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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 00:00

Date de sortie 23 janvier 2013

 

Blancanieves---Affiche-1.jpg


Réalisé par Pablo Berger


Avec Maribel Verdú, Daniel Gimenez-Cacho, Ángela Molina,

Pere Ponce, Macarena García, Sofía Oria, Josep Maria Pou

 
Genre Drame


Production Espagnole

 


Blancanieves est le deuxième long métrage de Pablo Berger. Le réalisateur déclare à ce propos : "Si ton premier film marche bien, affronter le second est toujours très difficile, parce que tout le monde te regarde au microscope. J'avais mes doutes et mes peurs." Il rajoute : "J'ai toujours aimé déconcerter. J'ai toujours fait le contraire de ce qu'on attendait de moi. Après avoir remporté le Festival d'Alcalá avec mon premier court métrage, Mama, au lieu de rester pour tourner mon premier long métrage, je suis parti aux États-Unis et, après neuf ans à New York, il aurait été normal que je tourne mon premier long métrage là-bas. Et bien non, je reviens en Espagne et je tourne Torremolinos 73, un film dont tout le monde pensait qu'il serait une espagnolade type Alfredo Landa, alors qu'ils se sont retrouvés avec un Torremolinos hivernal, sans Suédoises et sordide. Après un premier film à succès, il aurait été normal de penser à quelque chose dans la même ligne. Et bien non, je me suis entêté à faire cette folie."

 

"Au début du XXème siècle, les Français sont fascinés par l'Espagne : Carmen de Jacques Feyder, avec Raquel Meyer; El Dorado; l'actrice Musidora vient en Espagne tourner son film, Sol y sombra... Il y a une attirance vers ce qui est espagnol, pour son côté le plus exotique. C'est pour cela que c'est curieux que, juste un siècle plus tard, quelqu'un du nord comme moi, si loin du sud et si près de la France, ressente la même attirance pour l'Andalousie typique, les toreros, les danseuses de flamenco... Oui, Blancanieves est une espagnolade, mais, toute distance gardée, Goya, Zuloaga, Julio Romero de Torres... sont aussi des espagnolades" déclare Pablo Berger.

 

Blancanieves-1.gif.Blancanieves.gif

 

Blancanieves est...

 
Une expérience sensorielle
Le spectateur doit ressentir plutôt que voir, et se laisser porter par une histoire racontée uniquement en images et en musique.

 
Un voyage dans le temps
Le film est une reconstitution minutieuse de l’Espagne des années 20.

Les costumes, les coiffures, les voitures...

Aucun détail n’a été ignoré.

 
Un conte de fée en images
Le film résonne à l’enfant présent en nous. Le public va découvrir une histoire pleine de fantastique, de drame, d’horreur et d’humour noir. Il était une fois...

 
Une pure émotion
Un regard peut décrire l’intensité d’une action incroyable. Comme le disait

Norma Desmond dans Boulevard du Crépuscule:

"Nous n’avions pas besoin de dialogues. Nous avions des visages."

 

Blancanieves---Macarena-Garcia-et-Angela-Molina.jpg

 

Macarena García et Ángela Molina

 

Un hommage au cinéma
À la fin des années 1920, le langage cinématographique était abouti et de nombreux chefs-d’œuvre créés.
Blancanieves n’est pas une copie mais une réinterprétation des films de cette époque pour le public d’aujourd’hui.


Une comédie musicale
La musique extraordinaire d’Alfonso de Vilallonga du générique de début aux crédits de fin intensifie les émotions et les sentiments les plus profonds des protagonistes.

La musique est leur voix.


Un mélodrame gothique
Le film est une réflexion sur l’amour comme une histoire de la douleur et un filtre démystifiant pour faire face aux aléas de la vie. Aimez, et vous vivrez.


Le personnage de conte de fée le plus populaire
Il suffit de prononcer le nom de Blanche-Neige et tout le monde imagine une jolie jeune femme, une belle-mère marâtre et sept nains fascinants.

Notre version a tout cela, et bien plus encore.

 

  Blancanieves-3.gif.Blancanieves-2.gif

 

Blancanieves a remporté plus de trente récompenses

toutes catégories confondues. Dont : 

 

- Prix spécial du jury au Festival de Saint-Sébastien 2012.


