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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 19:42

 

Date de sortie 10 février 2016

 

Free love


Réalisé par Peter Sollett


Avec Julianne Moore, Ellen Page,

Steve Carell, Michael Shannon, Luke Grimes, Josh Charles

 

Titre original Freeheld


Production Américaine

 

Synopsis

 

Années 2000.

 

Avec son partenaire Dane Wells (Michael Shannon), Laurel Hester (Julianne Moore) forment le duo d'inspecteurs le plus efficace du New Jersey.

 

Alors qu'elle rêve de devenir lieutenant, Laurel cache son homosexualité pour ne pas nuire à sa carrière. Lors d'un match de volley-ball, elle fait la connaissance de Stacie Andree (Ellen Page), beaucoup plus jeune et qui assume son orientation sexuelle.

 

Les deux femmes tombent amoureuses et s'installent ensemble. Leur bonheur est de courte durée car un cancer est diagnostiqué à Laurel. Sachant que ses jours sont comptés, Laurel a un dernier souhait : elle veut que sa pension revienne à la femme qu’elle aime.

 

Elle se heurte à l'homophobie des politiciens du comté qui refuse d'accéder à sa demande...

 

Laurel et Stacie vont se battre jusqu’au bout pour faire triompher leurs droits.elle demande que sa pension de policier soit versée à Stacie après sa mort.

 

Free Love - Ellen Page et Julianne Moore,

 

Julianne Moore et Ellen Page

 

Notes de production.

 

Le 26 juin 2015, la Cour Suprême des États-Unis a pris une décision historique en légalisant le mariage pour tous, y compris pour les couples de même sexe. Ce matin-là, le président Obama a déclaré : "Les progrès dans ce domaine se font souvent de manière très progressive – c’est parfois deux pas en avant, puis un pas en arrière – grâce aux efforts sans relâche de citoyens engagés". Le président aurait pu faire allusion au parcours admirable du lieutenant de police du New Jersey Laurel Hester et de sa compagne Stacie Andree.

Ce qui, au départ, était une histoire personnelle d’amour et d’identité est devenu en 2005 un élément central dans la lutte mondiale pour la justice et l’égalité des droits. Pour le couple, ce combat intervient à un moment décisif de sa vie.

 

Laurel Hester.

Laurel Hester, qui est tombée follement amoureuse de sa compagne alors qu’elle ne s’y attendait pas, subit un choc violent lorsqu’elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer des poumons en phase terminale. Elle a une dernière volonté : transmettre ses droits à la retraite à Stacie afin qu’elle ne manque de rien quand elle ne sera plus là.

 

 

Laurel Hester et Stacie Andree

 

Mais sa demande est systématiquement rejetée par les cinq freeholders (propriétaire foncier) de l’Ocean County, dénomination des élus du New Jersey. L’un des freeholders a même souligné que cette simple preuve d’amour était de nature à menacer "le caractère sacré du mariage". Incapable de se résoudre à l’idée qu’on lui refuse ce que toute personne hétérosexuelle obtiendrait sans la moindre difficulté, Laurel Hester entame une campagne citoyenne courageuse dans la phase la plus critique de sa vie pour contribuer à une évolution sociale majeure.
Ellen Page s’explique : "J’ai une admiration sans borne pour Laurel et Stacie. Elles étaient d’un courage hallucinant : la plupart des gens ne s’engageraient pas dans ce genre de combat. C’est une histoire profondément humaine, et quand on décèle l’humanité d’une histoire, on est en mesure de s’attacher à des personnages qui n’ont pas le même point de vue que vous. Je me suis sentie très honorée de participer à ce projet".

Les producteurs de Free Love, Michael Shamberg et Stacey Sher se sont mis en quête d’un scénariste capable de réunir les multiples facettes de l’histoire – l’amour, la police, la politique, les médias et la mortalité. Le choix s’est porté sur Ron Nyswaner. Ce dernier avait obtenu une citation à l’Oscar pour le scénario de Philadelphia de Jonathan Demme, avec Tom Hanks : il s’agissait de la première grosse production hollywoodienne qui abordait ouvertement l’impact social et politique de l’épidémie de SIDA.
Ron Nyswaner a abordé le scénario avant tout comme une histoire d’amour passionnelle entre deux êtres qui n’attendent pas l’assentiment de qui que ce soit, mais qui, du coup, doivent en assumer les difficultés. Pour le scénariste, Hester et Andree ne souhaitaient aucunement que leur relation devienne un enjeu majeur de l’histoire des droits civiques, mais elles n’ont pas fui le combat dès lors que leurs droits les plus élémentaires ont été bafoués. "J’ai eu envie de raconter l’histoire de Laurel et Stacie parce qu’il s’agissait de personnes comme vous et moi, menant une vie ordinaire, qui se sont retrouvées dans une situation extraordinaire et qui y ont fait face de manière extraordinaire", déclare Ron Nyswaner. "Ce qui m’a séduit, c’est que grâce à l’intensité de leurs sentiments, elles ont trouvé le courage de se battre pour faire évoluer la loi".


Free Love : Photo Julianne Moore.

Pour Ron Nyswaner, comme pour le reste du monde, beaucoup de progrès ont été accomplis depuis Philadelphia et la situation a même évolué entre l’écriture du scénario et aujourd’hui. Pour autant, il estime qu’il faut poursuivre le débat autour de la discrimination, des clivages au sein de la société et de l’intolérance, et d’autant plus que les progrès sociaux s’accompagnent souvent d’un retour de bâton. "Il y a eu des évolutions majeures très positives et bienvenues en matière des droits des homosexuels et des transsexuels, et du mariage pour tous, et cette histoire n’en est que d’autant plus actuelle", dit-il. "Les êtres humains cherchent trop souvent à créer des clivages entre différentes communautés et la presse parle sans cesse de gens qui s’affrontent pour des questions de politique, d’appartenance ethnique, et de sexualité.

 

 

J’espère que ce film permettra au spectateur de comprendre et de partager ce que des gens comme vous et moi empêtrés dans ces clivages vivent sur le plan affectif et psychologique. J’espère qu’il touchera le public et qu’il fera appel à son désir de justice".

Ron Nyswaner a particulièrement séduit par le contraste entre les deux femmes : la loi des contraires suscite souvent les plus fortes attirances. "Laurel et Stacie étaient très différentes et n’abordaient pas la vie de la même façon », analyse-t-il. « Tout d’abord, il y avait une différence d’âge entre elles. D’autre part, elles n’assumaient pas leur homosexualité de la même façon, notamment en public et au travail : c’était pour moi une source de conflits très intéressante. Et pourtant, tout en s’affrontant régulièrement, elles sont restées soudées dans les moments les plus difficiles de leur existence. C’était une grande chance de pouvoir écrire sur leur couple".


"J’ai eu envie de raconter l’histoire de Laurel et Stacie parce
qu’il s’agissait de personnes comme vous et moi, menant
une vie ordinaire, qui se sont retrouvées dans une situation
extraordinaire et qui y ont fait face de manière extraordinaire"

déclare le scénariste.


