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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 00:00

 

The-Constant-Gardener---Affiche.jpg

 

Réalisé par Fernando Meirelles


Avec Ralph Fiennes, Rachel Weisz, Danny Huston,

Bill Nighy, Pete Postlethwaite, Hubert Koundé,
Marcus Lorbeer

 
Genre Thriller


Production Américaine

 

 

Date de sortie 28 décembre 2005

 

The Constant Gardener, est tiré du roman éponyme de John Le Carré. Le film laisse le spectateur seul juge du constat décrit, aussi glaçant qu’alarmant mais qui ne peut évidement laisser personne de marbre.


Yvette-Pierpaoli.jpg

 

Le personnage de Tessa Quayle s'inspire de la réalité. John Le Carré a dédicacé son livre à Yvette Pierpaoli, militante passionnée et bénévole infatigable. Ayant souhaité lui rendre hommage dans le générique de fin, il la décrit comme  

 

"ayant vécu et étant morte

en se préoccupant des autres."

 


En 1999, Yvette Pierpaoli est tuée, à l'âge de 60 ans, ainsi que deux autres travailleurs bénévoles et leur chauffeur, dans un accident de voiture en Albanie. À l'époque, Yvette travaille pour Refugees International, activité qui s'inscrit dans le cadre de son engagement de toujours auprès des autres. C'est à l'âge de 19 ans qu'elle s'oriente dans cette voie, quittant la France, son pays natal, pour Phnom Penh. C'est là que John Le Carré fait sa connaissance, au milieu des années 70.

 

The-Constant-Gardener---Rachel-Weisz--Ralph-Fiennes.jpg

 

 Ralph Fiennes et Rachel Weisz

 

Synopsis

 

Dans une région reculée du nord du Kenya, le diplomate britannique Justin Quayle (Ralph Fiennes) attaché au haut commissariat britannique qu'il représente au C.E.D.A.O., un organisme chargé de contrôler l'action humanitaire en Afrique, vit au Kenya avec sa femme Tessa (Rachel Weisz), militante altermondialiste.

 

The-Constant-Gardener---Rachel-Weisz-.jpg  Rachel Weisz

 

Sa séduisante épouse, scandalisée par la misère qu'elle découvre dans ce pays, milite aux côtés de membres d'O.N.G. et dénonce divers scandales dans une série de documents qu'elle adresse au ministère britannique.

 

Elle prépare un rapport sur deux entreprises impliquées dans la lutte contre le Sida au Kenya. Ce rapport dénonce le fait que les grandes compagnies pharmaceutiques de la région effectuent des tests médicaux sur des patients séropositifs ou atteints de tuberculose, dont plusieurs d’entre eux meureut et disparaissent de façons subtiles. Les compagnies pharmaceutiques ont fait la prédiction d’une importante épidémie de tuberculose, pouvant leur rapporter plusieurs milliards de dollars. Et la compagnie la mieux placée pour s’enrichir fabrique le Dypraxa, un médicament qui agit contre la tuberculose, mais dont la molécule n’est pas encore au point, et qui peut tuer les patients qui testent le produit. Cependant, ces compagnies préfèrent tester leurs produits sur les gens d’Afrique, qui ne sont pas informés des dangers du Dypraxa, afin de mieux s'épanouir dans une réputation rentable .

 

The-Constant-Gardener.jpg


Un jour, Tessa est retrouvée assassinée dans la brousse avec son collègue Arnold (Hubert Koundé), un humanitaire noir belge de l'ONG Médecins de la Terre.
Tout porte à croire qu'il s'agit d'un crime passionnel.

 

Le rapport de Tessa dénonçait aussi le fait que les compagnies pharmaceutiques préfèrent fausser les tests médicaux et se débarrasser des clients ayant des effets secondaires, au lieu d'augmenter leurs recherches pour rendre les molécules, composant essentiel de la fabrication de leurs produits, plus performantes. Cette façon de faire est beaucoup moins dispendieuse et leur permet de se créer une réputation immédiate plutôt que d’attendre les années nécessaires pour les rendre fiables et par là même, perdre des milliards de dollars. Pour ce faire, lesdites compagnies obligent les gens à utiliser le Dypraxa, par un consentement signé par les clients, afin de pouvoir conserver leurs assurances aux droits médicaux. S’ils ne signent par le consentement, ceux-ci sont expulsés des centres de soins et ne peuvent plus être soignés.


Sandy Woodrow (Danny Huston), Sir Bernard Pellegrin (Bill Nighy) et les autres membres du Haut commissariat britannique s'imaginent que l'époux de Tessa, leur discret et modeste collègue, Justin Quayle , ne cherchera pas à prendre l'affaire en main. C'est bien mal le connaître...

