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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 23:00

 

Date de sortie 10 avril 2013

 

Le-temps-de-l-aventure---Affiche.gif


Réalisé par Jérôme Bonnell


Avec Emmanuelle Devos, Gabriel Byrne, Gilles Privat,

Aurélia Petit, Laurent Capelluto

 
Genre Comédie dramatique


Production  Française, Belge, Irlandaise

 

Le Temps de l'aventure est un film

sur l'hésitation, avec des départs sans cesse différés.


Et en même temps, sur l'impossibilité de résister à une force irrépressble.

 

Le-temps-de-l-aventure---Gabriel-Byrne-et-Emmanuelle-Devos.gif

 

Gabriel Byrne et Emmanuelle Devos


Synopsis

 

Une journée. Un train. Deux inconnus.
Des échanges de regards, le cœur qui bat.
Le regarder partir, le perdre à tout jamais ou s’offrir au temps de l’aventure ?
Et si la vie d’Alix basculait…

 

Aussi loin que se souvienne, Jérôme Bonnell la toute première rêverie liée à ce film tournait autour du suspense amoureux, d’une idée du "présent", de la naissance d’un amour presque minute par minute, d’une tension de cinéma qui dépasserait la situation elle-même. C’est à partir de cette envie, aussi profonde que ludique, que le vrai thème de cette histoire et sa temporalité, une journée unique, ont émergé petit à petit. "Ce film est né un peu comme un fantasme, à l’image du coup de foudre aussi muet qu’immédiat des personnages l’un pour l’autre dans le train." avoue le réalisateur. 

 

Le Temps de l'aventure est le cinquième long métrage de Jérôme Bonnell, qui a déjà dirigé Emmanuelle Devos dans J'attends quelqu'un en 2007.

 

Le réalisateur voulait faire un film spécialement pour la comédienne, et s'est plu à écrire pour une femme : "Pour un pudique comme moi, c’est comme une bonne planque, je peux y mettre beaucoup de choses sans jamais être directement soupçonné d’autobiographie !", explique le réalisateur, en poursuivant : "Je m’aperçois que c’est une façon d’aller beaucoup plus loin dans ce que j’ai envie de raconter, de contempler tout en m’identifiant, d’être à la fois plus libre et plus à l’abri."

 


Pour Emmanuelle Devos : "Un jour Jérôme Bonnell m’a envoyé un texto pour me demander quelle pièce de théâtre j’aimerais interpréter si je jouais un rôle d’actrice dans un film. Je lui ai parlé de Strindberg, finalement il a choisi Ibsen, "La Dame de la mer ". Un an après il m’a envoyé le scénario du Temps de l’aventure. C’est un film qui arrive à point nommé dans ma vie. Il m’a filmée au même passage qu’Alix, au moment charnière où elle passe de la jeune femme à la femme... Je ne suis pas Alix mais je suis à cet âge clé où on glisse insensiblement d’un état à un autre. C’est merveilleux quand le cinéma s’invite ainsi chez vous, fixe quelque chose que vous êtes en train de vivre." 

 

Et de rajouter : "C’est un cadeau ce rôle, un très beau cadeau, la première fois qu’un cinéaste écrit un film pour moi. J’ai trouvé incroyable qu’un jeune homme de 35 ans arrive à ce point à comprendre un état féminin. Je ne cessai de me dire en lisant le script, en le tournant : "Mais comment sait-il ? Comment un homme a t-il pu percevoir ces choses qui sont de l’ordre de l’intime, les ressorts du trouble de l’âme et du corps ? ". Avec un romantisme à la Musset."


Le-Temps-de-l-aventure---Emmanuelle-Devos.gifLa démonstration du talent d'Emmanuelle Devos est faite, en particulier, dans la scène d'une audition, où elle enchaîne deux essais aussi différents l'un de l'autre.
Le tournage a commencé par cette scène, et le réalisateur a gardé la première prise. La veille, du tournage
Emmanuelle Devos était encore à Cannes où elle était jurée, et préparait cette scène dans sa chambre d’hôtel. Elle trouvait cette scène d’une difficulté monumentale. "Ces essais, on les a tous vécus. En France, cela se passe souvent comme ça. On se sent misérable, honteux, le type en face joue comme une patate, on n’a pas les accessoires, on est démunis, la technique est déficiente, c’est très humiliant." rajoute Emmanuelle Devos.


