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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 23:00

 

Date de sortie 8 mai 2013

 

Sous-surveillance---Affiche.gif


Réalisé par Robert Redford


Avec Robert Redford, Shia LaBeouf, Richard Jenkins,

Stanley Tucci, Susan Sarandon, Julie Christie, Anna Kendrick.

Nick Nolte, Chris Cooper, Terrence Howard, Brendan Gleeson, Jackie Evancho

 
Titre original The Company You Keep

 

Genre Thriller


Production Américaine

 

The Company You Keep, est une fiction, qui témoigne néanmoins des groupuscules radicaux hostiles à la Guerre du Vietnam qui sévirent durant la fin des années 60, début des années 70.

 

L'oeuvre s'attache plus particulièrement au mouvement des Weathermen.

 

Synopsis

 

En 1969, un groupe de militants radicaux appelés Weather Underground revendique une vague d’attentats aux États-Unis pour protester contre la guerre du Vietnam.


La plupart de ses membres furent emprisonnés, mais quelques-uns disparurent sans laisser de trace… Jusqu’à aujourd’hui.

 

Sous-surveillance----Susan-Sarandon.gif Susan Sarandon


L’arrestation de Sharon Solarz (Susan Sarandon), l’une des activistes, remet cette affaire sur le devant de la scène, au point d’attiser la curiosité du jeune et ambitieux reporter Ben Shepard (Shia LaBeouf).

 

Shia LaBeouf Sous-surveillance---Shia-LaBeouf.gif

 

Son ancienne petite-amie (Anna Kendrick) travaille pour le FBI et lui fournit de précieuses informations lui permettant de démasquer le personnage de Jim Grant (Robert Redford), un avocat sans histoires. Vu la tournure que prennent les évènements, Jim Grant décide de disparaître brusquement. "J'ai besoin d'aide", lance-t-il au téléphone.

 

 

Sous-surveillance---Robert-Redford.gif Robert Redford

 

Lorsque celui-ci disparait brusquement, Ben Shepard se lance alors à sa poursuite, déterminé à le retrouver avant le FBI qui a placé ses meilleurs agents sur l'affaire. Le journaliste et les agents secrets ne peuvent pas compter sur Sharon Solarz pour les aider à mettre la main sur le fugitif. "Nous ne nous sommes jamais trahis, aucun de nous, pendant trente ans", explique l'ancienne terroriste, confiante.

 

"Je suis devenu le grand solitaire ! Or, je suis marié, j'ai une famille et… j'aime les femmes ! Je peux être très sociable. Ce que je n'aime pas, c'est entrer dans un jeu qui vous oblige à être faux. Beaucoup de gens s'y prêtent. Moi, je préfère rester seul. Et garder ma vérité…" confie le réalisateur à Frédéric Strauss de Télérama dans des propos parus le 27 avril 2013.

 

Rester libre et vrai aura été, pour Robert Redford, l'ambition d'une vie. Un combat gagné contre la starisation standard que voulait lui imposer Hollywood. Devenu une figure de proue du cinéma indépendant depuis qu'il créa, en 1978, le festival de Sundance, il est lui-même désormais un réalisateur qui travaille, comme beaucoup, dans des conditions financières difficiles. Signant des films qui invitent à la réflexion.

 

Après les réalisations ci-dessous ...

 


 

Ce nouveaulong métrage de Robert Redford, librement adapté du roman de Neil Gordon paru en 2003, rappelle par certains aspects le précédent film du réalisateur, La Conspiration réalisé en 2010, qui racontait l'histoire de la première femme condamnée à mort aux États-Unis, accusée, sans preuves, d'avoir pris part au complot qui aboutit à l'assassinat de Lincoln. Selon Robert Redford Steven Speilberg a fait avec son Lincoln un film sur le souvenir d'événements que l'on connaît. "Moi, je voulais raconter une histoire que les gens ne connaissaient pas : cette femme condamnée à mort sans avoir eu droit à un procès loyal.  Je voulais inviter le public à regarder là où tout n'est pas noir ou blanc. Le conduire vers les zones grises. Vers la complexité"…confesse le réalisateur. Au sujet de La Conspiration le réalisateur se confie à Frédéric Strauss pour Télérama dans les termes : "Il n'a simplement pas pu accéder aux salles de cinéma ! Le film de Steven Spielberg a bénéficié d'une attention énorme, car il était soutenu par Disney, qui a mis des millions dans la promotion. Aujourd'hui, même Les Trois Jours du Condor, que j'avais tourné en 1975, n'aurait plus l'appui des studios. Voilà pourquoi il faut se battre pour le cinéma indépendant. Sinon, comment pourra-t-on tourner, demain, des films comme La Conspiration ou Sous surveillance ?"

 

La Conspiration et le présent Sous surveillance se centrent sur un personnage moralement ambigu confronté à son passé et aux décisions qu'il a prises, en étant aidé par un homme qui cherche à découvrir la vérité.

