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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 06:00

 

Ville-Haute--ville-basse---Affiche-1.jpg

 

Réalisé par Mervyn LeRoy


Avec Barbara Stanwyck, James Mason, Van Heflin,

Ava Gardner, Cyd Charisse, Nancy Davis, Gale Sondergaard,

William Conrad, Raymond Greenleaf, Douglas Kennedy.


Genre Policier, Drame, Romance


Prodcution Américaine - Année 1949


Titre original East Side, West Side

 

Loin d’être la plus connue des œuvres de Mervyn LeRoy, Ville haute, ville basse n’en réunit pas moins la crème d’Hollywood pour un affrontement psychologique sans merci entre femmes de la haute société newyorkaise. Élégant, raffiné, mais sans la mordante ironie d’un Cukor, le film est avant tout un bel écrin pour ses actrices principales.

 

Le film s'ouvre sur une vue panoramique de New York et la voix de Jessie, jouée par Barbara Stanwyck, déclarant : "Voici ma ville. Vous la connaissez à travers des films. On dit que c'est la ville la plus excitante, la plus angoissante, la plus rapide. On a tant dit sur son rythme fou, le battement de son cœur. Son rythme est celui de ma vie. Son battement de cœur, c'est le mien."

 

 

Synopsis

 

Jessie Bourne (Barbara Stanwyck) et son mari Brandon (James Mason), couple en vue de l'East Side New-Yorkais, vivent apparemment un bonheur sans nuages.

 

Ville haute, ville basse- Barbara Stanwyck, James Mason

 

Barbara Stanwyck et James Mason

 

Chaque jeudi, ils dînent chez Nora Kernan (Gale Sondergaard), la mère de la jeune femme. Ce soir-là, Brandon se rend au club Del Rio, où il rencontre Rosa Senta (Cyd Charisse), un séduisant mannequin.

 

Ville-haute--ville-basse----James-Mason--Cyd-Charisse.jpg

 

Cyd Charisse et James Mason

 

Il y retrouve son ancienne maîtresse Isabel Lorrison (Ava Gardner), de retour d'Europe, qui le relance ouvertement.

 

Ville-haute--ville-basse---Ava-Gardner-et-James-Mason.jpg  Ava Gardner et James Mason 

 

Alec Dawling (Douglas Kennedy) l'ami jaloux de la belle Isabel décoche un coup de poing à Brandon, qui s'évanouit sous les flashes. Rosa le ramène chez elle pour le soigner et éviter un scandale par admiration pour Jessie, cliente de la maison de couture Marianne où elle travaille.

 

Ville-haute--ville-basse---Barbara-Stanwyck--Cyd-Charisse.jpg

 

  Cyd Charisse et  Barbara Stanwyck

 

Brandon rentre, raconte tout à Jessie, mais omet de parler d'Isabel. Le lendemain, le scandale est en première page. Jessie confie son inquiétude à sa fidèle amie Helen Lee (Nancy Davis). Elle a peur qu'Isabel, comme autrefois, lui prenne son époux. Jessie se rend chez  Marianne  pour remercier Rosa et l'accompagne à l'aéroport chercher son ami Mark Dwyer (Van Heflin), un ancien policier... 

Le détective mène l'enquête tombe amoureux de Jessie, malgré la présence de la douce Rosa. Mark Dwyer découvre la coupable, une collègue d'Isabel.


Jessie rompt définitivement avec Brandon et se consacre au détective Dwyer.

 

le film est inspiré d' une nouvelle de Marcia Davenport

 

Ce chef-d'oeuvre sombre et insolent revisite Les Affinités électives, de Goethe, en s'infiltrant dans les artères coronaires d'êtres humains exsangues, réduits à l'état d'animaux affamés puis dépecés. Chacun se débat dans une vie de guingois, où la bienveillance (aimer) conduit à la malveillance (quitter), sans que le carcan social empêche de respirer. Terriblement moderne et incisif, ce film ose remettre en cause l'institution du mariage (Ava Gardner a la manie très suggestive de triturer son annulaire sans alliance) et donne le score de la guerre des sexes : 0-0.

Le couple Ava Gardner / James Mason plonge dans des abîmes très photogéniques, grisé par l'impossible, happé par de sinistres erreurs d'aiguillage.

 

Ava Gardner et James Mason  Ville-haute--ville-basse---Ava-Gardner-et-James-Ma-copie-1.jpg

 

En contrebas, le duo  Barbara Stanwyck /Van Heflin file un amour plus simple, plus terrien, mais tout aussi vibrant.

 

Ville-haute--ville-basse---Van-Heflin-et-Barbara-Stanwyck.jpg Van Heflin et Barbara Stanwyck

 

Ville haute, ville basse - Cyd Charisse.

 

 

 

 

 

Et puis il y a Cyd Charisse, rougissante ingénue, qui s'enhardit pour donner dans l'humanitaire conjugal... 

 

Marine Landrot, Télérama.

 

 

 


 

Parmi les acteurs du film, on retrouve dans le rôle de la jeune Rosa Senta une certaine Cyd Charisse qui va se faire connaître trois ans plus tard grâce à Chantons sous la pluie.