Pour mettre en scène cette histoire d’amour, la production a engagé Peter Sollett. Free Love a plus d’envergure sociale et politique, mais le cinéaste signale que ce nouveau projet a des points communs avec ses films antérieurs. "À mes yeux, c’est avant tout un film humaniste et une histoire d’amour, ce qui est le cas de tous mes longs métrages", dit-il. Il souhaitait se concentrer particulièrement sur l’humanité des personnages, et sur les relations intimes des amants, des amis, des partisans et des adversaires des deux protagonistes, afin de montrer comment des gestes courageux du quotidien peuvent déboucher sur des victoires sociales majeures. "Ce qui m’a intéressé, c’est qu’au-delà de cette bataille pour les droits civiques, il s’agit de l’histoire universelle de deux êtres qui tentent de trouver le moyen s’aimer", constate Sollett. "Laurel ne veut pas que les gens sachent qu’elle est en de couple, tandis que Stacie souhaite exactement le contraire. Leur différend tient vraiment à la question de savoir qui des deux mène la danse – et c’est le genre d’enjeu dans lequel tous les couples peuvent se reconnaître".Une fois le scénario et le casting finalisés, les producteurs Jack Selby et Duncan Montgomery ont accepté de coproduire le projet. En outre, les cofondateurs de Bankside Films, Compton Ross et Phil Hunt  se sont engagés dans l’aventure. Jack Selby et les patrons de Bankside ont bouclé le financement du film. Pour les auteurs, la fidélité à l’état d’esprit de Laurel Hester et Stacie Andree était une priorité absolue.


Free Love - Ellen Page;De manière bien légitime, cette dernière était au départ sceptique sur ce projet de long métrage. "J’avais peur", confie-t-elle."Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je voulais seulement que le film soit fidèle à ce qui s’est passé". Ses craintes se sont dissipées lorsqu’elle a constaté à quel point la production mettait tout en oeuvre pour être respectueuse des événements.

 

 

"Avec Stacie, on a été franchement sidérés par l’exactitude et l’authenticité du scénarioé, souligne l’inspecteur de police à lavretraite Dane Wells, ancien partenaire de Laurel Hester. "Je m’attendais à ce que les auteurs aient pris beaucoup plus de liberté, et ce n’était pas le cas". Stacie Andree, qui habite toujours dans la maison où elle vivait avec Laurel, espère à présent que le film pérennise le combat de celle qu’elle aimait.  "Notre histoire a contribué à faire bouger les lignes", dit-elle, "et j’espère que le mouvement va continuer".

De fait, des changements importants se sont produits au moment où l’équipe était en plein tournage. Après des décennies de militantisme, et de combats comme celui de Laurel Hester, il semble que l’opinion publique ait évolué radicalement : le mariage homosexuel n’est plus considéré comme marginal ou déviant, mais comme l’expression légitime d’une volonté universelle d’avoir le droit d’aimer et de protéger l’être aimé, quel qu’il soit. "C’est rare de tourner un film dans un contexte où l’histoire est en train de s’écrire", s’enthousiasme la productrice Kelly Bush. "Aujourd’hui, on constate que le combat de Laurel et de Stacie, il y a dix ans, a poussé la Cour Suprême à s’emparer de la question du mariage cette année. C’était extraordinaire de voir ce film prendre forme au moment même où la nation était galvanisée par le hashtag #lovewins".

Si le film aborde une question particulièrement actuelle, l’accent de Free Love est mis sur les personnages et comme dans toute histoire d’amour contemporaine, le casting était décisif. Ellen Page engagée dès le départ, il restait à dénicher une actrice capable de camper Laurel Hester – cette femme qui doit faire face à l’épreuve la plus terrible de sa vie tout en affrontant un gouvernement qui refuse ses choix personnels


Pour exprimer la détermination et la tendresse du personnage, la production a sollicité l’une des comédiennes les plus douées de sa génération : Julianne Moore, récemment oscarisée pour Still Alice. La comédienne a immédiatement souhaité relever le défi : "C’est une histoire profondément émouvante, et j’ai tout de suite eu envie de jouer le rôle", dit-elle. "L’amour fait partie intégrante de la vie de tout être humain. C’est absurde de priver quiconque du droit d’aimer l’homme ou la femme de son choix".

 

Comme à son habitude, Julianne Moore s’est totalement investie dans le projet : elle s’est d’abord abondamment documentée sur la vie et le milieu d’appartenance de Laurel Hester. "J’ai fait énormément de recherches sur Laure", indique-t-elle. "Ce qui m’a vraiment frappée chez elle, c’est qu’elle était très attachée à la notion de justice dans son travail d’inspectrice de police. Mais le plus terrible, c’est qu’après avoir consacré sa vie à obtenir justice pour les autres, elle a dû, juste avant de mourir, déployer toutes ses forces pour que la femme qu’elle aimait obtienne justice elle aussi". Plus elle apprenait à connaître Laurel Hester, plus Julianne Moore était touchée non pas tant par son audace que par son humilité. "Laurel était animée d’une extraordinaire éthique professionnelle, mais elle n’en faisait jamais étalage", remarque la comédienne. "Elle s’attribuait rarement le mérite de ce qu’elle accomplissait. Pour elle, seul le résultat comptait".

 

Free Love -  Julianne Moore & Ellen Page


Ellen Page était enchantée que Julianne Moore incarne Laurel, cette femme âgée de 18 ans de plus qu’elle : "Julianne est magnifique dans ce rôle", affirme la jeune comédienne. "C’est aussi la personne la plus adorable et généreuse que je connaisse, sans même parler de sa maîtrise absolue de son art". Dès que Laurel et Stacie font connaissance au cours d’un match de volley-ball, leurs rapports sont chaotiques, mais en dépit d’obstacles et de différences en apparence irréconciliables, elles ne cessent de se rapprocher l’une de l’autre. Pour Julianne Moore, quels que soient les personnages, quand on cherche à exprimer la puissance invincible de l’amour, il s’agit de puiser dans des émotions pures et intactes et de mettre à jour les sentiments qui sous-tendent les mots et les actes. "Ce qui pousse les gens les uns vers les autres, et qui soude les couples, est toujours un mystère", commente la comédienne. "On se demande souvent pourquoi telle personne s’éprend de telle autre, et pourquoi à ce moment-là de sa vie. En ce qui concerne l’histoire de Laurel et Stacie, leurs sentiments étaient profonds et vivants, et leur couple avait une grande importance pour chacune. Peu importe qu’on soit homosexuel ou hétérosexuel, c’est très rare de rencontrer quelqu’un et de tomber aussi passionnément amoureux. C’est sans doute ce qu’il y a de plus précieux pour tout un chacun".

 

Tout comme sa partenaire, Ellen Page s’est investie corps et âme pour incarner Stacie Andree. Elle a eu la chance de rencontrer la véritable Stacie, dans cette maison du New Jersey où elle a vécu avec Laurel. "On est même allées là où Laurel prenait son café tous les matins", indique Ellen Page. "Lorsqu’on dispose d’un matériau aussi personnel, on apprend à mieux connaître le personnage qu’on interprète et à en cerner toutes les facettes". Stacie Andree a apprécié de pouvoir partager ses souvenirs les plus intimes avec les deux actrices : "Julianne et Ellen me contactaient régulièrement pendant le tournage pour savoir comment j’aurais formulé telle ou telle chose, ou comment Laurel aurait répondu", dit-elle. "Je me suis sentie très à l’aise avec elles". Ellen Page s’est également inspirée de son propre parcours : "Je me sens concernée par ce film à titre personnel parce que je suis lesbienne, et quand on voit deux êtres traités avec moins de considération en raison de leur orientation sexuelle – et à qui on dit que leur amour n’est pas acceptable –, c’est bouleversant", reconnaît-elle. "Mais ce qui est formidable, c’est d’avoir l’opportunité de camper un personnage amoureux et d’explorer l’intensité de ses sentiments".

