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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 19:00

 

Macadam-Cowboy---Affiche.jpg


Réalisé par John Schlesinger


Avec Dustin Hoffman, Jon Voight, Sylvia Miles,

John McGiver, Brenda Vaccaro, Barnard Hughes,

Ruth White, Jennifer Salt, Gilman Rankin, Gary Owens, T. Tom Marlow


Genre Comédie dramatique


Production Américaine


Titre original Midnight Cowboy

 

Date de sortie 15 octobre 1969

 

Macadam-Cowboy---Dustin-Hoffman-et-Jon-Voight-copie-1.jpg

 

John Schlesinger Dustin Hoffman et Jon Voight

 

Malgré le scandale déclenché à sa sortie, Midnight Cowboy a connu un succès retentissant qui lui a permis de décrocher de précieuses statuettes. Midnight Cowboy  demeure à ce jour le seul long-métrage, classé X, à avoir reçu de tels honneurs.

 

Oscars 1970

- Meilleur film  

- Meilleur réalisateur
- Meilleur scénario adapté


BAFTA du meilleur film en 1970

 

Macadam-Cowboy---Dustin-Hoffman-et-Jon-Voight.jpg

 

Dustin Hoffman et Jon Voight

 

Synopsis

 

Joe Buck, (Jon Voight) blond et beau gosse, quitte sa petite bourgade du Texas pour monter à New York, où il espère se faire entretenir par des femmes riches. Mais la dureté de la ville lui fait rapidement perdre ses illusions. Seul, sans un sou, il fait la connaissance de Ratso Rizzo (Dustin Hoffman), un petit Italien chétif, boiteux et tuberculeux et arnaqueur à la petite semaine. Parce que ce dernier a l'air encore plus seul que lui, Joe accepte de partager son appartement miteux. À l'opposé l'un de l'autre, ils partagent pourtant la même misère dans les bas-fonds new-yorkais, s'accrochant au même rêve : partir vivre sous le soleil de Floride...

 

Macadam-Cowboy-.jpg

 

Dustin Hoffman et Jon Voight

 

Macadam cowboy est l'adaptation sur grand écran du roman éponyme écrit par James Leo Herlihy, publié en 1965. Son réalisateur,   John Schlesinger  affirme que l'oeuvre qui lui a inspiré ce film est celui de la réalisatrice Yougoslave Zivojin Pavlovic : Kad budem mrtav i beo, sortit en 1967 soit deux ans avant Macadam cowboy.

 

John Schlesinger avait réalisé Loin de la foule déchaînée en 1967, qui avait été un échec. Il voulait cependant réaliser un film en adaptant le roman de James Leo. Son agent lui déconseilla vivement de réaliser ce film jugeant la réalisation périlleuse. Cependant il trouva très vite des financements pour son film. Warren Beatty voulait tenir le rôle de Joe Buck, le Cowboy dans le film, mais John Schlesinger préféra donner le rôle à Jon Voight.

 

Macadam-Cowboy---John-Voight.jpg Jon Voight

 

Les acteurs Michael Sarrazin et Kiel Martin se succédèrent avant le début du tournage jusqu'à ce que finalement Jon Voight n'interprète ce personnage qui lui vaudra une nomination pour l'Oscar du meilleur acteur. Dustin Hoffman qui vient de recevoir un prix pour le film Le Lauréat, veut jouer le rôle de Ratso Rizzo, le rôle du clochard, or il a joué avant dans des rôles de garçon modèle, ce qui se prête peu au rôle de Ratzo. Il donne donc rendez vous aux producteurs. Il se déguise en clochard et leur demande de l'argent. Ils ne se rendent alors pas compte que le clochard est Dustin Hoffman, qu'ils attendent. Il obtient donc le rôle du film.

 

Dustin Hoffman Midnight-Cowboy---Dustin-Hoffman.gif


Le réalisateur John Schlesinger et l'acteur Dustin Hoffman se retrouvèrent en 1976, soit sept années après le succès de Macadam cowboy, sur le film Marathon Man.

 

John Schlesinger dépeint l'envers de l'Amérique : paumés, parias, moeurs dissolues et codées, rues sordides où l'on meurt de froid sous des néons qui répètent sans fin le mot magique : money. Pour l'étalon benêt et le petit Italien moribond, la terre promise, l'eldorado du sexe et du billet vert facile est un enfer sordide. John Schlesinger compatit. Pour nous convaincre d'aimer envers et contre tout ces deux clowns pathétiques, il rythme son film de flash-back douloureux. Dustin Hoffman tousse à fendre l'âme, boite comme personne. Jon Voight balade sa carcasse de cow-boy au rabais, incrédule devant la dureté du monde. Il est magnifique en enfant grandi trop vite, hurlant, comme si sa vie en dépendait : " John Wayne n'était pas un pédé !" (Guillemette Odicino pour Télérama.)

 

Macadam-Cowboy.jpg

 

Décrivant tout d’abord la naïveté d’un provincial venu faire fortune à New York à coup d’images idylliques à la lisière de la carte postale,  John Schlesinger  ne tarde guère à confronter son héros à la dure réalité d’un système capitaliste qui ne fait de place qu’aux gagnants. Ravalé au rang de marginal, le personnage principal, tout d’abord franchement irritant, s’humanise progressivement au contact de la misère humaine.

 

Macadam-Cowboy---Jon-Voight-et-Dustin-Hoffman-copie-1.jpg

 

Et dans ce domaine, tout y passe. Des femmes seules qui trompent leur ennui dans l’alcool aux homosexuels contraints d’assouvir leurs désirs dans les cinémas de la 42ème Rue en passant par les évangélistes timbrés, le portrait du New York de la fin des années 60 est plutôt édifiant. Pourtant, dans cet océan de désespoir, le spectateur retient avant tout la poignante histoire d’amitié, ou d’homosexualité refoulée diront certains, qui lie le jeune gigolo à un SDF handicapé. Sans jamais s’apitoyer ou s’adonner au mélodrame sirupeux, les auteurs ont su trouver la juste distance pour traiter avec pudeur et finesse une histoire qui faisait craindre le pire sur le papier. L’émotion n’en est que plus forte lorsque la dernière séquence dans le car vient nous cueillir au dépourvu.

 

Le film se termine. Joe et Ratso sont dans un bus qui les conduit à Miami. Symbole du rêve américain. Quelques-uns l'atteindront,  pendant que d'autres mourront d'épuisement.

 

À la toute fin du film, le visage de Ratso, mort, baigne sous les rayons de soleil de Miami. Entre Joe et Ratso, reste une grande et belle affection fraternelle. Comme une grande et très belle histoire d'amour.

Macadam-Cowboy-copie-1.jpg


Pour ce qui est du scénariste, Waldo Salt, et du metteur en scène, ils ont su évoquer avec force et pudeur le chemin de croix de Joe et Ratso. Si rien ne leur est épargné, les auteurs ont su pourtant ne jamais s'étaler dans le sordide. En réalité, ils sont su faire naître de leur dégradation dignité humaine et amitié sans tache.

 

 

Macadam-Cowboy----Jon-Voight-et-Dustin-Hoffman.jpg Dustin Hoffman et Jon Voight


La plus grande partie de l'action fut filmée à Manhattan, plus précisément à Greenwich Village, Upper East Side, Park Avenue, la partie sud de Central Park et à Times Square et ses alentours. Les tournages intérieurs ont quant à eux été réalisés dans un passage souterrain du métro, un bloc d'appartements promis à la démolition, au Peninsula Hotel , rebaptisé le Barclay Hotel pour les besoins du film. Mais aussi au mont-de-piété, dans la boutique d'un tailleur pour hommes ainsi qu'au Terminal de bus de Port Authority. À cet endroit furent également tournés des films comme Cocktail, Frankie and Johnnie ou Recherche Susan désespérément.


Le cimetière de Long Island fut réquisitionné pour devenir le théâtre de l'une des scènes du film. Enfin c'est à l'angle de la 58e rue et de la 6e avenue que Dustin Hoffmann et Jon Voight provoquent un formidable bouchon. Plusieurs séquences ont été filmées malgré tout en dehors de New York. Les scènes du début sont tournées à Big Spring, une petite ville de la plaine du Texas et les scènes de la fin du film sont tournées à Miami Beach. D'autres scènes furent tournées aux Filmways Studios, situés dans la partie est de la 127e rue.
 

Jon Voight et Dustin Hoffman Macadam-Cowboy---Jon-Voight-et-Dustin-Hoffman.jpg

   
Dans le film, le personnage de Ratso se moque des cowboys. Celui de Joe lui dit que "John Wayne est un cowboy" et lui demande s'il se moquerait de lui. A la remise des Oscars de 1969, alors que Dustin Hoffman et Jon Voight sont nominés pour l'Oscar du meilleur acteur pour Macadam cowboy, ce sera John Wayne qui remportera la statuette dorée pour son rôle de vieux marshall borgne dans le film de Henry Hathaway : 100 dollars pour un shérif.

 

Andy Warhol a collaboré notamment à la fameuse séquence de la fête psychédélique.


N'oublions pas l'excellente musique de John Barry et surtout la chanson Everybody's talking, interprétée par Nilsson.

 

Il avait été question d'intégrer la chanson Lady Lay ou celles d'Elvis Presley en quête de come back dans ce film

 

 

 

Sources :

http://www.cineclubdecaen.com

http://www.cinemovies.fr

http://www.hollywood70.com

http://www.actes-sud.fr

http://www.cahiersducinema.net

http://www.avoir-alire.com

http://www.allocine.fr

http://television.telerama.fr

http://www.imdb.com

http://www.critikat.com

http://fr.wikipedia.org

 

commentaires

charlus80 09/06/2012 12:06


PS! Sans oublier les fesses de Jon Voight...

Ciné Alain 10/06/2012 19:30



Oubli réparé ...



charlus80 09/06/2012 12:04


Film et musique dans ma mémoire indélébiles

Ciné Alain 10/06/2012 19:32



Revu la semaine dernière avec Sunset Blv. C'est un privilège et une grande chance de pouvoir apprécier de tels chefs d'œuvre.



 

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Pour lire l'article consacré au film,

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