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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 00:00

No

 

Date de sortie 6 mars 2013

 

No---Affiche.gif


Réalisé par Pablo Larraín


Avec Gael García Bernal, Antonia Zegers, Alfredo Castro,

Marcial Tagle, Roberto Farias, Nestor Cantillana,

Luis Gnecco, Jaime Vadell

 
Genre Historique, Drame


Production  Chilienne, Américaine

 


No a déjà été primé à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2012, avec le Le Art Cinema Award, décerné par la Confédération internationale des cinémas d'art et d'essai. Longuement applaudi lors de la projection, le film est le plus grand succès critique de Pablo Larraín à ce jour.


En plus de se baser sur des faits réels, le scénariste de  NoPedro Peirano s'est inspiré par la pièce Référendum de l’écrivain chilien Antonio Skarmeta, écrite en exil après la prise de pouvoir de Pinochet. Cette pièce, qui n’a jamais été montée sur scène, adopte un point de vue inattendu sur la période finissante de Pinochet : celui d’un publicitaire.

 

Une autre de ses œuvres, Une ardente patience, avait déjà été portée à l’écran par Michael Radford dans Le Facteur réalisé en 1994.

 

No---Gael-Garcia-Bernal.gifSynopsis

 

Chili, 1988.

 

Lorsque le dictateur chilien Augusto Pinochet, face à la pression internationale, consent à organiser un référendum sur sa présidence, les dirigeants de l’opposition persuadent un jeune et brillant publicitaire, René Saavedra, de concevoir leur campagne.

 

Avec peu de moyens, mais des méthodes innovantes, Saavedra et son équipe construisent un plan audacieux pour libérer le pays de l’oppression, malgré la surveillance constante des hommes de Pinochet.

 

 

 

No raconte comment le dictateur Augusto Pinochet a été contraint de quitter le pouvoir après un référendum démocratique : un exemple unique dans l'histoire mondiale récente.

 

No est le quatrième long métrage de Pablo Larraín,  et s'inscrit comme la fin d'une sorte de trilogie initiée par les deux derniers films du réalisateur, qui déclare : "Santiago 73, Post Mortem parle des origines de la dictature, Tony Manero de son époque la plus violente, et No de sa fin. Peut-être que ce qui m’intéresse le plus, c’est de faire le bilan, de revisiter l’imaginaire de la violence, de la destruction morale et de la distorsion idéologique, pas pour la comprendre, mais pour dire qu’elle a existé. Peut-être qu'avec le temps les films donneront un regard sur une période pleine de labyrinthes sombres et tristes, de joies maladroites et souvent forcées."

 

Pablo Larraín a grandi dans une famille très investie politiquement : son père, ancien opposant de Pinochet, est un sénateur et une figure importante de la droite chilienne, tandis que sa mère est une ancienne ministre. Pablo, âgé de 12 ans lors du plébiscite, a été marqué par la simplicité de la campagne télévisuelle dont personne n’imaginait qu’elle changerait la destinée du pays.

 

No-.gif

 
Pour le tournage du film, le réalisateur a  utilisé le même format que celui de presque toutes les archives originales qui sont dans le film. Ainsi, ils ont obtenu comme résultat une image identique à celle réalisée dans les années 80, afin que le spectateur parcoure cet imaginaire sans différencier le matériel d'archives et l'image filmée lors du tournage.

 

 

"Nous évitons ainsi la perception d'un matériau d'époque en créant un hybride, de temps, d'espace et de matériel, généré grâce à des caméras à tube Ikegami de 1983. Le format presque carré en 4:3, et ce choix unique dans la technique audiovisuelle de réaliser ce film avec des caméras vidéo analogiques sont aussi une manière de résister à l'hégémonie esthétique du HD." explique le réalisateur.

 

Pablo Larraín a mené des recherches pendant trois ans et interviewé un grand nombre de politiciens, historiens et acteurs réels de la campagne du Non. Une cinquantaine de personnes ont participé activement à cette campagne dans les médias. Il n'était pas possible de toutes les représenter. Le réalisateur a donc concentré sa recherche sur deux publicitaires dont il a mêlé les caractéristiques pour inventer le personnage de René.