 

Free Love : Photo Michael ShannonL’alchimie entre les deux comédiennes était intense et palpable. "Ellen et Julianne sont toutes les deux extraordinaires et elles forment un couple sublime", s’enthousiasme Michael Shannon. "Elles expriment à merveille la tendresse qui les unissait, et le courage qu’il leur a fallu pour accepter qu’il y ait des témoins de leur relation".

 

 

Michael Shannon, s’est embarqué dans l’aventure après avoir été profondément ému par le scénario. "Ce qui m’a intéressé dans l’histoire de Laurel, c’est que même si on est terrorisé ou qu’on doit surmonter des obstacles, cela vaut la peine de prendre des risques insensés pour ne pas dissimuler son identité", affirme le comédien.

 

Michael Shannon a aussi été intrigué par l’évolution de son personnage : il interprète Dane Wells, fidèle partenaire de Laurel, qui ignorait l’orientation sexuelle de cette dernière. Lorsque Laurel s’assume ouvertement pour se battre pour Stacie, la loyauté de Dane est mise à l’épreuve.  Dane Wells a été impressionné par l’investissement consenti par le comédien pour cerner son parcours personnel. Wells raconte qu’au cours de leur combat, Laurel Hester et lui-même avaient un jour plaisanté en imaginant que leur parcours fasse un jour l’objet d’un film. "On a même évoqué les acteurs qu’on aimerait voir nous interpréter à l’écran, et on s’est dit qu’on avait une chance sur un million que ce rêve se concrétise !", déclare-t-il en riant. En définitive, c’est Dane Wells qui a convaincu ses collègues de se rallier à la cause de Laurel, et qui s’est associé au militant des droits civiques Steven Goldstein, fondateur de Garden State Equality, organisation de défense des droits de la communauté homosexuelle.

Directeur de l’association, Goldstein a pris la tête de la contestation en faveur de Laurel Hester en 2005 et début 2006. Il s’agit d’un registre inédit pour Steve Carell qui campe le personnage. "Goldstein n’est pas du genre à accepter qu’on lui refuse quoi que ce soit", déclare Steve Carell. "C’est une force de la nature. Son tempérament passionné l’a incité à s’exprimer en public dès qu’il en avait l’occasion".

"

Free Love - Steve Carell

 

Ron Nyswaner explique que Steve Carell, de manière inattendue, correspondait parfaitement à Goldstein : "Lorsque Goldstein a appris que les droits de Laurel étaient bafoués sous prétexte que sa compagne était une femme, Steve s’est dit qu’il allait bousculer certains tabous et mettre pas mal de gens mal à l’aise – et c’est ce qu’il a fait", relève le scénariste. "Son rôle dans ce combat a été vraiment déterminant." Goldstein lui-même s’est montré ravi que Steve Carell campe son rôle et souligne que le militantisme nécessite également des talents de comédien. "Quand on est militant et qu’on harangue la foule, il faut savoir être captivant puisqu’il est important de captiver son auditoire pour le sensibiliser à une cause et le convaincre. Si on ne retient pas l’attention des gens, on ne peut pas faire de pédagogie et convaincre quiconque de s’engager dans une cause", note-til. Goldstein a été emballé par la précision du comédien : "Il était d’une exactitude hallucinante. Il possède un humour et une intuition qui m’ont bluffé", dit-il encore.

 

Free Love - Luke Grimes.

On trouve encore au casting Luke Grimes, dans le rôle du jeune policier Todd Belkin qui lutte contre ses propres démons. Tandis qu’il prend fait et cause pour que Laurel obtienne justice, Belkin est incité à s’assumer. Il incarne l’exemple même d’un homme dont le sentiment de honte cède la place à l’inspiration.

 

 

"C’était intéressant de se rendre compte de ce qu’on ressent quand on cache un lourd secret sans pouvoir révéler sa véritable identité à qui que ce soit. Et on comprend à quel point cela peut affecter notre vie quotidienne". note Grimes.

Freeheld"

Mon opinion

 

Le film relate une véritable histoire d'amour forte et magnifique dans l'Amérique des années 2000, celle de Laurel Hester et Stacie Andree.

 

"Ce qui, au départ, était une histoire personnelle d’amour et d’identité est devenu en 2005 un élément central dans la lutte mondiale pour la justice et l’égalité des droits. Pour le couple, ce combat intervient à un moment décisif de sa vie." Précisent, les notes de productions.

 

C'est là le grand mérite de ce long-métrage. Appuyer sur la bataille menée par Laurel Hester pour faire valoir ses droits. Une lutte qu'elle mènera jusqu'au bout pour, qu'après sa mort, la pension revienne "normalement", à celle qui partage sa vie, Stacie Andree. Un combat dur et douloureux qui a réussi à faire bouger les mentalités dans l'État du New Jersey, dans d'autres états d'Amérique, ensuite.

 

Je passe sur une mise en scène qui se cache derrière le propos, mais  retiens le courageux engagement des comédiens.

 

La prestation de Michael Shannon toute en retenue. Celle plus inattendue et tout à fait excellente de Steve Carell. Ellen Page totalement investie dans le rôle. L'actrice s'est sentie très honorée de participer à ce projet. La grande et magnifique Julianne Moore qui n'a plus rien à prouver, juste laisser passer un message déchirant. "L’amour fait partie intégrante de la vie de tout être humain. C’est absurde de priver quiconque du droit d’aimer l’homme ou la femme de son choix", a déclaré Julianne Moore.

 

Le mot de la fin à un acteur que je ne connaissais pas, Luke Grimes "C’était intéressant de se rendre compte de ce qu’on ressent quand on cache un lourd secret sans pouvoir révéler sa véritable identité à qui que ce soit. On comprend à quel point cela peut affecter notre vie quotidienne".

 

Loin d'être totalement maîtrisé, ce film marquera ma mémoire. En ce qui me concerne, là, réside l'essentiel.

 

Free Love - Julianne Moore et Ellen Page

 

Julianne Moore et Ellen Page

Published by Ciné Alain - dans Des films en 2016
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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 21:07

 

Date de sortie 10 février 2016

 

El Clan


Réalisé par Pablo Trapero


Avec Guillermo Francella, Peter Lanzani, Lili Popovich,

Giselle Motta, Franco Masini, Gastón Cocchiarale


Genres Thriller, Drame

 

Production Argentine, Espagnole

 

Phénomène actuel en Argentine avec plus de 2 millions de spectateurs à la 5ème semaine, El Clan revient sur une affaire qui a traumatisé le pays dans les années 80. Pablo Trapero a coécrit et produit le film, en partenariat avec la société de production El Deseo, dirigée par les frères Agustín et Pedro Almodóvar.

 

Véritable succès cinématographique sur le plan national,

Pablo Trapero a été récompensé par :

  - Le Lion d’argent du meilleur réalisateur lors de la 72ème Mostra de Venise.

- Le Goya 2016 du meilleur film étranger en langue espagnole

 

Synopsis

 

Dans l’Argentine du début des années quatre-vingt, un clan machiavélique, auteur de kidnappings et de meurtres, vit dans un quartier tranquille de Buenos Aires sous l’apparence d’une famille ordinaire.


