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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 14:30

 

Date de sortie 20 mars 2013

 

The-Place-Beyond-the-Pines---Affiche.gif


Réalisé par Derek Cianfrance


Avec Ryan Gosling, Bradley Cooper, Eva Mendes,

Rose Byrne, Ray Liotta, Dane DeHaan, Ben Mendelsohn

Emory Cohen,  Gabe Fazio, Luca Pierucci, 


Genre Thriller, Drame


Production Américaine

 

Synopsis

 

Cascadeur à moto, Luke (Ryan Gosling) est réputé pour son spectaculaire numéro du "globe de la mort".

 

The-Place-Beyond-the-Pines---Ryan-Gosling-.gif Ryan Gosling

 

Quand son spectacle itinérant revient à Schenectady, dans l’État de New York, il découvre que Romina (Eva Mendes), avec qui il avait eu une aventure, vient de donner naissance à son fils… Pour subvenir aux besoins de ceux qui sont désormais sa famille, Luke quitte le spectacle et commet une série de braquages.

 

Eva Mendes The-Place-Beyond-the-Pines---Eva-Mendes.gif

 

Chaque fois, ses talents de pilote hors pair lui permettent de s’échapper. Mais Luke va bientôt croiser la route d’un policier ambitieux, Avery Cross (Bradley Cooper), décidé à s’élever rapidement dans sa hiérarchie gangrenée par la corruption.

 

The-Place-Beyond-the-Pines---Bradley-Cooper-.gif Bradley Cooper

 

Quinze ans plus tard, le fils de Luke, Jason,  (Dane DeHaan) et celui d’Avery, AJ,  (Emory Cohen) se retrouvent face à face, hantés par un passé mystérieux dont ils sont loin de tout savoir…

 

The-Place-Beyond-the-Pines---Emory-Cohen-et-Dane-DeHaan.gif
 

Emory Cohen et Dane DeHaan

 

L'idée de The Place Beyond the Pines germait depuis longtemps dans la tête de Derek Cianfrance ; celle-ci a fini par prendre forme et se concrétiser lorsque le metteur en scène est devenu père pour la deuxième fois en 2007 : "Je me demandais quel genre de figure paternelle j’étais, et ce que j’allais transmettre à cet enfant. Et puis je me suis mis à penser à cette flamme qui m’anime depuis aussi longtemps que je m’en souvienne. Elle m’a aidé à réaliser beaucoup de choses dans la vie. Mais parfois, c’est également une force destructrice et à l’origine de souffrances", révèle le réalisateur.

 
Une grande partie du film a été tournée en décors réels à Schenectady dans l'état de New York. Le titre vient du nom mohawk (iroquois) de cette ville; en effet, "Schenectady" signifie "beyond the pine plains" (l’endroit qui se trouve au-delà des pins).
 
Derek Cianfrance a particulièrement tenu à tourner dans des décors réels afin d'obtenir une authenticité maximale : "Nous avons tourné dans de vrais endroits : un poste de police en fonctionnement avec de vrais officiers de la police de Schenectady, un véritable hôpital avec de vraies infirmières et de vrais patients dans la chambre voisine, une fête foraine avec 500 figurants du coin sur lesquels nous comptions pour ne pas regarder la caméra, de vraies banques avec de vrais guichetiers et de vrais directeurs qui s’étaient déjà fait braquer, et un vrai lycée avec de vrais élèves", explique le cinéaste.


Derek Cianfrance voue une fascination à Psychose et s'est inspiré de ce film pour tracer la psychologie de ses personnages : "J’ai toujours aimé Psychose d’Alfred Hitchcock, et la manière dont le film opère cet extraordinaire transfert de Janet Leigh à Anthony Perkins. Je voulais faire quelque chose dans cet esprit", déclare le réalisateur.

 

Il y a tant de virages narratifs inattendus dans The Place Beyond the Pines qu’il est très difficile d’en parler sans gâcher l’expérience du spectateur. Vous rendez-vous compte que c’est un cauchemar pour les critiques ?


"Sauf pour ceux qui détestent le film... Ils peuvent le flinguer rien qu’en racontant l’histoire ! (Rire.) Plus sérieusement, je pense que l’intrigue est suffisamment forte pour résister à un ou deux spoilers. La première fois que j’ai vu Psychose, je savais bien ce qui allait arriver à Janet Leigh durant la scène de la douche mais ça ne m’a pourtant pas gâché le plaisir. Je pense même que ça a rendu les choses encore plus intenses."


L’histoire s’étend sur une quinzaine d’années. D’où vient cette ambition démesurée ?


"J’ai faim, j’en veux toujours plus. On a longtemps pensé que The Place Beyond the Pines était irréalisable. Mais mes professeurs de cinéma, Stan Brakhage et Phil Solomon (de célèbres réalisateurs de films expérimentaux), m’ont enseigné qu’un metteur en scène se doit de se mettre en danger, de ne pas craindre l’échec. J’ai rencontré des pilotes de stock-cars, ils m’ont dit exactement la même chose : le seul moyen de gagner une course, c’est de risquer le crash à tout instant."

 

Extrait Interview Frédéric Foubert pour www.premiere.fr - 18/03/2013


The Place Beyond the Pines a été tourné en seulement 47 jours lors de l'été 2011.

 

The Place Beyond the Pines - Ryan GoslingDerek Cianfrance a une fascination pour les histoires de famille; dans son premier film, Brother Tied, il était question de deux frères,  Blue Valentine explorait l'histoire tumultueuse d'un couple marié et The Place Beyond the Pines parle d'une relation père/fils. Ce film marque la seconde collaboration entre l'acteur Ryan Gosling et le cinéaste Derek Cianfrance après Blue Valentine en 2010.

Dans le film, Ryan Gosling campe un père de famille contraint de braquer des banques pour subvenir aux besoins de son fils. Avec ce rôle, Derek Cianfrance offre l'occasion au comédien de réaliser un de ses fantasmes avoués, braquer une banque et s'enfuir à moto. L'acteur a révélé cet étrange lubie au cinéaste lors de leur collaboration sur Blue Valentine.

 

Derek Cianfrance a trouvé en la personne de Ben Coccio, un alter ego à sa mesure. Le scénariste lui a été présenté par son agent et les deux hommes ont commencé à travailler ensemble et ont finalement accouché de The Place Beyond the Pines. À noter que la femme du cinéaste et le scénariste sont natifs de la petite ville de Schenectady où a été tourné le film : "Nous nous sommes découvert des atomes crochus : nous avions les mêmes références, nous avions regardé les mêmes films en grandissant, Les Affranchis de Martin Scorsese faisait partie de nos films préférés, nous avions lu les mêmes livres, et nous partagions ce lien avec Schenectady", raconte le réalisateur à propos de Ben Coccio.

