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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 19:30

 

Date de sortie 25 septembre 2013

 

Miele - Affiche


Réalisé par Valeria Golino


Avec Jasmine Trinca, Carlo Cecchi, Libero De Rienzo,

Vinicio Marchioni, Roberto de Francesco, Iaia Forte, Barbara Ronchi,

Massimiliano Iacolucci,


Genre Drame


Coproduction Italienne Française

 

 

Il s’agit du tout premier long-métrage de l'actrice-réalisatrice italienne Valeria Golino. Elle s’était déjà prêtée au jeu de la réalisation avec le court-métrage Armandino e il madre en 2010. Ici, elle ose le sujet sensible de la mort assistée, un thème tout particulièrement délicat dans son pays :

 

"L’euthanasie est un sujet tabou en Italie, bien plus que dans n’importe quel autre pays européen. C’est en grande partie dû à l’influence du Vatican et à notre héritage catholique. Mais j’ai le sentiment que même si le peuple italien est prêt à faire face à ce sujet et à d’autres problèmes éthiques, les hommes politiques eux ne le sont pas."

 

Miele est l’adaptation du roman intitulé Vi perdono signé par Angela del Fabbro. Cependant, il s’est avéré que ce nom n’était qu’un pseudonyme :  

 

"Il y a trois ans, alors que je réalisais mon premier court-métrage, j’ai lu un livre qui m’a bouleversé. Le thème m’a tout de suite attirée (…) Cela m’a interpellée et je me suis dit qu’[Angela del Fabbro] cachait son identité, tout comme le personnage de Miele. Ce qui m’a intriguée encore plus était que le livre a été écrit à la première personne et qu’il était très détaillé. J’ai donc pensé qu’il s’agissait d’une histoire authentique. Ce n’est qu’un an plus tard, alors qu’on avait déjà bien avancé dans le scénario qu’on a appris que l’auteur était Mauro Covacich, un romancier célèbre."

 

Synopsis

 

Irène (Jasmine Trinca) vit seule dans une maison au bord de la mer non loin de Rome.

 

Son père (Massimiliano Iacolucci) et son amant la croient étudiante.

 

En réalité, sous le nom de code Miele, elle aide clandestinement des personnes en phase terminale à mourir dignement en leur administrant un barbiturique puissant.

 

Un jour elle procure une de ces doses mortelles à un nouveau "client", Monsieur Grimaldi (Carlo Cecchi). Elle découvre cependant quʼil est en parfaite santé mais quʼil veut mettre fin à ses jours, ayant perdu goût à la vie.

 

Bien décidée à ne pas être responsable de ce suicide, elle va tout faire pour l’en empêcher.

 


 

Miele - Jasmine Trinca

 

Jasmine Trinca

 

Alors qu’il s’agit de la deuxième fois que Valeria Golino fait appel à Iaia Forte, après son premier court-métrage Armandino e il madre, le choix des autres acteurs a suivi très rapidement : "J’ai fait passer beaucoup d’auditions, mais en réalité, depuis le début, les deux acteurs Jasmine Trinca et Carlo Cecchi qui jouent les rôles principaux n’ont jamais quitté mon esprit ni celui de mes co-auteurs", explique la réalisatrice.

 

Le changement de carrière de Valeria Golino, passant d’actrice à réalisatrice, germait dans son esprit depuis plusieurs années. C’est lors de son passage derrière la caméra, pour son court-métrage de 2010, qu’elle s'est vraiment épanouie : "J’adore le cinéma et la photographie, et après avoir fait autant de films en tant qu’actrice, j’ai appris énormément de choses sans même m’en rendre compte. Je n’avais jamais consciemment pensé à devenir réalisatrice avant que l’on me demande de réaliser un court-métrage il y a trois ans, Armandino e il madre. Pendant le tournage j’ai eu une révélation personnelle : certainement une vocation dont je n’avais même pas conscience avant…".

 

La cinéaste ne renonce tout de même pas à sa carrière face-caméra, puisqu'elle apparaîtra notamment dans une production italienne à la fin de l’année avec Il capitale umano de Paolo Virzi.

