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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 23:00

 

The-Glenn-Miller-Story---Affiche.png

 

Réalisé par Anthony Mann


Avec James Stewart, June Allyson, Harry Morgan,

Charles Drake, George Tobias, Barton MacLane,

Sig Ruman, Irving Bacon, James Bell, Kathleen Lockhart,

Katherine Warren, Frances Langford,

Louis Armstrong, Ben Pollack, Gene Krupa


Genre Musical, Drame, Biopic


Production Américaine - 1954

 

Titre original The Glenn Miller Story

 

 

La direction musicale, est parfaite et remportera même un oscar en 1955, celui du Best Sound Recordings of a Musical pour Leslie I. Carey. Si nous entendons certains enregistrements originaux du Miller Band, les autres ont été arrangés par le talentueux Henry Mancini qui connaissait très bien cette musique pour avoir été pianiste et arrangeur pour le Glenn Miller Orchestra de l’après-guerre.

 

Le biopic étant un exercice particulièrement difficile à réussir surtout si le sujet est particulièrement adulé et malgré les innombrables inexactitudes historiques, on peut dire que ce film est une bien belle réussite qui devrait plaire au plus grand nombre, même aux non-amateurs de films musicaux.

 

The-Glenn-Miller-Story---James-Stewart.jpg

 

James Stewart

 

Un magnifique et enthousiasmant hommage à ce musicien

profondément humain, mais avide de perfection, et à sa musique !

 

Synopsis

 

Le film retrace la vie et la carrière du jazzman Glenn Miller jusqu'à sa mort en décembre 1944.

 

Romance-inachevee---James-Stewart.jpg James Stewart 

 

Glenn Miller (James Stewart) est un musicien sans le sou qui vaque d’orchestre en orchestre. Son trombone est aussi souvent au bord de ses lèvres que chez un prêteur sur gage de sa connaissance. Glenn Miller essaie en fait de trouver preneur pour les arrangements qu’il compose lorsqu’il n’a plus son instrument à disposition. Son rêve : trouver "his own kind of music" ! Sur un coup de tête, il épouse Helen Burger (June Allyson), douce femme d’une patience infinie, qui va devenir en même temps son inspiratrice et son soutien. Le succès ne sera pas immédiatement au rendez-vous mais un incident fortuit va l’obliger à écrire un arrangement pour le moins inhabituel, la clarinette ayant à tenir le premier rôle.

 

  Romance-inachevee---June-Allyson-et-James-Stewart.jpg

 

June Allyson et James Stewart

 

La suite on la connaît :  Moonlight Serenade  va le propulser leader d’un des  Big Band les plus célèbres du monde. S’ensuivront autant de standards mondialement célèbres tels In the MoodTuxedo JunctionString of PearlsChattanooga Choo Choo

 

Engagé comme chef d’orchestre dans l’armée pendant la Seconde Guerre Mondiale pour redonner le moral aux soldats avides de sa musique, le capitaine Glenn Miller disparaît tragiquement en décembre 1944 au dessus de la Manche avec l’avion qui le transportait pour un concert à Paris.

 

Romance-inachevee---James-Stewart-.jpg  James Stewart

 

Pour Helen, ses proches et son public, il restera pourtant à jamais présent grâce à sa musique.

Exaltée, émouvante et nostalgique, une biographie musicale aux allures de conte de fées, hommage brillant à l'un des plus légendaires chefs d'orchestre américains, qui nous rappelle que la musique, elle, est éternelle.

 

Romance-inachevee.jpg.Romance-inachevee-copie-1.jpg

Anthony Mann démontre une fois encore qu'il est un grand directeur d’acteurs et son sens inné de l’ellipse nous fait éviter bien des clichés.

 

Le couple formé par l’inégalable James Stewart et la douce June Allyson est l’un des plus attendrissants jamais vu à l’écran. Il se reformera d’ailleurs sous la direction du même Anthony Mann pour Strategic Air Command en 1955.

 

James Stewart, dans le rôle de Glenn Miller, excelle une nouvelle fois et se révèle très convaincant même le trombone à la bouche. Habillé en soldat dans la scène Chatanooga Choo Choo , on croirait presque voir le véritable musicien en chair et en os.

 

 James Stewart Romance-inachevee---James-Stewart-copie-1.jpg

 

June Allyson, belle et adorable nous touche constamment. Son sourire angélique, son rire et sa voix cassée ne sont pas étrangers au capital de sympathie que dégage son personnage mais pas seulement ; le talent de l’actrice est bel et bien présent. Helen est un ange de patience et de discernement et June Allyson en fait un personnage féminin au moins aussi important que celui de Glenn Miller : la supériorité de ce biopic sur un tas d’autres pourrait aussi venir de là, d’un rôle de femme absolument jamais sacrifié.

 

June Allyson est formidable de compréhension quand sa nuit de noces vient constamment à être repoussée. Elle est touchante quand elle avoue sa déception à son mari de ne pas le voir poursuivre son but artistique quitte à devoir un peu la délaisser. Ou plus encore lorsqu’elle sort de sa poche l’argent économisé qui manquait justement à la formation du Band. Elle ne se démonte pas quand les échecs du début de carrière et de tournée se suivent à répétition. Elle respire le bonheur quand, pour leurs dix ans de mariage, son époux désormais célèbre lui offre sa nouvelle chanson dont le titre est le numéro de téléphone qui les a conduit devant monsieur le Maire, Pennsylvania 6.5000

Et quel adjectif pourrait-on trouver pour décrire à quel point elle est formidable dans la scène finale ! Je défie quiconque de ne pas pleurer à chaudes larmes en découvrant cette dernière; elle continue à fonctionner de la même manière même à la dixième vision.

