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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 22:00

Luchon 2014 !

 

Palmarès officiel suivi de mes avis personnels.

 

Serge-Moati---Festival-de-luchon-2014.gif

 

 

 

Palmarès complet :

Pour la première fois un

Prix attribué par les journalistes présents au Festival

Le Prix Isabelle Nataf : Meilleur unitaire

 

 

- Des fleurs pour Algernon réalisé par Yves Angelo 

 

 

 

Jury-Luchon-2014.gif

 

 
Prix attribués par le Jury :
 
Pyrénées d’Or de la Meilleure Série ou Mini Série  :
 

- Des fleurs pour Algernon de Yves Angelo      



Pyrénées d’Or de la Meilleure Série :
 

- In America de Alexis Charrier 



Prix de la Meilleure Interprétation Féminine :
 

- Dominique Reymond Dans Marie Curie, une femme sur le front 

 


Prix de la Meilleure Interprétation Masculine :

 

- Grégory Gadebois Dans Des fleurs pour Algernon

 

Prix du Meilleur Espoir Féminin :
 

Lola Dewaere Dans Ligne de mire

 

 

Prix du Meilleur Espoir Masculin (ex aequo)  :

 

- Alexandre Styker Dans Belinda et moi

- Théo Frilet Dans Ceux de 14

 

 
Prix du Meilleur Réalisateur :
 

Dante Desarthe Dans Le système de Ponzi

 
Prix du Meilleur Scénario :
 

Emilie Deleuze et Laurent Guyot Pour Tout est permis


Prix de la Meilleure Musique Originale :
 

Renaud Garcia-Fons Pour Le Premier été 



Prix de la Meilleure Photographie :
 

Bruno Priva pour Ceux de 14 

 

 

Prix de la Meilleure Fiction Espagnole

 

Cuentame un cuento de Miguel Ángel VIVAS

 

 

 

 

Prix attribués par

le Jury Professionnel spécialisé WEB & Transmedia 

  

  

 

Prix de la Meilleure Oeuvre Transmedia :


Intime Conviction de Rémy Burkel / Maha Productions / ARTE

 

 

Prix de la Meilleure WEBFiction:

 

J’aime mon job de Vincent Ooghe,Samir Abdessaied et Djiby BadianeChaîne

YouTube : Rendez-vous à Paris

 

 

Mention spéciale pour :

 

Les Impitchables de Henri Debeurme et Ami Cohen

Syfy et Dailymotion

 

 

 

Prix attribués par le Public en salle 

  

 

Prix du Meilleur Unitaire / Mini-Série :

 

Marie Curie, une femme sur le front de Alain Brunard      

 

 

Prix de la Meilleure Série:

Section de recherches de Eric Le Roux  

 

 

Prix du Meilleur Pilote :

Fais toi plaisir  de Simon Astier

 

 

Et le plus beau sourire du festival François Vincentelli

 

Francois-Vincentlli.gif

 

Crédit photo - Michel Viala pour la Dépêche du Midi.

 

 

   

 

Le secret de Manta Corridor  (Ma note : 0,5/5) 

 

En février 2012, France 2 attirait 4,7 millions de téléspectateurs pour le Passage du désir. Un téléfilm dans lequel Muriel Robin prenait pour la première fois le costume de Lola Just, une commissaire de police sur le retour.

 

Devant le succès public, le réalisateur Jérôme Foulon va tenter de renouveler l'expérience.

 

Pour masquer la tristesse et l'improbabilité d'un scénario bancal, les seconds rôles se multiplient, comme autant de caricatures invraisemblables qui arrivent avec peine à arracher un sourire.

 

Marie-Philomène Nga, dans le rôle de Lady M'Ba, reconnue dans ce film comme "la reine des fééries du Dakar", relève et réussit ce pari risqué, dans un rôle totalement outré.

 

Grâce à son seul talent, le trop rare et discret Frédéric Van Den Driessche, ici "Big boss de la brigade fluviale" arrive à tirer son épingle du jeu.

 

Muriel Robin mène l'enquête avec une certaine drôlerie assistée par l'athlétique Anne Le Nen qui dévoile tous ses charmes pour tenter de conquérir le public. Cela sera-t-il suffisant ?

