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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 22:02


Paris au Grand Palais.

 

Robert Mapplethorpe Au Grand Palais Robert Mapplethorpe

 

est l’un des plus grands maîtres de la photographie d’art en noir et blanc.

 

Un artiste perfectionniste que ce soit dans la photographie de ses portraits, ses fleurs, les sexes aussi. Le caractère cru et érotique des œuvres du milieu de sa carrière a déclenché de vives polémiques sur le financement public de l'art aux États-Unis.

 

Au-delà de la puissance érotique qui fit la célébrité de l’œuvre de Robert Mapplethorpe, l'exposition présente plus de 250 épreuves et pièces uniques.

 

 

Photos de la Fondation Robert Mapplethorpe


Selon l'ordre du défilement :

 

Portrait de l'artiste en 1980, Ajitto en 1981, Thomas en 1987, Derrick Cross en 1982, Vincent en 1981

 

Sont présentes toutes les facettes de l'œuvre. Allant de sa dimension classique à sa recherche personnelle de la perfection visuelle, jusqu'à son côté provocateur.

 

L'exposition couvre toute la carrière de cet artiste hors du commun né en 1946.

 

Marqué par la libération sexuelle et l'affirmation de son identité gay, le talent de l'artiste s'est particulièrement développé entre les années 1970 jusqu’à sa disparition prématurée en 1989 des suites du sida.

 

Robert-Mapplethorpe-et-Patti-Smith.gifEn 1967, Robert Mapplethorpe rencontre Patti Smith avec laquelle il entretiendra d'abord une relation intime, puis amicale jusqu'à sa mort. Leurs quelque trois ans de vie commune sont relatés par Patti Smith dans un de ses ouvrages, Just Kids, traduit de l’anglais par Héloïse Esquié, et publié aux éditions. Denoël.

 

C'était l'été où Coltrane est mort, l'été de l'amour et des émeutes, l'été où une rencontre fortuite à Brooklyn a guidé deux jeunes gens sur la voie de l'art, de la ténacité et de l'apprentissage. Patti Smith deviendrait poète et performeuse, et Robert Mapplethorpe, au style très provocateur, se dirigerait vers la photographie. Liés par une même innocence et un même enthousiasme, ils traversent la ville de Brooklyn à Coney Island, de la 42ème Rue à la célèbre table ronde du Max's Kansas City, où siège la cour d'Andy Warhol. En 1969, le couple élit domicile au Chelsea Hotel et intègre bientôt une communauté de vedettes et d'inconnues, artistes influents de l'époque et marginaux hauts en couleur.

 

C'est une époque d'intense lucidité, les univers de la poésie, du rock and roll, de l'art et du sexe explosent et s'entrechoquent.


Immergés dans ce milieu, deux gamins font le pacte de toujours prendre soin l'un de l'autre. Romantiques, engagés dans leur pratique artistique, nourris de rêves et d'ambitions, ils se soutiennenet et se donnent confiance pendant les années de vache maigre.


Just Kids commence comme une histoire d'amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 60-70, de ses riches et de ses pauvres, de ses paumés et de ses provocateurs. Véritable conte, il retrace l'ascension de deux jeunes artistes, tel un prélude à leur réussite.

http://www.denoel.fr

 

 

Patti Smith et Robert Mapplethorpe à Coney Island

 

"À l’évidence, il ne s’agit pas d’un livre rock’n'roll. Le jour précédent la mort de Robert, je lui avais promis d’écrire un livre sur notre amitié, l’amour que nous nous portions. Donc mon but n’était pas d’écrire sur le rock. Ma route m’a menée au rock’n'roll, mais avant il y a eu Robert. Je voulais aussi écrire un livre sur la loyauté, la découverte de soi, que ce soit à travers la poésie, le rock ou la photographie. Et que cela inspire d’autres générations. Car même si Robert est mort jeune, du sida, il n’était pas autodestructeur. Nous voulions tous les deux vivre."

 

D'après cette dernière, Robert Mapplethorpe n'aurait pas été très intéressé par la photographie avant 1970.


