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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 19:00

 

Date de sortie 1er octobre 2014

 

Tu-veux-ou-tu-veux-pas---Affiche.gif


Réalisé par Tonie Marshall


Avec Sophie Marceau, Patrick Bruel,

André Wilms, François Morel, Sylvie Vartan, Philippe Lellouche,

Jean-Pierre Marielle, Patrick Braoudé

 
Genre Comédie


Production Française

 

Sophie-Marceau---Tu-veux-ou-tu-veux-pas.gif Sophie Marceau

 

Synopsis

 

Lambert Levallois, sex addict repenti, tente de se racheter une conduite en devenant… conseiller conjugal.

 

Abstinent depuis plusieurs mois, la situation se complique lorsqu’il recrute une assistante, la séduisante  Judith Chabrier, dont la sexualité débridée va très vite mettre ses résolutions à rude épreuve…

 

Patrick Bruel Tu-veux-ou-tu-veux-pas---Patrick-Bruel.gif


 

Extrait : Entretien avec Tonie Marshall


Votre dernier film, Passe Passe datait de l’année 2008. Six ans après, voici Tu veux ou tu veux pas. Six ans, ça peut paraître long…

À qui le dîtes-vous ! Durant cette période, j’ai tout de même beaucoup travaillé. D’abord en tant que productrice et show runner d’une série pour Arte, Vénus et Apollon, et c’est une activité chronophage ! Je me suis également lancée dans l’écriture d’un film qui s’appelait "Noce de cristal" avec Gérard Depardieu et qui a été annulé à quelques semaines du tournage… C’était un projet assez noir, pas du tout dans le registre de la comédie et nous avions eu beaucoup de mal à le monter, sans doute aussi parce que les temps sont durs dans le cinéma. J’ai pris un coup sur la tête et puis je suis vite repartie vers quelque chose de plus léger. Mais entre l’écriture, le casting et le financement, tout prend un temps fou !
 
L’idée de ce nouveau film est venue d’où ?

À la base, j’avais développé cette histoire pour une série télé de 26 minutes. C’est un format qui m’intéresse beaucoup pour la comédie, où on regarde de très près les personnages. Mon idée était de suivre deux handicapés des sentiments dont la libido partait dans tous les sens et qui se retrouvaient à devoir reprendre un cabinet de conseil conjugal… Leur vie amoureuse étant un naufrage, il fallait au moins qu’ils réussissent professionnellement. De ce fait, dès qu’ils se retrouvaient ensemble, malgré leur désir l’un pour l’autre, ils s’interdisaient quoique ce soit ! Évidemment, plus ce couple partait en vrille, plus il était brillant et efficace auprès de ses patients… Mais là aussi, le projet a été abandonné par la chaine et je me suis retrouvée avec un matériel riche et original qui m’a semblé transposable au cinéma…
 
Le couple ou les relations hommes-femmes, c’est un sujet qui revient régulièrement dans votre cinéma…


Dans la comédie en tout cas, ce principe du marivaudage est très inspirant. L’amour, c’est ce qu’il y a de plus fort et de plus compliqué à la fois.


Et plus c’est compliqué, meilleur c’est ! Il y a, dans cette tradition assez française de traiter le sujet, la terreur de l’amour, mais aussi la volonté de la vivre, tout en ne s’y soumettant pas totalement. Je trouve par exemple que le vouvoiement est plus drolatique dans les dialogues, il renvoie à la tradition de la comédie du remariage. Il est à la fois le "you" anglais et aussi très 18ème siècle !

 

Et puis dans Tu veux ou tu veux pas, je me suis rendue compte à l’écriture qu’il y avait un lien entre Judith et le personnage d’Angèle dans Vénus Beauté (Insitut), celui de parents fracassés par la vie, dont le destin détermine la vie amoureuse d’une jeune femme, sans qu’elle s’en rende compte. Cette idée que l’amour puisse être associé à quelque chose d’extrêmement dangereux… On est comptable de son enfance toute la vie, alors pour l’amour…

 

Tu-veux-ou-tu-veux-pas---Sophie-Marceau.gif

 

Le film peut-être assimilé dans sa forme à une sorte de conte sentimental mais au-delà, vous abordez également des thèmes assez lourds comme le désir, la frustration, l’interdit, le secret, l’abstinence…


Exactement ! Et s’il n’y avait pas cette obsession actuelle d’être moderne à tout prix, je dirais que ce film est presque ce qu’on appelait une "comédie de moeurs". Je reste fascinée par la vie des gens : je lis beaucoup, les faits-divers par exemple, et je découvre des secrets incroyables, leurs histoires sont toujours beaucoup plus compliquées qu’il n’y paraît… Ça fait galoper mon imagination, mais je crois qu’au final, je reste très en dessous de la réalité ! Dans le film, je confronte un vrai-faux couple, (deux êtres qui sont faits l’un pour l’autre, mais qui s’arrangent pour tout faire exploser !), à des patients frustrés, complexes qui ont besoin d’aide dans le domaine amoureux ! J’aimais cette idée d’échange qui agit comme un miroir déformant de ce que Judith et Lambert vivent ou ne vivent pas au quotidien. C’est très troublant de constater combien les gens tiennent à sauver leur couple quand un problème survient. On parle souvent de divorces, de familles recomposées et c’est vrai que cela existe dans notre société, mais rarement de ceux qui suivent une thérapie conjugale pour continuer la route ensemble. En écrivant le film, je me suis rendue compte qu’au moins deux de mes amies vivaient cette situation. C’est quoi l’ennui ? C’est quoi le désir ? C’est quoi la frustration ? Souvent, ces questions se posent, surtout après de longues années de mariage…


Le scénario de Tu veux ou tu veux pas est signé par Tonie Marshall avec la collaboration de Sophie Kovess-Brun et Erwan Augoyard

 

Ces thérapeutes conjugaux, vous en avez rencontré en préparant le film ?