Arquímedes Puccio (Guillermo Francella) le patriarche, dirige et planifie les opérations. Il contraint Alejandro (Peter Lanzani), son fils aîné et star du rugby, à lui fournir des candidats au kidnapping.


Alejandro évolue au prestigieux club le Casi et dans la mythique équipe nationale, Los Pumas.
Il est ainsi, par sa popularité, protégé de tous soupçons.

 

El Clan de Pablo Trapero

L’Affaire Puccio


La fin de la dictature


Alejandro Puccio (El Clan)El Clan revient sur quatre enlèvements retentissants, commis à Buenos Aires entre 1982 et 1985, s’inscrivant dans le cadre de ce qui deviendra "l’affaire Puccio". Cette série d’enlèvements crapuleux, suivis de l’assassinat des victimes malgré le paiement des rançons est le fait d’un patriarche, Arquimedes Puccio, avec la complicité directe ou tacite de toute sa famille.


Alors que l’Argentine expérimente la démocratie après avoir subi de 1976 à 1983, une dictature militaire, le père, ancien homme de main des services de renseignement militaire, est mis en "chômage technique" par la fin de la dictature. Il intensifie alors ses activités parallèles de droit commun et planifie des enlèvements, ciblant deux chefs d’entreprise et deux connaissances de son fils aîné, Alejandro.


L’effet de choc


Alejandro Puccio (El Clan)Celui-ci, célèbre rugbyman qui porte les couleurs d’un club emblématique, le Club Atletico San Isidro (CASI) et joue pour l’équipe nationale d’Argentine, participe aux forfaits, ce qui accroit l’effet de choc lorsque la police vient arrêter toute la famille dans leur maison de San Isidro, une banlieue chic et résidentielle de la capitale argentine. La plupart de ses camarades de rugby ont mis des années à admettre sa culpabilité, alors même qu’une des premières victimes des Puccio avait été un autre jeune rugbyman du CASI.


Daniel, son frère cadet, collabore aussi. Epifania, la mère, quant à elle, affiche une attitude passive et complice, allant jusqu’à rappeler à l’ordre Alejandro, quand il manifeste le désir de rompre avec la vie criminelle. Deux amis du père complètent l’organisation criminelle.


Au centre du film


La manipulation du fils aîné par son psychopathe de père et ses tentatives pour échapper à son emprise sont au centre du film qui rappelle en guise d’épilogue que Puccio père fut condamné mais n’avoua jamais. Pendant ses longues années de prison il étudia le droit et à sa sortie devint… avocat ! Il mourut à 84 ans, bien après ses victimes et la plupart des membres de sa famille. Alejandro passera plus de vingt ans en prison avant de mourir peu après sa libération en 2008.

El Clan - Affiche

 

Entretien relevé dans le dossier de presse avec le réalisateur/scénriste Pablo Trapero.

 

Quand avez-vous commencé à vous intéresser à ce terrible fait divers ?


J’avais 13, 14 ans lorsque cette histoire complètement folle a commencé de défrayer la chronique. Elle a tout de suite fasciné l’adolescent que j’étais. Les années passant, et à mesure qu’on découvrait des choses sur l’affaire - très opaque au début - j’avais l’intuition que ce serait un excellent point de départ pour un scénario. Les faits me trottaient d’ailleurs toujours dans la tête lorsque j’ai commencé mes études de cinéma et puis les événements et les rencontres m’ont conduit sur d’autres chemins. Pour autant, l’idée d’en faire "quelque chose" un jour ne m’a jamais quitté.


Après Elefante Blanco, vous étiez pourtant parti sur un projet tout-à-fait différent…


J’avais en effet un projet en anglais, un film que j’aurais tourné en Inde, d’après un roman de Vikas Swarup, l’auteur de Slumdog Millionaire. J’avais même commencé les repérages, avant que l’un des acteurs pressentis ne me fasse défaut. J’ai alors senti que j’étais mûr pour entreprendre El Clan.


Aujourd’hui le film est un succès en Argentine, comme dans nombre de ses pays voisins, et personne ne remet en cause sa légitimité. Au début pourtant, il semble que vous ayez dû batailler ferme pour en imposer le projet.


C’est vrai. Il y a une petite dizaine d’années, lorsque j’ai commencé à dire que j’aimerais écrire sur l’affaire Puccio, beaucoup de gens, dans l’entourage de la famille, comme dans celui de leurs victimes, m’avaient prié de laisser tomber.

 

Quels étaient leurs arguments ?


Ce fut très troublant pour moi d’entendre par exemple les gens de leur district dire que les Puccio étaient "une famille ordinaire", des gens respectables en somme. Les enfants étaient parfaitement intégrés à la société. Alexandre par exemple était un rugbyman vedette dans notre pays, vainqueur des All Black au sein d’une sélection des meilleurs joueurs d’Amérique du Sud. La mère était enseignante dans un établissement assez classique. Quant au père, tout ce que certains pouvaient éventuellement retenir "contre lui" c’est qu’il était un maniaque de la propreté ; un obsédé du balai, qu’on le voyait passer tous les jours devant sa porte. Depuis, cette affaire, de par son caractère paradoxal, est devenue un cas d’école dans les universités qui enseignent la criminologie.

 

El clan - Peter Lanzani et Guillermo Francella

 

 Peter Lanzani et Guillermo Francella

 

Que savait-on concrètement sur cette famille lorsque vous entreprenez la partie "enquête" de l’écriture ?


Très peu de choses. Surtout des choses fausses. Beaucoup de gens pensaient même que les Puccio avaient été certainement victimes d’une erreur judiciaire ; que cette famille "bien sous tous rapports", aurait été incapable de commettre une série de crimes pareils. Il y a encore aujourd’hui des gens pour le croire. Certains ont d’ailleurs refusé de me rencontrer pour m’aider à écrire cette histoire.

De quels éléments concrets disposiez-vous avant de commencer à tirer le fil de l’histoire ?


Il est sorti beaucoup de livres depuis, mais il n’en existait alors qu’un seul sur l’affaire et il ne couvrait les faits que jusqu’en 1980. Avec mon équipe, nous avons ainsi dû mener un travail de documentation de très longue haleine. Même au moment d’aller fouiller dans les journaux de l’époque : il nous a fallu les feuilleter un à un, puisqu’ils n’étaient même pas numérisés. En fait, on s’est retrouvés à faire du journalisme "old school" ; une véritable enquête de voisinage aussi, façon détective privé, en allant sonner à la porte des maisons voisines de celle des Puccio ; ou en rencontrant les copains du club de rugby d’Alejandro !


Avez-vous eu accès au dossier d’instruction ?


C’est même devenu notre base de travail la plus concrète. Dans la foulée, j’ai pu interroger les juges de l’enquête et même les familles des victimes. J’ai épluché les rapports de police, les minutes du procès, etc. En fait, ce fut un processus assez bouleversant pour moi.


Pourquoi "bouleversant" ?


De par la brutalité des faits décrits et leur caractère surréaliste, presque "irréel" j’ai envie de dire. En 2012 le père Puccio, qui avait passé déjà des années en prison, avait eu vent de mon projet et avait voulu me rencontrer. Il était toujours dans le déni et voulait que j’écoute sa version des faits. Il est mort cinq mois après.

 

El Clan - Guillermo Francella

 

Guillermo Francella

 

Le film tourne le dos à une narration linéaire et commence par l’image d’une femme se débattant dans une chambre noire, sans qu’on ne sache rien de ce qu’elle vit.


