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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 22:00

 

Date de sortie 18 septembre 2013

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Behind-the-Candelabra---Affiche-copie-1.gif


Réalisé par Steven Soderbergh


Avec Michael Douglas, Matt Damon, Dan Aykroyd,

Scott Bakula, Debbie Reynolds, Rob Lowe, Paul Reiser, Garrett M. Brown

 

Titre original Behind the Candelabra


Genre Drame, Biopic


Production Américaine

 

 

Golden Globes 2014 :

 

- Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm Michael Douglas

- Meilleure mini-série ou meilleur téléfilm de Steven Soderbergh

 

 

Behind-the-Candelabra---Michael-Douglas.gifLe film ayant été jugé "trop gay" pour une projection en salles aux États-Unis, le long métrage de Steven Soderbergh, qui est pourtant un réalisateur reconnu aux États-Unis, n'a pas trouvé de distributeur sur le territoire américain, et a donc été diffusé fin mai sur la chaîne HBO, qui l'a produit.

 

 

Behind the Candelabra, y a réalisé une audience record pour une production de la chaîne. Plus de dix millions de télespectateurs l'auraient vu sur HBO, selon un chifre donné par Steven Soderbergh lors de son passage au dernier Festival de Deauville.

 

Le film narre les coulisses de la relation orageuse, entre Liberace et Scott Thorson.

 

De leur rencontre au Las Vegas Hilton à leur douloureuse rupture publique. Inspiré d’une histoire vraie et basé sur les mémoires de Scott Thorson qui raconte comment le couple va perdre pied en devenant accro à la drogue, à la vanité et à la paranoïa.

 

Le film aborde frontalement l'homosexualité. À l'époque, l'homosexualité des artistes célèbres était tenue secrète, leur image publique exigeait qu'ils soient hétérosexuels. Lorsque Scott Thorson réclama une pension au musicien après leur séparation, Liberace nia qu'il était gay et qu'il avait été son amant. Behind-the-Candelabra---Matt-Damon.gif"Je voulais faire un film qui (...) montre les progrès de l'espèce humaine, de notre pays, du monde entier, par rapport à cette question. Dans certains endroits, les unions entre personnes du même sexe sont aujourd'hui reconnues et admises. Être gay n'est plus autant stigmatisé", déclare le producteur Jerry Weintraub.

 

Plusieurs membres de l'équipe avaient rencontré Liberace de son vivant. Le producteur, Jerry Weintraub, invité plusieurs fois chez le musicien, raconte : "La Rolls-Royce que l'on voit sur scène dans le film était son bar. On entrait dans sa maison de Palm Springs par le garage, et on restait assis à l'arrière de la voiture pour siroter des cocktails. (...) C'était l'un des pianistes les plus doués de l'époque (...). Il revêtait ces incroyables costumes, entrait en scène et divertissait son public. Les gens adoraient ces spectacles grandioses".  

 

 

Michael Douglas a lui aussi croisé la route du héros qu'il incarne à l'écran : "Je l'ai vu brièvement deux ou trois fois quand mon père avait une maison à Palm Springs et que Liberace était voisin. (...) Il était très populaire à Las Vegas, mais c'est la télévision qui l'a fait connaître dans le monde entier". On voit Liberace à la télévision à partir de 1952 dans The Liberace Show. Les deux premières années de télévision lui auraient rapporté sept millions de dollars

 

Debbie Reynolds, qui joue Frances Liberace, la mère du pianiste, faisait quant à elle régulièrement partie des convives dans les soirées données par Liberace. À l'époque, il était l'artiste du show-business le mieux rémunéré au monde. Il cultivait une image très kitsch, autant sur scène que dans sa vie privée. Une de ses marques de fabrique était le candélabre.

 

Behind TheCandelabra - Debbie Reynolds

 

Debbie Reynolds

 

Le phénomène Liberace est presque essentiellement nord-américain. La bizarrerie  tient finalement plus à son public et à son entourage qu'à lui-même. Son public est constitué de mères de famille et de garçons sensibles et plus tard de mamies à teinture bleue. Dans les années 1950, il emmène sa propre mère en tournée et la présente sur scène. Un chroniqueur du Time parle à son sujet de "musique mammiste" : "C'est un grand petit garçon, avec sa surexcitation, son gentil sourire, sa voix nasale et sa façon naïve de s'exprimer. Et aussi un bon garçon qui ne jure pas, ne boit pas et n'abandonnerait jamais sa mère".