Alix passe sans cesse du merveilleux de la vie illusoire à une réalité plus prosaïque, même ces instants vécus avec cet homme s’assimilent à une parenthèse, comme si elle jouait un rôle. Elle a le trac, elle hésite, tergiverse, avant d’oser le rejoindre à l’église, à l’hôtel...

 

Et en même temps une audace inouïe, une audace douce, une envie de ne rien rater. Le plan dure six minutes sans coupe et c’était une entrée en matière assez vertigineuse pour Emmanuelle. "Un souffle qui a entraîné toute l’équipe. À l’image de la vaillance d’Emmanuelle tout le long du tournage." rajoute Jérôme Bonnell.

 

Et de rajouter : "Elle est de ces actrices qui vous emmènent vers la lumière, vers la légèreté, même s’il y a un contrepoint plus grave."


Jérôme Bonnell a choisi, en filmant la naissance d'un amour entre Alix et l'homme qu'elle rencontre, de suivre ses personnages pendant une seule journée, quasiment minute par minute, où le temps serait comme suspendu.  


Gabriel Byrne a été le premier comédien auquel Jérôme Bonnell a proposé de tourner dans Le Temps de l'aventure "Je l’ai toujours beaucoup admiré, dans des films comme Spider ou Miller’s crossing, mais c’est en le rencontrant dans un festival il y a des années que j’ai eu envie de le filmer. J’ai souvent besoin de voir les gens en vrai, malgré la fascination que je peux avoir pour eux à l’écran. Il est le premier à qui - mon producteur Edouard Weil et moi - avons proposé le rôle et j’ai eu l’immense chance qu’il l’accepte. Gabriel est un acteur très différent d’Emmanuelle.

 

Pour Emmanuelle Devos, le plus difficile a été de jouer avec Gabriel Byrne, d’une part parce qu’il fallait qu'elle parle anglais avec lui, et surtout parce qu'elle était terriblement impressionnée. La première fois qu'elle rentre dans sa chambre, avant qu'ils s’embrassent, l’ingénieur du son a dit qu’on entendait son cœur battre dans le micro !  

 

"J’étais tétanisée. Et puis il a fallu gérer sa pudeur. Il a dû se faire violence dans les scènes d’hôtel. Avec lui on a commencé par les scènes du train. Il ne voulait pas me voir avant, il préférait me découvrir en situation... mais il a été obligé de m’apercevoir pendant le maquillage." avoue Emmanuelle Devos avant de rajouter "On travaille dans le sourire, et le respect. Le jeu le fascine. Il aime faire et refaire des prises, juste pour le plaisir, pour épuiser toutes les possibilités... Le résultat l’intéresse moins que l’instant où surgit la grâce."


Elle n’est que liberté, invention immédiate, abandon; aucune prise ne ressemble jamais à l’autre. Lui est plus qu’habité, mais travaille à l’anglo-saxonne, dans un contrôle précis, très fin, très méticuleux.  Le temps de l'aventure - Gabriel ByrneParfois déroutant, parce qu’il ne manifeste que très peu son plaisir de jouer. Mais je crois qu’il était heureux de me voir heureux. Il n’a évoqué son plaisir de travail qu’à la toute fin du tournage, ému de repartir "chargé" de quelque chose de profond. Ça m’a énormément touché. Je pense que c’est précisément la rencontre de ces deux personnalités si différentes qui rend leur échange si gracieux."

   

Il était important pour Jérôme Bonnell de montrer Alix, comédienne de théâtre, loin de ses repères, pour la rendre plus sensible à une rencontre fortuite et laisser plus facilement libre cours à ses sentiments.

 

C’est quelqu’un qui vit encore comme une adolescente. Elle n’a pas envie d’avoir de responsabilités, elle veut retarder le plus possible la prise en charge de sa vie, on sent qu’elle a été fofolle, qu’elle a eu des problèmes d’alcool, elle ne s’occupe jamais de savoir si elle a de l’argent, elle est comme ça. Elle n’a pas forcément envie d’être au top niveau, ce n’est peut-être pas une très bonne actrice. Une des forces du film c’est qu’elle apparaît comme une page blanche, chacun y projette ses doutes, ses angoisses, ses pulsions... Cela va toucher des gens à des niveaux différents.  