 

Romance-inachevee----June-Allyson.jpg June Allyson

 

La mort de Glenn Miller nous étant apprise par l’intermédiaire d’officiers militaires peu touchés par la nouvelle, Anthony Mann évite aussi de nous montrer l’annonce de la tragédie à son épouse, nous nous retrouvons quelques jours après, le soir de Noël.

 

Helen est entourée par ses enfants et les amis de sa famille. Triste comme il se doit, elle éclate en sanglots avant que l’émission hommage que lui rend la radio vienne à commencer. Mais une surprise posthume l’attend sur les ondes : Anthony Mann ne quitte désormais presque plus le visage en gros plan de l’actrice et, sans dévoiler de quoi il en retourne, on suit les émotions diverses qui se reflètent sur son touchant visage comme si cette femme nous était très proche.

 

Au doux désespoir, vient se superposer un sourire nostalgique, amoureux et profondément émouvant sur fond de la chanson Little Brown Jug enregistré en 1938.

 

 

.

Glenn Miller fut sans aucun doute l’un des plus prestigieux chefs d’orchestre américain, l’un des premiers à avoir donné une place d’honneur aux cuivres à l’intérieur d’un ensemble destiné à faire danser la jeunesse de l’époque. Le "Miller Sound" est encore aujourd’hui aisément identifiable. Moins de 10 ans après la disparition du célèbre musicien, Universal sous la direction de Aaron Rosenberg mit en chantier ce  biopic  et ne s’en mordit jamais les doigts puisque ce fut un fulgurant succès commercial.

 

The Glenn Miller Story demeure aujourd’hui encore le modèle inégalé de toutes les biographies musicales de l’âge d’or hollywoodien. Ce biopic, sentimental au-delà de la bienséance, arrive encore à émouvoir les nouvelles générations.  En France, ce film demeure assez peu diffusé, mais c'est devenu un classique aux USA, les Américains l’ayant heureusement plébiscité encore plus que les autres films du genre.

 

Le scénario très bien écrit cumule bien des scènes  grisantes et  émouvantes.

 

Notons un délicieux bœuf improvisé sur Basin Street Blues par Louis Armstrong, Gene Krupa et Cozy Cole 

 

 

Ou encore Chatanooga Choo Choo  chantée par Frances Langford.

 

 

 

 

Rares sont les films aussi attachants que cette Romance inachevée. Une œuvre qui apporte la preuve qu’un grand film peut aussi exister sans nécessairement bénéficier d’une belle mise en scène.

 

Romance-inachevee---James-Stewart--copie-1.jpg

 

Ce film procure un plaisir et un enchantement de presque tous les instants, si l’on excepte un flottement de l’intrigue dans le dernier quart d’heure, celui voyant Glenn Miller en tournée en Europe pendant la Seconde Guerre Mondiale. Anthony Mann s’efface en fait complètement derrière son sujet, son scénario et ses acteurs, ne souhaitant certainement pas se mettre en avant de peur d’affaiblir la dimension humaine de son héros; tel quel l’ensemble fonctionne à la perfection.

 

Le talent de Anthony Mann est toutefois ici moins flagrant que dans les trois précédents westerns qui composent le début du fabuleux quintet tournés avec James Stewart, à savoir Winchester 73, Les affameurs et L’appât.

On a parfois même l’impression que le réalisateur hésite et ne sait pas trop où placer sa caméra. Si The Glenn Miller Story avait été signé par un simple et honnête artisan, nous ne nous serions certainement pas offusqués pour si peu, mais de la part d’un homme capable du formalisme le plus rigoureux, il est permis d’éprouver une petite déception purement esthétique.

 
Ben Pollack joue dans le film son propre rôle. C'est Murray McEachern qui a doublé James Stewart au trombone. 

 

 

Sources :

http://www.dvdclassik.com - Erick Maurel

http://www.telerama.fr

http://www.imdb.com

http://fr.wikipedia.org

http://www.allocine.fr

Published by Ciné Alain - dans Musicals
commenter cet article

commentaires

chartier 26/12/2012 18:26


bonjour,


j'ai déjà vu ce film il y a très longtemps. Magnifique interprétation de james stewart &  quelle belle musique de GLENN MILLER. Je cherche à acheter ce film en dvd où puis-je
m'adresser ,pour connaître les conditions de vente (le prix naturellement !...) & si il y a une version française ou version originale de celui-ci. Je vous remercie par
avance. 

Ciné Alain 27/12/2012 18:19



Bonsoir, merci pour votre visite et votre intérêt. C'est un cadeau qui provenait de la FNAC, (édité en zone 2) il existe depuis plusieurs années. Sinon, vous avez aussi Amazon pour vous le
procurer. VO sous titrée en français. Les prix varient en fonction de la zone, donc de votre lecteur et de l'état neuf ou occasion. Bien cordialement et belles fêtes de fin d'année. Alain



Martin Aliseroni 06/09/2012 19:08


jadore ce film et James Stewart est prodigieux. A consommer sans modération. 4 étoiles !

Miche Zorba 28/08/2012 18:29


Tout ce que j'aime ! Belle mise en scène, formidables acteurs et la musique ... magnifique !

 

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