 

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C'est en s'exerçant dans les hôtels de luxe qu'il acquiert sa vraie réputation. En 1945, il se produit dans la même boîte qu' Ella Fitzerald au Ruban Bleu, la boîte à la mode.  Il affine son style, et Chicago l'adopte en 1947. Il a aussi développé sa propre émission télévisée: The Liberace Show, diffusée aux États-Unis à partir de 1952.

Il commence une carrière internationale à Cuba en 1956. La même année, il entreprend une tournée en Europe. En 1957, Liberace poursuit le Daily Mirror en Grande-Bretagne et un magazine américain pour diffamation. Ces journaux faisaient allusion à sa possible homosexualité. Liberace n'a jamais évoqué en public son amour pour les hommes et ne souhaitait pas que cette partie de sa vie privée soit révélée pour ne pas décevoir ses fans majoritairement féminines. Durant le procès, il a affirmé être hétérosexuel et remporté l'affaire.

 

Liberace était également un homme d'affaires redoutable. Il possédait une boutique d'antiquités à Beverly Hills, un restaurant à Las Vegas, une chaîne de motels, un centre d'achats et quelques autres entreprises.

Dans les années 1970 et 1980, il se produit à Las Vegas, au Hilton Hôtel et au lac Tahoe, où il est la principale attraction.

Il meurt du sida le 4 février 1987 après avoir refusé tout traitement et même de nommer la maladie. Au moment de son décès, il  possédait alors 13 villas à l’ameublement grotesque avec des salles de bains de marbre et d’or, imitées de décors de péplum, et une fortune estimée à 100 millions de dollars.

 

Ma vie avec Liberace marque le retour de Michael Douglas, sorti victorieux de sa bataille contre le cancer. Le comédien s’est montré bouleversé devant les journalistes lors de la conférence de presse du film au Festival de Cannes, très ému de s’être vu offrir un rôle d’une telle ampleur après son combat contre la maladie : "Ce rôle était un grand cadeau (...). Je serai éternellement reconnaissant à Steven, à Matt et à Jerry de m'avoir attendu", a-t-il notamment confié alors.

 

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Ma vie avec Liberace a remporté 3 Emmy Awards
lors de la  65ème édition 2013
 
- Meilleure mini-série ou téléfilm
Meilleur Acteur pour Michael Douglas dans une  une mini-série ou téléfilm
  Meilleure réalisation à Steven Soderbergh pour une mini-série ou un téléfilm
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Synopsis

 

Avant Elvis, Elton John et Madonna, il y a eu Liberace : pianiste virtuose, artiste exubérant, bête de scène et des plateaux télévisés.

 

Liberace (Michael Douglas) affectionnait la démesure et cultivait l'excès, sur scène et hors scène.

 

Un jour de l'été 1977, le bel et jeune Scott Thorson (Matt Damon) pénétra dans sa loge et, malgré la différence d'âge et de milieu social, les deux hommes entamèrent une liaison secrète qui allait durer cinq ans.

 

Ma vie avec Liberace a été tourné à Las Vegas, à Palm Spring et à Los Angeles, dans des lieux authentiques, ayant fait partie de la vie de Liberace ou de son amant : son appartement à Los Angeles, le bureau de poste de West Hollywood où Scott Thorson a travaillé après leur séparation, l'église Our Lady of Solitude où eurent lieu les funérailles de Liberace, ou encore la scène et la salle d'exposition du Las Vegas Hilton où le musicien donnait son spectacle. Il en est de même pour plusieurs objets. C'est d'ailleurs le cas de la Rolls-Royce argentée conduite sur scène par Matt Damon, réellement utilisée à l'époque par Liberace lors de son show. Celle-ci, ainsi que de nombreux accessoires, ont été empruntés au Liberace Museum de Las Vegas, bien connu du producteur Jerry Weintraub .

 

Ellen Mirojnick a réalisé les costumes  du film. Pour reconstituer ces tenues, elle s'est en grande partie inspirée de ceux conservés au Liberace Museum. Les costumes originels étaient très lourds, du fait de leur composition en fourrures et en pierres incrustées. La costumière a donc testé une large gamme de matières et d'ornements, pour pouvoir en recréer de plus légers, et a fait appel aux plus grands spécialistes hollywoodiens pour la reproduction des innombrables bijoux.


Michael Douglas et Matt Damon  portent plus de 60 costumes dans le film !