 

"Qu’Alix exerce le métier d’actrice est une idée qui n’est pas venue immédiatement. Elle a surgi comme une évidence quand m’est apparu qu’il n’existait pas de rendez-vous plus immanquable que celui, pour un acteur, d’être sur scène le soir. J’ai voulu évoquer, dès les premières minutes du film, l’état qui précède cette entrée sur scène, le fameux "trac" qui serait comme l’écho du film entier. Ce qui m’intéressait ici précisément n’est pas "ce qu’on voit" quand quelqu’un joue mais davantagevb"ce que cela lui fait". Alix vit cette journée dans un état flottant, comme une étrangère dans sa propre ville. Mue par ce désir qui la dépasse, elle vit sa présence aux obsèques comme une imposture, elle s’y donne un rôle. Parler une autre langue que la sienne la place aussi dans une situation de jeu, c’est comme un petit masque qui lui ferait oser des choses, une composition qui la ferait devenir encore plus elle-même. Par ailleurs, la peur et la témérité d’Alix résonnaient non seulement avec l’idée du trac en général mais aussi avec celui d’Emmanuelle Devos - le vrai, sur le tournage - dont elle a su se servir. Je crois que cette mise en abîme a imprimé quelque chose de ludique sur le travail et sur la forme du film. Je me suis, moi aussi, senti beaucoup plus espiègle que d’ordinaire avec la caméra." avoue le réalisateur.

 

Le-temps-de-l-aventure---Emmanuelle-Devos.gifD'autre part, il est important de noter qu'Alix n'a ni argent, ni téléphone portable, ce qui l'oblige à se ruer dans les cabines téléphoniques. Clin  d'œil ou pied de nez ? À cela, Jérôme Bonnell répond : "Ça m’amusait de me demander ce que deviennent, en 2013, les perspectives d’une journée où un personnage se voit à la fois privé de téléphone mobile et de carte bancaire. Quelle part d’obstacles cela suppose-t-il ? Et surtout quelle part de liberté ? C’est aussi ce contexte, lié au monde d’aujourd’hui, que je souhaitais évoquer, ou plutôt "utiliser" sans pour autant tomber dans la démonstration psychosociale. Par ailleurs, je trouve qu’il n’y a rien de plus cinématographique qu’une cabine téléphonique."

 

Jérôme Bonnell a choisi de faire tomber Alix amoureuse d'un Anglais : en plus d'ajouter au romanesque, la langue anglaise a permis, selon le réalisateur, d'exprimer les sentiments des personnages de manière plus directe : "Tout simplement parce qu’au départ je voulais qu’ils aient peu de chances de se revoir. Mais je me suis rapidement aperçu que la langue anglaise était aussi un abri magnifique pour se laisser aller à des dialogues plus romanesques, à des choses davantage "dites". Une pudeur m’en empêchait sur mes films précédents. En anglais, des mots d’une grande simplicité ont une beauté immédiate, moins affectée que dans d’autres langues. Un peu comme une chanson d’Elvis Presley qui tomberait à plat dès qu’on essaierait de la chanter en français."

 

Le-temps-de-l-aventure---Gabriel-Byrne-et-Emmanuel-copie-1.gif

 

Gabriel Byrne et Emmanuelle Devos

 

Dès le départ, Jérôme Bonnell ne voulait surtout pas que cette journée unique soit un prétexte à mille péripéties ou rebondissements astucieux. Il souhaitait que la trame reste des plus simples, être au plus près du cheminement intérieur du personnage et d’un temps quasi-réel pour toute une partie de l’histoire. Il y avait, dans les premières versions du scénario, quelque chose d’un peu évanescent dont le réalisateur a mis un certain temps à se débarrasser. Le film ne repose jamais sur une efficacité de récit, mais sur des enjeux et des sensations d’autant plus fortes qu’ils sont d’une grande fragilité narrative. Il s’agissait constamment de chercher une grâce et, si elle existe, Jérôme Bonnell reconnait en devoir la plus grande partie aux acteurs. Sur le tournage, il était parfois difficile d’étirer le temps à ce point, de passer de nombreux jours à tourner plusieurs minutes successives d’une situation, ce qui existe sur tous les films du monde, mais ici à une échelle particulièrement extrême. Il y avait la crainte de se répéter dans le jeu, ce à quoi les acteurs ont toujours échappé, et il fallait garder confiance.

