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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 23:00

 

Date de sortie 6 juin 2012

 

Une-Seconde-Femme---Affiche.jpg

 
Réalisé par Umut Dağ


Avec Nihal G. Koldas, Begüm Akkaya, Vedat Erincin,

Murathan Muslu, Alev Imak, Aliye Esra Salebci


Genre Drame


Titre original Kuma

 

Production Autrichienne

 

Kuma, a été présenté à la Berlinale 2012 dans la section Panorama.

 

Une-Seconde-Femme.jpg

 

Synopsis

 

Fatma vit à Vienne avec son mari, Mustafa, et leurs six enfants. Depuis toutes ces années, elle essaie de préserver les traditions et le prestige social de leur famille d’immigrés turcs.
Ayse, une jeune fille de 19 ans est choisie dans un village en Turquie pour officiellement épouser leur fils et se joindre à la famille.

 

Une-Seconde-Femme-copie-1.jpg

 

La réalité est toute autre; en secret, parce que Fatma l’a décidé, Ayse est promise au père, en tant que seconde épouse.


Dès lors, une relation de confiance et de complicité va se développer entre les deux femmes. 

 

Mais cet événement va mettre en péril l’équilibre de toute la famille, qui devra faire face au regard de la communauté et à de nouvelles difficultés...

 

Une-Seconde-Femme-copie-2.jpg

 

 

 

Umut-Da-.jpgUmut Dağ, est né à Vienne en 1982. Issu d'une famille modeste, et venant d'un quartier très populaire il est l’ainé d’une famille d’immigrés. Il a grandi dans la capitale autrichienne. Après des études d’économie à la Vienna Business School, il commence à étudier l’économie du développement, la théologie et la pédagogie.

Au fil des années Umut Dağ  a commencé par faire des films publicitaires avant d'entreprendre des études de cinéma à la Filmakademie de Vienne sous la direction de Peter Patzak et de Michael Haneke.

 

Il a réalisé deux courts-métrages,  News from Death en 2008 et My own Strength en 2009.


En 2011, Papa gagne le First Step Award (Prix du meilleur jeune réalisateur dans les pays germanophones) pour ce meilleur moyen-métrage.

 

Un matin, un homme est réveillé par les hurlements de ses deux petits. Il tâte en vain la place à côté de lui sur le canapé-lit : Conny, sa compagne et la mère des enfants, a disparu. Elle a laissé un mot dans la cuisine. "Papa" est jeune ; il fait du rap ; il est macho. Prendre soin des petits, deviner leurs besoins, ce n'est pas son truc. D'ailleurs, il ne s'est jamais occupé d'eux. Maintenant, il est bien obligé de s'y mettre...

 

 

 

Une seconde femme est son premier long-métrage.

 

Entretien avec Umut Dağ (DossierPresse - Kmbofilms)

 

Une Seconde Femme est une histoire qui met en scène différentes générations et cultures. Est-ce inspiré de votre propre histoire ?

 
"Je suis né à Vienne et mes parents sont kurdes. Mon père était ouvrier et ma mère, femme au foyer. J’ai grandi dans un quartier très populaire où beaucoup d’immigrés vivent. L’environnement dans lequel j’ai été élevé n’a rien d’artistique. C’est un petit miracle si j’ai pu faire un film. Mais mon histoire n’est pas à l’origine de celui-ci. L’idée de départ du film, était celle du personnage de la mère, une femme qui s’accroche à des traditions surannées. Ces traditions sont son seul soutien car elle les croit justes et capables de protéger sa famille. J’ai connu le phénomène de seconde femme en Turquie même si ce n’est pas très courant. Dans certaines situations extraordinaires, comme c’est le cas dans le film avec la maladie de la mère, il arrive, dans certaines régions, que le mari prenne une seconde épouse. J’ai commencé à réfléchir à une situation où la première femme choisirait elle même la seconde, pour prendre soin de sa famille.

 

 

Une-seconde-femme-copie-2.jpg

 

Cette idée est d’autant plus intéressante que la société turque attache beaucoup d’importance aux apparences extérieures. Le standing social de la famille est primordial. Les parents peuvent-ils être fières de leurs enfants ? Comment la famille est-elle perçue par la société ? Tous ces questionnements vous mettent toujours sous pression, pas simplement parce que le système doit fonctionner et continuer à tourner, mais aussi, parce que vous ne pouvez pas être plus fort que ce que vous êtes réellement. Ce carcan social, ne vous rend pas la vie très facile. Vous ne pouvez pas vous ouvrir aux autres de peur que tout ce que vous dites soit interprété comme une faiblesse, cela vous rend encore plus seul et isolé. Je me suis demandé ce qu’il pouvait se passer dans une famille quand une inconnue est introduite par la mère, donnée comme mourante, pour veiller sur ses enfants."

 

Une-seconde-femme-copie-3.jpg

 

Aviez-vous le sentiment que l’histoire serait plus puissante à travers la narration de personnages féminins ?  


