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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 00:00

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Date de sortie 20 février 2013

 

Hani-FarsiSyngue-Sabour---Pierre-de-patience---Affiche.gif


Réalisé par Atiq Rahimi


Avec Golshifteh Farahani, Hamidreza Javdan, Hassina Burgan,

Massi Mrowat, Michaël Gentile, Lauraine Heftler,

Gerhard Meixner, Hani Farsi


Titre original Syngué sabour

 

Genre Drame, Guerre


Pays de production Afghanistan,  France

 

Syngué sabour a fait le tour de nombreux festivals dont le Festival du Film de Sarlat, l'Arras Film Festival, le Festival Cinématographique d'Automne de Gardanne

 

et le Festival International des Jeunes Réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz

où il remporta le Chistera du meilleur film.

 

"L'Afghanistan cristallise toutes les contradictions humaines possibles. Pour moi, l'Afghanistan aujourd'hui c'est comme La Guerre des Étoiles de George Lucas. La vie ressemble à celle du Moyen Âge (les habits, la vie sociale, les valeurs religieuses...) et d'un autre côté, les armes sont les plus sophistiquées du monde. Ces contradictions sont intéressantes à filmer. C'est un pays où les choses se révèlent : les êtres, la lumière, les montagnes, la nature, la guerre, la politique, la religion... C'est très cinématographique !" confie le réalisateur. Outre la parole, le corps permet aussi la libération...
"La femme afghane, comme toutes les femmes du monde, a un corps, des rêves, des désirs, des plaisirs... Dans une société phallocrate, tout lui est retiré. Nous sommes ici en Afghanistan avec les barbus, les talibans, et au milieu de tout ça, il y a une femme qui ressent des choses. Pour qu'un être opprimé dans un pays comme l'Afghanistan puisse enfin prendre la parole, il fallait d'abord paralyser ce système dictatorial. À travers le corps inerte du mari, c'est tout le système qui est paralysé, blessé... Celui de l'héroïne peut enfin s'ouvrir et s'épanouir. Prenez le jeune soldat : il se croit supérieur - comme tous les hommes - mais lorsqu'il découvre l'amour et la faiblesse de son corps, tout change en lui. Plus que d'une femme, je parle ici d'un être opprimé sexuellement, religieusement, politiquement, culturellement, socialement... La femme n'est pas idéalisée non plus." rajoute
Atiq Rahimi. 

 

Syngue-Sabour---Pierre-de-patience---Golshifteh-Farahani.gif


Golshifteh Farahani

Synopsis

 

Au pied des montagnes de Kaboul, un héros de guerre gît dans le coma; sa jeune femme (Golshifteh Farahani) à son chevet prie pour le ramener à la vie. La guerre fratricide déchire la ville; les combattants sont à leur porte.

 

La femme doit fuir avec ses deux enfants, abandonner son mari et se réfugier à l'autre bout de la ville, dans une maison close tenue par sa tante (Hassina Burgan). De retour auprès de son époux, elle est forcée à l'amour par un jeune combattant .

 

Contre toute attente, elle se révèle, prend conscience de son corps, libère sa parole pour confier à son mari ses souvenirs, ses désirs les plus intimes...

 

Jusqu'à ses secrets inavouables. L'homme gisant devient alors, malgré lui, sa "syngué sabour", sa pierre de patience - cette pierre magique que l'on pose devant soi pour lui souffler tous ses secrets, ses malheurs, ses souffrances...

 

Jusqu'à ce qu'elle éclate !

 

Golshifteh-Farahani---Syngue-Sabour---Pierre-de-patience.gif

 

Golshifteh Farahani

 


Syngué Sabour - Pierre de patience est l'adaptation du livre du même nom écrit par Atiq Rahimi en 2008. Il a reçu le prix Goncourt le 10 novembre 2008 pour ce même roman.

 

L'auteur réalisateur est né en 1962 à Kaboul, il vit et travaille aujourd’hui à Paris. Il a fait ses études au lycée franco-afghan Estiqlal de Kaboul puis à l’université (section littérature). En 1984, il quitte l’Afghanistan pour le Pakistan à cause de la guerre, puis demande et obtient l’asile politique en France où il passe un doctorat de communication audiovisuelle à la Sorbonne. Il réalise des films documentaires et adapte en 2004 son roman Terre et cendres, qui, présenté à au festival de Cannes obtient le prix Regard sur l’avenir.