 

The-Place-Beyond-the-Pines---Ryan-Gosling-et-Eva-Mendes-.gifThe Place Beyond the Pines jongle entre deux époques, celle de Ryan Gosling et Bradley Cooper plus jeunes et celle, 15 ans plus tard, de leurs fils, incarnés respectivement par Dane DeHaan et Emory Cohen. Les deux jeunes hommes devant être antagoniques, Derek Cianfrance a tenu à les mettre en opposition afin de mieux souligner leurs contradictions, parfois en utilisant des méthodes simples mais efficaces : "Je leur ai demandé quel était leur acteur préféré, et cela s’est transformé en une énorme dispute parce qu’ils n’étaient pas d’accord : pour Dane c’était James Dean ou Al Pacino, et pour Emory, Marlon Brando ou Robert De Niro. Une fois sur le tournage, j’ai laissé s’exprimer cette dynamique", explique le metteur en scène.

 
La sublime bombe latine Eva Mendes est venue passer l'audition pour le film sans maquillage : "Elle était toujours aussi belle bien sûr, mais faisait de son mieux pour ne pas l’être. Cela m’a beaucoup touché", relate Derek Cianfrance.

The-Place-Beyond-the-Pines---Eva-Mendes-et-Ryan-Gosling.gifBradley Cooper, Ray Liotta, Gabe Fazio et Luca Pierucci se sont immergés totalement dans leurs rôles de policiers et ont tenu à passer du temps avec les vraies forces de l'ordre de la ville de Schenectady, jusqu'à patrouiller avec eux et participer à leurs fêtes de famille.

 

Dane DeHaan, qui campe le fils de Ryan Gosling, est un jeune espoir à suivre. Révélé grâce à Chronicle, le comédien a officié ensuite dans Des hommes sans loi avant d'être engagé sur The Place Beyond the Pines.


Derek Cianfrance est fan depuis l'adolescence de l'auteur/compositeur Mike Patton. Le cinéaste utilisait déjà sa musique dans ses films de lycée et quand il a fallu choisir un compositeur pour The Place Beyond the Pines, il s'est naturellement tourné vers Mike : "Il a lu le scénario et avait un frère membre de la police, c’était le destin ! Nous avons donc travaillé ensemble, c’était un autre rêve qui devenait réalité. Il a tout de suite saisi les thèmes particuliers du film", confie le réalisateur.

 

The-Place-Beyond-the-Pines----Rose-Byrne.gif

 

Rose Byrne

 

Mary Elizabeth Winstead et Ginnifer Goodwin ont auditionné pour le rôle finalement échu à Rose Byrne. À noter que Greta Gerwig a été engagée à l'origine mais a finalement dû renoncer pour des problèmes d'emploi du temps.

 


 

 

 

Sources :

http://www.imdb.com

http://www.premiere.fr

http://www.allocine.fr

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2013
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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 00:00

 

Date de sortie 20 mars 2013

 

La-chute-de-la-Maison-Blanche---Affiche.gif


Réalisé par Antoine Fuqua


Avec Gerard Butler, Aaron Eckhart, Morgan Freeman,

Melissa Leo, Angela Bassett, Dylan McDermott,

Radha Mitchell, Ashley Judd, Robert Forster


Titre original Olympus Has Fallen


Genre Action, Thriller


Production Américaine

 

Synopsis

 

Mike Banning (Gerard Butler), ancien garde du corps du président des États-Unis, s’occupe désormais des basses besognes des services secrets.

 

La-Chute-de-la-Maison-Blanche---Gerard-Butler.gif Gerard Butler

 

Lorsqu’un commando nord-coréen lance une attaque sur la Maison Blanche, prenant en otage le Président Benjamin Asher (Aaron Eckhart) et son fils, il se retrouve seul à pouvoir leur venir en aide.

 

 Aaron Eckhart La-Chute-de-la-Maison-Blanche----Aaron-Eckhart.gif

 

Deux ans après avoir été tenu responsable de la mort accidentelle de la Première Dame, il va pouvoir faire preuve de sa loyauté et de sa bravoure.

 


 

 

La-Chute-de-la-Maison-Blanche-.gifLe cinéaste Antoine Fuqua  est le spécialiste des thrillers policiers. Il a notamment réalisé Training Day qui a valu l'Oscar du meilleur acteur à Denzel Washington ou L'Elite de Brooklyn qui suit le quotidien de flics intègres, corrompus et de voyous. Toutefois, des titres comme Les Larmes du soleil, Le Roi Arthur ou Shooter tireur d'élite montrent à quel point Antoine Fuqua est également un réalisateur habitué à l'action, ce que confirme La Chute de la Maison Blanche.

Winona Ryder était le premier choix des studios pour camper la Première Dame, Margaret Asher, avant que le rôle ne soit finalement confié à Ashley Judd.

Morgan Freeman retourne à la Maison Blanche plus de 15 ans après l'avoir dirigée dans Deep Impact réalisé par Mimi Leder en 1998. Cette fois, l'acteur incarne le Président de la chambre des représentants et laisse la gouvernance du pays à Aaron Eckhart.

 

Morgan Freeman La-Chute-de-la-Mison-Blanche---Morgan-Freeman.gif



Deux acteurs Oscarisés pour un second rôle font partie du casting de La Chute de la maison blanche; il s'agit de Morgan Freeman, récompensé pour son interprétation émouvante d'un ex-boxeur dans Million Dollar Baby de Clint Eastwood et de Melissa Leo, primée pour son rôle de mère envahissante dans Fighter de David O. Russell.

 

 

Aaron Eckhart retrouve Morgan Freeman pour La Chute de la Maison Blanche cinq ans après leur collaboration sur The Dark Knight de Christopher Nolan.

La Chute de la maison blanche est le deuxième plus gros budget accordé à Antoine Fuqua après Le Roi Arthur en 2004. Ce dernier a coûté l'importante somme de 120 millions de dollars tandis que La Chute de la maison blanche culmine à 80 millions.

 

 

 

.
Le Président américain doit se préparer : 2013 est l'année de la prise d'assaut de la Maison Blanche ! En effet, après La Chute de la Maison Blanche, c'est Roland Emmerich qui prend le relais en envoyant Channing Tatum sauver le Président, pris en otage par un groupe paramilitaire dissident dans White House Down.
 

 

Sources :

http://www.allocine.fr

 

La Maison Blanche petite et Grande Histoire.

 

La Maison Blanche a été construite entre 1792 et 1800 et s'inspire du style géorgien.

 

Lieu de résidence, de travail et de réception de tous les présidents américains depuis John Adams, deuxième président des États-Unis, qui y entra en 1800.

 

Fin 1949, La Maison Blanche était dans un état de délabrement le plus total avec certains plafonds qui s’écroulaient, des pièces inutilisables, des poutres qui pourrissaient et même la baignoire du président qui s’enfonçait inexorablement dans le sol. 

 

Une reconstruction nécessitant le démantèlement complet des espaces intérieurs, la construction d'une nouvelle armature en acier et la reconstruction des salles originales dans la nouvelle structure fut indispensable. Tout autant que sauvegarder son son aspect historique.  Les travaux seront conduits par l'entrepreneur John McShain de 1949 à 1951, obligeant dès 1948, le président Truman à abandonner provisoirement la Maison-Blanche pour s'installer de l'autre côté de la rue, à Blair House.