 

Patti Smith et Robert Mapplethorpe à Coney Island

 

 

Les œuvres exposées au Grand Palais jusqu'au 13 juillet 2014 proviennent de la Fondation Robert Mapplethorpe, du Musée Salomon R. Guggenheim de New-York, ainsi que de nombreux collectionneurs privés.

%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

 

Selon l'ordre du défilement :

 

La Princesse Gloria von Thurn und Taxis en 1987, Deborah Harry en 1978, Holly Solomon en 1976, Ken Moody et Robert Sherman en 1984, Patti Smith en 1986, Andy Warhol en 1986, Isabella Rosellini en 1988, Gregory Hines en 1985,  Francesco Clemente en1983, David Hockney en 1976, Marisol en 1979.

 

Portraits de la Fondation Robert Mapplethorpe

 

À l'occasion de la plus grande rétrospective jamais consacrée à Robert Mapplethorpe, Patti Smith se confie à Télérama et revient sur leurs plus belles années.

;

 

Malgré les difficultés financières du couple, Robert Mapplethorpe achetait régulièrement des magazines pour en découper les photos et réaliser des montages. Ainsi, ses thèmes de prédilection auraient changé radicalement à plusieurs reprises entre 1967 et 1970, passant de l'ésotérisme à la dévotion ou encore la magie, toujours selon Patti Smith.  

.

 

 

Richard Gere en 1982.

 

 

 

L'exposition accueille les visiteurs avec l'autoportrait de l'artiste datant de 1988.

 

La fin de sa vie, donc. Photographie avec une canne surmontée d'une tête de mort.

Le ton est donné.

 

Jérôme Neutres, le commissaire de cette exposition au Grand Palais, parle de cet ensemble de photographies exposées "comme Orphée qui nous emmène dans le royaume des ombres".

 

Sur des murs gris clair, quelques propos de l'artiste se détachent au-dessus des photographies. Dont un, accordé lors d'un entretien avec Barbara McKenzie en 1985, résume assez bien l'exposition :

 

"Je cherche la perfection dans la forme.

Dans les portraits. Avec les sexes. Avec les fleurs."

 

Tout au long de la visite, l'artiste délivre son message qui trouve, aujourd'hui, encore une étrange résonnance. Inutile de se cacher derrière son petit doigt. En venant voir une exposition consacrée à Robert Mapplethorpe, rien ne peut étonner. Mais séduire, oui.

 

Des corps de femmes et d'hommes nus, des fleurs aux couleurs éclatantes, d'autres encore en noir blanc témoignent ici de cet incroyable talent. L'artiste nous invite dans son univers, au plus profond de ses fantasmes, aussi. Son talent n'a d'égal que le courage de ne rien cacher. De tout exposer. D'être lui-même. 

 

L'esthétique est omniprésente.

 

Il est bien entendu largement question de l'incroyable et magnifique histoire que l'artiste entretiendra avec Patti Smith. Outre les portraits de celle-ci, les visiteurs peuvent s'arrêter devant une petite "chapelle" qu'ils ont faite pour abriter une figurine d'agneau.

 

Une autre exposition concernant Robert Mapplethorpe se tient jusqu'au 21 septembre 2014 au Musée Rodin.


Pour plus d'informations, cliquez ICI !

 

 

 


Sources :

http://www.grandpalais.fr

http://www.lefigaro.fr

http://www.telerama.fr

Published by Ciné Alain - dans Photographie
commenter cet article

commentaires

chris 11/06/2014 13:18


Salut grand veinard ... Paris et ses musées, ses théâtres aussi à ce que je vois. Profite. Super ton article sur Mapplethorpe. Un grand artiste. @ +

charlus 11/06/2014 08:25


maginifique artiste, sublime photographe. parfait représentant de l'incroyable bouillonnement intellectuel et artistique de la fin des années 60 et des années 70 à New York. Considéré comme
scandaleux et provocateur, Mapplethorpe se révèle aujourd'hui très pur dans son style, sa forme et finalement son esprit. Bel article Alain.

Johanne 10/06/2014 19:59


Bonsoir cher Alain, visiblement ton séjour parisien t'a procuré de grands bonheurs. J'attends la suite. Tu étais à l'Atelier non ?

 

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