 

Le-temps-de-l-aventure---Gabriel-Byrne-et-Emmanuel-copie-2.gif 


Gabriel Byrne et Emmanuelle Devos

 
Avec Le Temps de l'aventure, Jérôme Bonnell retrouve plusieurs thèmes qui lui sont chers, déjà évoqués dans ses précédents films, comme la rencontre et la passion secrète. Il s'agit de choix inconscients pour le réalisateur, qui cherche avant tout dans ses films à faire grandir et évoluer ses personnages; Il reconnait : "Sans avoir l’impression de les choisir si clairement, les thèmes qui me rattrapent ont toujours un peu à voir avec "comment quitter l’enfance". Bien que je m’efforce toujours d’éviter la psychologie, on pourrait presque conclure d’Alix qu’elle n’a jamais totalement quitté sa position d’enfant. Et ce, malgré son âge. On le voit avec sa mère au téléphone, ainsi que dans ses rapports avec sa sœur."

 

Le lien avec l’enfance va aussi forcément avec la peur d’un monde "adulte", d’une vie future, d’une frontière décisive qu’on est au bord de franchir. Il s’agit pourtant là de personnages à mi-chemin de leur existence, mais traversés chacun par une émotion très personnelle. Des personnages qui, par surprise, sont rattrapés par leur propre sentimentalité, alors qu’ils croyaient avoir sur les choses un certain recul, une certaine expérience. Ils vont même jusqu’à envisager de changer de vie. C’est précisément cela qui a touché Jérôme Bonnell et qui lui était vital à raconter. Un combat entre pulsion et lucidité. Ce qui se passe en une journée, dans ce temps suspendu est pour le réalisateur comme l’écho d’une vie entière. Comme la musique de Vivaldi utilisée dans le film. Par ailleurs, Alix est une femme de quarante-trois ans et  Jérôme Bonnell trouve qu’avoir cet âge aujourd’hui est une chose très différente de ce qu’elle était il y encore dix ou vingt ans. Un âge où, de nos jours, subsistent parfois encore de nombreuses traces d’adolescence, un âge où certaines font encore des enfants, dans un monde nouveau où de toute façon, nous explique-t-on, nous vivrons tous centenaires.

 

Le-temps-de-l-aventure---Emmanuelle-Devos-et-Gabriel-Byrne.gif

 

Emmanuelle Devos et Gabriel Byrne

  

Jérôme Bonnell a confié son plaisir à filmer les scènes de voyages dans des lieux publics, inscrivant son histoire dans une certaine réalité, tout en devant tourner dans l'urgence. Une vraie source d'inspiration pour le réalisateur, qui revient sur ces moments du tournage : "Tous ces trajets étaient exaltants à tourner car nous étions parmi les vrais passagers du métro ou de vrais voyageurs en pleine Gare du Nord. Avec Pascal Lagriffoul, mon opérateur depuis cinq films, l’urgence nous a dicté une forme, libre et discrète, qui a nourri en même temps l’inspiration des acteurs. Il fallait être rapide et ça nous a aidés."

 

 

Sources :

http://www.unifrance.org

http://www.canalplus.fr

http://www.imdb.com

http://www.allocine.fr

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2013
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commentaires

Marcozeblog 12/05/2013 20:39


Contrairement à toi, "l'erreur de casting" n'a pas réussi à me gâcher le plaisir car le scénario et l'actrice m'ont réellement enthousiasmé ! Je n'ai vraiment pas trouvé le moyen de laisser un
comm sur tes critiques sur le site allociné, alors je les laisse ici. Y a vraiment moyen ou suis-je bête ?

Marcozeblog 15/04/2013 20:27


J'ai vraiment hâte de voir ce film. Avant la fin de la semaine, ce sera fait car c'est l'archétype du cinéma que j'aime, et Emmanuel Devos l'archétype de l'actrice parfaite !

Michel Zoba 08/04/2013 16:34


Salut Alain, voilà bien un film qui devrait nous plaire. Belle histoire et deux grands acteurs. Très nevie d ele voir. Cia bello @ +

 

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