- Cine Latino Award au Festival international du film de Palm Springs 2013


27ème cérémonie des Goya triomphe de  Blancanieves  avec 10 trophées.

 

- Meilleur film  

- Meilleur scénario original Pablo Berger
- Meilleure photographie Kiko de la Rica
- Meilleur direction artistique pour le français Alain Bainée
- Meilleure actrice à Maribel Verdú 

- Meilleur espoir féminin Macarena García,

- Meilleurs costumes pour Paco Delgado

- Meilleur maquillage et/ou coiffureSylvie Imbert et Fermín Galán

- Meilleure musique de film Alfonso de Vilallonga

- Meilleure chanson originale Pablo Berger et Chicuelo

pour la chanson "No te puedo encontrar"

 

Blancanieves---Maribel-Verdu.jpeg.Blancanieves---Maribel-Verdu-1.jpeg


 Maribel Verdú


Synopsis

 

Sud de l’Espagne, dans les années 20.

 

Carmen est une belle jeune fille dont l’enfance a été hantée par une belle-mère acariâtre. Fuyant un passé dont elle n’a plus mémoire, Carmen va faire une rencontre insolite : une troupe ambulante de nains toreros qui va l’adopter et lui donner le surnom de "Blancanieves".

 

C’est le début d’une aventure qui va conduire Carmen/Blancanieves vers elle-même, vers son passé, et surtout vers un destin à nul autre semblable…

 

Blancanieves-Angela-Molina.gif


Ángela Molina

 

C’est en 2004, après avoir fait le tour des festivals pour présenter Torremolinos 73, son premier long métrage, que Pablo Berger a entamé l'écriture du scénario de Blancanieves. Il a commencé par écrire trois histoires, puis les a fait lire à sa femme, Yuko. Ensemble, ils ont sélectionné l’histoire de cette jeune fille rencontrant une troupe de nains toreros.

Tous les projets du réalisateur doivent passer le test avec Yuko, sa femme. Yuko est la seule personne à qui Pablo Berger laisse lire un scénario avant même les producteurs. C'est sa collaboratrice la plus proche. Il a besoin qu'elle soit impliquée, parce qu'il est vraiment obsédé par ses films et si Yuko n'en faisait pas partie, il déclare : "nous ne pourrions pas vivre ensemble". Elle travaille comme productrice associée et, comme elle est photographe de profession, elle fait la photo de plateau des films de  Pablo Berger.

 

"Quand j'ai eu fini les trois traitements, j'ai demandé à Yuko de les lire et de me dire avec lequel de ces projets elle souhaiterait passer les prochaines années de sa vie. Parce que tous deux nous savions qu'on en aurait pour plusieurs années. Nous n'aurions jamais pensé que cela allait être huit, mais nous savions que ce serait plusieurs. Mon coeur penchait pour Blancanieves. et Yuko a choisi Blancanieves." reconnait Pablo Berger.


Blancanieves-4.gifL'idée de faire un film muet vient de la projection du film Les Rapaces d'Erich von Stroheim à San Sebastián. Mais il y a eu un tournant évident quand Pablo Berger a découvert, au début des années quatre-vingt-dix, le livre España oculta, de Cristina García Rodero, et qu'il a été fasciné par trois ou quatre photos de nains toreros. Il y avait une telle dignité dans ces photos et elles racontaient tant d'histoires... "Ce qu'il y a d'émouvant dans ce livre c'est que c'est aussi un voyage dans le temps, ce sont des photos des années soixante-dix qui ont l'air de sortir des années vingt. Le germe du film était déjà là : nains toreros, années vingt, marâtre, ferme, muet" ajoute le réalisateur.

 

Pablo Berger a privilégié le Super 16 pour garder le grain à l’image, qui est effacé par les caméras plus modernes. Le réalisateur a fait appel à un grand directeur de la photographie  Kiko de la Rica.

 

Blancanieves-6.gif

 

Le scénario de Blancanieves est un "conte des contes". Ainsi, le père de Carmencita, joué par Sofía Oria, lui raconte l’histoire du Petit Chaperon Rouge. Cendrillon est présente par la façon dont la marâtre fait travailler la petite. Le coq Pepe est le lapin blanc d'Alice, celui qui l'emmène de l'autre côté. Le personnage de Don Carlos, sous les traits de Josep Maria Pou, n’est pas sans rappeler Stromboli, celui qui tyrannise Pinocchio.