 

Le tournage du film a été effectué dans la région de la Basse-Californie au Mexique, en Turquie, mais surtout en Italie, où la réalisatrice recherchait une ville balnéaire pour le personnage principal : "J’ai tout de suite été séduite par une petite maison sur la plage, qui lui correspondait parfaitement. Elle n’était pas particulièrement belle, elle était même assez laide, mais j’ai vraiment plaidé en sa faveur auprès du régisseur d’extérieur, sans savoir vraiment pourquoi. J’ai découvert plus tard que l’auteur du livre, Mauro Covacich, avait écrit cette histoire alors qu’il vivait dans cette même maison !"

 


 

Mon opinion :

 

Pour la réalisation de son premier long-métrage, Valeria Golino s'attaque à un sujet très sensible et douloureux. De plus en plus traité au cinéma et c'est tant mieux, celui-ci apporte un regard différent sur l'accompagnement de fin de vie pour celles et ceux qui choisissent d'en finir dans la dignité.  


Miele est un film intelligent et dur qui ne tombe jamais dans la facilité. Le scénario ne s'alourdit d'aucun détail inutile. Il définit à peine la raison de l'engagement d'Irène, jeune femme par qui la libération attendue doit arriver. Est-ce le seul appât du gain qui la motive ?

On n'en sait pas davantage sur sa vie privée qui semble se résumer à quelques relations sexuelles mal vécues dans des endroits improbables. Il en est de même pour son enfance visiblement brisée dès l'âge de 10 ans.

 

Seuls, restent bien appuyés, les embûches à franchir pour se procurer le produit fatal, nécessitant des allers et retours entre l'Italie et le Mexique. Du coût aussi, puisque cette dernière liberté n'est réservée qu'à une classe privilégiée.

 

Présente de bout en bout, Jasmine Trunca, d'une exceptionnelle justesse dans ce rôle difficile est d'une grande beauté adoubée d'un magnétisme certain. Elle participe grandement à la réussite du film.

 

La photographie est très belle. Parfois trop. Là, encore, se posent des questions. Est-ce pour atténuer la lourdeur du sujet ? Il y a aussi l'obsession des avions bien présente. Doit-on y voir une envie de fuite ou un départ sans retour ?


La seule véritable et grande liberté de l'existence se résume-t-elle à choisir sa mort, quand celle-ci devient inévitable lorsque la vie devient inutile ou trop douloureuse ?

 

Le film ne juge pas mais démontre avec beaucoup de finesse les derniers désirs de chacun devant lesquels s'incline celle par qui la fin arrivera. Pour certains, s'accompagner d'une musique qui semble interminable, pour d'autres regarder une dernière fois par l'extérieur d'une fenêtre, ou encore tenter de se mettre à son avantage quand la maladie vous a défiguré. Autant d'actes de courage ultimes avant de faire le grand saut.  


Miele est là. Elle attend, assume tout jusqu'au moment où ses propres convictions se trouvent ébranlées.

 

Miele est un très beau moment de cinéma qui m'a profondément ému.  

 

 

 

Sources :

http://www.imdb.com

http://www.allocine.fr

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2013
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commentaires

roijoyeux 12/10/2013 17:18


l'anecdote de la maison est incroyable ! autrement j'ai envie d'aller voir le film pour voir si Miele va arriver à le dissuader et si oui comment ??

Johanne 08/10/2013 19:12


nous sommes bien d'accord avec toi et pour une première réalisation une sacrée réussite. quant au sujet plus il sera traité mieux ce sera. bises

tinalakiller 08/10/2013 14:12


pareil, j'ai beaucoup aimé ce film. Le sujet n'est pas évident, et pourtant, pour son premier long, Golino s'en sort très bien ! 

Jacqueline 07/10/2013 21:08


Bonsoir Alain, je suis heureuse que tu aies vu ce film. Il doit te parler en bien des points. Je partage ton avis, cette actrie est formidable et l'ensemble du film une parfaite réussite. Je
t'embrasse fort et tendrement.

 

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