 

En 2007 Robert Redford réalisait Lions et agneaux qui évoquait la guerre en Afghanistan, l'engagement individuel et le pouvoir des politiques.

 

Questionner, témoigner, transmettre, telles sont les préoccupations de Robert Redford, observateur passionné de l'Amérique et de ses changements. Un homme aujourd'hui en accord avec son temps.

 

À l'heure où les blockbusters dominent le box office, Robert Redford a exprimé son envie de revenir à un cinéma plus traditionnel avec Sous surveillance, privilégiant ainsi l'histoire et le jeu des acteurs par rapport aux effets spéciaux sensationnels : Sous-surveillance---Robert-Redford-copie-1.gif"Le côté "spectaculaire" de ce film provient des interactions explosives entre les personnages - cela nous renvoie à une époque antérieure du cinéma", explique le réalisateur. "De nos jours, c’est la technologie qui est le moteur de toute l’histoire, et l’histoire n’est pas très développée, mais il y a énormément d’action et c’est extrêmement distrayant. Tout cela n’existait pas dans les années 1970. C’était une époque où l’histoire occupait une place prédominante, et c’est justement ce qui me plaît. Aujourd’hui encore, je pense être davantage attiré par cet aspect humaniste du cinéma."

 

En s'attaquant au "Weather Underground", un collectif américain de la gauche radicale, et à l'histoire récente des États-Unis, les acteurs Robert Redford et Richard Jenkins ont tous deux exprimé leur intérêt de jouer dans un film dont l'époque et l'histoire leur sont familières. Ainsi Robert Redford se souvient : "J’avais beaucoup d’amis engagés. J’ai vu ce qui se passait, j’ai pu en apprécier les bons côtés. Ils ne voulaient pas faire une guerre à laquelle ils ne croyaient pas, ils se sont donc rebellés. J’étais solidaire de leur combat, mais je n’y ai pas pris une part active."

 

Sous-surveillance---Nick-Noltel-et-Shia-LaBeouf-.gifTous les films réalisés par Robert Redford parlent de l'Amérique. Son pays le fascine. Mais, tout en l'aimant, il ressent aussi la nécessité de le regarder d'un œil exigeant, critique. "Il y a chez nous une tendance naturelle à éviter la complexité et à aller de l'avant. Gagner. Mais, dans un pays qui se veut fort, dans une société où s'exercent des pouvoirs immenses, que devient l'individu ? Ce qui m'intéresse, c'est de montrer tout ce qui l'empêche de se sentir libre. De raconter des histoires où l'individu resurgit et s'affirme." confie le réalisateur lors d'un interview accordé à Frédéric Strauss pour Télérama. Lors du même interview le réalisateur confesse :

 

À la question Votre propos est donc politique ?

 
Robert Redford répond : "La politique m'intéresse parce qu'elle est, par excellence, le domaine où nous devons exercer notre regard critique. En Amérique, elle est ce pouvoir complexe, très ramifié, devenu, avec la corruption, la proie d'une puissance encore pluSous-surveillance---Stanley-Tucci-et-Shia-La-Beouf.gifgereuse : l'argent. On le voit en ce moment avec le débat sur les ventes d'armes. La NRA [National Rifle Association) influe énormément sur la politique américaine : elle a une puissance financière telle qu'elle peut faire passer des lois qui ne sont pas forcément dans l'intérêt des individus. On doit utiliser le cinéma pour faire apparaître ces enjeux. C'est ce que j'essaie de faire depuis trente ans."


“L'Amérique a fait des erreurs,  il est temps de l'admettre et de le raconter.”


Dans Sous surveillance, vous semblez prendre acte de la fin des utopies en politique…

 
"Ça me fascine. Notre histoire est pleine de mouvements se battant contre l’ordre établi. Mais ces mouvements se sont toujours épuisés avant d’avoir pu triompher. Que ce soit les anarchistes des années 20 ou le tout récent Occupy Wall Street. Dans les années 60, le Weather Underground promettait beaucoup. Tous ces jeunes gens qui disaient : "Nous avons notre propre voix et nous allons nous en servir. Nous ne voulons plus que les hommes politiques parlent pour nous. Nous ne voulons pas du commerce tout-puissant. Nous ne voulons pas de la guerre au Vietnam. " Au départ, je croyais en eux, j’étais d’accord avec leur combat – comme avec le principe de la plupart des révolutions. Mais, très vite, devant l’échec de leurs revendications, ils en sont venus à la violence, et ça a été le début de la fin" confie Robert Redford.

 

Le producteur Bill Holderman est un collaborateur fidèle de Robert Redford, avec lequel il a déjà travaillé lors de ses deux dernières réalisations, Lions et agneaux en 2007 et La Conspiration.