 
Tu veux ou tu veux pasMoi non, mais Erwan et Sophie l’avaient fait au début de l’écriture de la série. Cela dit, j’ai pris une vraie liberté avec cette profession. En France, la thérapie accomplie en duo n’existe quasiment pas, au contraire des États-Unis avec l’exemple fameux du couple Masters et Johnson dans les années 60. Chez nous, c’est un métier qui demande un simple diplôme, où la consultation n’est pas très chère et ne permet donc pas l’existence d’un cabinet comme celui du film. En revanche, le profil des patients est tout à fait plausible, je suis persuadée qu’il existe des cas beaucoup plus banals que ceux dont je parle, mais aussi d’autres beaucoup plus extraordinaires. Je montre l’exemple d’un homme au chômage qui n’a plus de désir pour sa femme, celui d’un couple qui a absolument besoin de divorcer pour se plaire à nouveau et donc se remarier : je suis certaine de ne pas être dans une totale invraisemblance !

 

La difficulté avec ce genre de sujet était de ne pas sombrer dans le graveleux. Vous dîtes des choses dans le film, des mots parfois assez crus sont prononcés mais jamais de façon vulgaire…

 

 

Je crois que selon la circonstance ou la personne par qui ils sont prononcés, ces paroles plutôt crues peuvent en effet ne jamais être vulgaires ! La facilité pour "vendre" ce film serait de parler des personnages addicts au sexe, je préfère parler d’un tandem de bras cassés des sentiments. Judith n’en a pas conscience, toute à sa joie de pratiquer le sexe, avant de découvrir qu’elle fuit l’idée d’une relation amoureuse. Lambert était pilote de ligne, il a gâché sa vie professionnelle par trop d’aventures et a décidé de changer de vie ; et ça commence par l’abstinence…

 

Des situations qui obligent vos acteurs à se donner à fond, dans un registre où on les a peu vus jusqu’ici. Convaincre Sophie Marceau et Patrick Bruel d’endosser ces rôles-là a été compliqué ?


Pas vraiment ! Pourtant, je vous avoue que je n’ai pas osé tout de suite proposer le rôle de Judith à Sophie, pensant qu’elle refuserait…

 

Quand j’ai pensé à Patrick pour incarner Lambert, je me suis dit il avait ce côté séducteur, homme à femmes, et l’idée de lui faire jouer un type complètement bloqué sexuellement paraissait prometteuse ! C’est lui qui m’a convaincue de faire lire le scénario à Sophie… qui l’a lu et accepté tout de suite ! Elle a facilement compris qu’il fallait aller dans un registre joyeux et frais. Patrick lui a parfaitement tenu son rôle, dans la frustration et la rédemption…

 

Parlons aussi des seconds rôles de Tu veux ou tu veux pas, à commencer par le personnage de Sylvie Vartan, la mère de Patrick Bruel dans le film…

 
J’avais joué avec elle au théâtre dans "L’amour, la mort, les fringues ", la pièce mise en scène par Danièle Thompson et j’avais rencontré un vrai personnage. Sylvie a du caractère, elle peut être parfois totalement décalée, inattendue, tout en étant très chaleureuse et j’adore ça ! J’ai pensé à elle très tôt pour le rôle de la maman de Patrick et quand il a accepté, l’idée d’associer les deux est devenue évidente…

 

Tu-veux-ou-tu-veux-pas---Sy.gif


André Wilms qui joue l’oncle de Sophie Marceau…

 
C’est un homme que j’aime beaucoup dans la vie, avec un côté radical qui collait au personnage. Il lui a donné à la fois de la chaleur et cette capacité à être parfois odieux avec sa nièce… C’était un risque, mais je trouve que leur relation est une des belles réussites du film. Il faudrait aussi saluer les performances de tous les seconds rôles : Laurent Heynemann, qui interprète l’animateur du groupe des dépendants sexuels anonymes. On se voit en fait dans quelques commissions et il a ce côté pédagogue qui correspond à son personnage ! François Morel, toujours drolatique, le "parrain" de Lambert, celui qui l’aide à tenir bon dans l’abstinence, et tous les autres, les patients…

 

Sans trop révéler l’intrigue du film, il faut aussi évoquer la participation d’un acteur immense, qui traverse le récit à un moment très précis et très touchant…


Oui, celui où Judith commence à comprendre qu’elle est peut-être en train de tomber amoureuse de Lambert, au-delà de son attirance sexuelle pour lui.

Ce sentiment étant la chose qui lui fait le plus peur, elle va dans un bar et se retrouve à côté d’un acteur très connu et qu’elle ne reconnaît pas ! Cette scène, que je laisse les spectateurs découvrir, était présente dès la première version du scénario. Au final, ce que j’ai tourné ce jour-là appartient à ces petits moments de grâce qui se produisent parfois sur un plateau de cinéma…

 

Mon opinion

 

Qui n'en est pas une.

Le sommeil m'a gagné dès les premières minutes.

Juste le temps de constater que Sophie Marceau est toujours une très belle femme.

 

 

Sources :

http://newsroom.warnerbros.fr

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2014
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