 

Ralph Fiennes The-Constant-Gardener---Ralph-Fiennes-1.jpg

 

Secoué par les rumeurs d'infidélité de sa femme, Justin est poussé à découvrir les circonstances réelles entourant cet assassinat. Au fil de son enquête, il découvrira que la disparue avait mis au jour la responsabilité d'une société pharmaceutique dans des essais thérapeutiques meurtriers, pratiqués sur les populations les plus pauvres et qu'elle était prête à les dénoncer.

 

L’histoire n’est qu’un prétexte comme un autre pour pointer du doigt la machination de certaines firmes pharmaceutiques prêtes à toutes les horreurs pour permettre la fluctuation de leurs capitaux. Qu’il choque ou qu’il laisse indifférent, The Constant Gardener n’est que le simple reflet de notre société qui tend de plus en plus vers un capitalisme radical, voir extrême. Pour certaines personnes avides de pouvoir, tuer des milliers de personnes n’est qu’un simple rouage nécessaire pour permettre le gain de plusieurs millions de dollars.

 

The-Constant-Gardener---Rachel-Weisz.jpg


C'est La Cité de Dieu, véritable succès à travers le monde en 2003, qui poussa le producteur Simon Channing Williams à faire appel à un réalisateur audacieux, Fernando Meirelles, qui avait réussi à mettre en scène une histoire forte sur une région du monde le plus souvent oubliée. Ce dernier mena des recherches approfondies sur The Constant gardener. Comme il l'explique, "je suis brésilien et nous fabriquons des médicaments génériques depuis quelques années et, lorsqu'on essaie de fabriquer des produits bon marché, équivalents de médicaments brevetés, on prend très vite conscience de la puissance sidérante du lobby de l'industrie pharmaceutique. J'ai lu pas mal de choses là-dessus ces dernières années, sur le site internet d'Oxfam par exemple, et je me suis rendu compte qu'un film pouvait être une bonne occasion de faire bouger les choses."

D'après le réalisateur Fernando Meirelles, "le fait que je pouvais m'en prendre à un pan de l'industrie pharmaceutique n'est que l'une des trois raisons qui m'ont donné envie de mettre en scène The Constant gardener. Il y avait aussi l'opportunité - ou plutôt la décision - de tourner au Kenya. Enfin, et surtout, il s'agit d'une histoire d'amour profondément originale : un homme épouse une femme plus jeune que lui, et ce n'est qu'après sa mort qu'il tombe vraiment amoureux d'elle et part à sa recherche. C'est une magnifique histoire, et un peu existentielle aussi."  


The-Constant-Gardener---Ralph-Fiennes-copie-1.jpgSouhaitant garder le plus important pour la fin et offrir à Fernando Meirelles les conditions de tournage les mieux à même de répondre à ses exigences, la production s'installa au Kenya début juin, pour deux mois de tournage à Nairobi et dans d'autres régions du pays. C'est grâce aux tractations diplomatiques de Simon Channing Williams avec des fonctionnaires du gouvernement que l'équipe put obtenir l'autorisation de tourner sur place.
On laisse tomber l'Afrique du Sud... Même si Fernando Meirelles considère le Kenya comme "le troisième protagoniste du film", la production envisagea d'abord de tourner la plupart des scènes kenyanes en Afrique du Sud, dotée d'une industrie cinématographique en plein essor et d'une infrastructure plus solide. "Nous pensions nous rendre au Kenya pour voir où se déroulait le roman, puis aller filmer en Afrique du Sud, explique Simon Channing Williams. Mais je suis enchanté de pouvoir dire qu'à peine 24 heures après notre arrivée, ni Fernando, ni moi n'avions envie de quitter le Kenya. Bien entendu, il subsistait d'importants problèmes d'assurance, car le Kenya continuait d'être perçu comme un pays très dangereux, alors qu'on s'est aperçu que ce n'était pas le cas. Nous nous sommes beaucoup battus. Il était évident d'emblée que c'est au Kenya qu'il fallait tourner."


Dès le début, l'équipe voulait offrir aux gens de Kibera quelque chose en contrepartie. La production a offert du travail au plus grand nombre d'habitants possible tous les jours sur le plateau, créé une aire de jeux et construit un terrain de football, consolidé le toit d'une église délabrée et bâti un pont au-dessus d'un vaste égout pour permettre à des véhicules d'urgence d'accéder au fond d'un ravin pour secourir les gens qui y habitent.

 

John Le Carré n'a rien perdu de son art à composer des personnages d'Anglais jetés malgré eux dans les tourments du monde. Dans cette galerie de portraits, celui de Justin Quayle, touché par la grâce de l'amour au moment où il se résigne à la solitude, est particulièrement touchant.

