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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 00:00

 

Vous-ne-l-emporterez-pas-avec-vous---Affiche.jpg

 

Réalisé par Frank Capra


Avec Jean Arthur, Lionel Barrymore, James Stewart,

Edward Arnold, Ann Miller, Mischa Auer, Spring Byington,

Dub Taylor, Samuel S. Hinds, Donald Meek, H.B. Warner, Mary Forbes


Titre original You Can't Take it With you

 
Genre Comédie, Romance


Production Américaine


Date de sortie 3 novembre 1938

 


Vous-ne-l-emporterez-pas-avec-vous---James-Stewart-et--Jean.jpgVous ne l'emporterez pas avec vous marque la première collaboration entre le comédien James Stewart et le réalisateur Frank Capra. Les deux hommes collaboreront par la suite sur Mr. Smith au sénat  réalisé en 1939 et La Vie est belle en 1946.

 

Frank Capra a découvert la pièce de George S. Kaufman et Moss Hart, distinguée par le Prix Pulitzer en 1937, sur scène et, pris d’un véritable coup de cœur, souhaite immédiatement l’adapter au cinéma. La société de production Columbia a déboursé 200 000 dollars pour acquérir les droits nécessaires à l'adaptation de la pièce écrite par George S. Kaufman et Moss Hart.


 

En 1939, c’est la dépression, Hitler, Staline, la guerre qui se profile... S’il propose au spectateur de l’époque d’échapper le temps d’un film à ce quotidien désespéré, le film sera d’ailleurs un véritable triomphe, Frank Capra l’invite à réfléchir sur ce que signifie la réussite personnelle, le culte de la réussite et de l’argent.

 

En ces temps troublés, lutter contre la tendance de l’homme à se refermer sur lui-même et à défendre son petit pré carré est en soi un beau geste politique et humaniste.

 

You-Can-t-Take-It-With-You---James-Stewart--Frank-Capra-e.jpg

 

 

You Can’t Take It With You, film à la morale si simple "l’argent ne fait pas le bonheur" est une ode généreuse à l’amitié et à l’entraide. Il fait partie de ces quelques films qui ont fait passer Frank Capra pour un indécrottable optimiste et le chantre émerveillé du rêve américain, artiste chaleureux et émerveillé qui croirait dur comme fer dans la capacité du peuple à dépasser et transformer un capitalisme carnassier.

 

Toutes choses qui s’avèrent finalement plus complexes qu’il n’y paraît, le désenchantement et le doute faisant aussi partie intégrante de son œuvre.

 


Vous ne l'emporterez pas avec vous a été récompensé par les Oscars du

Meilleur Film et du Meilleur Réalisateur.


"Nous trimons un peu, dansons un peu, et rions beaucoup" : c’est ainsi qu’un grand-père jovial définit sa petite famille, et, par la même occasion, sa philosophie. Et c’est ainsi que Frank Capra nous invite à rencontrer une bande de joyeux lurons qui travaillent un peu moins que le commun des mortels, dansent un peu plus, et ne s’en portent pas plus mal. Des originaux, certes, mais qui ouvrent leur porte à tous ceux qui n’ont pas peur de leur propre originalité.

 

Synopsis

 

Martin Vanderhof (Lionel Barrymore), le patriarche, est un ancien homme d’affaires retiré du monde du business depuis qu’il a compris que la fortune n’est pas gage de bonheur. Depuis, il prend soin de sa famille et des nombreux amis qui gravitent autour de ce petit monde. Il ne jure que par son harmonica, et vient de se fouler la cheville en se laissant glisser sur la rampe d’escalier, pour imiter sa petite-fille.

 

Il vit entouré de ses petits-enfants et de ses domestiques, pour le moins originaux.


Alice (Jean Arthur) est la cadette de la famille de doux dingues que sont les Sycamore. Le père, Paul Sycamore (Samuel S. Hinds) est un bricoleur pris de passion pour les feux d’artifices, la mère Penny (Spring Byington) une romancière, écrit des pièces farfelues, la sœur Essie (Ann Miller) passe ses journées à danser en tutu et son mari Carmichael (Dub Taylor) au xylophone. 

 

Vous-ne-l-emporterez-pas-avec-vous---Jean-Arthur--Spring-By.jpg


Jean Arthur, Spring Byington, Lionel Barrymore

 

Alice est la secrétaire de Tony Kirby (James Stewart), le fils du milliardaire Anthony P. Kirby (Edward Arnold). Ce dernier veut racheter le quartier où habitent les Sycamore pour construire une nouvelle usine, mais Martin Vanderhof refuse énergiquement de lui céder la maison. 

 

Alice et Tony, nettement plus fantaisiste que ses deux austères et riches parents, travaillent ensemble mais sont aussi amoureux, persuadent les deux familles de se rencontrer autour d’un repas dans l’espoir que Kirby abandonne ses projets immobiliers...

 

Vous-ne-l-emporterez-pas-avec-vous---Donald-Meek--Edward-.jpg


Donald Meek, Edward Arnold, Ann Miller, Mary Forbes

 

Vous ne l’emporterez pas avec vous, qui fait suite à Horizons perdus, le film le plus utopique de Frank Capra, est une fable profondément optimiste et enjouée. Porté par la loufoquerie de la maisonnée, le film est constamment fantaisiste, poétique et hilarant.

 

Jamais l’humanisme de Frank Capra n’aura été aussi léger, vivant, et résolument contagieux. Vous ne l’emporterez pas avec vous, avec ses personnages débordants d’énergie, son amour de la fantaisie et de l’originalité, et sa prodigieuse insolence, est sans aucun doute l’une des plus belles comédies américaines de l’époque. Apologie de la générosité et critique de l’esprit de sérieux, portrait de groupe et portrait d’êtres éminemment singuliers : le film est tout cela à la fois, et reste, soixante-dix ans plus tard, d’une incroyable modernité.

 

À l’heure où l’on tend à nous faire penser au travail comme à un simple outil d’ascension sociale, à l’argent comme à un but en soi, à la rentabilité comme à une valeur humaine, et à la différence comme à une tare, il sera plus que bienvenu de revoir ce chef-d’œuvre de poésie et de tendresse, qui ne manquera pas de répandre autour de lui comme un immense goût de liberté.

 

Le dîner entre les Sycamore et les Kirby est à ce titre l’un des plus grands moments de la comédie hollywoodienne.

 

You-Can-t-Take-it-with-You.jpg

 

L'originalité du film, tient à la fois au caractère foisonnant des actions, des gags et des répliques, et à l’absence de personnage principal. Le choix de parler d’un groupe plutôt que d’un individu innove brillamment le goût des grandes valeurs humaines, si souvent exprimé par Frank Capra. Il préfère ici, au parcours linéaire d’un héros unique, la multitude désordonnée et cocasse de personnages imprévisibles, et désamorce ainsi toute la lourdeur d’une éventuelle leçon de morale.

 

Les Sycamore, représentant un idéal de famille pour le réalisateur. On sent son amour profond pour ces "contestataires désinvoltes", "ces hippies avant la lettre" tel qu’il les décrit. Une famille qui n’est pas limitée aux seuls liens du sang mais qui accueille tous ceux qui partagent cette ambition de mettre la vie, l’épanouissement personnel et la solidarité avant toute autre considération.

 

Dans ce cocon protecteur, chacun se développe personnellement, sans souci de succès financier, de reconnaissance. Ici on écrit, on bricole, on danse, et qu’importe si on le fait de façon approximative. La mère trouve une machine à écrire, elle devient écrivain, c’est aussi simple que ça.

 

Face à eux, un monde des affaires impitoyable mais qui ne demande, au fond, qu’à être humanisé pour que l’Amérique accède enfin à son grand rêve. Frank Capra et son fidèle scénariste Robert Riskin excellent dans la caractérisation des personnages, et le cinéaste se montre de nouveau un immense directeur d’acteurs et un metteur en scène qui possède à la perfection le sens du rythme comique, capable à la fois d’orchestrer brillamment le chaos ludique d’un grand groupe d’acteurs ou de faire surgir une émotion brute d’un simple face à face.

 

Vous-ne-l-emporterez-pas-avec-vous---Mary-Forbes--James-Ste.jpgLa réussite du film tient sans doute à ce qu’il parvient à mobiliser des pulsions tout à fait partagées, et bien souvent très enfantines, mais souvent réprimées, et à les faire exploser au grand jour avec une élégance folle. Cette espèce d’ode à la fantaisie n’est d’ailleurs pas sans évoquer Holiday, que George Cukor réalisa la même année, et qui oppose également le monde austère de l’argent et du pouvoir à celui, magique, des grains de folie. Mais là où Holiday se laissait gagner par une certaine amertume, Vous ne l’emporterez pas avec vous, dans sa loufoquerie assumée et joyeuse, appartient plus clairement au genre de la "screwball comedy". Vous ne l'emporterez pas avec vousLors de la scène du dîner au restaurant, les efforts de James Stewart pour cacher la pancarte suspendue au dos de sa promise, ne sont pas sans rappeler ceux de Cary Grant tentant de masquer la robe déchirée, et le derrière, de Katharine Hepburn dans L’Impossible Monsieur Bébé, qui date également de 1938; et les scènes où tout un microcosme se retrouve subitement derrière les barreaux sont également très proches dans les deux films.

 

You Can't Take it With you puise sa force comique et son incroyable énergie dans un principe simple : le plaisir de la transgression, le refus de toute forme de convention ou de conformisme. Rien n’est plus jubilatoire que les scènes de pure infraction aux codes sociaux ou aux règles de soi-disant savoir-vivre. Une bande de détenus qui se met à chanter et à jouer de l’harmonica derrière les barreaux, une jeune femme qui laisse distraitement échapper un hurlement dans un restaurant chic : autant de moments de pure drôlerie, qui décuplent le plaisir du spectateur en même temps que s’affirme, grandiose, le plaisir de personnages qui n’écoutent que leurs envies.

 

.

Lionel Barrymore interprète le grand père de Jean Arthur dans le film, alors que dans la réalité il n'a que 22 ans de plus que l'actrice. Si le papi Vanderhof porte des bequilles durant le film, c'est que Lionel Barrymore, lui-même, était obligé d'en porter pendant le tournage, à cause de son arthrose.
 

Vous-ne-l-emporterez-pas-avec-vous---Edward-Arnold-et-Lione.jpg

 

Edward Arnold et Lionel Barrymore


Le film marque les retrouvailles de Lionel Barrymore et Donald Meek, qui avaient déjà joué ensemble dans La Marque du vampire, un film d'horreur réalisé par Tod Browning, sorti en 1935.


You-Can-t-Take-It-With-You.jpg  

 

Lionel Barrymore, James Stewart, Jean Arthur et Edward Arnold
 

Sources :

http://www.imdb.om

http://www.cinemotions.com

http://www.critikat.com - Alissa Wenz

http://fr.wikipedia.org

http://www.dvdclassik.com - Olivier Bitoun

http://www.allocine.fr

Published by Ciné Alain - dans Mon univers
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commentaires

renaud 17/11/2012 17:57


Je ne pouvais pas tomber mieux pour reprendre sinon mes visites dumoins mes commentaires sur ton blog. Ce film fait partie de ceux que je revois régulièrement avec le même plaisir et un soupçon
de béatitude... Comme Bringing up baby que j'i revu il y a deux jours... Il y a des films dans lesquels on voudrait vivre.


Après une longue pause je vais reprendre mes petites visites Mais exit charlus ! C'est renaud qui s'y colle maintenant. à bientôt

 

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