L’idée était de partager avec le spectateur ce qu’avait été mon trouble à mesure que je découvrais l’ampleur dramatique de la vraie histoire. Au début, face à tant d’incohérences, j’étais très désorienté. Or je me suis dit que j’aimerais que les gens dans la salle éprouvent le même trouble ; qu’ils sortent de la zone de confort qu’on recherche habituellement lorsqu’on va au cinéma et découvrent l’histoire dans le désordre angoissant dans lequel, avec mon équipe, nous l’avions découverte avant eux. En filigrane, le film peut être vu aussi comme la radiographie d’une société terriblement inhumaine et atroce. Beaucoup d’autres "Puccio" sont aujourd’hui en liberté. Pour eux, la protection existe toujours.

Quelle période avez-vous choisi de faire revivre ?


Avant de peaufiner son business macabre, Arquimedes Puccio avait sévi en toute impunité pendant plus de dix ans : au début des années soixante-dix (avant donc la dictature militaire), agissant au sein d’un groupe d’extrême droite, il avait par exemple déjà été accusé de trafic d’armes, mais était resté en liberté. Il appartenait alors au Service Diplomatique de Perón et bénéficiait clairement de protections en haut lieu. J’ai préféré centrer le film sur les quatre enlèvements les plus connus, opérés entre 1982 et 1985. Une période charnière de notre histoire récente, car à cheval entre la fin de la dictature et le début de la démocratie.


C’est un film ou la violence est omniprésente. Mais elle ne s’exprime pas de la même manière à l’intérieur de cette "maison des secrets" qu’à l’extérieur.


À l’extérieur, la violence est institutionnelle, le pays passe par différents soubresauts. Puis elle devient concrète pour les victimes pendant leurs enlèvements. À l’intérieur de la maison, j’ai envie de dire qu’elle est encore plus forte cette violence, car on y mesure ce que ce père a été capable d’imposer à ses enfants dans l’objectif de ne pas les voir ruiner son entreprise. C’est une violence qui se fait alors psychologique.

 

El Clan - Peter Lanzani

 

Peter Lanzani

 

Devoir travailler sur un fait réel a-t-il modifié votre manière d’écrire ?


Forcément, car malgré tout le travail de recherche, des aspects manquaient à la construction du récit. Je ne savais pas par exemple en quels termes le père Puccio s’adressait à son fils pour le convaincre de l’assister dans ses crimes. Personne n’avait été là pour les entendre. Et pour ça, il m’a fallu me projeter, l’imaginer. Et cet aspect là, je l’ai écrit seul, fort de toute la matière que j’avais assimilé.


S’il fallait définir le genre du film ?


Je dirais qu’il s’agît d’un mélange entre mélodrame et thriller, avec des emprunts au film de genre. Et puis j’ai tenté d’y glisser en plus de petits clins d’oeil au cinéma de Buñuel.

 

Vous avez confié le rôle de l’effrayant patriarche à Guillermo Francella, un acteur surtout très apprécié et connu dans le pur registre de la comédie. Un sacré contre-emploi !


El Clan - Guillermo FrancellaC’est un acteur immense. Je craignais qu’il refuse de camper le méchant du film. Mais à ma grande surprise il m’a tout de suite dit oui, très excité par cette idée. D’autant qu’il avait habité non loin du quartier où s’étaient déroulé les faits et qu’il faisait partie au départ des gens persuadés que Puccio avait été la victime d’une méprise.

 

C’est très vite devenu passionnant de travailler avec lui à la composition du chef de Famille. Il a trouvé sa voix propre.


Peter Lanzani, très populaire à la télévision comme acteur et comme chanteur au sein d’un groupe, est lui aussi un choix surprise.


El Clan - Peter Lanzani.

 

Mon choix pour lui s’est décanté durant les essais. Comme Alejandro, il a lui aussi pratiqué le rugby, ce qui a représenté un plus durant les scènes de matches.

 

 

 

 

Comment expliqueriez-vous aujourd’hui le succès du film dans votre pays ?


C’est toujours un exercice périlleux et il est sûr que je ne m’imaginais pas réaliser plus d’entrées en Argentine que le nouveau Mission Impossible ! Disons que le script est suffisamment riche en détails pour permettre d’apprendre des choses même à ceux qui croyaient connaître cette histoire.


Et les autres, ceux qui y étaient étrangers ?


Les autres sont sans doute entrés dans le récit à travers la relation entre ce père et son fils. Aussi ambiguë qu’elle soit, elle est le coeur émotionnel du dispositif. Tout le monde, je crois, peut lire cette histoire à l’aune du face-à-face qu’ils se livrent sous nos yeux. C’est un sujet universel. Et il rend le film autonome de ce qu’on est censé savoir de l’affaire.

Mon opinion

 

Produit, entre autres, par la société des frères Almodóvar, Pablo Trapero porte à l'écran, avec un succès reconnu, un fait divers qui, dans les années 1980, défraya la chronique en Argentine.

 

Un habile montage et des images d'archives ponctuent ce long-métrage.

 

La réalisation est à la fois étincelante, parfaitement maîtrisée et ce, en dépit de scènes récurrentes qui augmentent l'écœurement. Le rythme ne faiblit à aucun moment. L'excellente musique signée Sebastian Escofet accompagne parfaitement le propos et finit par assommer tout autant que les horreurs, une fois encore, répétitives à souhait.

 

Manipulation à tous les niveaux.

 

Le scénario ne dévoile rien de la psychologie des principaux protagonistes de cette famille, en apparence ordinaire, qui trouve tout bénéfice de ce père à la fois attentif et monstrueux. À l'exception de l'un d'entre eux, qui, tout jeune choisira la fuite. 

 

Tous les comédiens sont remarquables.

 

La répulsion ressentie ne trouve un apaisement qu'en toute fin de ce film qui reste très difficile à conseiller.

 

El Clan  Peter Lanzani

 

Peter Lanzani

 

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 22:00

 

Date de sortie 10 février 2016

 

Les Innocentes - Affiche


Réalisé par Anne Fontaine


Avec Lou de Laâge, Agata Buzek,

Agata Kulesza, Joanna Kulig, Eliza Rycembel,Vincent Macaigne,


Genre Drame, Historique


Production Française, Polonaise

 

C'est la première fois depuis Goodbye Lenin qu'un film non-anglophone est montré en section "Première" à Sundance. C'est le cas des Innocentes.

 

Synopsis

 

Pologne, décembre 1945.

 

Mathilde Beaulieu (Lou de Laâge), une jeune interne de la Croix-Rouge chargée de soigner les rescapés français avant leur rapatriement, est appelée au secours par une religieuse polonaise.

D’abord réticente, Mathilde accepte de la suivre dans son couvent où trente Bénédictines vivent coupées du monde.  Elle découvre que plusieurs d’entre elles, tombées enceintes dans des circonstances dramatiques, sont sur le point d’accoucher.

Peu à peu, se nouent entre Mathilde, athée et rationaliste, et les religieuses, attachées aux règles de leur vocation, des relations complexes que le danger va aiguiser...

C’est pourtant ensemble qu’elles retrouveront le chemin de la vie.

 

Les Innocentes

Extrait de l'entretien avec la réalisatrice, Anne Fontaine, relevé dans le dossier de presse.

 

Les Innocentes s’inspire de faits peu connus qui se sont déroulés en Pologne durant l’année 1945.