Sous-surveillance---Robert-Redford-et-Richard-Jenkins.gifOn a catalogué Robert Redford homme de gauche, à cause de son esprit critique. "Et aussi parce que c’est moi qui ai été à l’origine des Hommes du Président, le film d’Alan J. Pakula sur le scandale du Watergate : une idée d’homme de gauche, forcément… C’est une vision très réductrice de ce que je peux être ! Ma réponse à tout ça, c’est mon nouveau film." rajoute le réalisateur.

Dans Sous surveillance Robert Redford joue un homme très à gauche qui, au fil de sa vie, parcourt un chemin qui le conduit plus au centre, qui devient ce qu’on appelle aux États-Unis un libéral. "Comme moi. Cet homme finit par avoir une discussion assez dure avec la femme qu’il avait aimée, restée, elle, dans la radicalité. Sous surveillance est un film sur le changement. Qui est inévitable. Il n’y a que le Tea Party pour croire que rien ne change et que rien ne doit changer !" rajoute le réalisateur.

 

Robert Redford, qui officie en tant qu'acteur et réalisateur pour Sous surveillance, confie ne pas toujours être à l'aise avec cette double fonction : "Je pense qu’il faut être schizophrène, mais de manière contrôlée. Je ne suis pas particulièrement attiré par le fait de jouer dans un film tout en le réalisant", déclare-t-il, en poursuivant : "Lorsque je joue, j’aime être libre, et lorsque je mets en scène, j’aime avoir la liberté d’observer la situation à la manière d’un chef d’orchestre. Au lieu d’être un unique instrument, on regarde comment tous s’accordent ensemble pour créer une histoire."

Si le scénario de Lem Dobbs était déjà abouti au moment du tournage, Robert Redford a toutefois laissé ses acteurs y contribuer de manière parfois importante. Shia LaBeouf se remémore par exemple une scène avec Brendan Gleeson, chef de police retraité dans le film, qui n'était à l'origine pas prévue par le réalisateur : "Initialement, cette scène n’existait pas vraiment. Et puis avec Brendan, nous avons commencé à échanger des idées… Robert laisse une certaine liberté au scénario, mais en conservant un cadre déterminé", explique le comédien.


Sous-surveillance---Robert-Redford-et-Jackie-Evancho.gif

 

La fille de Robert Redford dans Sous surveillance est jouée par Jackie Evancho, une petite prodige de 12 ans révélée grâce à sa voix dans l'émission de télé-crochet américaine America's Got Talent, dont elle a tiré une notoriété fulgurante.

 
Robert Redford s'est entouré de seconds rôles prestigieux pour le casting de Sous surveillance; tous ou presque ont en effet déjà été nommés ou récompensés aux Oscars. On retrouve ainsi les acteurs réputés Julie Christie, Susan Sarandon, Stanley Tucci, Terrence Howard, Richard Jenkins, Chris Cooper, Nick Nolte ou encore la prometteuse Anna Kendrick.
 
Réputée pour son activisme politique, Julie Christie a reconnu quelques similitudes avec son personnage de Mimi Lurie dans Sous surveillance : "Mimi possède une incroyable intégrité. Je parlerais même d’une intégrité "douloureuse", car être intègre est une entreprise douloureuse", déclare la comédienne.

À l'instar des acteurs présents au casting de Sous surveillance, l'équipe technique compte nombre de collaborateurs de renom. On peut ainsi noter la présence de Laurence Bennett, chef décorateur réputé nommé aux Oscars, ainsi que le compositeur Cliff Martinez, fidèle complice de Steven Soderbergh.
 
Sous surveillance a été présenté hors compétition à la Mostra de Venise en 2012, ainsi qu'au Festival International du Film de Toronto.

 

 

 

 

Sources :

http://www.telerama.fr

http://www.aceshowbiz.com

http://www.imdb.com

http://www.allocine.fr

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2013
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commentaires

armelle 06/05/2013 11:18


Bonjour Alain,


Je ne connais pas ce film mais j'ai vu l'autre jour aux informations Robert Redford qui a beaucoup vieilli bien sûr mais reste un homme  sympathique et plein de projets, surtout en ce qui
concerne la mise en scène.


Envisagez-vous le transfert sur l'autre plateforme. j'avoue le redouter car certains anciens disent qu'ils ont perdu leurs liens et leurs photos et les photos sont essentielles. tenez-moi au
courant si vous osez vous lancer. Comme vous, j'ai un souvenir tellement pénible du précédent avec allociné que j'en reste un peu traumatisée.


Oui, je ne manquerai pas de voir le film sur Arendt dès qu'il passera pas trop loin de chez moi. C'est sûrement intéressant. Bonne journée Alain et à très bientôt. Mon livre sort prochainement et
je n'aime pas du tout la quatrième de couverture mais je vous en reparlerai. L'éditeur a préféré son résumé du roman au mien et je le trouve très quelconque et pas du tout précis. Enfin, c'est
ainsi !

 

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