"Bien sûr. J’ai toujours pensé que les femmes avaient des histoires plus fascinantes à raconter. Je ne dis pas ça en me basant sur des stéréotypes de genre, mais parce qu’il y a, me semble-t-il beaucoup moins de films faits sur les femmes. Beaucoup ont pour personnages principaux des hommes, où les femmes ne jouent que des rôles "décoratifs" ou secondaires, alors qu’il y a tellement d’histoires intéressantes à raconter sur elles. Et celle-ci en est une. Il était important pour moi dans Une Seconde Femme de donner aux hommes les seconds rôles."


 

Une Seconde Femme-copie-3

  
Beaucoup de scènes sont tournées à l’intérieur. L’appartement dans lequel l’histoire se déroule, semble représenter par extrapolation, l’enfermement de la vie des femmes. L’utilisation de ces espaces confinés pour symboliser les limites de leurs existences, était-elle délibérée ?


"Nous avons longuement réfléchi à la façon dont dépeindre la vie de ces femmes. Quels sont les lieux que les femmes appartenant à l’ancienne génération connaissent en dehors du foyer? L’aire de jeu, l’école des enfants, le supermarché, peut-être aussi le trajet de chez elles à chez leurs amies. Et l’été, les barbecues sur les îles du Danube. Malheureusement, c’est la triste vérité. Ces observations mêlées au cœur de notre histoire, ne me laissaient pas trop de possibilités. Même si, réduire l’espace, augmentait le risque d’aliéner le spectateur et de l’ennuyer."
 

Entretien avec Umut Dağ ... Cliquez ICI !

 

N'ayant pas trouvé d'acteurs kurdes valables pour le film, Umut Dağ a décidé de tourner avec des comédiens turcs. Il a ainsi fait passer de nombreux castings un peu partout (Cologne, Berlin, Istanbul et Vienne). Le réalisateur a choisi les deux actrices turques, Begüm Akkaya et Nihal Koldas, pour les deux rôles principaux. Il a fait appel à Vedat Erincin, le comédien qu'il avait choisi auparavant dans son moyen métrage Papa, pour le rôle de Mustafa. Les autres membres de la famille sont tous viennois. Toujours à propos du casting, Umut Dağ rapporte que, "selon [son] producteur, Michael Katz, c’était le casting le plus conséquent depuis Le Ruban blanc !"

 

Une-seconde-femme.jpg

 
Pour ce film, Umut Dağ a voulu accorder beaucoup de liberté à ses acteurs pendant le tournage. Sans avoir préparé les scènes à l'avance, il a préféré consacrer beaucoup de temps à leur parler des émotions des personnages, pour ensuite les laisser jouer comme ils le sentent. Le réalisateur ne nie pas le risque d'une telle démarche, mais estime que malgré l'ajout de scènes qui n'étaient pas prévues, "le film a trouvé son propre rythme pendant le tournage et cela s'est confirmé avec le montage."
 
Pour Umut Dağ, la meilleure manière de mettre à l'écran une émotion est de recourir aux plans serrés. En parlant de sa démarche pendant le tournage, le réalisateur déclare : "Je veux être avec les acteurs, avec les émotions de leurs visages et de leurs yeux. Je veux être dans leur cœur, dans leur souffle, dans leur regard. Je veux voir ce qu’ils voient, sentir ce qu’ils ressentent et trembler à leurs côtés lorsqu’ils jouent. Je n’ai pas le courage de regarder un acteur dans un long plan fixe."

 

Une seconde femme-copie-1

 

Une Seconde Femme aborde une zone de flou où différentes cultures se mélangent sans qu’il soit possible d’établir des liens clairs entres elles. Votre méthode de narration retransmet cette idée, vous vous en servez aussi comme d’une stratégie pour perdre vos spectateurs.


"Au début du film le rythme narratif est trépidant, et d’une certaine façon le spectateur est induit en erreur. Arrivé à un certain point il doit se poser la question de ce qui est réellement en train d’arriver. Dans les premières scènes, nous voulions dresser le portrait de la famille, mais avec le rythme intense du mariage et la scène d’adieu qui suit très vite. En voyant le film une seconde fois ou en y repensant, on se rend compte que nos premières impressions nous ont conduit à de fausses conclusions. Je pense que cela est une très bonne chose. Avec ma co-scénariste, nous voulions que le public évolue avec l’histoire, mais en tirant trop sur la corde on risquait de le perdre. Si vous ne donnez pas assez d’espace aux spectateurs pour qu’ils s’identifient, ils peuvent vous tourner le dos. C’est un équilibre difficile à mettre en place, j’espère y être au moins partiellement arrivé."

 

 


 

Sources :

http://www.arte.tv/fr

http://www.cinemas-utopia.org

http://www.allocine.fr

http://www.cinemalux.org

http://www.cinemovies.fr

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2012
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commentaires

Arielle Iris 08/06/2012 20:45


J'aimerais voir ce film, mais dans ma région, il y a peu de chance, je regrette vraiment

Ciné Alain 10/06/2012 19:38



En ce qui me concerne c'est un grand coup au cœur, l'interprétation est magistrale, l'histoire simple et belle et la réalisation parfaite.



 

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