Published by Ciné Alain - dans Des films en 2013
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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 00:00


Date de sortie 13 mars 2013

 

L-artiste-et-son-modele---Affiche.gif


Réalisé par Fernando Trueba


Avec Jean Rochefort, Aida Folch, Claudia Cardinale,

Götz Otto, Christian Sinniger, Chus Lampreave,


Titre original El artista y la modelo

 

Genre Drame


Production Espagnole

 


Avec L'Artiste et son modèle, c'est la première fois que Fernando Trueba réalise un long-métrage de fiction entièrement dans une langue étrangère à la sienne, ici le Français.  Comme cette histoire se passait en France, ça coulait de source. Ce sont des éléments qui sont apparus avant même l'écriture de la première ligne du scénario déclare le réalisateur.

 

Fernando Trueba a reçu la Coquille d'Argent du meilleur réalisateur

au Festival de Saint-Sébastien 2012.

 

L-Artiste-et-son-modele---Aida-Folch-et-Jean-Rochefort.gif

 

Aida Folch et Jean Rochefort

 

Synopsis

 

Été 1943, dans la France occupée, non loin de la frontière espagnole.

 

Comme les grands artistes anciens ou contemporains, Marc Cros (Jean Rochefort), un sculpteur a consacré sa vie et son travail à la recherche de la beauté. Il a essayé d'atteindre la perfection dans toute sa simplicité, l'essence des formes, la pureté éloignée de tout artifice.

 

Il vit une retraite paisible avec sa femme Léa (Claudia Cardinale), anciennement son modèle.

 

A 80 ans Marc Cros vit éloigné du monde et du travail, attendant sa fin sans nostalgie. En cette période de guerre et d'occupation, l'artiste essaie de fuir la bestialité des hommes, il a perdu, depuis longtemps, tout espoir qu'ils puissent changer. L'arrivée de Mercé (Aida Folch), une jeune espagnole échappée des camps de réfugiés d'Argeles, va l'obliger à réintégrer le monde.


Le vieil artiste découvre une nouvelle muse et retrouve le goût du travail. Il démarre alors la sculpture de sa dernière œuvre. Si bien qu'en ces temps confus et cruels, le vieux sculpteur se remet au travail, se concentre sur la seule chose qu'il sait faire; modeler muscles, cous, seins, cuisses, bras ou épaules ... de femme. Il essaie une dernière fois.

 

L-Artiste-et-son-modele---Aida-Folch-et-Jean-Roche-copie-1.gif


Aida Folch et Jean Rochefort

 

Le réalisateur Fernando Trueba nourrissait depuis longtemps l’envie de réaliser L’Artiste et son modèle, malgré les difficultés rencontrées, comme il l’explique lui-même : "J'ai commencé à penser à ce film en 1990. J'avais alors le rêve que mon frère y collabore en faisant tout le travail de sculpture ou en préparant l'atelier. Il est mort en 1996. A ce moment là, je me suis dit que je ne ferai pas ce film, parce que sans l'opportunité de travailler avec lui, ça n'avait plus de sens. Mais j'y suis revenu, parce que cette histoire refusait de partir de ma tête. A l'arrivée, j'ai décidé de dédier le film à mon frère, mais cela ne veut pas dire que le personnage de Marc Cros lui doive quelque chose, sauf sur un point : mon frère n'aimait pas parler. Il détestait tout le bla-bla qui accompagne le monde de l'art, et la pseudo-littérature qui l'accompagne parfois. Mon frère travaillait avec ses mains, il avait un rapport fort avec la matière."

 

Dans L’Artiste et son modèle on voit beaucoup de scènes de travail manuel. Celles-ci correspondent à l'humilité nécessaire des artistes face à la matière, une condition intrinsèque à ce travail. Le réalisateur tenait particulièrement à montrer ça. Sans doute parce que ce sens du labeur est quelque chose qu'il a appris de mon frère.

 

Fernando Trueba était déjà familier du monde de l'art et plus particulièrement de la sculpture dans ses films. Son premier court métrage avait pour sujet le sculpteur espagnol Eduardo Chillida ; il a également produit en 1990 une série de quatre téléfilms sur l'art primitif, Magicians of the Earth: Senis Children.

 

Götz Otto et Aida Folch  L-Artiste-et-son-modele---Aida-Folch--Gotz-Otto.gif


Pour le réalisateur Fernando Trueba, il était indispensable d'atteindre un âge proche de celui de son personnage principal, Marc Cros, avant de commencer à véritablement travailler sur L'Artiste et son modèle : "Il était nécessaire que j’aie le temps d’acquérir un vécu suffisant pour pouvoir raconter l’histoire de Marc."

 

En 2005 Fernando Trueba a commencé à travailler sur le scénario avec Jean-Claude Carrière, un des grands maîtres du scénario. Au-delà de ça, le réalisateur aime beaucoup le sens de l'humour du scénariste, et qu'il soit un homme du Sud, méditerranéen. Qui plus est, il a l'âge de Marc. Il réunissait donc toutes les conditions. après une première version écrite avec Rafael Azcona. Leur objectif était de construire une histoire en restant solidaire de leur protagoniste, fuir les habituelles règles de narration pour atteindre la difficile simplicité que le personnage cherche de façon obsessive. C'est un film qui aborde de grands thèmes sans volonté d'en disserter : La vie et la mort, La jeunesse et la vieillesse, La beauté au temps de l'horreur. Un film sur le sens et la nécessité de l'art. Sur la recherche de la beauté.

 

Fernando Trueba désirait depuis longtemps travailler avec Jean Rochefort, déjà pour un second rôle dans Belle époque, réalisé en 1993. Le rôle était finalement revenu à Michel Galabru car l'acteur n'était pas disponible. Cette fois-ci, le réalisateur ne pouvait se passer de Jean Rochefort pour interpréter Marc Cros dans L'Artiste et son modèle : "Jean a toujours été Marc; il a tout pour ce personnage: la gravité et l'ironie, la force et la vulnérabilité... Et bien d'autres choses que j'ai découvertes par la suite. Notamment, une capacité de prise de risque inouïe. De tous temps je l'ai vu comme un acteur original, poétique, excentrique, inqualifiable, d'une humanité débordante; capable de faire éclater de rire comme d'émouvoir.", explique-t-il.
  

L-Artiste-et-son-modele---Aida-Folch-copie-1.gif

 

Aida Folch

 

Le réalisateur espagnol ne pouvait rêver mieux comme promotion à son prochain film L'Artiste et son modèle dont Jean Rochefort est la tête d'affiche. Suite à un emballement médiatique mal contrôlé parti d'une annonce faite par le Figaro, beaucoup se sont empressés de relayer l'information selon laquelle Jean Rochefort mettrait fin à sa carrière en annonçant lui-même sa retraite dans l'émission Entrée Libre diffusée le 5 mars sur France 5. En fait, Le Figaro semble avoir éte trompé par des extraits du dit prochain programme. "Ce n'est pas exactement ce que j'ai dit. On me joue un mauvais tour. Mes propos ont été coupés, je le regrette. À croire que certains veulent se faire de la publicité sur mon dos. Quelle idiotie. Mon agent est furieux. Il est obligé de faire des rectificatifs partout... J'ai simplement déclaré à un journaliste de France 5 qui m'interrogeait à l'occasion de la sortie de mon dernier film L'artiste et son modèle de Fernando Trueba, que je ne tournerai plus quoi qu'il arrive. Que je ne tournerai plus n'importe quoi, comme cela a pu se produire, ici et là, par le passé." a déclaré le comédien. L'acteur précisait encore : "Je suis infiniment touché par ces élans d'affection qui affluent vers moi depuis deux jours. La fidélité du public me fait chaud au coeur. Tout à coup, je réalise que je compte pour beaucoup de gens, que les Français ont de l'affection pour moi. Je ne le savais pas à ce point."

