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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 03:00

 

Date de sortie 2 mai 2012

 

Miss-Bala---Affiche.jpg

 

Réalisé par Gerardo Naranjo

 
Avec  Stephanie Sigman, Noe Hernandez, Irene Azuela,

Miguel Couturier, Gabriel Heads, James Russo, Jose Yenque


Genre Drame


Production Mexicaine

 

Miss Bala a été projeté en sélection officielle

pour l'édition 2011 du Festival de Cannes,

dans la catégorie Un certain regard.

 

Miss-Bala.jpg

 

Synopsis

 

Au Mexique, pays dominé par le crime organisé et la corruption. Laura (Stephanie Sigman) et son amie Uzu s’inscrivent à un concours de Miss Beauté à Tijuana. Le soir, Laura est témoin d’un règlement de compte violent dans une discothèque, et y échappe par miracle. Sans nouvelle d’Uzu, elle se rend le lendemain au poste de police, pour demander de l’aide. Mais elle est alors livrée directement à Nino Valdez (Noe Hernandez), le chef du cartel de narcotrafiquants, responsable de la fusillade. Kidnappée, et sous la menace, Laura va être obligée de rendre quelques "services" dangereux pour rester en vie.

 

Il s'agit du 4ème long-métrage de  Gerardo Naranjo . Il a aussi participé au film collectif intitulé Revolucion réalisé en 2010.

 

Il a été très difficile pour Gerardo Naranjo de trouver des financements pour réaliser ses premiers films. En sortant de son école de cinéma, il pensait pouvoir déplacer des montagnes sans argent, et la chute a été rude lorsqu'il s'est rendu compte du contraire. Après plusieurs années de galère passées à bricoler des films avec un budget dérisoire, le cinéaste a presque été surpris d'apprendre qu'il disposait du financement nécessaire pour faire Miss Bala !

 

Miss-Bala-copie-1.jpg

 

La société de production Canana Films, qui est à l'origine du projet, a été créée par des stars mexicaines bien connues du public international : le producteur Pablo Cruz s'est en effet associé avec les acteurs Gael García Bernal et Diego Luna pour fonder cette société. Les deux comédiens, que l'on a respectivement pu voir dans Amours chiennes et Harvey Milk, partagent une solide amitié et sont très impliqués dans vie de leur pays.

 

En l’an 2000, pour la première fois depuis la révolution mexicaine, le parti de l’opposition remporta l’élection présidentielle. L’euphorie engendrée par cette victoire aveugla la population qui ne réalisa pas que, en même temps que le parti précédemment au pouvoir se retirait, la capacité du nouveau gouvernement à maintenir l’ordre politique et social s’évanouissait et laissait place à la corruption. Une nouvelle force grandissait. Une force qui concluait des pactes entre officiels du gouvernement et barons de la drogue afin de garantir la circulation des stupéfiants, un business qui génère de 15 à 40 milliards de dollars chaque année.

 

Miss-Bala-copie-2.jpg


En 2006, l’année où Felipe Calderon entra en fonction, le niveau de violence atteint un seuil particulièrement alarmant.
Le cinéaste Gerardo Naranjo se souvient ce cette période particulièrement sombre de l'histoire récente de son pays : "Des têtes d’hommes accompagnées de menaces étaient jetées dans les bars et des corps démembrés étaient retrouvés chaque jour dans des lieux publics". C'est en partie pour montrer la domination de ces groupes criminels qui sèment la terreur de part et d'autre du pays que le réalisateur a voulu faire son film, Miss Bala, dont l'intrigue se déroule au beau milieu du climat de désolation semé par les cartels. C’est sous la présidence de Calderon que, pour la première fois, le gouvernement décida de prendre position contre les cartels de la drogue, déclenchant une vague de violence qui, à ce jour, a causé la mort de plus de 30 000 personnes. 

 
Les guerres de territoire que se livrent certains cartels ont engendré un nombre de morts effarant.

Chaque jour, deux enfants de moins de 14 ans sont assassinés alors qu’ils travaillent comme informateurs, ou deviennent eux-mêmes des tueurs à gages. La violence et les assassinats de personnages publics paralysent le pays. Quasiment l’ensemble des forces de police sont gangrénées par la corruption. Des combats féroces ont lieu entre l’armée et les cartels pour le contrôle du pouvoir. De plus, l’opinion publique s’inquiète d’un nouveau phénomène : le nombre grandissant d’atteintes aux droits de l’hommes perpétrées par les militaires contre les civils.

 

Miss-Bala-copie-3.jpg


Avant l'arrivée des Espagnols en territoire mexicain, les habitants du pays avaient des mœurs et des coutumes archaïques, au même titre que les tribus mayas ou aztèques, par exemple. Or, selon le cinéaste Gerardo Naranjo, il existe une forme de survivance de cette sauvagerie primitive dans la barbarie des cartels qui font preuve d'une inventivité macabre lorsqu'il s'agit d'exécuter les gens.
  

Miss Bala trouve son origine le 24 décembre 2008, lorsque le producteur Pablo Cruz tombe sur un article de presse relatant l’histoire d’une magnifique jeune femme accusée de faire partie d’un cartel. "Comment une femme comme elle s’est-elle retrouvée là- dedans ?", s’est alors demandé Pablo Cruz. Sentant que ce petit bout d’histoire pourrait faire un film captivant, Pablo Cruz téléphone à Gerardo Naranjo. Il est, lui aussi, frappé par cette histoire. Ils décident ensemble de porter l'affaire à l’écran. Ils se mettent d’accord sur le fait qu’ils ne veulent pas faire un film sur le trafic de drogue ou prendre position sur le sujet. Selon eux, la seule façon d’être crédible est de raconter cette histoire à travers les yeux d’une jeune fille respectueuse des lois qui se retrouve mêlée au monde de la criminalité qui a fait du Mexique un champ de bataille.

 

Miss Bala-copie-4

   
Cherchant en premier lieu à se rendre utile et à mettre son savoir au service de son pays, le sujet de la drogue et des ravages des cartels est apparu comme une évidence à Gerardo Naranjo, qui voulait poser un regard objectif et réaliste sur ce fléau. Pour ce faire, il a opté en faveur d'un récit appréhendé d'un point de vue extérieur, dénonçant par la même occasion le systématisme consistant à montrer les gros bonnets mexicains comme des héros ou des personnages de comédie, comme on a pu le voir dans certains autres films.
 
Le réalisateur Gerardo Naranjo, très marqué par son environnement, se souvient avoir grandi en voyant les femmes être traitées comme des objets, et c'est cette conception qu'il a voulu dénoncer dans Miss Bala.

 

Miss-Bala---Gael-Garcia-Bernal--Stephanie-Sigman.-Gerardo-N.jpg

 

Gael García Bernal, Stephanie Sigman. Gerardo Naranjo, Diego Luna

  
La ville dans laquelle Gerardo Naranjo a grandi était, selon ses propres aveux, une ville fantôme très pauvre. Mon père et moi allions au cinéma ensemble : notre relation était basée là-dessus, c’était notre façon de communiquer. Nous avons vu beaucoup de films ensemble, habituellement dans une salle de cinéma vide car, dans notre ville, personne ne voulait voir de films. La ville dans laquelle j’ai grandi ressemblait à une ville fantôme car son économie était basée sur l’industrie pétrolière, mais sans pétrole. Les gens étaient pauvres et un peu désespérés.

 

Gérardo Naranjo ajoute : "Le Mexique est un pays manipulé par la télévision, où l’éducation est faite par les séries télévisées. Les films, par contre, agissent à un niveau plus élevé. Je crois que les réalisateurs créent des tapisseries qui montrent la vie telle qu’elle est. J’ignore comment ce film sera reçu, ou s’il changera la compréhension que certains ont de la guerre de la drogue, mais je sais que je l’ai réalisé par amour pour mon pays et que je veux lui rendre un peu de ce qu’il m’a donné. Il y a ici une énergie que je ne trouve nulle part ailleurs. Je crois que cette énergie vient du fait que le meilleur et le pire coexistent au Mexique. On y trouve une réelle joie de vivre ainsi que de graves difficultés."

 

 

 

 

Sources :

http://www.cinemovies.fr

http://www.allocine.fr

http://www.imdb.com

Published by Ciné Alain - dans Cinéma Amérique du Sud
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