Il a trouvé en Ralph Fiennes un interprète idéal. Après avoir terrorisé les petits enfants en Lord Voldemort, dans Harry Potter, ébloui, le public parisien, à Chaillot en Brutus dans le Jules César mis en scène par Deborah Warner,
Ralph Fiennes livre une composition d'une précision émotionnelle confondante. The Constant Gardener - Ralph FiennesLorsqu'on découvre Justin Quayle, avant sa rencontre avec la jeune Tessa, il respire la médiocrité, incapable d'exprimer autre chose que sa résignation. Son incrédulité puis son acceptation d'un bonheur inattendu font une transition jusqu'à l'essentiel du film, l'enquête qu'il mène après l'assassinat de son épouse. On sent Fernando Meirelles tout près de succomber aux tentations qu'implique pareil cliché : la souris se transforme en lion, l'humble diplomate devient James Bond. Mais le cinéaste a la sagesse de laisser son acteur mener les choses. Selon Ralph Fiennes, Justin n'est pas seulement veuf, il est déjà mort, et dans les limbes qui séparent sa vie d'antan de son inévitable exécution, il tente de donner un sens à la mort de sa femme.

Cette histoire d'un Anglais moyen saisi par la folie, naguère celle de la géopolitique, cette fois celle de l'amour, John Le Carré l'a racontée bien des fois. Elle prend ici de nouvelles inflexions, plus ou moins heureuses, aux mains de
Fernando Meirelles. Peut-être parce qu'il a filmé La Cité de Dieu dans les favelas de Rio, le cinéaste se sent à l'aise dans le grouillement d'une métropole africaine comme Nairobi. Il profite largement de l'étonnant privilège dont jouit The Constant Gardener. Contrairement à la plupart des films occidentaux qui se passent en Afrique subsaharienne, celui-ci a été tourné à l'endroit qu'il évoque et l'esprit du lieu souffle sur le jardinier. Il arrive que Fernando Meirelles se laisse entraîner par son enthousiasme, son montage s'emballe sans trop de raison. Mais pour l'essentiel, sa manière baroque, ses contre-plongées outrancières ou ses décolorations de pellicules viennent servir les nuances des interprètes et la vigueur d'une démonstration politique circonstanciée.

 

The-Constant-gerdener---Ralph-Fiennes-et-Pete-Postlethwaite.jpg


Ralph Fiennes et Pete Postlethwaite

 

Pendant le tournage, l'équipe du film a décidé de créer The Constant gardener Trust, association qui a pour but d'aider la population locale qui a grandement participé au tournage du film. Les présidents du Trust sont le producteur Simon Chinning Williams, décédé depuis, John le Carré, auteur du livre, Ralph Fiennes et Rachel Weisz, les acteurs principaux.

 

Dans le film, Marcus Lorbeer porte une casquette avec un signe égal (=) jaune au milieu d'un carré bleu. Il s'agit du logo d'Human Rights Campaign (HRC), une des plus importantes organisations américaines pour la défense des droits des homosexuels, bisexuels et transsexuels.

 

.
Le choix définitif des comédiens et les préparatifs se déroulèrent pendant l'hiver et le printemps 2004. Le tournage démarra au mois de mai suivant.
L'équipe s'installa d'abord à Berlin où elle tourna les scènes avec le groupe de consommateurs Hippo Pharma. Dans la capitale allemande, la production investit notamment la gare de Lehrter Stadtbanhof, les bureaux de l'Académie des Beaux-Arts, faisant office du Haut-Commissariat britannique, le Residenz Hotel et les vénérables studios Babelsberg.
Après deux semaines en Allemagne, l'équipe s'établit à Londres pour plusieurs jours de tournage. Une salle de la Tate Modern servit d'amphithéâtre, tandis qu'une séquence de messe commémorative fut tournée à l'église St Mary Magdalene de Paddington. La production utilisa également le Liberal Club.

  

Sources :

http://www.imdb.com

http://www.lemonde.fr - Thomas Sotinel

http://www.leblogducinema.com

http://japs4sale.wordpress.com

http://fr.wikipedia.org

http://www.allocine.fr

Published by Ciné Alain - dans Mon univers
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commentaires

dasola 01/12/2012 08:14


Bonjour Alain, j'ai trouvé le film remarquable et cela m'a donné envie de lire le roman (très bien aussi), c'était d'ailleurs le premier roman de Le carré que je lisais. Je ne savais pas que Le
Carré s'était d'une personne qui avait existé. Le sujet du roman est terrifiant et malheureusement ancré dans une certaine réalité. Bon samedi.

 

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