Le destin de ces soeurs est hallucinant : selon les notes de Madeleine Pauliac, le médecin de la Croix-Rouge dont le film s’inspire, 25 d’entre elles ont été violées dans leur couvent – parfois plus de 40 fois d’affilée –, 20 ont été tuées, et 5 ont dû affronter des grossesses. Cela ne montre pas les soldats soviétiques sous un aspect flatteur mais c’est la vérité historique; une vérité que la Pologne n’ébruite pas mais qu’un certain nombre d’historiens connaissent. Ces militaires n’avaient pas le sentiment d’accomplir des actes répréhensibles : ils y étaient autorisés par leurs supérieurs en récompense de leurs efforts. La brutalité dont ils faisaient preuve est malheureusement toujours d’actualité. Dans les pays en guerre, les femmes continuent de la subir.

 

Quelle a été votre réaction à la proposition des producteurs, les frères Altmayer ?


Cette histoire m’a happée. Sans très bien comprendre pourquoi alors, j’ai su que j’avais un rapport très personnel avec elle. La maternité, le questionnement sur la foi étaient des thèmes que j’avais envie d’explorer. Je voulais aller au plus près de ce qui se passe à l’intérieur de ces êtres, raconter l’indicible. La spiritualité devait être au coeur du film.

 

Étiez-vous familière des questions religieuses ?


Les Innocentes.

Je viens d’une famille catholique – deux de mes tantes étaient religieuses –, j’ai des notions en la matière. Mais je ne sais pas travailler sur un sujet sans le connaître parfaitement et j’ai voulu éprouver de l’intérieur ce qu’était la vie dans un couvent. Il me semblait important d’appréhender le rythme des journées d’une religieuse.

 

 

 

J’ai effectué deux retraites chez les Bénédictines, la même congrégation que celle du film. Je n’étais que simple observatrice pendant la première, mais j’ai véritablement vécu la vie d’une novice durant la seconde.

Parlez-nous de cette expérience.


Au-delà de la vie en communauté, qui m’a beaucoup impressionnée… cette façon d’être ensemble, de prier et de chanter sept fois par jour, comme dans un monde suspendu où l’on a à la fois le sentiment de flotter dans une sorte d’euphorie et celui d’être tenue dans une discipline très forte… j’ai vu les rapports humains qui s’y établissaient : les tensions, les psychologies mouvantes de chacune. Ce n’est pas un monde unidimensionnel et figé. Mais ce qui m’a le plus touchée et que j’ai essayé de retranscrire, c’est la fragilité de la foi. On pense souvent que la foi cimente ceux qui en sont animés. C’est une erreur : comme le confie Maria à Mathilde dans le film, c’est au contraire "vingt-quatre heures de doute et une minute d’espérance". Cette phrase résume ce que j’ai ressenti en parlant avec les soeurs et en assistant à une conférence de Jean- Pierre Longeat, l’ancien Père Abbé de l’abbaye Saint-Martin de Ligugé, autour du questionnement de la foi. Ce qu’il disait était bouleversant, et résonnait profondément dans le monde laïc.

 

Ces religieux connaissaient-ils votre projet ?


Les InoocentesJ’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui l’ont tout de suite regardé d’un oeil complice bien qu’il dise des vérités un peu compliquées sur l’Église. On doit partager avec les soeurs la situation paradoxale dans laquelle les ont plongées ces agressions : comment se confronter à la maternité lorsqu’on s’est engagé à dédier entièrement sa vie à Dieu ? Comment garder la foi face à des faits aussi terribles ? 

 

Que faire face à ces nouveaux-nés ? Quel est le champ des possibles ?

 

Ces religieux avaient-ils vu vos films ?


Ils en avaient vu certains, notamment La fille Monaco et Coco avant Chanel… Un moine m’a même confié que l’un de ses préférés était Perfect Mothers. J’avoue avoir été un peu étonnée.

 

Vous collaborez pour la seconde fois avec Pascal Bonitzer.


Pascal n’était pas plus que moi familier de ce genre de sujets mais nous nous étions bien entendus sur l’écriture de Gemma Bovery, mon film précédent. Tout notre travail a consisté à faire s’interpénétrer peu à peu les deux mondes du film : celui, matérialiste de Mathilde, cette médecin communiste un peu raide, et celui, spirituel, des soeurs, dans une Pologne traditionnelle et secouée par la guerre. Comment Mathilde allait-elle parvenir à percer le mur derrière lequel ces femmes se sont retranchées, elles qui veulent que rien ne bouge ni se sache ? Comme dans toutes les situations paroxystiques, le comportement humain peut devenir subversif. Face à ces questionnements idéologiques, Pascal et moi avons cherché à creuser la psyché et la part d’ombre de chaque personnage.

 

Il y a, chez Mathilde, qu’interprète Lou de Laâge, un coté incroyablement moderne.

 

Les Innocentes - Lou de Laâge.

C’est une scientifique, très en avance sur son époque, d’autant que les femmes médecins étaient alors très rares…

Elle est jeune, vient à peine de finir ses études et n’est encore qu’une assistante à la Croix-Rouge.

Elle accomplit en quelque sorte un parcours initiatique.

 

 

 

Il faut un sacré cran pour affronter la responsabilité d’accoucher ces femmes, de garder un secret si lourd et prendre les risques qu’elle encourt à traverser ainsi la forêt de nuit pour se rendre au couvent, en tentant de contourner les barrages soviétiques. Elle manque d’ailleurs de le payer physiquement, ce qui la rapproche des soeurs. Mathilde est très loin de l’univers de ces religieuses. Elle veut soigner et que les choses avancent. Mais ce n’est pas non plus un personnage manichéen : sans y adhérer, elle entrevoit peu à peu ce que peut-être le mystère de la foi.

 

Elle s’est enrôlée dans la Croix-Rouge française, ce qui est également une marque de courage. Quel était le rôle de cette association dans la Pologne de 1945 ?


Sa mission était de soigner et de rapatrier les militaires blessés et les anciens prisonniers…
Mais seulement les ressortissants français. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Mathilde commence par éconduire la novice Teresa lorsqu’elle se rend au dispensaire.

 

Maria, que joue Agata Buzek, est elle-même un personnage assez révolutionnaire. Elle prend, elle aussi, beaucoup de risques en acceptant la venue de Mathilde.


Maria, comme Teresa d’ailleurs, se résout à transgresser ainsi les règles de son ordre ; des règles auxquelles elle s’était habituée à obéir aveuglément. La transgression est un thème qui m’a toujours intéressée. Au fond, d’une manière plus stylisée, ce film est dans la prolongation des sujets que j’ai traités, qu’il s’agisse d’Entre ses mains ou de Nettoyage à sec.

 

Le rapport d’amitié que réussissent à nouer Maria et Mathilde est assez fascinant.


Ces deux femmes, qui sont à des années-lumière l’une de l’autre, inventent ensemble quelque chose qui permet de redonner du possible à l’impossible. Le chemin qu’elles accomplissent en elles-mêmes est aussi le chemin qui finira par les unir.

 

Tout en faisant part de ses doutes à Mathilde, Maria ajoute que sans la guerre et l’horreur de ces viols, elle serait complètement heureuse.