 

 

Fernando Trueba dirige pour la seconde fois l'actrice espagnole Aida Folch, dix ans après l'avoir révélée dans son film Le Sortilège de Shanghai réalisé en 2002, en lui offrant son premier rôle principal à 15 ans. "C'était une très belle rencontre. Entre temps, non seulement l'adolescente est devenue femme mais elle a tourné, ces dix dernières années, de nombreux films et séries télé et elle a également joué au théâtre. L'Artiste et son modele - Aida FolchAida est passionnée par son travail, elle n'a perdu ni sa fraîcheur, ni sa grâce d'alors." avoue le réalisateur.


Selon Jean Rochefort : "Je suis curieux des autres. C'est sans doute même ma qualité: je suis à l'écoute des autres. Je suis, c'est vrai, en contact avec des gens beaucoup plus jeunes que moi. Ils me proposent des choses, me soumettent des projets. Je suis bien avec eux, c'est revivifiant. Aida, est une gosse qui m'a enthousiasmé. En France on ne trouve pas souvent ce type de jeune comédienne, qui peut passer en un éclair de la haine à l'amour. Elle vient d'un milieu modeste a un fort tempérament, quelque chose de latin. On a cherché des actrices françaises qui auraient pu jouer ce rôle. Il y en a sûrement, mais Aida nous est apparue comme idéale." Il rajoute : "Fernando et moi en avons beaucoup parlé. Nous sommes tous les deux très sensibles à l'idée d'artisanat, du métier bien fait. Je sens chez Fernando que le manuel ne le répugne pas; qu'au contraire, il fait partie de lui. Les frères Trueba sont tous des créateurs: sculpteur, chirurgien, cinéaste. L'un d'entre eux a même refusé d'être ministre de la culture espagnole. C'est encore plus remarquable quand on sait qu'ils sont issus d'une famille où les seuls points de repères étaient la méthode Ogino et la Bible. Fernando tutoie le manuel, déteste comme moi l'imposture. Bien évidemment dans le film, les gros plans des mains, sont celles d'un sculpteur de mon âge, pour être raccord, mais je crois cependant avoir été un élève très studieux : non seulement parce que je voulais être crédible mais aussi parce que je suis un homme de la nature, je n'ai pas peur du crottin, quoi !" (rires)

 
Bien que Fernando Trueba soit également producteur de disques et que la musique occupe une place essentielle de sa filmographie, celle-ci est totalement absente de L'Artiste et son modèle, à l'exception du générique de fin. Le réalisateur l'explique ainsi : "La musique de ce film, c’est la voix des acteurs, les bruits de la nature, les sons de l’atelier. Le musicien du film c’est pour moi Pierre Gamet, l'ingénieur du son, auquel le film est aussi dédié."

 

Claudia Cardinale L-Artiste-et-le-modele---Claudia-Cardinale.jpg

 

L'artiste et son modèle est un film en noir et blanc  "Ça n'a jamais vraiment été une décision, mais un état de fait. Quand on commence à penser à un film, c'est d'abord par des sensations, des images-clés ou des couleurs vers lesquelles on veut tendre. Pour L'artiste et son modèle, ce fut des images en noir et blanc, des évocations des ateliers de Brassaï, Giacometti, Picasso ou de photographes comme Cartier-Bresson ou de la même époque." reconnait Fernando Trueba 

 
Pour son film Fernando Trueba a pris le pari risqué de travailler avec un jeune chef opérateur, Daniel Vilar, pour lequel L'Artiste et sa modèle est le premier long métrage. Il explique ainsi son choix : "J’aurais pu faire appel aux plus grands chefs opérateurs espagnols, mais j’avais envie de travailler avec Daniel, qui avait été mon assistant, puis cadreur sur certains de mes films. Je voulais quelqu’un de frais, de vierge.  Curieusement, je me suis rendu compte que sa culture cinématographique est très moderne. Il est au courant des derniers films indépendants, anglais ou américains mais ne connaissait pas certaines références que je lui citais pour L'Artiste et sa modèle. Pendant quelques mois, je lui ai montré des scènes et des films qui étaient en rapport avec celui-ci, des Renoir, des Truffaut... C'était amusant de faire son éducation au cinéma classique..."

 


 


Sources :

http://www.cinemovies.fr

http://www.imdb.com

http://www.allocine.fr

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 00:00

Date de sortie 13 mars 2013

 

Jappeloup---Affiche.gif


Réalisé par Christian Duguay


Avec Guillaume Canet, Marina Hands, Daniel Auteuil,

Tchéky Karyo, Jacques Higelin, Joel Dupuch, Frédéric Epaud

Lou de Laâge, Marie Bunel, Donald Sutherland

 
Genre Drame, Biopic


Production Française

 

Jappeloup est une libre adaptation du roman Crin Noir de Karine Devilder et inspiré de la vraie vie de Pierre Durand, passionné d'équitation ayant abandonné sa carrière d'avocat pour se lancer dans le saut d'obstacle avec son canasson nommé Jappeloup. L'homme et son équidé ont participé à de nombreuses compétitions et ont notamment remporté le titre olympique aux JO de Séoul en 1988, contre toute attente après l'échec cuisant subi aux JO de 1984 à Los Angeles. À noter que Karine Devilder est la belle-soeur de Pierre Durand.

 

Jappeloup.jpg


Synopsis

 

Au début des années 80, abandonnant une carrière d’avocat prometteuse, Pierre Durand (Guillaume Canet) se consacre corps et âme à sa passion, le saut d’obstacle. Soutenu par son père (Daniel Auteuil), il mise tout sur un jeune cheval auquel personne ne croit vraiment : Jappeloup.

 

Trop petit, trop caractériel, trop imprévisible, il a de nombreux défauts mais une détente et des aptitudes remarquables. De compétition en compétition, le duo progresse et s’impose dans le monde de l’équitation.

 

Mais les JO de Los Angeles sont un terrible échec et Pierre prend alors conscience de ses faiblesses. Avec l’aide de Nadia (Marina Hands), sa femme, et de Raphaëlle (Lou de Laâge), la groom du cheval, Pierre va regagner la confiance de Jappeloup et construire une relation qui va les mener aux JO de Séoul en 1988.