 

Ville-haute--ville-basse---James-Mason.jpg

 

Auréolé du prestige de Huit Heures de sursis, un succès en Angleterre, le Britannique James Mason débarque à Hollywood en 1948, pour tourner dans Pris au piège.

 

Ville haute, ville basse est  l'un de ses premiers rôles dans une production américaine.
 


 
Trois ans après Ville haute, ville basse, James Mason et Ava Gardner se retrouvent devant la caméra d'Albert Lewin dans le mythique Pandora.
 

Du beau monde dans ce drame de l’amour conjugal avec Ava Gardner, l’ensorceleuse, Barbara Stanwyck, la femme trompée, James Mason, le mari volage et sans parole et Cyd Charisse, une jeune femme éprise d’un écrivain d’âge mûr. Ce thème de l’adultère et du mariage est traité avec une certaine audace pour l’époque. Les amours se rencontrent, se croisent ou se frôlent. L’intensité dramatique croît progressivement; le scénario est bien dosé et construit. La mise en scène est somptueuse et les ambiances noir et blanc sont magiques. On passe un bon moment.

 

East-Side--West-Side.jpg

 

Derrière l’énigmatique titre français Ville haute, ville basse, on était tenté d’imaginer un film sur les rapports de classe comme Hollywood savait jadis en produire. De la part de Mervyn LeRoy, qui a construit sa notoriété grâce au Petit César en 1930 et à Je suis un évadé en 1933, il n’y aurait rien eu de vraiment étonnant, sauf que le réalisateur, habile faiseur insuffisamment passé à postérité, ne s’est jamais illustré dans le seul registre qui a autrefois véritablement approché la lutte des classes : la screwball comedy. À la différence d’un Hawks ou d’un Capra, c’est plutôt la dimension psychologique de ses personnages qui intéresse Mervyn LeRoy, jusqu’à orienter la direction de la photographie et la mise en espace de l’action. Dès l’ouverture, le film va néanmoins justifier son titre en jouant sur la confrontation de deux espaces : d’un côté le public, qui n’est jamais véritablement personnalisé, de l’autre le privé – vers lequel nous emmène la voix suave de Barbara Stanwyck, théâtre de rivalités féminines qui conduisent quelques unes à endosser leurs plus beaux atours pour se distinguer sur la grande scène de l’hypocrisie mondaine.

 

Pour visionner un extrait du film ... Cliquez ICI !

 

De toute évidence, Mervyn LeRoy avait de la sympathie pour les êtres à double face menant une double vie. La preuve  dans Ville haute, ville basse. James Mason se voudrait un mari pur, honnête et droit. Mais, selon l'expression d'Oscar Wilde, "il résiste à tout, sauf à la tentation". Logique : sa tentation, c'est Ava Gardner, et rien qu'à la voir marcher dans un night-club, ondulant légèrement des hanches, on comprend que le malheureux est fait comme un rat...

On ne s'intéresse pas beaucoup aux ennuis, assez bavards, de l'épouse délaissée, Barbara Stanwyck. Ni aux rapports de classes que suggère le titre. Mervyn LeRoy semble s'en ficher aussi : ce qui lui plaît, c'est de montrer, en chaque individu, les ravages des pulsions apparemment contenues.

 

Ce qu'il réussit, donc, c'est le portrait d'un sex-addict avant la lettre. James Mason devient, en quelque sorte, le grand-papa du Michael Fassbender de Shame...

 

East-side-west-side.jpg

 

Loin d’être pour autant un manifeste féministe, Ville haute, ville basse intrigue par sa relative froideur, déployant un espace où le calcul supplante systématiquement le sentiment. À ce titre, le réalisateur semble en pleine possession des codes esthétiques hollywoodiens d’après-guerre pour donner véritablement corps à ce jeu de faux-semblants où les femmes s’arment des plus belles robes pour aller au combat. C’est justement lors d’un essayage que Jessie et Rosa nouent une amitié qui leur permettra de se prémunir du danger masculin. La rivale usera des mêmes armes lorsqu’elle entend ravir la position de Jessie. Mais s’il ne fallait retenir qu’une scène du film, ce serait probablement celle où Nancy Davis se livre à un numéro de vamp infernale prête à user des poings, et non sans adresse, face à l’homme qui a tout découvert de sa supercherie.

 

Ville haute, ville basse fait partie des onze films que tourna la jeune Nancy Davis, avant d'épouser Ronald Reagan en 1952. Elle abandonne sa carrière quelques années après et devient la femme du gouverneur de Californie avant de devenir la Première dame des Etats-Unis.

 

 

 

Sources :

http://www.allocine.fr

http://www.toutlecine.com

http://www.telerama.fr

http://www.critikat.com

http://www.cinemovies.fr

http://films.blog.lemonde.fr

http://www.cinemotions.com

http://www.cinefil.com

Published by Alain - dans Mon univers
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commentaires

jochris 17/02/2012 12:06

cette page donne envie de voir ce film que nous ne connaissons pas !

elena&co 17/02/2012 11:23

ça c'est un grand film et quels acteurs !

 

Welcome

 

"Le bonheur est la chose la plus simple,

mais beaucoup s'échinent à la transformer

en travaux forcés !"

 
François Truffaut

 

 

 

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