Beaucoup des gens qui ont fait ce choix de vie sont heureux. J’ai longuement interrogé les religieux que je rencontrais à ce sujet tant leur intelligence, leur clarté et leur drôlerie me fascinaient. Certains vivent pourtant des questionnements douloureux. Je pense à cette soeur dont un psychanalyste de communauté – oui, ça existe – m’a raconté l’histoire. Entrée en religion à 25 ans, elle a passé les 25 années suivantes à demander à Dieu s’il l’aimait sans jamais obtenir de réponse. Elle est toujours religieuse.

 

Vous soulevez aussi les dérives auxquelles la religion peut mener… L’attitude de la Mère Abbesse qui, sous prétexte de ne pas ébruiter la situation du couvent, condamne les soeurs à ne pas êtres soignées, en est un exemple.


Le film soulève les questions qui hantent nos sociétés, et montre tout ce à quoi l’intégrisme peut aboutir.

Pour autant, vous ne jugez pas cette Mère Abbesse.


Les InnocentesC’était un personnage extrêmement difficile à construire et à équilibrer. On peut considérer qu’elle commet des actes atroces. Mais je me suis vite rendue compte que, sans édulcorer ses agissements, il fallait tenter de comprendre ses motivations intérieures. J’ai souhaité qu’elle s’explique avec cette phrase ambiguë prononcée devant les soeurs : "Je me suis perdue pour vous sauver."

 

Lorsqu’elle implore l’aide de Dieu, puis lorsqu’on la voit malade sur son lit, sans voile, on sent qu’elle est aspirée dans un gouffre. On peut facilement tomber dans la caricature avec ce genre de rôle. Sans Agata Kulesza, qui est exceptionnelle, je ne sais pas si la Mère Abbesse aurait pu avoir cette intériorité et cette dimension de tragédie grecque.

 

Agata Kulesza n’a que 42 ans. Elle est beaucoup plus jeune que le personnage. Comment avez-vous l’idée de le lui confier ?


Je l’avais trouvée remarquable dans IDA, mais je pensais en effet qu’elle serait trop jeune pour conférer au rôle toute l’autorité nécessaire. C’est elle qui m’a proposé de faire des essais : elle s’est mis le voile et, sans même se maquiller, par la seule force de son jeu, elle a pris l’allure qu’on lui voit à l’écran.

 

Parlez-nous d’Agata Buzek…


Comme Agata Kulesza, Agata Buzek est une actrice très reconnue en Pologne. Nous l’avions repérée dans un film avec Jason Statham, et j’ai trouvé qu’elle avait un physique incroyable sidérant, très spirituel justement. Krzysztof Zanussi, aussi, m’avait dit le plus grand bien d’elle. Agata a fourni un travail énorme durant des mois pour s’acclimater au français raffiné et sophistiqué que parle son personnage. Chaque soir, durant le tournage, elle écoutait du Victor Hugo pour se familiariser encore davantage avec notre langue.

Avec le personnage de Mathilde, vous offrez à Lou de Laâge son premier rôle d’adulte.


Toute l’histoire passe par le point de vue de Mathilde. C’est elle qui nous fait découvrir le monde des religieuses et elle est le témoin des événements inouïs qui s’y déroulent. Elle ne devait pas être mièvre : ne serait-ce que par le métier qu’elle exerce, il fallait qu’elle ait une certaine virilité de caractère. C’est tout le problème de ce genre d’emploi : si l’actrice s’attendrit trop, on arrive à la fin du film avant qu’il soit commencé. J’avais été très impressionnée par Lou dans Respire, de Mélanie Laurent. Elle a une beauté très forte, très particulière ; elle a la grâce. J’ai senti que cette grâce, alliée à ce côté un peu buté qu’elle possède aussi, et une fraicheur et une fragilité qu’on devine affleurer, seraient profitables au film. Lou n’a jamais cette mièvrerie que j’évoquais. Elle peut parfois avoir des regards assez durs. Il était très important qu’on sente à quel point elle devient poreuse à la situation qu’elle découvre, au fil de son parcours, et qu’on sente, à la fin, quelque chose s’allumer de l’intérieur sur son visage, sans qu’on puisse se dire :"Tiens, ca y est, elle est devenue croyante." Ce n’était pas le propos. L’important était que l’on ressente le questionnement métaphysique qui traverse et modifie le personnage. Comment comprendre le sens de la vie dans un tel chaos ? Comment survivre à la violence qui a aussi fortement marqué les chairs des religieuses polonaises ? Comment juger leur foi, qui semble survivre à une épreuve aussi douloureuse ? Lou a une grande intelligence de la dramaturgie et ne joue par sur ses acquis ; elle est vaillante et travailleuse, un peu comme Mathilde. Ce n’était pas évident pour elle de se retrouver tout ce temps au fin fond de la Pologne du Nord entourée de comédiennes Polonaises dont elle ne parlait pas la langue.

 

Les Inoocentes - Lou de Laâge

 

Pour lire la suite de l'entretien, cliquez ici.

Mon opinion

 

Sur une idée de Philippe Maynial, le scénario de Sabrina B. Karine et Alice Vial se base sur des faits douloureux, monstrueux et bien réels.

 

Les exactions commises se font douloureusement ressentir au travers des regards, de quelques gestes, de simples protestations. Les dialogues, loin d'être bavards, en disent pourtant long. Ils vont à l'essentiel et n'appuient en rien sur l'horreur du propos.

 

La lumière blafarde, voire sombre, des intérieurs d'un couvent délabré dans la Pologne des années 1945 augmente le malaise. La réalisation assez démonstrative correspond parfaitement au thème abordé.

 

Anne Fontaine a déclaré : "Le film soulève les questions qui hantent nos sociétés, et montre tout ce à quoi l’intégrisme peut aboutir."

 

L'ensemble est minimaliste et réussi. Un face à face avec, d'un côté des femmes qui, pour la plupart resteront inébranlables dans leur foi, définie par l'une d'entre elles comme "vingt-quatre heures de doute et une minute d’espérance" et ce, en dépit des atrocités subies. D'un autre côté, une jeune infirmière athée qui leur portera secours.

 

Ces face-à-face  poussent à la réflexion, au respect, et laisse envisager un espoir. Aussi mince soit-il.

 

La très jeune, mais convaincante Lou de Laâge, un étonnant casting d'actrices, toutes remarquables, servent magnifiquement ce long-métrage. Un homme arrivera à s'imposer face à ces comédiennes, le touchant et toujours parfait Vincent Macaigne.

 

Les Innocentes

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 00:00

 

18ème Festival des Créations Télévisuelles de Luchon.

 

Record de fréquentation au Festival de Luchon 2016 !

21 462 entrées en salle cette année

Soit plus de 43% d’augmentation par rapport à l’année dernière.

 

 

 

 

 

Prix atribués par le jury fiction.

 

 

Pyrénées d'Or du meilleur unitaire :


- Les pieds dans le tapis. Réalisé par Nader Takmil Homayoun (Agat Films & Cie / Arte)

 

 

Pyrénées d'Or de la meilleur série / mini série : 

 

- Accusé.

Épisode 1. Réalisé par Julien Despaux  (France 2)

Épisode 2. Réalisé par Mona Achache (France 2)

 

 

 

 

Prix de la meileure interprétation féminine :

 

- Golab Adineh dans Les pieds dans le tapis.

 

 

Prix de la meilleure interprétation masculine :

 

- Denis Podalydès  dans Le Passe-Muraille

 

 

Prix du meilleur espoir masculin :


- Theo Cholbi dans Le Choix de cheyenne.