 

Pour le héros de son film, le réalisateur déclare :"René Saavedra est un enfant du système néolibéral impulsé par Pinochet. C'est pour cela qu'il est intéressant que ce soit lui, avec les mêmes outils idéologiques que ceux mis en place par la dictature, qui se charge de mettre Pinochet en déroute. Il le fait en inventant une campagne publicitaire remplie de symbolismes et d'objectifs politiques, qui en apparence sont seulement une stratégie de communication, mais qui en réalité cachent le devenir d un pays. Pour moi, la campagne du Non est la première étape de la consolidation du capitalisme comme unique système possible au Chili. Ce n'est pas une métaphore, c'est directement cela, de la publicité pure et dure, amenée à la politique."René Saavedra est un personnage inhérent au contexte dans lequel il a vécu, mais il est aussi éternel; il symbolise le réveil politique d'une personne en apparence apolitique. Etant une conséquence de la politique vécue par ses parents dans l'exil, la persécution, un être toujours étranger, il recherche au cours de l'histoire une manière inaperçue de se réconcilier avec son être politique qui est appelé à changer son milieu immédiat. Gael García Bernal déclare : "J'ai l'impression que ce passage à la maturité est constant chez l'être humain, en se rendant compte que l'on peut changer les choses par soi-même."

 

No - Gael-Garcia-Bernal-copie-1Ce personnage, incarné par Gael García Bernal, est ainsi construit comme une métaphore de l’histoire du Chili de la fin des années 80.


Ce n'est pas la première fois que Gael García Bernal joue le rôle d'un homme qui influence la destinée de tout un pays : il a déjà incarné Ernesto 'Che' Guevara dans Carnets de voyage, réalisé par Walter Salles en 2004.

 
Avant le tournage de No, Pablo Larraín craignait que Gael García Bernal ne puisse gommer son accent mexicain, ce qui aurait nui à la crédibilité du film. L’acteur a refusé toute aide d’un coach et s’est présenté le premier jour du tournage avec un accent chilien parfait, ce qui a grandement impressionné le réalisateur.

 

Dans un souci de réalisme et d’authenticité, Pablo Larraín a intégré dans No des spots publicitaires et jingles de l'époque, ainsi que des acteurs, chanteurs et danseurs ayant réellement participé à la campagne pour le "non" en 1988. Ce choix a suscité bien des débats et des polémiques au Chili, des deux côtés de l’échiquier politique. À droite, on l’a accusé de montrer Pinochet et ses comparses comme des abrutis, des incapables. À gauche, on s’attendait à ce qu'il adopte le point de vue du peuple martyr et celui des résistants à la dictature. Mais évoquer la publicité offrait des possibilités beaucoup plus fécondes. 

 

Ce publicitaire, engagé dans la campagne du Non, est en quelque sorte le résultat des normes que Pinochet avait imposées à son pays : le libéralisme effréné, le consumérisme, le marketing. Saavreda utilise les armes du régime. No montre comment Pinochet s’est inoculé son propre venin : son invention s’est retournée contre lui ! Les publicitaires chiliens de l’époque, des gens qui vendaient des autos et des fours micro-ondes, ont plus contribué à la chute du régime que les idéologues.

 

No---Gael-Garcia-Bernal-et-Alfredo-Castro-.gif

    
 

C’est la troisième fois que l’acteur Alfredo Castro tourne pour Pablo Larraín. Dans Santiago 73, Post Mortem, il était employé dans une morgue et dans Tony Manero, il était fasciné par le personnage de John Travolta de La Fièvre du samedi soir.


No a représenté le Chili

aux Oscars 2013, dans la catégorie du Meilleur film étranger.

 


 

Sources :

http://www.evene.fr - Olivier De Bruyn

http://www.imdb.com

http://www.cinemovies.fr

http://www.allocine.fr

Published by Ciné Alain - dans Cinéma Amérique du Sud
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