 

Jappeloup---Guillaume-Canet--Daniel-Auteuil-et-Marina-Hands.gif


Guillaume Canet, Daniel Auteuil et Marina Hands

 

Christian Duguay réalise Jappeloup; ce réalisateur québécois est également un passionné d'équitation, un cavalier aguerri et un ex-membre de l’équipe d’équitation du Canada. Jappeloup ne ressemble pas à ses précédents films. "C’est vrai que les films d’action américains que j’ai signés en sont assez éloignés. Mais je n’ai jamais pris plaisir à les réaliser. J’ai d’ailleurs mis de côté cette activité pour mettre en scène des mini-séries qui portaient sur des sujets riches et authentiques comme Jeanne d’Arc, Hitler ou Coco Chanel et ne sombraient pas dans le pathos hollywoodien. C’est cette expérience cinématographique, mon parcours de cavalier et la rencontre avec Pascal Judelewicz puis Guillaume Canet qui ont été les déclencheurs de mon retour au cinéma." déclare le réalisateur.


De sa passion pour les chevaux Christian Duguay confie : "Lorsque mon père s’est remarié. Sa deuxième épouse avait acheté une écurie où je jouais, l’été, le rôle de palefrenier. Je m’étais pris d’affection pour un cheval de dressage, privé de compétition à cause d’une plaie de harnachement. Lorsque mon père m’a surpris, un jour, le montant à cru pour sauter des obstacles, il a compris que ce cheval avait des qualités et nous avons commencé à l’entraîner. Le succès des compétitions régionales nous a amené un peu partout au Canada et ailleurs, jusqu’à ce que je devienne champion junior. De ce contact particulier avec l’animal est née une grande histoire d’amour et ces compétitions, loin de chez nous, m’ont permis de me rapprocher de mon père. Jappeloup.gifPourtant, assez vite, il a fallu faire des choix et je savais que je ne pourrai pas faire des compétitions toute ma vie car le cheval ne m’appartenait pas."  L'histoire personnelle de Christian Duguay est  assez proche de celle de Pierre Durand... "Il y a des résonances en effet, comme avec l’histoire personnelle de Guillaume Canet. C’est ce qui était fantastique dans ce projet : il nous a permis, Guillaume et moi, de retrouver des souvenirs de jeunesse communs. Autant sur les compétitions que sur les rapports que nous entretenions avec nos pères. C’est pourquoi, dès le départ, nous avons vu le film sous le même angle et étions heureux de pouvoir partager notre expérience pour ce scénario. Nous nous sommes d’ailleurs beaucoup consulté pendant l’écriture." confie le réalisateur.

 

Christian Duguay a l'habitude de cadrer lui-même ses plans, notamment à la steadicam, une caméra avec un bras articulé qui permet d'obtenir des prises de vue fluides : "Je n’ai pas l’habitude de rester derrière le combo et cadrer moi-même au steadicam me permet de sentir les comédiens et d’être au plus près de leur jeu", déclare le cinéaste.

 

L'acteur fétiche de Christian Duguay, Donald Sutherland, fait un caméo dans Jappeloup; le comédien américain a déjà collaboré à huit reprises avec le cinéaste canadien : "Il est pour moi comme un deuxième père. S’il a accepté de rejoindre l’équipe, surtout comme caméo, c’était pour me faire plaisir mais je sais qu’il s’est tout de suite senti chez lui sur le plateau", confie le réalisateur.


Pour recréer musicalement l'ambiance années 70 et 80 du film, Christian Duguay a convoqué des "sons de guitare proche de ceux d'American Beauty ou Le Secret de Brokeback Mountain", mais également des tubes de l'époque. L'un d'entre eux est utilisé pour la première fois dans un film, Father and Son de Cat Stevens. Le chanteur étant un homme très pieux, il a toujours refusé que sa musique serve un film "violent ou cru" mais pour Jappeloup, il a donné son accord pour le plus grand bonheur de Christian Duguay.

 

L’autre enjeu était de donner à ce film une notion de terroir. Christian Duguay ayant une admiration considérable pour le cinéma français et notamment celui de Claude Berri, il percevait l’univers de Jappeloup un peu comme celui de Manon des Sources ou de Jean de Florette. Il a pu apporter au film un souffle à l’américaine mais tenait surtout à ce que l’on perçoive ce côté "terroir" dans les rapports humains, particulièrement dans les scènes de conversations tenues, dans la cuisine, entre père et fils, celles où les regards en disent plus long que les mots. Pour le réalisateur c’était délectable de pouvoir filmer ça car il n'avait pas pu l’exploiter dans le cinéma américain.

 

Jappeloup---Lou-de-Laage--Guillaume-Canet--Jacques-Higelin.jpg

 

Lou de Laâge, Guillaume Canet, Jacques Higelin et Daniel Auteuil

 

L'histoire de Jappeloup trouve un écho dans la vie de Guillaume Canet lui-même, ce qui explique son grand intérêt pour le film. En effet, l'acteur a pratiqué l'équitation grâce à son père, éleveur de chevaux. Guillaume Canet a décidé d'arrêter de pratiquer pour partir à Paris et devenir comédien, ce qui n'a pas vraiment plu à son père : "J’avais eu un grave accident de cheval, je n’avais plus la rage de vaincre. La peur de me faire mal se mêlait à l’envie de voir d’autres horizons que les écuries de campagne. Je commençais à être attiré par Paris et les filles", révèle Guillaume Canet.


Jappeloup - Guillaume CanetGuillaume Canet a adapté, écrit et dialogué lui-même Jappeloup, un projet qui lui tenait à coeur mais qu'il ne comptait pas écrire au départ : "Un jour, Mario Luraschi, Coordinateur des cascades équestres sur le film, m’a laissé un message pour me dire qu’il voulait me présenter son ami Pascal Judelewicz. Passionné par le sujet, ce producteur rêvait de faire ce film depuis 1995. Son enthousiasme m’a bluffé, séduit… et convaincu. (...) J’avais prévu de lever le pied pour me consacrer à mon enfant. Mais il savait que le sujet me passionnait et que je me prendrai au jeu. Pensant passer rapidement le relais à un auteur, j’ai rédigé dix pages puis de fil en aiguille, j’ai écrit des séquences et j’ai commencé à les dialoguer… Au bout de quinze jours, j’ai compris que je ferai le scénario. Je n’avais que quatre mois pour tout boucler", confie l'acteur.

 

Rester fidèle à l’histoire vécue par Pierre Durand était une volonté car la réalité de cette incroyable histoire suffisait à faire un grand film. Comme tous les jeunes de l’époque qui aimaient l’équitation, Guillaume Canet avait suivi les exploits de Jappeloup, notamment aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988.

 

Jappeloup-et-Pierre-Durand.jpg

 

Jappeloup et Pierre Durand

 

Mais en lisant le livre de Karine Devilder, la belle-sœur de Pierre Durand, l'acteur avoue avoir appris appris beaucoup de choses. Les vidéos qu'il a visionnées par la suite lui ont rappelé à quel point les prouesses de ce petit cheval étaient phénoménales. Toute la chronologie des compétitions est exacte. "Après, je voulais injecter dans le scénario certaines choses plus personnelles car il y a des similitudes entre le destin de Pierre Durand et le mien. Cette volonté à un moment donné d’arrêter la compétition en laissant un père passionné ne m’était pas étrangère." avoue l'acteur.