 

Prix du meilleur espoir féminin :

 

- Eva Lallier dans Le Choix de cheyenne.

 

Mention spéciale

Noémie Merlant, Roxane Bret, Camille Aguilar, Nastasia Caruge

Pour Elles  .... Les Filles du Plessis

 

 

Prix du meilleur réalisateur : 

 

Nader Takmil Homayoun pour Les pieds dans le tapis.

 

 

Mention spéciale

Jean-Marc Bondolo pour Le Choix de Cheyenne

 

 

Prix du meilleur scénario : 

 

- Nader Takmil Homayoun et Philippe Blasband pour Les pieds dans le tapis.

 

 

Mention spéciale

Bénédicte Delmas et Sylvie Granotier

Pour Elles  .... Les Filles du Plessis

 

 

 

Prix de la meilleur musique orignale : 

 

- Christophe Julien pour Les pieds dans le tapis.

 

 

Prix de la meilleure photographie : 

 

- Dominique Colin Pour Le Passe-Muraille

 

 

 

Prix atribués par le jury des Documentaires.

 

 

Pyrénées d'Or de meilleur documentaire : 

 

- Avec le sang des hommes (Iskra/Mille et une. Films - Arte France) 

 

Mention spéciale

- Festins Imaginaires réalisé par Anne Georget.

- Quand j'avais 16 ans, j'ai tué un dragon réalisé par Bruno Romy

 

 

Prix Isabelle Nataf.

 

- Baisers cachés (Lizland Films - France 2 / TV5 Monde) 

 

 

Prix décernés par le vote du public.

 

 

Prix du meilleur unitaire : 

 

- Elles ... Les Filles du Plessis Réalisé par Bénédicte Delmas

 

- Prix de la meilleur série / mini-série : 

- La loi d'Alexandre  (Fit Production - France 3/RTBF)

 

Prix du meilleur programme court TV : 

 

- Dans la tête des gens réalisé par Guilhem Connac (Fiction'Air)

 

Prix du meilleur documentaire : 

 

- T4 Un médecin sous le nazisme  (Zadig Productions: Les films de L'Aqueduc / France 3)

 

Prix de la meilleure Websérie : 

- Reboot (série Comédie)

- Osmosis La série, n'ayez plus peur d'aimer (série Drame)

 

Prix de la meilleur fiction espagnole : 

 

- Vis à vis (Globomedia - Antena 3) 

 

 

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 09:39

Bébés volés

 

Réalisé par Alain Berliner

 

Écrit par Julie Jezequel

 

Genre Mélodrame

 

En Espagne, 300 000 bébés ont été volés à leurs mères pour alimenter un invraisemblable trafic d'enfants. Débutée sous Franco, dans les années 40, cette pratique s'est poursuivie bien après le retour de la démocratie et ne s'est interrompue qu'en 1987.

 

Dans les années 2010, le sujet des bébés volés, tabou jusqu’ici, a enfin été exhumé. Déclarés morts à la naissance, ils étaient en fait revendus à d’autres familles, avec une implication de l’Église dans ce système.

 

Dans les premières années de la démocratie, le trafic d'enfants s'est poursuivi, dont la vente de bébés, parfois dans des cliniques gérées par des institutions catholiques. Lorsque ces faits ont été révélés, les autorités espagnoles ont pris des mesures pour faciliter les recherches des familles. Mais de nombreuses plaintes ont été classées sans suite par la justice et l'Église fait systématiquement obstruction, selon les associations.

La première et l'une des seules personnes à avoir été poursuivie dans ce vaste scandale, la religieuse espagnole Soeur Maria Gomez Valbuena, est décédée en janvier dernier à l'âge de 87 ans, avant sa deuxième audition par la justice. 

(le figaro.fr du 09/01/2014)

 

C’est de ce sujet sensible que traitera le téléfilm Bébés volés,  pour France 2.

 

Avec Sandrine Bonnaire, Hélène De Saint Père, Philippe Lelièvre,

Amélie Remacle, Erik Stouvenaker et la participation d'Anne Alvaro.

 

Synopsis

 

En pleine Espagne franquiste, des enfants étaient volés à leurs mères à la naissance et revendus. L'église a continué cette pratique jusqu'en 1989.

 

C'est au cours de cette période qu'Inès Barras (Sandrine Bonnaire) a accouché au couvent de San Angel d’un bébé mort-né. Elle n’avait que 16 ans. Pour échapper à la honte son père l'a envoyée chez sa tante (Anne Alvaro) en France.

 

Trente ans plus tard, une nouvelle va bouleverser son existence : les sœurs du couvent lui ont menti, son bébé était bien vivant, il a été volé et acheté peu après sa naissance, comme le furent près de 300.000 nourrissons à l’insu de leurs mères…

 

Bébés Volés - Sandrine Bonnaire - Festival de luchon 2016

Mon opinion

 

Un sujet qui n'est pas sans rappeler Philomena, le film de Stephen Frears sorti en 2014. Loin de l'Irlande dont il était question dans le film, c'est ici l'Espagne qui sert de point de départ à ce récit, basé sur des faits, hélas bien réels.

 

La toujours éclatante et parfaite Sandrine Bonnaire tient le rôle d'une femme espagnole réfugiée en France. Elle découvrira, trente ans plus tard, que l'enfant qu'elle croyait mort-né est bien vivant.

 

L'ensemble ne déçoit pas, essentiellement grâce à l'excellente prestation de chaque acteur figurant au casting.

 

Une fin, pour le moins attendue, ne manquera pas d'émouvoir les plus sensibles

 

Ce téléfilm a le grand mérite de dévoiler au public l'existence de cet odieux trafic d'enfants, déclarés morts à la naissance, et revendus sous le couvert de l'Église. Des faits qui se sont déroulés en Espagne, et qui n'ont été portés à la connaissance de tous que dans les années 2010.

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"Le bonheur est la chose la plus simple,

mais beaucoup s'échinent à la transformer

en travaux forcés !"

 
François Truffaut

 

 

 

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Quelques coups de cœur 

 

 

Pour lire l'article consacré au film,

un clic sur l'affiche.

Bonne visite !

En 2016.

 

Lrs InnocentesEl Clan

 

 

 

 

 

 

TempêteLes Délices de Tokyo (An)

 

....

 

 

 

Rosalie BlumNo land's song

 

 

 

 

 

 

La saison des femmes (Parched)Julieta

 

 

 

 

 

Chala, une enfance cubaine (Conducta)Red Amnesia

 

 

 

 

 

 

Toni ErdmannTruman

 

 

 

 

 

 

Le fils de Jean

Divines

.....

 

 

 

 

 

 

Frantz

 

 

 

 

 

 

Juste la fin du mondeAquarius

 

 

 

 

 

 

 

Une vie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 2015.

 

..Mon Fils - Eran Riklis..Gente de Bien.La Maison au toit rouge.La Tête Haute.Une Femme Iranienne "Aynehaye Rooberoo". Facing Mirrors.Une seconde mère "Que Horas Ela Volta ?".Mustang.La Belle saison.Aferim !.La dernière leçon.Ni le ciel ni la terre.Les chansons que mes frères m'ont apprises.Fatima...Mia Madre

 

 

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Pandora "Pandora and the Flying Dutchman".Umberto D.La chevauchée des Bannis.Loin du Paradis.Une journée particulière.Le procès de Viviane Amsalem "Gett".Tout ce que le ciel permet.

 

 

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