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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 18:00

 Carlotta Films 

Réalisé par Sergio Leone

Avec James Coburn, Rod Steiger, Maria Monti, Rik Battaglia,
  Franco Graziosi, Romolo Valli, Antoine Saint-John,
Vivienne Chandler, David Warbeck, Giulio Battiferri

Titre original : Giu la Testa

Long-métrage italien . Genre : Western

Date de sortie cinéma : 29 mars 1972
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Sergio Leone, à l'origine du western italien avec Pour une poignée de dollars en 1964, réalise aussi le chant du cygne du western, avec ce film réalisé sept ans plus tard.
 
James Coburn et Rod Steiger. Carlotta Films

Rod Steiger et James Cobrun  

 

Synopsis :
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En 1913, au Mexique, un pauvre "péon", Juan Miranda (Rod Steiger), vient d'attaquer une diligence avec ses enfants lorsque surgit un motocycliste bardé d'explosifs : c'est l'Irlandais John Sean Mallory (James Coburn), expert en dynamite, recherché par le gouvernement britannique pour ses activités révolutionnaires. Le véritable prénom est bien Sean, mais celui-ci souhaitant occulter son passé irlandais dissimule autant que faire se peut son identité.
Juan Miranda tente de le convaincre de s'associer avec lui pour dévaliser la banque de Mesa Verde; mais comme Sean Mallory préfère attaquer une mine d'or, Juan Miranda ira jusqu'à la dynamiter afin de forcer son compagnon à le suivre.

Dans le train qui le conduit à Mesa Verde, Juan, démasqué par la police, est secouru par le docteur Villega (Romolo Valli), un partisan de Pancho Villa. Tandis que les hommes de Villega détournent l'attention des troupes fédérales, Sean et Juan attaquent la banque qui se révèle plus riche en prisonniers politiques qu'en lingots d'or. Juan devient, bien malgré lui, un héros de la Révolution. Entraîné par l'Irlandais, il continue la lutte. Au cours d'une action de guerilla, les six enfants du péon trouvent la mort.

Villega, arrêté par le colonel Guttierrez (Antoine Saint-John), dénonce ses compagnons.
Sean, qui a surpris ses aveux, sauve Juan du massacre qui s'ensuit. Sean se souvient de l'Irlande, de la femme qu'il aimait et de l'ami qui l'a dénoncé. En désespoir de cause, les deux acolytes décident de gagner le territoire américain. Le gouverneur Don Jaime (Franco Graziosi) voyage dans le même train. Juan l'abat et s'empare de sa fortune. Au cours de la nuit, le convoi est attaqué par les forces de libération. Le train déraille, les wagons bourrés d'explosifs sautent. C'est dans ce décor d'apocalypse que Sean trouve la mort, laissant son ami désespéré.

James Coburn et Rod Steiger. Carlotta Films
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Après le triomphe historique remporté par Il était une fois dans l'Ouest et ses quinze millions de spectateurs, Il était une fois la révolution a également été un immense succès.
 
Sans atteindre son illustre prédecesseur, il a ainsi figuré, aux côtés d'Orange mécanique, Les Fous du stade et du Dernier Tango à Paris parmi les films les plus vus de l'année 1972, avec 5 millions de spectateurs.

Sean, Sean, Sean :

Comme à son habitude, Sergio Leone a fait appel à Ennio Morricone pour écrire la musique d'  
Il était une fois la révolution . Avec son légendaire "Sean, sean, sean", en référence au héros du film et le thème nostalgique interprété par la soprano Edda dell'Orso, cette partition est devenu un classique de la musique de film.



Peter Bogdanovich devait initialement réaliser Il était une fois la révolution, que Sergio Leone s'était juré de seulement produire.
 
Sam Peckinpah fut un instant envisagé, mais boudé par la United Artist et ce sont les comédiens, James Coburn et Rod Steiger qui ont finalement persuader Sergio Leone de tourner le deuxième volet de sa trilogie des "Il était une fois".


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Rod Steiger, James Coburn
 

Sergio Leone admirait John Ford qui connaissait et admirait également le cinéaste italien.
C'est en hommage au légendaire cinéaste américain que Sergio Leone baptisa le personnage interprété par James Coburn du nom de Sean,

James Coburn. Carlotta Films

en référence au nom véritable de Ford, John Sean Aloysius O'Feeney, qui était d'origine irlandaise.
Dans Il était une fois la révolution, Sergio Leone laisse percer son amertume et sa déception au sujet de la révolution. C'est la scène emblématique de dispute entre Juan et Sean au sujet de la lucidité politique : Sean se trompe, la révolution sera toujours récupérée par les puissants.