 
Jappeloup - Guillaume Canet-copie-1Guillaume Canet a été obligé de remonter en selle afin d'incarner Pierre Durand à l'écran. Pour ce faire, l'acteur a recommencé à monter à cheval 6 semaines avant le début du tournage et a bénéficié d'un entraînement drastique avec un coach, Frédéric Cottier : "Je suis remonté à cheval seulement six semaines avant le début du tournage. Je n’avais pas sauté de barres depuis 20 ans et quand on a fait de la compétition, on n’est pas très friand de balades à cheval. En fait, j’avais juste un peu repris l’entraînement pour les deux films avec Jean Yanne et pour Ne le dis à personne dans lequel je jouais un cavalier. Mais ça n’avait rien à voir. Là, il s’agissait de se remettre dans les conditions de la compétition. Par chance, nous tournions dans l’ordre chronologique, de la plus petite épreuve jusqu’aux JO. Cela m’a permis de me remettre en selle tranquillement et de reprendre confiance en moi. Quand le tournage a commencé, à Fontainebleau, où nous avons regroupé toutes les scènes de compétition sur trois semaines, je passais entre 8 et 9 heures sur un cheval. Cela m’obligeait à passer 1h30, chaque soir, entre les mains d’un kiné. Il y a eu des moments forts, comme lorsque je me suis retrouvé sur le parquet des championnats de France que j’avais moi-même disputés. Je dois dire que ça s’est extrêmement bien passé. Porté par Frédéric Cottier et par la force de mon personnage", confie le comédien.

 

Jappeloup---Daniel-Auteuil-et-Marina-Hands.jpg

 

Daniel Auteuil et Marina Hands

 

La comédienne Marina Hands est une amie de longue date et le premier amour de Guillaume Canet. C'est ce dernier qui a proposé au réalisateur de l'engager pour incarner la femme de Pierre Durand. Marina Hands est également une cavalière et participait aux championnats d'équitation avec Guillaume Canet depuis leur rencontre, à l'âge de 14 ans. Le réalisateur rajoute à propos de Marina Hands : "Elle est pour moi une révélation extraordinaire : puissante, émouvante, séduisante... cette femme a tous les atouts ; j’aimerais refaire plein de films avec elle ! " Et de rajouter : "Il y a aussi Jacques Higelin qui a beau ne pas se considérer comme comédien, il apporte une douceur, une poésie, une authenticité à l’histoire et une couleur inimitable à son personnage. " Pour camper la mère de Pierre Durand, Guillaume Canet a suggéré Marie Bunel avec laquelle il a déjà tourné La Nouvelle guerre des boutons.


Il y a dans le film, un clin d’œil à Jean Rochefort.
Guillaume Canet aurait vraiment aimé qu’il ait un rôle dans le film mais il tournait en Espagne à ce moment-là. Ce clin d’œil était le minimum pour lui rendre hommage.  "L’aventure que je vis aujourd’hui, c’est un peu grâce à lui : il représente pour moi la combinaison du monde équestre et de celui du cinéma. Je l’ai connu, gamin, sur les terrains de concours. Il était si bien intégré dans le milieu qu’il faisait partie du décor. Et quand j’ai voulu devenir acteur, c’est lui qui m’a mis le pied à l’étrier." confie Guillaume Canet


jappeloupJappeloup ne se destinait pas au saut d'obstacles du fait de sa relative petite taille, 1,58 m. Cependant, Pierre Durand a remarqué sa formidable détente et capacité de saut, ce qui l'a poussé à le monter et l'entraîner malgré le fait que le cheval était très fougueux et doté d'un fort caractère. Pierre Durand a dû faire preuve d'une patience et d'une abnégation à toute épreuve pour arriver à faire obéir Jappeloup.


Pour incarner Jappeloup (le vrai est mort en 1991), la production a fait appel à plusieurs chevaux pour camper le célèbre équidé à plusieurs étapes de sa vie : "Ce n’est pas évident de changer quand on a trouvé ses marques avec un animal. D’autant que les deux principaux chevaux qui incarnaient Jappeloup ne se montaient pas du tout de la même façon. Le premier, Sympatico, était un tout petit cheval qui ressemblait beaucoup au vrai Jappeloup. Il sautait très bien mais avait déjà 22 ans et il fallait l’économiser au maximum. Sa vraie doublure, Incello, était plus grand, plus jeune, et nous l’avons utilisé pour sauter les grosses barres comme celles de la scène des JO. Mais il y avait aussi cinq ou six autres chevaux pour incarner Jappeloup à différentes étapes de sa vie ou pour des plans plus larges.", explique Guillaume Canet.
  
Pour tourner les grandes scènes de compétition, la production a eu besoin de 70 chevaux. Pour les besoins du tournage, le centre équestre du Haras du Lys a même été mis à contribution afin de fournir les animaux et s'en occuper sur les lieux de tournage. Des boxes et des zones d'entraînement ont d'ailleurs été créés spécialement pour accueillir les canassons.

 

Le mot de fin à Christian Duguay : "C’était magnifique! J’ai été touché que Pascal Judelewicz prenne le risque de confier les rênes d’un film français de cette ampleur à un metteur en scène québécois. Je lui suis reconnaissant d’avoir vu mes capacités à faire du cinéma et de m’avoir donné les outils nécessaires pour en faire. Très vite, j’ai trouvé un support, un enthousiasme et j’ai senti que Guillaume et lui étaient séduits par mes propositions. Dans ce cas, la relation de travail devient très productive : elle n’est pas dans la défense mais dans la création. C’est également ce qui s’est passé avec les équipes de tournage. Sur le plateau, on voyait que les gens étaient heureux de travailler ensemble sur ce projet. Et aujourd’hui, nous sommes tous très contents du résultat. C’est même pour moi l’un des films dont je suis le plus fier."

 

 

 

Sources :

http://www.unifrance.org

http://www.imdb.com

http://www.allocine.fr

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2013
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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 00:00

  
Date de sortie 6 mars 2013

 

A-la-Merveille---Affiche.jpg

 
Réalisé par Terrence Malick


Avec Ben Affleck, Olga Kurylenko, Rachel McAdams,

Javier Bardem, Romina Mondello, Darryl Cox,

Tatiana Chiline, Charles Baker

 

Titre original To The Wonder

 
Genre Drame, Romance


Production Américaine

 

A-la-Merveille---Ben-Affleck.jpg Ben Affleck

 


Le titre doit son nom au Mont Saint-Michel, surnommé également La Merveille.  

 

Terrence Malick a choisi cet endroit pour tourner une partie du film car il représente un espace entre ciel et terre, entre rêve et réalité, le lieu parfait pour situer une histoire d'Amour.

 Olga Kurylenko et Ben Affleck A-la-Maniere---Olga-Kurylenko-et-Ben-Affleck.jpg

 

Synopsis

 

Même s’ils se sont connus sur le tard, la passion qu’ont vécue Neil (Ben Affleck) et Marina (Olga Kurylenko) à la Merveille - Le Mont-Saint-Michel - efface les années perdues. Neil est certain d’avoir trouvé la femme de sa vie. Belle, pleine d’humour, originaire d’Ukraine, Marina est divorcée et mère d’une fillette de 10 ans, Tatiana.