 

"J'ai tout mis dans un shaker et cela a donné mon Blancanieves. Un cinéaste rassemble toutes ses obsessions, puis il les ordonne. Tu ne travailles pas avec un schéma scientifique, ni avec un plan, mais plutôt comme avec un puzzle, les pièces s'emboîtant les unes avec les autres." avoue le réalisateur.

 

Blancanieves---6Par son thème, le film pourrait plus ressembler au cinéma expressionniste allemand mais, en réalité, il est très français, très Marcel L'Herbier, El Dorado, surtout. "Je créais un mélange de toutes mes idoles du cinéma muet : un langage cinématographique qui, au niveau du montage, serait Abel Gance; au niveau des risques et des inventions, Murnau; au niveau de l'interprétation Dreyer et Víctor Sjöström, chez qui l'émotion est à fleur de peau; à L'Herbier j'ai emprunté sa façon de concevoir les espaces, comment il se sert de la caméra, comment il réinterprète l'Espagne. Mais il y a aussi des films muets espagnols qui sont très bien. La Aldea Maldita, de Florián Rey, est un grand film au langage très avancé et qui a eu une influence importante sur Blancanieves. Un autre indiscutable : Benito Perojo, avec La Bodega. Et pas seulement le cinéma muet, Buñuel aussi par exemple. Il y a quelque chose de Viridiana, de Las Hurdes. La scène des photos avec le torero mort est totalement "buñuelienne"." rajoute Pablo Berger.


Le parallèle entre Blancanieves et The Artist de Michel Hazanavicius est inévitable. Les deux films sont tournés en noir et blanc et sont muets. Mais la comparaison ne s’arrête pas là, car la bande originale des deux films a été enregistrée en Belgique, par le même orchestre.

 

Blancanieves---Macarena-Garcia.jpg

 

Macarena García

 
C’est le Français Jérôme Vidal qui assure la production de Blancanieves. On lui doit également la découverte d’un autre artiste espagnol, Javier Bardem, avec Los lunes al sol réalisé par Fernando León de Aranoa.
   

Alfonso de Vilallonga assure la bande originale de Blancanieves. Comme le film est muet, son travail s’est révélé de longue haleine pour couvrir la totalité du long métrage. Chaque morceau devait appuyer l’action et les émotions des personnages.


Maribel Verdú et Daniel Gimenez-Cacho ont déjà joué ensemble en 2007 dans La Zona, propriété privée, un drame mexicain de Rodrigo Pla.

 


 

 

.
Depuis toujours, les contes inspirent les cinéastes. Celui de la princesse Blanche-Neige, jalousée par sa belle-mère, ne fait pas exception à la règle. Rien qu’en 2012, deux réalisateurs ont adapté cette histoire, Rupert Sanders, Blanche-Neige et le chasseur avec Kristen Stewart et Tarsem Singh avec Blanche Neige avec Julia Roberts.

 

 

Sources :

http://blancaniev.es

http://www.unifrance.org

http://www.imdb.com

http://www.allocine.fr

23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 00:00

 

Date de sortie 23 janvier 2013

 

Mariage-a-Mendoza---Affiche.jpg

 
Réalisé par Edouard Deluc


Avec Nicolas Duvauchelle, Philippe Rebbot, Gustavo Kamenetzky,

Paloma Contreras, Sarah Grappin, Benjamin Biolay,

Gonzalo Suarez, César Bordon

 
Genre Comédie dramatique


Production Française, Belge et Argentine

 


Mariage à Mendoza est le premier long métrage du réalisateur Edouard Deluc.


Après le bac, Edouard Deluc a fait les beaux-arts, où il creusait alternativement deux sillons, le film et la photo, et parallèlement, il avait un groupe de rock  avec lequel il reprenait les Stooges, le Velvet, et quelques bluettes de leur composition au milieu de tout ça !

