouques. Un rôle magnifique, hélas sans lendemain. Propos relevé sur : http://www.lexpress.fr/culture.

 

Un peu plus sur Dalida ... Cliquez ICI !

 

Le cercle de minuit, 04 novembre 1996, Laure Adler

reçoit Youssef Chahine et Andrée Chedid qui évoquent Dalida et le film

 Le sixième jour.

 

.

Le plus grand cinéaste égyptien, Youssef Chahine, a adapté le livre d'Andrée Chedid transformant Dalida en tragédienne dans un mélo flamboyant à l'orientale... dédié à Gene Kelly.

 

Dalida - Le sixième jour 7.Dalida - Le sixième jour 9

 

Extraits de quelques critiques unanimes ...

 

"Une femme dans la cabine d'un camion, au bord du désert, échange quelques mots avec le camionneur. Elle descend, attrappe au vol son baluchon, entre dans une ruelle. La caméra soudain la dépasse, s'élève légèrement, panoramique : Le Caire est là, en bas, avec ses toits plats et ocres qui s'étendent à perte de vue... C'est si beau - la vue de cette ville, bien sûr, mais aussi ce mouvement d'appareil évident et superbe – que l'on ressent ce pincement au coeur, ce frémissement de bonheur, qui ne trompent pas : Le Sixième jour est un grand film (...)
Dalida est magnifique de sobriété, de présence et d'émotion."

Claude-Marie Trémois, Télérama

 

Dalida - Le sixième jour

 

"L'approche émotionnelle de Chahine donne au personnage pathétique de Saddika une force et une intensité impressionnantes. La fatalité du choléra mais aussi celle  de la présence des Anglais rend dérisoire l'acharnement de la jeune femme à sauver son petit-fils. En mêlant avec un grand talent de longs plans descriptifs et quelques séquences très découpées et d'une grande violence, le cinéaste égyptien fait de ce Sixième jour une œuvre chaleureuse, d'une sincérité viscérale et qui évite tout didactisme pesant.

Dalida est absolument superbe de justesse et de sensibilité."

Gérard Camy, Jeune cinéma

 

Le sixième jour - Dalida 2

 

"... Au sein de n’importe quelle situation, Chahine trouve toujours un centre de gravité émotionnel qui lui permet, sans s’embarrasser de " chevilles " inutiles ou de montage rassurant, de passer d’une idée à son contraire, de l’ensemble au détail, du trivial au compassé ou de l’individuel au collectif. Rien de moins illustratif, de moins guetté par l’académisme que son cinéma. Chahine -situation unique- aura accompagné le cinéma égyptien comme Saddiqa son enfant : vers la mer, vers la tentation d’autre chose. Mais c’est bien le cinéma égyptien qu’il a accompagné, celui qu’il a pratiqué et qui l’a fait ce qu’il est, celui du mélo social. Il n’aura pas rêvé comme Shadi Abdessalam, d’un cinéma égyptien repris " à la base ", il aura complété le tableau et chargé le bateau jusqu’à la surcharge. En ce sens, le Sixième jour est aussi un art poétique."

Serge Daney, Libération

 


 

Sources :Dalida - Le sixième jour

http://www.universcine.com

http://www.lexpress.fr

http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr

http://www.cineclubdecaen.com

http://expatriato.blogspot.com

http://www.evene.fr

http://www.hibamusic.com/Egypt

http://www.notrecinema.com

http://www.cinemovies.fr

http://fr.wikipedia.org

http://www.dalida.com

http://www.imdb.fr

http://www.lefigaro.fr/cinema

http://www.sacem.fr

commentaires

Daniel et Siriana Malobe 09/06/2013 17:03


Ce film tout à fait magnifique est trop méconnu. Dalida est éblouissante. Merci de nous le rappeler.

Margot Etienne 21/01/2012 23:00

c'est un très beau film avec Dalida surprenante et toujours magnifique dans ce rôle sans artifices

Jacqueline 21/01/2012 17:44

ouah .... je suis fan

Mitchmovies 21/01/2012 16:38

Grazie bello ! Que de souvenirs !

christophe 21/01/2012 15:06

nous y voilà ! enfin ! tu as récupéré ton ancien article et il est mieux que le précédent sur allo ciné, de toute façon ton blog est de mieux en mieux et tout semble est plus clair sur cette
plateforme. Je vais prévenir Johane de cette page, vous pourrez parlez du fameux "entrez sans frapper" en 74. On t'embrasse. à très vite ... il fait beau chez nous

Alain 21/01/2012 15:13



merci Christophe, comme tu dis ... Entrez sans frapper ... À bientôt



pierre 21/01/2012 14:54

bonjour, je cherche des documentations pour ouvrir un blog sur overblog et j'ai vu votre page réservée à ce magnifique film. Dalida y est exceptionnelle let le film à la fois drôle et triste, du
pur Chahine = une grande réussite

Alain 21/01/2012 15:16



meci pour votre visite et pour votre message. Overblog est une palteforme très conviviale avec des outils d'aide très clairs. Bonne chance pour votre blog. Cordialement. Alain



agnès 21/01/2012 14:43

par le plus grand des hasards je tombe sur cette page, quelle chance et quelle belle idée de remettre en pleine lumière celle qui fut une grande chanteuse (n'en déplaise à ceux qui n'ont pas eu la
chance de l'applaudir sur scène) merci pour ce rappel et pour m'inciter à revoir ce film de Chahine que j'avais adoré. Agnès

Alain 21/01/2012 15:17



Je suis d'accord avec vous. Et j'ai eu cette chance. Quant au film je l'ai revu il y a peu avec la même émotion. Merci à vous. Cordialement. Alain



 

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