Désormais, le couple est installé dans l’Oklahoma. Leur relation s’est fragilisée : Marina se sent piégée. Dans cette petite communauté américaine, elle cherche conseil auprès d’un autre expatrié, un prêtre catholique nommé Quintana (Javier Bardem). L’homme a ses propres problèmes : il doute de sa vocation…

 

Marina décide de retourner en France avec sa fille. Neil se console avec Jane (Rachel McAdams), une ancienne amie à laquelle il s’attache de plus en plus. Lorsqu’il apprend que rien ne va plus pour Marina, il se retrouve écartelé entre les deux femmes de sa vie. Le père Quintana continue à lutter pour retrouver la foi. Face à deux formes d’amour bien différentes, les deux hommes sont confrontés aux mêmes questions

 

To the Wonder - Ben Affleck et Rachel McAdams

 

Ben Affleck et Rachel McAdams


Terrence Malick explore l'amour et ses différentes saisons – la passion, la sympathie, le sens du devoir, le chagrin, l'indécision – et la manière dont ces variations peuvent transformer, détruire et réinventer nos vies. Le producteur Nicolas Gonda déclare : "Cette histoire examine et explore des aspects de l'amour que je n'avais encore jamais vus exposés au cinéma. Il ne s'agit pas que des extrêmes, des hauts très hauts et des bas très bas, mais de tous ces moments entre les deux qui sont tellement vrais."

 

Plus qu'une histoire, le drame romantique À la merveille est un voyage à la rencontre de la profondeur émotionnelle et spirituelle de personnages que l'on voit évoluer, changer, mûrir. Terrence Malick, réalisateur d'exception, a poussé ses acteurs comme son équipe technique à opter pour la spontanéité et à travailler dans un esprit ouvert à l'improvisation. Les acteurs qui constituent le superbe casting de À la merveille ont exploré les émotions intérieures de leurs personnages pour les représenter avec encore plus de profondeur, d'intensité et d'authenticité.

 

Lorsque débute l'histoire de À la merveille, Neil et Marina vivent leur histoire d'amour au summum de son intensité, en savourant le soleil sur une magnifique plage française. Situé au large des côtes normandes, le Mont-Saint Michel, aussi appelé la Merveille, est à la fois un lieu de pèlerinage et une des destinations les plus visitées par les touristes, qui viennent du monde entier pour admirer son abbaye, son cloître et son incomparable architecture. Les hautes murailles de pierre qui s'élancent à l'assaut du ciel suggèrent un lieu flottant quelque part entre la terre et le ciel, entre la réalité et le rêve.

 

Un endroit parfait pour débuter le récit de l'histoire de Marina et Neil...



The Tree of Life est sorti en mai 2011, À la merveille en mars 2013, soit deux ans plus tard.

 

Il s'agit de l'écart le plus court entre deux films de Terrence Malick.

 

Le plus long écart étant entre Les Moissons du ciel et La Ligne rouge soit une vingtaine d'années.
 

A-la-Merveille.gif

 
Pour ce tournage, les acteurs se sont immergés dans l'univers imaginaire de Terrence Malick. Le réalisateur les a guidés à travers des oeuvres de fiction, des oeuvres d'art, des morceaux de musique et des films pour les amener peu à peu à l'état d'esprit nécessaire à la compréhension de leurs personnages. Beaucoup d'entre eux ignoraient quel serait le propos du film en définitive ou à quoi il ressemblerait une fois terminé, parce que le réalisateur se ménageait l'espace nécessaire et se réservait la liberté d'accentuer tel ou tel thème principal du film au moment de la postproduction. Les acteurs et les actrices de À la merveille avouent tous que cette expérience leur manquera lorsqu'ils reviendront à des films plus traditionnels.
 
Terrence Malick et Ben Affleck se connaissent depuis de nombreuses années et n'avaient pas encore eu l'occasion de travailler ensemble. Après avoir terminé Argo, Ben Affleck avait prévu de partir en vacances quand Terrence Malick lui a demandé de jouer dans À la merveille; l'acteur n'a pas pu refuser cette chance.


A la Merveille - Ben Affleck, Rachel McAdams-copie-1Ben Affleck confie : "Cela fait plus de dix ans que cette histoire mûrit dans la tête de Terrence. Je me suis souvent tourné vers lui pour chercher conseil; il a été mon mentor, me guidant grâce à son expérience, jusqu'à encore récemment, alors que nous travaillions chacun sur la postproduction de nos projets respectifs. J'ai donc été ravi lorsqu'il m'a demandé de rejoindre la distribution de À la merveillee. Comme tout le monde, j'admire son travail. J'avais prévu de prendre un peu de vacances avec ma famille après avoir fini mon propre film, mais je ne pouvais pas laisser passer cette chance de travailler avec lui."

  
Afin d'incarner avec justesse Neil, cette homme bienveillant, sincère et tendre, Ben Affleck a lu les oeuvres d'auteurs tels que Léon Tolstoï, Dostoievski ou F. Scott Fitzgerald et s'est inspiré de Gary Cooper dans ses films. Pour Ben Affleck, ce personnage rejoint Hamlet de Shakespeare : "Le film dépeint Neil en train de se découvrir tel qu'il est vraiment, et amène les spectateurs à s'interroger sur les obligations que nous avons tous les uns envers les autres, celles que nous avons envers le monde, par-delà nos intérêts personnels égoïstes", déclare-t-il.
 
to-the-Wonder-Ben-Affleck-eBen Affleck à propos de son rapport avec Terrence Malick : "J'ai plus appris en sept semaines sur À la merveille avec Terrence que dans tout le reste de ma vie auprès d'autres réalisateurs", explique-t-il, en poursuivant : "Terrence a un esprit tellement riche, tellement éclectique, avec des connaissances tellement étendues que la conversation aborde tous les domaines, de la musique à la philosophie en passant par la religion, les arts, la littérature... Son approche du cinéma s'inscrit dans la plus grande tradition des arts."  

 

Ben Affleck résume À la merveille de la manière suivante : "Ce film m'évoque davantage le souvenir, la réminiscence d'une vie qu'une histoire au sens où on l'entend d'ordinaire, comme une succession d'événements en temps réel dans l'existence des personnages. C'est un amalgame de moments impressionnistes ; le récit ricoche d'un moment à un autre dans la vie des personnages et les événements s'agencent d'une façon non linéaire – et cela reflète bien, je crois, la façon dont on se souvient des choses de sa vie. Cela a quelque chose d'hypnotique, d'étourdissant, c'est plus fluide que ne l'est la vie réelle", explique le comédien.

 

A-la-Merveille---Rachel-McAdams.jpg Rachel McAdams

 

Rachel McAdams joue Jane, une ancienne camarade de classe de Neil qui revient dans sa vie à un moment critique, lorsque sa relation avec Marina connaît des difficultés. Cette femme offre à Neil la promesse d'une autre sorte d'amour. L'actrice raconte : "Terry choisit ses acteurs avec soin, après mûre réflexion, et il se base avant toute chose sur leur personnalité. Il s'intéresse à ce que vous pouvez apporter de personnel au rôle, et à ce que vous avez à offrir – votre passé, les choses et les êtres que vous avez perdus, vos échecs, vos victoires. En vous fondant sur tout cela pour développer le personnage, vous le faites vôtre. Vous nouez une relation personnelle avec lui. Terrence vous laisse toujours vous faire votre propre opinion, ce qui est très agréable dans le travail d'un acteur."

 

Contrairement aux réalisateurs"traditionnels", Terrence Malick n'impose pas les mouvements et les déplacements à ses acteurs, ils peuvent bouger comme bon leur semble et la caméra est au service du mouvement : " Il vous laisse une liberté totale, et ne vous met jamais la pression pour atteindre une hypothétique perfection ni même pour tourner un nombre donné de scènes en une journée. Vous pouvez faire tout ce qui vous semble juste pour trouver la vérité du personnage. Par exemple, il ne vous impose pas de placement précis, vous pouvez vous déplacer comme bon vous semble, et la caméra vous suivra, ou pas. Vous n'avez pas à vous plier aux exigences de la caméra comme on le fait d'habitude, vous n'avez même pas à vous soucier de lui faire face ! Il vous demande juste de vivre le rôle, de l'explorer. Votre travail, c'est d'être aussi sincère et authentique que possible, et de faire confiance à Terry pour capter dans votre manière d'interpréter le personnage tout ce dont il a besoin pour son histoire. C'est une expérience très libératrice."déclare l'actrice Rachel McAdams.  

À l'instar de The Tree of Life, À la merveille parle également de Foi, de doute, du combat difficile entre l'Esprit et la Chair : "Le film met en lumière la lutte constante pour faire en sorte que l'amour et la foi continuent à rester vivants dans les relations entre hommes et femmes, une lutte qui se reflète aussi dans le combat du prêtre, le Père Quintana pour garder la foi. Le film reste ouvert à l'interprétation de chacun, mais pour moi, il porte vraiment sur les différentes sortes d'amour et de foi, qui parfois en viennent à se confondre", analyse la comédienne Rachel McAdams.

 

"Un autre thème que l'on trouve dans À la merveille, c'est celui du rapport de l'homme à la nature, représenté ici par le ciel, immense, et les paysages de l'Oklahoma, et par les superbes chevaux du ranch de Jane. Le film dit que nous n'avons pas coupé le lien avec elle, qu'elle se reflète dans nos sentiments, dans notre expérience en tant qu'êtres humains dans cette vie."

 

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Rachel McAdams remarque : "Le film met en lumière la lutte constante pour faire en sorte que l'amour et la foi continuent à rester vivants dans les relations entre hommes et femmes, une lutte qui se reflète aussi dans le combat du prêtre, le père Quintana, pour garder la foi. " Le film reste ouvert à l'interprétation de chacun, mais pour la comédienne, il porte vraiment sur les différentes sortes d'amour et de foi, qui parfois en viennent à se confondre. C'est aussi une histoire qui parle de la religion et de la complexité de la relation que chacun entretient avec son Dieu quel qu'il soit, quelle que soit sa foi, et de la manière dont on fait en sorte que cette foi reste forte. À la merveille, se penche sur ce que l'on fait lorsque notre foi vacille et nous échappe.

 

Javier Bardem campe le Père Quintana dans À la merveille, un homme d'Eglise torturé et en pleine crise de Foi. Pour l'incarner, Terrence Malick a demandé à l'acteur espagnol de suivre le photographe et journaliste américain Eugene Richards afin de discuter avec des prisonniers, rencontrer des prêtres et s'imprégner de leurs histoires comme l'impose le rôle du père Quintana interprété par Javier Bardem. Javier Bardem a effectué cette préparation dans la ville de Bartlesville en Oklahoma, un des décors réels du film : "Leurs histoires, ce que les gens m'ont confié et ont accepté de partager avec moi, était incroyablement puissant", confie le comédien. Ce procédé s'est révélé profondément émouvant pour tous ceux qui y ont participé.

 

La productrice Sarah Green confie : "Nous avons fait la connaissance de beaucoup de gens extraordinaires en faisant ce film. Un ancien drogué dépendant à la méthamphétamine a raconté son histoire pour la première fois devant son fils. Une femme sur le point de mourir a parlé de ses inquiétudes pour l'avenir de son enfant. Des détenus ont partagé leur histoire. Tous, nous en sommes sortis profondément changés. "


 "C'est une expérience qui vous secoue et vous ouvre les yeux, et je ne suis pas près de l'oublier. Ces souvenirs m'accompagneront dans les années à venir. Ce sera difficile pour moi de revenir à la normale, de me retrouver sur un plateau de cinéma traditionnel. Travailler avec Terrence Malick, c'est être perpétuellement dans un chaos positif parce qu'il vous fait vous sentir vivant à chaque seconde ; il vous donne le sentiment de découvrir réellement le monde, vous pousse à regarder tout ce qui vous entoure avec un regard neuf, parce que jamais, vous ne savez ce qui va se passer ensuite. C'est formidable. C'est là que mon métier prend véritablement son sens." confie Javier Bardem.

 

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Olga Kurylenko

 

L'Amour est au centre de À la merveille  et Olga Kurylenko en parle très bien : "Dans la vie, on aime certaines personnes plus que d'autres, mais il arrive parfois qu'on soit incapable de vivre avec celles que l'on aime le plus", déclare la comédienne qui forme avec Ben Affleck un couple tourmenté dans  À la merveille.

 

Les cinéastes ont choisi la ville de Bartlesville, dans l'Oklahoma, comme décor principal de cette histoire d'amour, de désir et de questionnement spirituel. La ville a conservé son caractère grâce aux bâtiments construits au tout début du XXe siècle et remarquablement préservés, dont la célèbre Price Tower dessinée par Frank Lloyd Wright en 1956.

 

 

Jack Fisk, le chef décorateur nommé aux Oscars, commente : "Terry est un philosophe, son imagerie est donc intimement liée à ses idées. L'austérité de ces constructions traduisait quelque chose d'important à ses yeux. " En dehors des limites de la ville, les grands espaces et la beauté naturelle de l'Ouest américain rappellent les rythmes et les cycles qui constituent la trame même de la vie – une vaste trame sur laquelle les luttes et les aspirations de l'être humain paraissent bien dérisoires. Le régisseur des extérieurs, déclare : "La palette de couleurs de la campagne en Oklahoma est tout simplement magnifique. On l'aurait dite faite exprès pour notre film. Toutes ces nuances de bruns, de jaunes, ce ciel somptueux et ces immenses espaces ouverts sur l'horizon, c'était l'écrin idéal pour notre histoire."

 

Rachel Weisz, Jessica Chastain, Michael Sheen, Amanda Peet et Barry Pepper ont tous participé au film mais leurs scènes ont finalement été coupées au montage, rigueur malickienne oblige.

 

 


Sources :

http://www.flix66.com

http://www.cinemovies.fr

http://www.allocine.fr

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