L'auteur adapte donc lui-même son ouvrage Syngué Sabour - Pierre de patience.
 
Massi-Mrowat---Syngue-Sabour---Pierre-de-patience.gifDans tous les pays qui pratiquent la frustration sexuelle, il y a énormément de maisons closes. Si le réalisateur a choisi de faire de la tante une prostituée, c'est que d'une part,  il aime ces femmes, leur courage, leur façon de dominer les hommes avec leur corps. Face à elles, les hommes deviennent des enfants. C'est une sorte de vengeance. C'est à son contact que son héroïne prend conscience de sa liberté et se révèle. Sa tante devient sa maîtresse spirituelle. Le monde de la prostitution est souvent un monde exclusivement féminin. Bien sûr le côté sordide de la prostitution existe aussi, mais Atiq Rahimi voulait s'en servir ici comme le symbole d'une rébellion féminine possible. Il précise : "La prostitution n'est pas la solution dans mon film, mais une possibilité métaphorique. C'est aussi parfois la seule ressource pour des femmes afghanes rejetées par leur famille, ou leur mari."

 

La tante n'est pas devenue prostituée de son plein gré, elle a une histoire qu'elle raconte d'ailleurs brièvement. Elle assume tout. C'était aussi une façon de dire que dans les milieux où règne l'intégrisme religieux, l'une des seules façons pour une femme d'échapper à sa famille et son milieu, est de devenir prostituée.

 

Dans la mythologie perse, Syngué sabour est la pierre de patience, une pierre qu'on dit magique. On peut lui révéler ses malheurs, ses secrets, tout ce qu'on n'ose pas dire aux autres. La pierre absorbe ces secrets à la manière d'une éponge puis finit par exploser, libérant enfin la personne qui lui a confié ces choses.
 
Lorsque Atiq Rahimi a fini d'écrire Syngué sabour – Pierre de Patience, son éditeur l'a envoyé à différentes personnalités, qui ont été enthousiasmées et ont poussé l'auteur à en faire l'adaptation cinématographique :  

 

"Jean-Claude Carrière m’a appelé depuis sa maison du sud en plein été :

"Je trouve ton roman formidable, ça peut faire un beau film !"  

 

Jean-Claude Carrière a co-écrit l'adaptation de Syngué Sabour - Pierre de patience avec son auteur Atiq Rahimi.  Le réalisateur a  dit à Jean-Claude Carrière dès le début de l'écriture du scénario: "Je veux filmer la parole !" Jean-Claude a tout de suite répondu par cette phrase magnifique d'Ingmar Bergman : "Une histoire racontée n'est pas celle qui est entendue." Le champ des possibles est donc énorme. Filmer la parole comme acte et non pas comme information. Le cinéma est le seul art où vous pouvez montrer une infinité de situations en même temps. La parole mais aussi la pensée, les gestes. Dans Syngué Sabour - Pierre de patience, il y a cette séquence où la femme caresse l'homme; son regard est d'abord tourné vers l'extérieur puis elle se tourne vers le visage de son mari et lui dit : "Pourvu qu'une balle perdue t'achève !" Cette parole cruelle entre en contradiction avec la tendresse de son regard et de son geste. L'ambiguïté de l'être humain se révèle alors à l'écran. En littérature, il aurait fallu tout expliquer et le texte aurait perdu toute la force de suggestion.

 

"Dans le même temps, Jeanne Moreau que je ne connaissais pas, m’adresse un mail :

"Votre éditeur m’a envoyé votre livre, j’ai adoré, ça pourrait donner un beau film !",

rajoute Atiq Rahimi.


Hani-FarsiSyngue-Sabour---Pierre-de-patience----Golshifteh.gifSyngué Sabour - Pierre de patience raconte l'histoire d'une femme qui se révèle à travers la parole. Le réalisateur est issu d'une culture dans laquelle l'oralité est fondamentale dans un pays où 95% de la population est analphabète. À l'oral, c'est le rythme qui prime, d'où l'importance de la poésie et des contes. D'un autre côté, cette parole est assez limitée par rapport à l'écriture; en tant que phénomène social elle implique une certaine autocensure. Dire ou ne pas dire, telle est la question !

 

Le réalisateur s'est inspiré d'une histoire qu'on lui a racontée sur un père de famille plongé le coma après une tentative de suicide. L'auteur a ensuite imaginé ce que pourrait dire la femme à ce mari inerte et muet, lui confiant ses doutes, ses peurs, ses reproches face à cette société régie par l'homme et oppressante pour la femme. 

 

Atiq Rahimi est né dans un milieu littéraire, où la poésie domine toute sorte de création. Adolescent, il voulait t'en éloigner, car le " je " dans la poésie est anonyme. Dans sa culture, le sujet, donc l'individu n'existe pas. "Nous nous définissons par rapport à une famille, une tribu, un pays, une société, une religion. On ne parle jamais en son nom. Dans un film comme dans un roman, au contraire, tout est très personnifié. La fiction, c'est l'aventure d'un individu dans une situation donnée. Faire du cinéma et aller voir des films restent un formidable moyen d'ouverture sur le monde." ajoute le réalisateur.  Son travail a toujours été visuel. "Je me souviens très bien la première fois de ma vie où j'ai vu l'une de mes créations publiées, c'était une de mes peintures sur la couverture d'un magazine pour la jeunesse. C'était en 1973, j'avais 11 ans, j'habitais encore en Afghanistan. Je m'en souviens parfaitement, car 1973 est une date importante pour moi puisque c'est l'année où mon père a été arrêté suite au coup d'état ayant renversé la monarchie. J'étais traumatisé par cette affaire et une amie de ma mère m'a conseillé de faire de la peinture pour exorciser mes angoisses. Un peu plus tard, j'ai fréquenté l'alliance française à Kaboul où je voyais des films français. Un de mes oncles, fou de westerns, m'emmenait au cinéma. À l'époque, il y avait une dizaine de cinémas à Kaboul. Aller au cinéma était un rituel. Nous y allions tous les jeudis, on mettait un costume. Il y avait le tapis rouge à l'entrée de la salle. C'était sacré !" se souvient Atiq Rahimi.


La jeune et talentueuse Golshifteh Farahani interprète le rôle principal de Syngué Sabour - Pierre de patience.

 

Syngue-Sabour---Pierre-de-patience---Golshifteh-Farahani--.gifJean-Claude Carrière parle de sa rencontre avec cette grande comédienne.  "Je l'ai découverte la première fois dans À propos d'Elly d'Asghar Farhadi et dans Si tu meurs, je te tue d'Hiner Saleem. Elle y était extraordinaire. Ma femme est iranienne. Nous nous rendons fréquemment en Iran et là-bas Golshifteh est très connue. Une énorme star, plus que Bardot. C'est une vraie comédienne. Et pas seulement ! Golshifteh est aussi une très grande pianiste de concert. Elle est arrivée chez moi avec une quinzaine d'instruments de musique et notamment un instrument de percussion suisse très rare avec lequel elle donne des concerts. Elle est également danseuse et chante très bien. Golshifteh a un contact avec le monde très direct et très habile. J'en ai donc parlé à Atiq dès l'écriture du scénario. Il a fait des essais et a été immédiatement séduit. Toutes ses inquiétudes – sur sa jeunesse, sa beauté - ont disparu d'un seul coup."

 

"Sa beauté m'a fait un peu peur au début. J'avais peur qu'elle emporte tout. Nous avons fait des essais et j'ai tout de suite vu que c'était elle et pas une autre. Je l'ai filmée sans maquillage et j'ai vu comment elle absorbait la lumière puis la diffusait. Il ne fallait surtout pas que cette beauté reste céleste mais au contraire ait une dimension charnelle." raconte Atiq Rahimi.

 

Syngue-Sabour---Pierre-de-patience---Golshifteh-F-copie-1.gifAtiq, si tu ne me prends pas pour le film, je prends le livre et je vais le jouer dans les rues de Paris ! " Je ne pouvais passer à côté d'une telle volonté.

 

Golshifteh Farahani est militante.

 

Elle sait de quoi elle parle, comprend les femmes comme les hommes. Elle est née en Iran juste après la révolution.

 

Elle sait ce que c'est de vivre dans une société phallocrate.

 

Ce passé n'était pas une condition sine qua non pour jouer le rôle mais un atout.

 

 

 

Elle a ce que j'appelle "l'expérience des sentiments".

 

Atiq Rahimi s'est entouré de deux techniciens chevronnés pour son film.

 

En premier lieu, Thierry Arbogast, directeur de la photographie renommé à qui l'on doit notamment la lumière de presque tous les films de Luc Besson. Au sujet de Golshifteh Farahani il avoue : "Golshifteh a un rapport charnel avec la caméra. C'est presque dans ses gènes. Elle est très habile, intuitive et très précise dans ses déplacements, ses intentions, ses regards.... Tout est calculé. C'est une grande artiste. Avec elle, les choses vont très vite. Golshifteh a surtout une photogénie à couper le souffle. Dès qu'elle mettait son voile, il y avait quelque chose de biblique."

 

En deuxième lieu, le chef-monteur Hervé De Luze s'est occupé du montage de Syngué Sabour - Pierre de patience. Le Français est une sommité dans son domaine et a été récompensé de trois César.

 

Syngue-Sabour---Pierre-de-patience---Golshifteh-F-copie-2.gif


Bien que la majeure partie du film se déroule en intérieurs, en espace restreint, Atiq Rahimi a tenu à avoir une caméra sans cesse en mouvement : "À quelques exceptions près, la caméra était toujours en mouvement, Atiq voulait donner une impression permanente de flottement. Nous avons fixé la caméra à un bras spécial afin de créer cette sensation de mobilité tout en restant à la hauteur des personnages", explique le chef-opérateur Thierry Arbogast.

 

Selon le réalisteur c'est une  fausse idée de croire que tout ce qui est a priori clos est théâtral. Il y a dans l'histoire du cinéma beaucoup de films qui prouvent que la question du confinement n'est pas un obstacle mais un vrai atout cinématographique.

 

Syngue-Sabour---Pierre-de-patience---Golshifteh-Farahani1.gif

  
Atiq Rahimi a révélé deux influences majeures pour Syngué Sabour - Pierre de patience : Allemagne année zéro de Roberto Rossellini et Cris et chuchotements d'Ingmar Bergman : "Les intérieurs avec cette famille entassée dans une petite pièce : le père enfermé, le frère traqué et surtout l’enfant qui erre au milieu de tout ça comme mon héroïne. Tous les plans des rues de Kaboul en ruines sont directement inspirés de Rossellini", déclare le cinéaste, en terminant : "Cris et chuchotements d’Ingmar Bergman raconte peu ou prou la même situation."

 

Golshifteh-Farahani---Syngue-Sabour---Pierre-de-patience-.gif

 

À la question : N'avez-vous pas peur des réactions de certains extrémistes religieux ?
 
La réponse d'Atiq Rahimi est claire "Tant que personne dans nos pays ne remettra en cause l'interprétation de notre histoire, de nos mythes, rien ne changera. Regardez ce qui s'est passé dernièrement, il suffit que quelqu'un s'indigne pour que le peuple prenne les armes et fasse des attentats... Il faut donc montrer aux musulmans le sens caché de nos mythes. Nous sommes capables de réinterpréter notre histoire, c'est un risque à prendre mais c'est le prix à payer. Le film a été visionné par le comité des cinéastes afghans qui l'ont proposé pour représenter le pays aux Oscars. Le film a été également projeté dans une salle de cinéma de Kaboul devant des étudiants des Beaux-arts. J'ai reçu des mails dithyrambiques. Je ne suis pas certain que l'on arrive à changer les mentalités de ce pays avec des actions militaires, même si elles peuvent être parfois nécessaires. L'éducation et la culture ont un rôle fondamental à jouer. Nous n'avons pas besoin d'une révolution politique mais culturelle. Si je n'arrive pas à éveiller les esprits endormis, j'aimerais au moins perturber leur sommeil."

  


Sources :

http://www.unifrance.org

http://www.cinemovies.fr

http://www.imdb.com

http://www.allocine.fr

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2013
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commentaires

Christine Ares 19/03/2013 14:25


Entièrement d'accord avec vous. Ce film est une pure merveille. Quant à l'actrice principale que vous semblez connaître mieux que moi, elle est aussi belle qu'excellente comédienne. J'espère que
ce film sera vu par le plus grand nombre

Mitch 12/03/2013 17:39





Salaut Alain, voilà bien un film que j'aimerais découvrir. J'attends ta critique. Cio bello

 

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