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Pour qu'ils retrouvent une atmosphère plus proche des celles des années 70-80, les principaux décors ont été soumis à transformation. L'appartement de l'artiste a été redécoré au goût de l'époque, beaucoup d'objets ayant véritablement appartenu à Liberace ont été dénichés dans des boutiques et chez des antiquaires. Le propriétaire actuel a fourni des photos qu'il avait conservées qui ont permis de récréer son aménagement le plus exactement possible. Le chef décorateur Howard Cummings et le producteur Jerry Weintraub ont également opéré des modifications dans la salle du Las Vegas Hilton, et pas des moindres : ils ont fait enlever les gradins actuels, afin de les remplacer par des tables et des banquettes. "Avec la salle entièrement refaite, on se croirait dans le Las Vegas de l'époque. Il ne s'agissait pas d'un petit spectacle, mais de l'univers entier de Liberace", déclare Howard Cummings.

 

Liberace avait une véritable collection de pianos. Tous ceux présents dans le film lui ont appartenu. Il possédait, notamment, deux pianos assortis, qui ont été dégroupés à sa mort, l'un étant conservé au Liberace Museum, l'autre à la salle d'exposition des pianos Baldwin. Ces deux instruments très atypiques ont été à nouveau réunis pour les besoins du film, après trente longues années de séparation, afin de pouvoir tourner la séquence du numéro des "Deux Pianos".

 

Ci-dessous une prestation de Liberace.

 

 

Mon opinion :
 

Les frileux producteurs de films américains ont permis à une chaîne de télévision de financer ce "dernier" film de Steven Soderbergh.

 

Bravo HBO Films, qui n'en est pas ici à son premier coup d'éclat ! Je pense notamment à "Elephant" réalisé par Gus Van Sant.

 

Le réalisateur, de "Ma vie avec Liberace", déjà récompensé par la Palme d'or en 1989 avec "Sexe Mensonges et vidéo" était une nouvelle fois présent au dernier Festival de Cannes. Cette seule sélection vaut déjà pour récompense.

 

Le film est un savoureux mélange de bling-bling d'hier, à côté duquel celui d'aujourd'hui fait pâle figure. Des décors aux costumes tout brille de mille feux. Trop voyant pour être vrai, trop époustouflant pour ne pas y deviner une triste réalité. Celle d'un homme qui a joué toute sa vie à cacher ce qu'il était réellement. Un gay.

 

Le scénario évite tous les clichés. Le film est à la fois envoûtant, redoutable, parfois monstrueux, et démontre rapidement l'hypocrisie de la société qui se refuse d'accepter ce qu'elle paie pour regarder, applaudir, voire envier.

 

Une autre belle démonstration,  le gouffre, qui existe bel et bien entre les paillettes de la scène, et la vie privée, ici filmée dans des décors au "kitch palacial". Être aimé pour soi même ou pour les avantages procurés par une liaison qui devait rester cachée ?

 

Michael Douglas est fascinant, tout à fait exceptionnel. Entre amour, mensonges, une certaine générosité et une solitude absolue, il incarne toutes les facettes de ce personnage avec une grande finesse.

 

Face à lui Matt Damon peut surprendre par un jeu tout en subtilité, et retenue.

 

Un beau face à face pour deux excellents acteurs, aux côtés desquels, Rob Lowe, Debbie Reynolds, Paul Reiser ou encore Scott Bakula, participent également à cette parfaite reconstitution d'un certain "entertainment américain" des années 70.

 

Nul doute que Liberace qui fit tout de son vivant, pour rester dans la mémoire collective, aura gagné son pari grâce à cet excellent film de Steven Soderbergh.   

 

 

 

Sources :

http://www.imdb.com

http://cinema.nouvelobs.com

http://www.liberation.fr

http://fr.wikipedia.org

http://www.allocine.fr

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2013
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commentaires

dfrenaud 22/09/2013 18:17


de retour apres un long moment... je retrouve tes articles toujours impeccablement documentés. Avec un bonus appréciable...''Mon opinion'' !!!

roijoyeux 21/09/2013 20:23


je connais Liberace par un livre, c'était une époque terrible, je note ce film pour aller le voir !

mitch 21/09/2013 12:18


Bonjour Alain, vu également un vrai et grand spectacle que ce beau film et une magnifique interprétation. Pour ma part Michael Douglas et Matt Damon auraient mérité à eux deux une récompense à
Cannes. Très bon moment et comme tu le dis dans ta critique triste écart entre la scène et la vie privée. À bientôt.

 

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