C’est comme ça qu'il a commencé à réaliser des clips, leurs clips. Après les beaux-arts, pour gagner sa vie, il a travaillé à la télévision comme rédacteur pour plusieurs journalistes ou animateurs, puis réalise des formats courts pour Canal +.  Il signe également des reportages sur le cinéma, l’art contemporain, etc.... Toutes ces images accumulées, en plus des clips pour son groupe ou des films super 8 qu'il faisait, lui ont permis en 1999 d’aller frapper à la porte des producteurs de clips, le premier lui a dit oui. Il a ainsi commencé à en réaliser pour des groupes variés, Louise Attaque (Du nord au sud), Jean-Louis Murat (Le Cri du papillon, Au-dedans de moi), Mickey 3D, Sven Löve, Tété, Kojak, etc... Au milieu des années 2000, il est passé aux spots publicitaires, un moyen idéal pour se faire la main en tournant régulièrement.

 

Parallèlement à tout ça, il continuait son travail de fiction, avec un premier court-métrage en 1998, Petits Enfers avec Vincent Elbaz, puis, Je n’ai jamais tué personne, en 2002, avec Elina Löwensohn et Jean-Jacques Vanier.

 

En 2008, c’est le démarrage de l’aventure Argentine, avec ¿ Dónde está Kim Basinger ?    À partir de ce moment-là, Edouard Deluc a eu l’impression que la somme de toutes ces expériences l'avait formé, il avait fait mes classes derrière une caméra, il se sentait prêt pour le cinéma.  En 2011 il réalisait un autre court métrage de 9 minutes avec Nathalie Baye,  Bye Bye.

 

Mariage-a-Mendoza---Nicolas-Duvauchelle-et-Philippe-Rebbot.jpg


Nicolas Duvauchelle et Philippe Rebbot

 

Synopsis

 

Deux frères débarquent en Argentine pour aller célébrer le mariage de leur cousin, à Mendoza, dans l’ouest du pays. La grande aventure, la vraie, voilà longtemps qu’ils en rêvaient…

 

Mais à l’arrivée à Buenos-Aires, Antoine (Nicolas Duvauchelle) ne va pas bien du tout, comme un type que sa femme vient de plaquer.

 

Marcus (Philippe Rebbot) est sûr qu'aller au mariage du cousin remettra son petit frère d'aplomb. Il va lui sortir le grand jeu. Des nuits caliente de la capitale aux splendeurs de la vallée de la lune, ils croiseront sur leur chemin un réceptionniste illuminé, une beauté divine, des pierres qui portent bonheur…

 

Sur la route du mariage, au gré d'étapes de plus en plus mouvementées, les deux frères se retrouvent.

 

À un détail près : quand Antoine se requinque, c'est Marcus qui trinque.

 

Mariage-a-Mendoza---Nicolas-Duvauchelle-et-Philip-copie-1.jpg


Philippe Rebbot et Nicolas Duvauchelle

 

À la question, quelle place occupait le cinéma dans votre imaginaire ?
Edouard Deluc répond : "Il était très important, comme la musique. Cela remonte à l’enfance. J’ai un premier souvenir, très fort : avoir regardé, vers 7 /8 ans, King Kong, l’original, dans le lit de mes parents, un mélange de plaisir et d’effroi qui m’a marqué à vie ! À la même époque, je découpais les BD de mon grand frère, case par case, pour les agrafer sur le mur de ma chambre d’enfant, dans un ordre différent : c’était mes premiers story-boards en fait, je ne l’ai réalisé que plus tard... et mon frère m’en veut encore ! Enfant et adolescent, j’allais au cinéma, ou le cinéma venait à moi, par la télévision notamment. Pour sur, les comédies populaires des années 70 ont sans aucun doute construit et nourri mon imaginaire. Ce n’est pas innocent si Pierre Richard est une figure pour moi : le sens du burlesque, le décalage permanent du personnage, son inaptitude au monde qui l’entoure, c’est une matière que je travaille et qui vient de là. Plus tard, sans être un cinéphile confirmé, j’ai "bouffé" pas mal de films, et aux Beaux-arts, j’en ai même photographiés. Je faisais des photos, en argentique, image arrêtée sur écran, pas mal de plans de Cassavetes, Meurtre d’un bookmaker chinois, en particulier. