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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 20:30

 

Date de sortie 23 avril 2014

 

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Réalisé par  Destin Cretton


Avec  Brie Larson, John Gallagher Jr., Kaitlyn Dever,

Rami Malek, Keith Stanfield, Melora Walters, Stephanie Beatriz


Titre original Short Term 12

 

Genre Drame


Production Américaine

 

States of Grace

a remporté un grand nombre de prix dans divers festivals. Cliquez ICI !

 

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Brie Larson

 

Synopsis

 

 

Sensible et déterminée, Grace (Brie Larson), une jeune femme d’une vingtaine d’années, est à la tête d'un foyer pour adolescents en difficulté. Elle accomplit son travail avec humour et un grand sens de la réalité.


Alors qu’elle gère parfaitement sa vie professionnelle, sa vie personnelle est plutôt labile. Elle fuit son passé, souvent aux dépens de sa relation avec son ami Mason (John Gallagher Jr.), qui est également son collègue.

 

Parmi les jeunes membres de son équipe, diversement expérimentés, la solidarité et le bon esprit sont de mise.

 

Jusqu’à l’arrivée soudaine d’une fille tourmentée, Jayden (Kaitlyn Dever) qui ignore les règles du centre et renvoie Grace à sa propre adolescence… pas si lointaine.

 

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Kaitlyn Dever

 

Le réalisateur/scénariste Destin Cretton, est en terrain familier avec States of Grace.

 

Non seulement le film est inspiré de sa vie en tant qu'éducateur dans un centre de jeunes à problèmes, mais il avait déjà écrit et réalisé le court-métrage, Short Term 12 en 2008  pour sa thèse de fin d’études.  

 

"Je l’avais présenté au Festival de Sundance en 2009 où il a glané un Prix, et au Festival du court-métrage à Clermont-Ferrand. Au même moment, j’ai commencé à écrire une première mouture du scénario pour la version longue mais j’étais novice et quelqu’un m’a dit que si je voulais aller à Sundance, il valait mieux que j’ai un scénario abouti de long-métrage sous mon bras. Je m’y suis donc consacré. Ce scénario s’est finalement retrouvé à l’Académie des Arts du Cinéma et des Sciences, où il est devenu l’un des cinq scénarios à recevoir en 2010 la bourse Nicholl. Il fallait ensuite trouver les financements et, sur une thématique aussi délicate, personne ne m’a réellement donné de coup de main... A chaque fois que je présentais le projet, et ce malgré les passages remarqués en festivals, j’essuyais des refus. De fait, j’ai abandonné la version longue pour me consacrer à un autre projet : I Am Not a Hipster, que j’ai monté facilement et présenté au Festival de Sundance. C’est lors de cette manifestation que j’ai pu réunir le financement nécessaire à la réalisation de States of Grace. J’ai tourné I’m not a hipster l’été 2011 et States of Grace l’été suivant."

 

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John Gallagher Jr. et Brie Larson

 

Destin Cretton confie "Enfant, je n’avais pas la télévision, je passais mes journées entières dehors. Je m’amusais avec des amis à recréer le monde, à rejouer des situations de la vie de tous les jours. Plus tard, j’ai découvert la caméra et j’ai commencé à m’amuser à les filmer. Petit à petit, l’idée de mise en scène est venue. Lorsque l’on grandit à Maui (Hawai), la vision du monde reste parcellaire, réduite. J’envisageais la réalisation comme un jeu, certainement pas comme un métier. Ma cinéphilie s’est développée lors de mes années de lycée. J’ai ensuite suivi le cursus classique pour devenir réalisateur. J’ai signé un premier court-métrage Longbranch : A Suburban Parable en 2001. Par la suite, j’ai enchaîné les courts-métrages et réalisé notamment deux documentaires : un pour HBO, un autre pour Discovery Channel." 

 

À la question : Avez-vous des influences ?


Destin Cretton répond : "À Maui, le cinéma indépendant n’existe pas. J’ai grandi avec des films pour enfants comme Les Goonies (Richard Donner, 1985) ou des comédies parodiques comme Police Academy (Hugh Wilson, 1984). J’ai vraiment été introduit au cinéma "sérieux" au lycée; et la première fois que j’ai compris ce qu’était le cinéma, c’est en découvrant Breaking The Waves (Lars Von Trier, 1996). Je n’avais jamais vu un film pareil. J’étais totalement bouleversé, hanté par le film des semaines et des mois après l’avoir vu. Et je suis tombé amoureux du cinéma indépendant américain et européen grâce à Lars Von Trier. Découvrir par la suite un film comme Festen (Thomas Vinterberg, 1998) a été un nouveau choc. J’étais très impressionné par la façon dont Vinterberg autopsiait une famille, retranscrivait l’authenticité des rapports humains, la cruauté aussi. Le documentariste Steve James reste la grande influence pour States of Grace, la manière dont il enregistre des relations complexes entre ceux qui aident et ceux qui vont mal. Il parle de l’espoir et en même temps de sa fragilité. Autrement, un film comme La Vie Est Belle (Frank Capra, 1946) représente exactement ma conception de la vie."

 

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Brie Larson et Keith Stanfield

 

Comment avez-vous vécu le triomphe public – et la standing-ovation – lors de la présentation du film au Festival du cinéma américain de Deauville ?


"Je n’ai reçu que des témoignages d’amour. Comme je ne connais pas le calcul, je suis incapable d’anticiper les réactions des spectateurs, surtout dans des pays étrangers. Aux Etats-Unis, les spectateurs vivent un film, ils s’expriment beaucoup et réagissent sur ce qu’ils voient à l’écran. A Deauville, c’était si émouvant qu’une histoire aussi spécifique et aussi personnelle trouve une telle connexion avec des gens d’une autre culture. Quand j’ai entendu des spectateurs rire devant des choses qui me faisaient rire dans la salle de montage, je me suis dit que le film fonctionnait comme je le souhaitais, soulignant que nous sommes tous similaires tout en étant différents."

 

 

Le but de States of Grace n'était pas de faire un documentaire mais un film inspiré de situations réelles. Le tournage d'un documentaire aurait été trop compliqué à cause des autorisations trop difficiles à obtenir compte tenu de la situation dans laquelle se trouvent ces jeunes :  

 

"Toutes les histoires du film partent d’une base documentaire, elles sont tirées de confessions que j’ai pu recueillir. Mais tout est revisité, réécrit, et c’est tant mieux : je ne voulais pas exploiter la vie de ces gens. Tout ce que vous voyez et tout ce que vous entendez dans le film est scénarisé. Il n’y avait pas d’improvisation. Et, comme je ne voulais pas que cela paraisse trop artificiel, comme je voulais obtenir une sincérité, j’ai essayé d’installer une atmosphère, une euphorie et une décontraction sur le plateau de tournage. Ainsi, la proximité, l’atmosphère bon enfant, familiale, durant le tournage se retrouvent dans le film. À mon humble avis, c’est dans cet esprit que l’on travaille le mieux : on pouvait s’autoriser des erreurs, dire des sottises, être libre. Personne n’allait nous juger. Les acteurs incarnant Grace, Brie Larson et Mason, John Gallagher Jr., les mentors des ados dans States of Grace, devenaient également des modèles pour les jeunes comédiens durant le tournage, dans la même relation d’amis, d’enseignants-élèves. Grâce à ce genre d’interactions, ceux qui jouaient les adolescents étaient à l’aise, dans leur élément, justes. Exactement ce que je recherchais."

 

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Rami Malek

 

Comment avez-vous écrit le personnage de Grace ?

 

"Je me suis inspirée d’une éducatrice avec laquelle j’avais travaillé, par ailleurs ma supérieure hiérarchique. J’étais fasciné par sa dualité, le fait qu’elle soit si forte dans le cadre du travail et si fragile dans la vie de tous les jours. J’ai beau avoir vécu avec trois sœurs, je ne pense pas bien connaître les femmes. Je n’avais jamais écrit un personnage féminin auparavant, j’avais même peur d’être à côté de la plaque ; mais cette peur est devenue un moteur, une source d’inspiration. Au fil du tournage, mon attachement à ce personnage est apparu comme une évidence, j’ai compris pourquoi je m’intéressais tellement à elle. A travers elle, je parlais de moi. Grace est devenue mon double. Je comprenais tout d’elle, en particulier par quoi elle passait : son manque d’assurance, de confiance en l’autre."


Selon un entretien relevé sur http://www.commeaucinema.com

 

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John Gallagher Jr. et Brie Larson

 

Destin Cretton retrouve dans States of Grace l'un des comédiens qui avait tourné avec lui dans le court-métrage de States of Grace : Keith Stanfield. Entre les deux films, le nom de son personnage évolue, il passe de Mark à Marcus.


On retrouve sur States of Grace les directeurs de casting  Paul Schnee qui a, entre autres, travaillé sur Prisoners, et avec Rich Delia sur Un été à Osage County et Dallas Buyers Club.

 

 

Mon opinion:

 

Le réalisateur Destin Cretton adapte un de ses courts métrages, inspiré de sa propre histoire d’éducateur.

 

Documentaire ou fiction, peu importe. Le film ne manque pas d'intérêt et se veut, entre autres,  une référence au film de Frank Capra tourné en 1946, La vie est belle.

 

Les manques et les déceptions de l'enfance ressurgissent dans la vie adulte de Grace, dont le rôle est interprété, non sans talent par Brie Larson. Autant de blessures jamais cicatrisées qui mettront à mal sa vie personnelle et son équilibre tout entier.

 

Il lui faudra trouver une grande force de caractère. Indispensable pour se reconstruire après l'anéantissement d'une enfance à tout jamais démolie, mais pour assumer de surcroît, la prise en charge de tous ces jeunes en perdition devant le manque ou la cruauté de parents délinquants.

 

La réalisation à la fois sage et sans bluff reste à saluer pour ce jeune réalisateur déjà multi récompensé. Si le film multiplie les bons et grands sentiments, n'évite pas quelques clichés, et une certaine pédagogie, on se laisse malgré tout gagner par l'émotion devant tant de souffrances sans jamais apercevoir les coupables.

 

À l'exception d'un seul, qui dort d'un sommeil profond. Un salaud au repos.

 

Un film à découvrir et un réalisateur à suivre.

 

 

 

Sources :

http://www.commeaucinema.com

http://www.imdb.com

http://www.allocine.fr

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2014
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commentaires

Jacqueline 24/04/2014 18:21


Si j'avais su ... Avec ma soeur nous avons été voir le film avec S. Marceau. Bof, vraiment rien de génial. J'irai voir States of Grace dans la semaine. Demain je vais voir Deneuve. Te dirai.
Bises.

 

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Pour lire l'article consacré au film,

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