 

Rien de captivant. Mais un téléfilm qui ne manquera pas de faire sourire, celles et ceux, qui n'ont que la télévision pour s'échapper de leur quotidien.

 

Le secret de Manta Corridor repart bredouille... une photo qund même !

 

Le-secret-de-Manta-Corridor.gif

 

 

Un enfant en danger. (Ma note : 4/5) 

 

Pari difficile. Jouer avec l'existence de Joachim, un enfant pris entre les griffes d'un couple qui s'entredéchire.

 

Manipulation, mensonges, violence verbale et psychologique, réservent quelques belles surprises.

 

Rebecca, de la Brigade des Mineurs, passe outre certaines règles de la police, n'en fait qu'à sa tête dans le seul but d'arriver à ses fins. Difficile de lui en vouloir, car cette Rebecca est jouée par la touchante et convaincante Aure Atika. Nul doute que la comédienne ait pris ce rôle à cœur. Elle y déploie une belle énergie et son aura toute particulière donne un relief inattendu à son talent reconnu.

 

Arié Elmaleh, dont le rôle offre toutes les palettes d'un manipulateur ou d'un grand malade, de l'écorché vif à l'homme complètement fou. Il faudra attendre la fin du téléfilm pour découvir quel personnage il est vraiment. À la fois détestable et attendrissant il réussit parfaitement à entretenir un suspense jusqu'à un happy end, somme toute assez convenu.

 

Claire Borotra, en mère tour à tour éplorée, maltraitée à tous les niveaux, malhabile parfois, combattante le plus souvent reste tout à fait convaincante, du début à la fin.

 

L'ensemble se laisse regarder avec un certain intérêt et sans déplaisir.

Le regard de l'enfant, y est pour beaucoup.

 

Alex Hugo- La mort et la belle vie. (Ma note : 3/5) 

 

Une première remarque, est-ce pour satisfaire une prétendue parité que les téléfilms nous abreuvent de "femmes flics" ? Ici, la peu crédible, Louise Szpindel, enquêtrice de la crim, pour les besoins de la fiction. On oublie pour s'intéresser au film.

 

Les Hautes-Alpes comme décor. Premier point fort, la photographie de Willy Stassen. Soignée et magnifique, tant dans les intérieurs qu'au beau milieu de la nature.

 

L'adaptation du roman de Richard Hugo trouve dans les dialogues de Nicolas Tackian et Frank Thilliez une belle résonnance à l'écran. Entre hier et aujourd'hui les meurtres se succèdent. Les pistes se multiplient. Les non dits accompagnent les secrets et les mensonges qui vont avec.

 

Le Commandant Alex Hugo, surnommé "la tendresse" par ses anciens collègues de Marseille est campé par Samuel Le Bihan. Pour fuir un passé, le bruit et la fureur de Marseille, il s'est réfugié au cœur des montagnes. Son jeu d'acteur, son aisance et ce charisme naturel balaient tout. Une belle performance d'acteur, à la fois crédible et naturel.

 

 

Des Fleurs Pour Algernon (Ma note : 5/5) 

 

Une réalisation télévisuelle d’après l’adaptation théâtrale signée par Gérald Sibleyras, elle même inspirée de l’œuvre originale de Daniel Keyes. Mise en scène d'Anne Kessler à la Comédie des Champs Élysées. Reprise au Théâtre Hébertot à Paris à Partir du 7 février 2014.

 

Gregory Gadebois est le même acteur sur scène et pour ce téléfilm. Du grand art.

 

Long monologue d'une rare intelligence, au travers des instants d'une vie, dans des endroits divers et variés. Un "long tunnel de verre", un restaurant, le métro, les préparatifs d'une opération nécessaire pour multiplier par 3 un QI de 68. La chambre d'hôpital. "Maintenant que je vais être intelligent, il va falloir que je pense" dit l'acteur. Charlie reprend un travail de balayeur dans une usine. Tout peut paraître bancal. C'est tout le contraire.

 

Charlie et sa partenaire, Algernon, une souris blanche. Une histoire à la fois drôle, douloureuse et touchante.  "À quoi bon survivre tout seul ? Pourquoi ?"

 

Charlie vous donnera la réponse dans cette longue découverte de tout ce qui peut faire notre quotidien quand on oublie notre chance de connaître le verbe et la pensée.

 

De Charlie à Charles qui découvre son environnement. Le nôtre. "Tout est normal, la dégringolade continue". Jusqu'au bout du chemin, une plage fouettée par le vent quand la mer s'est retirée, elle aussi.

 

Une réalisation sans faille. Un long monologue à déguster, qui en dit long et délivre un beau message. Ne jamais tenter de devenir autre que ce que l'on est vraiment.

 

À ne rater sur aucun prétexte.

 

 

La malédiction de Julia (Ma note : 3/5) 

 

Bruno Garcia réalise ici un téléfilm avec un suspense assez bien maintenu, en dépit d'une fin qui tombe dans la facilité.

 

Catastrophes en cascades pour Julia, belle femme orgueilleuse issue de la grande bourgeoisie de la région Lilloise. De souvenirs d'enfance pour le moins difficiles, en convoitises et attaques personnelles à répétition dans son présent, Corinne Touzet tient le rôle avec une belle énergie.

 

Face à elle trois hommes.

Son père, tout d'abord, interprété par l'excellent Philippe Nahon.

Le deuxième, un certain Etienne. Journaliste et amoureux depuis l'enfance de la belle Julia. Le personnage est campé avec justesse par Bruno Slagmulder, grand habitué des téléfilms.

Et enfin François, policier, auquel George Corraface apporte sa stature et son talent.

 

On se laisse prendre au jeu de l'intrigue rondement menée, en grande partie grâce au scénario de Luc Chaumar et Jean-Marie Chavent.

 

La ligne de mire  (Ma note : 4/5) 

 

Les scénaristes n'ont pas hésité à s'inspirer de tout ce qui fait notre actualité. Sur fond de crise sociale, un entretien d'embauche qui vire mal, des empoisonnements médicamenteux, un couple recomposé au bord du gouffre, un raté et doux rêveur en guise de père, le passage d'un huissier qui fait son sale boulot, rien ne manque. Très vite une désagréable sensation monte en tête avec cette démonstration que le monde appartiendrait aux salauds, laissant les autres dans le fossé.

 

Devant la caméra de Nicolas Herdt, réalisateur diplômé de l'École Louis Lumière en 1988, l'intrigue se met en place dans un grand désordre.

 

D'emblée j'oublie la prestation de Smadi Wolfman, une femme de plus dans le rôle d'une commissaire qui finira par remettre de l'ordre. Une certitude, son talent de comédienne n'y est pour rien, en dépit d'un bref passage dans lequel les dialogues lui font dire quelques mos savoureux sur la parité dans le milieu de la police. En plein dans l'actualité une fois encore.

 

L'intérêt de ce téléfilm réside essentiellement dans le jeu des acteurs avec, je l'espère le prix du meilleur espoir féminin pour Marie Petiot, déjà lauréate du Prix Olga Horstig, en 2012. Cette toute jeune comédienne fait preuve d'une belle présence et d'un talent certain.

 

Présente aussi au casting la formidable Lola Dewaere. Émouvante, femme de tête, amoureuse, entêtée, parfaite dans ce rôle de mère qui pourrait tuer pour sauver sa fille. Prix de la Meilleure Interprétation Féminine ? Mes vœux l'accompagnent.

 

Thierry Neuvic enfin. Formidable aussi dans ce rôle d'homme perdu qui, pour braver une grève de métro prend volontairement un taxi réservé à celui par qui le malheur arrive. Le grand Feodor Atkine.

 

Je l'assure, la distribution est magnifique.

 

Toi que j'aimais tant  (Ma note : 4,5/5)

 

La réalisation d'Olivier Langlois est soignée, nerveuse et parfaitement maitrisée. Des fashbacks en nombre ménagent moult surprises, souvent déroutantes et toujours savamment mises en images.

 

Habitué des festivals, le réalisateur a déjà vu en 2008 une de ses précédentes réalisations récompensée par le prix du meilleur scénario, écrit conjointement par Didier Lacoste et Pauline Rocafull, au Festival de la fiction TV de la Rochelle pour "Une femme à abattre".

 

Ici, Claire Simon, scénariste, entre autres, des "Petits Meurtres d'Agatha Christie", livre une adaptation réussie d'un roman de Mary Higgings Clark, "Daddy's Little Girl".

 

Le film, s'adapte parfaitement au titre anglais du roman.

 

La musique composée par Eric Neveu, sert parfaitement à l'intrigue et ne manque d'originalité.

 

"Vieille et impotente, voilà ce que je suis devenue en quinze ans" dit Marie Christine Barrault au tout début du film. Grand-mère gâteau ici, elle n'a rien perdu de son aura toute particulière, qui fait toute la différence entre les grandes actrices, et les autres.

 

Jean-Yves Berteloot campe avec justesse un père trop protecteur qui cache mal ses meurtrissures.

 

Isabelle Renauld, l'idéal féminin selon Theo Angelopoulos dans l'Éternité et un jour, Palme d'or à Cannes en 1997, est bouleversante dans le rôle de cette mère à tout jamais blessée par la mort de sa fille ainée, campée dans le film par la jolie Noémie Schmidt.

 

"Toi que j'aimais tant" ne devrait pas laisser indifférent le jury de Luchon.

 

 

Belinda et moi  (Ma note : 1/5) 

 

"Rien de tels que les emmerdements pour distraire du chagrin" clame Line Renaud au tout début de ce téléfilm. Elle va être servie.

 

Le scénario de François-Olivier Rousseau ne fait pas dans le léger et tombe dans tous les clichés qui rendent cette histoire totalement improbable. Avec une fin totalement bâclée.

 

Nous sommes dans une fiction, certes. Toutefois le difficile parcours que celui des transgenres ne trouve pas ici l'écho nécessaire pour faire avancer le débat. Un point fort cependant. Le regard des autres, celui de la famille en particulier. L'horreur avec cette fausse bourgeoise, si peu mère, et plus attachée à ses propres intérêts qu'à celui de ses enfants. Une étrange ressemblance physique fait penser à la femme d'un maire des Hauts de Seine, une nouvelle fois sur la sellette de la justice. Simple coïncidence ?

 

Line Renaud est de toutes les scènes. Le téléfilm tout entier repose sur ses épaules. Il manque peut-être la scène qui aurait pu tout sauver et nous en épargner d'autres. Celle du tribunal, quand elle demande de prendre la parole en lieu et place de son avocate. L'ellipse qui nous en prive, nuit à ce qui aurait pu rester, j'en suis certain, un grand moment de télévision.

Line Renaud en a le talent et les possibilités. Dommage pour le film.

 

Alexandre Styker n'est plus à présenter. Des mises en scène de Filipo Timi, Patrice Chéreau et Philippe Calvario, entre autres, il n'en est pas à ses débuts et a déjà côtoyé des grands noms de la scène. Il a bien le droit de s'accorder une petite récréation.

 

 

Le premier été  (Ma note : 5/5) 

 

L'action se passe à la fin des années 80. Au moment même ou Louis Malle terminait son film "Au Revoir les enfants". La réalisatrice Marion Sarraut, titulaire des médailles de Chevalier des Arts et Lettres, 
et Chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur ne manque pas de références concernant ces années là. Sa participation à la création des Cahiers du Cinéma marque son amour pour les artistes et le métier en général. Réalisatrice des émissions cultes des années 80 produites par Maritie et Gilbert Carpentier, Marion Sarraut a bien connu cette période et tous les artistes de l'époque. Dalida, François Hardy, Serge Gainsbourg, Eddy Mitchell, Jacques Higelin, Gene Kelly, Elton John, Claude François, et tant d'autres.

 

Le petit écran lui doit beaucoup. "Le premier été" est un très beau moment de télévision.

 

Beaucoup d'entre nous se retrouveront dans ces vacances à la campagne. C'était hier. Quand l'odeur de la cire et celle des confitures se mélangeaient à l'heure du petit déjeuner. Tout est beau et joyeux dans ces premiers émois de l'adolescence. Un corps d'adolescent nu au bord d'un lac. Un plongeon dans les eaux claires et le mystère. Des bals champêtres aux premiers baisers, en passant par les jeux des colonies de vacances qui faisaient rire. Un petit chat que l'on veut sauver d'une mort certaine. Celui que l'on n'attendait pas. Et le temps qui passe.

 

Un très beau retour dans les souvenirs. Dans toutes ces pages qui restent comme autant de béquilles dans les moments difficiles de la vie.

 

Romane Bohringer affirme "Pas besoin de souvenirs, pour se souvenir". C'est vrai. L'essentiel reste dans le cœur.

 

Hélène Vincent et Jean-François Stevenin sont parfaits en grands parents aimants, tendres et gentiment sévères à la fois. Attentionnés et compréhensifs. Un couple d'acteurs, absolument remarquable de justesse.

 

Les deux petites filles, de ce Premier été,  sont campées avec justesse par Nina Mazodier, et Noémie Schmidt.

 

 

Tout est permis  (Ma note : 1/5) 

 

Émilie Deleuze est une réalisatrice française formée à la FEMIS. En 2003 elle reçoit le Prix de la Meilleure réalisatrice au Festival International des jeunes réalisateurs de Saint Jean de Luz pour sa fiction, Mister V.

 

Comme décor le Pays Basque et Biarritz.

Le scénario tente de faire de Sandra une femme d'affaire avisée à la tête de la société Gimele.  Avec des termes tels que géolocalisation, stocks, inventaire, investissement raisonné comme clé de la réussite. Catherine Jacob s'en donne à cœur joie.  "Pas de problèmes, hein François" ? "Pas question de glander ou d'aller aux champignons". J'aime. Le rôle est idéal pour la comédienne qui place les raisons du cœur avant les affaires. "Je connais mes employés, c'est comme la famille".

 

Marina Foïs, dans une courte participation, est parfaite dans le rôle d'inspectrice. À la fois, étouffée par un règlement tout entier dans des cases, elle est hésitante et gentiment rassurante.

 

La photographie est souvent sombre. Tout autant que l'histoire de cet homme, interprété par Marcial Di Fonzo Bo. Peu combattif pour récupérer son permis, père débordé, il utilise tous les stratagèmes pour continuer d'assumer son travail de dépanneur en télévision avec l'indispensable voiture. Son rapport à l'alcool ? "Festif" répond-il.

 

Une histoire de perruque pour passer incognito, une garde à vue, le scénario déraille. On n'y croit plus.

 

Tout est mal et finit avec le sourire d'Aure Atika, dans une toute petite apparition.

 

 

Le système de Ponzi  (Ma note : 3/5) 

 

L’unité Fiction d’ARTE France présente ici sa troisième fiction de la collection de téléfilms puisant dans le répertoire du théâtre.

 

Dante Desarthe met en scène la pièce de David Lescot montée en 2012 au Théâtre de la Ville à Paris, d'après la vie de Carlo Ponzi, un escroc issu d'Italie.

 

Téléfilm essentiellement tourné en noir et blanc.

 

Les décors sont beaux. Les images tout autant, même si parfois un peu forcées. En particulier la scène dans laquelle, Ponzi en tête à tête avec et sa femme, pose devant un décor peint avec la trop voyante lune montante.

 

Les dialogues très bavards sonnent justes. Tour à tour, naïfs, monstrueux et cruels. Ceux dans la bouche de la mère sont assez savoureux. Son silence et son sourire figé, très éloquents, au moment de son arrivée à Boston.

 

La mise en scène est raffinée. Soignée sans être somptueuse. Elle lorgne toutefois vers l'élitisme qui sied à certains au détriment du plus grand nombre. "Ça reste dans la famille"  pour emprunter aux dialogues.

 

À parier que le jury de Luchon trouvera à cette fiction quelques mérites qui appellent une récompense.

 

Pour ma part, j'y ai vu davantage un documentaire filmé largement trop surjoué.

 

 

Marie Curie, une femme sur le front (Ma note : 5/5) 

 

À l’occasion du centenaire de la Première Guerre Mondiale, cette docu fiction de 90 mn met à l'honneur Marie Curie, prix Nobel de physique et de chimie.

 

Il est aussi question de Claudius Regaud, dont le nom s'est injustement effacé de la mémoire collective.

 

Réalisé par Alain Brunard ce film est narré en voix-off par Denis Podalydès.

 

L'excellente Dominique Reymond incarne Marie Curie. Une grande actrice pour une femme d'exception. Claudius Regaud trouve en Laurent Bateau, le comédien parfait pour rappeler quel grand homme il fut.

 

Le film raconte les difficultés rencontrées par Marie Curie de son installation à l'institut Pasteur, jusqu'au front pendant la première guerre mondiale.  Des images d'archives se mêlent habilement au film lui-même. Là où ils pensaient ne trouver que des balles, ce sont des éclats d'obus qui blessent, mutilent et tuent, comme le prévoyaient Marie Curie et Claudius Regaud.

 

La raison scientifique mise à mal face aux ordres militaires impératifs. Il faudra 15 ans pour que le secret soit levé et porte à la connaissance de tous les dégâts causés par ces ordres meurtriers.

 

Rayons X, radium au programme. Tout cela pourrait rebuter. Il n'en est rien.

 

Marie Curie, ou l'illustre veuve, comme l'appelait la presse de l'époque, est obligée de se plier aux mondanités pour arriver à ses fins. Obtenir de la princesse Murat une voiture et partir sur le front.  Une des premières voitures qui deviendront celles que l'on surnomma "Les petites curies".

 

Marie Curie ou la femme d'un seul homme. Incroyable force de caractère, mère courageuse peu démonstrative mais néanmoins aimante. Sa fille Irène, 17 ans à peine, entre en guerre à ses côtés.

 

"Il aura fallu aussi désobéir pour réussir.". Idioties de l'administration, les femmes n'avaient pas le droit de conduire des voitures militaires !

 

À la fin de la vision de ce téléfilm les mots ne servent plus à rien. Juste une pensée, si un jour le fameux "devoir de mémoire" devait trouver sa véritable place, ce téléfilm en sera la pierre fondatrice.

 

Un film magnifique, fort et courageux pour le souvenir de deux êtres d'exception. Marie Curie et Claudius Regaud.

 

Tout sur Luchon 2014 ... Cliquez ICI !

 

 

Published by Ciné Alain - dans Luchon 2014
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commentaires

dasola 20/02/2014 11:11


Bonjour Alain, je suis allée samedi dernier voir Des fleurs pour Algernon au théâtre (Hébertot) à Paris. C'est une reprise jusqu'à fin mars: magnifique et Grégory Gadebois est sensationnel. Il
semble qu'il a fait beau à Luchon. Bonne journée.

armelle 19/02/2014 11:23


Eh bien Alain, je vois que vous n'avez pas chômé en articles durant les quelques jours où je ne suis pas venue sur votre blog, absorbée par le transfert de "La plume et l'image" avec cette
nouvelle version d'Overblog. L'interface précédente, que j'ai toujours pour "Interligne", mais pour combien de temps encore, était géniale, claire, facile, conviviale, puis-je dire ! La nouvelle
est d'une complexité que même la personne, très compétente en informatique qui est venue me donner un coup de clique, n'y a rien compris. Je galère donc depuis une petite semaine, mais j'ai
retrouvé tous mes articles dans leur état initial. reste à revoir et modifier la colonne de droite, celle où l'on met la liste de ses articles, ses diverses rubriques, les liens avec les blogs
amis etc. Et là, c'est incompréhensible. Quant aux photos, elles sont quelque part mais je ne sais pas où les trouver. De même que les liens avec facebook et twitter, à moins de les mettres une
fois l'article publié, mais il n'y a pas la relation directe et Facebook n'apparaît plus sur ma colonne de droite.


Je vais essayer de trouver quelqu'un de compétent dans les installations de blogs, mais cela ne coure pas les rues, ici du moins. J'avoue que je ne comprends pas pour quelle raison Overblog n'a
pas conservé son ancienne interface tellement pratique, quitte à ajouter des éléments supplémentaires...C'est vraiment dommage et nous sommes, au final, plus limités qu'avant.

 

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