Un tel message choque les communistes italiens qui refusent que le film s'appelle Il était une fois la révolution.
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Sergio Leone le renomme ainsi Giù la testa (Baisse la tête) ou si l'on veut "courbe l'échine". Aux USA, le titre devient Duck you sucker (Planque-toi connard) et, en Angleterre, Une poignée de dynamite.
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Seule la France garde le titre auquel Sergio Leone tenait.
À noter également une référence au révolutionnaire et philosophe anarchiste Mikhaïl Bakounine. Lorsque, au campement des révolutionnaires, après avoir triomphé à Mesa Verde, Miranda, excédé, demande à Sean de "ne plus jamais parler de révolution", et que Sean jète finalement dans la boue le livre qu'il tenait à la main dont on lit sur la première de couverture:"The patriotism" de "Mikhaïl A. Bakounine".
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"Nom de dieu je sais très bien comment c’est la révolution !
C’est les gens qui savent lire dans les livres qui vont voir ceux qui savent pas, et les voilà qui disent le moment est venu de changer tout ça !
Ils expliquent aux pauvres bougres, qui eux font le changement.
Après, les plus malins de ceux qui savent lire dans les livres s’assoient autour d’une table pour bouffer et blablater, pendant que c’est les pauvres bougres qui crèvent.
Et qu’est-ce qui arrive quand c’est fini ?
Rien, tout recommence comme avant."

Il était une fois la révolution, Juan.

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Le film est ainsi une critique amère de l'idéal intellectuel de la révolution incarné par Sean. À contrario, jamais Sergio Leone ne se sera identifié à un personnage comme il le fait ici avec Juan qui lui ressemble au physique comme au mental.

Dans Il était une fois la révolution, les séquences les plus impressionnantes sont la découverte d'un charnier de résistants dans une grotte et un long plan-séquence décrivant le nettoyage d'une ville par l'armée. Autant de scènes qui arrivent toujours juste après des morceaux de bravoure, évasion de dernière minute, destruction d'un pont stratégique, et qui réduisent à néant l'euphorie provoquée par ces derniers afin de rappeler la cruauté de la situation.
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Il y a eu de nombreuses versions d'Il était une fois la révolution, à commencer, à sa sortie, par une américaine totalement tronquée, une européenne respectueuse du travail de  Sergio Leone, puis, beaucoup plus tard, en 1996, une version longue, celle-ci étant un peu un gadget puisque jamais voulue par Sergio Leone et réalisée sous la direction de Claver Salizzato pour Sergio Leone Production.
Très rapidement une autre version américaine a vu le jour, réintégrant quasiment tous les éléments de la version européenne, si ce n’est la fin sous forme de flashback (3’40) : celle-ci était primordiale, venant compléter le personnage de James Coburn et rendant le final beaucoup plus poignant.
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Sources :
http://www.imdb.com
http://www.cineclubdecaen.com- Jean-Luc Lacuve
http://www.allocine.fr
  http://www.cinemovies.fr
http://fr.wikipedia.org
Published by Alain - dans Mon univers
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commentaires

Tietie007 29/03/2013 21:31


Mythique !

robin 27/03/2013 17:07


je viens de le voir sur D8 et j'ai passé un très bon moment! 

Yuko 25/03/2013 14:25


Je pense la même chose que vous concernant les programmes télévisés du moment :) espérons que cela durera ! à bientôt !

armelle 25/03/2013 10:58


Comme vous, j'ai placé sur mon blog un article concernant la projection ce soir sur D8 de "Il était une fois la révolution", mais, ayant omis de faire la critique de ce film que j'ai beaucoup
aimé, j'ai placé un article consacré à Sergio Leone, un des très grands du 7e Art. Je ne sais si j'ai vraiment préféré "Il était une fois dans l'ouest" ?  Peut-être, à cause de
l'atmosphère moins oppressante, mais ces deux films et "Il était une fois l'Amérique" comptent parmi les chefs-d'oeuvre. Demain, nous aurons droit à un autre film excellent : "Into the wild". La
direction des programmes télé serait-elle inspirée au moment des fêtes pascales ?


Bonne journée et bonne soirée Alain.

Yuko 25/03/2013 10:13


Une très belle oeuvre ^^  même si je ne peux m'empêcher de préférer "il était une fois dans l'ouest" avec la belle Claudia Cardinale :) 

 

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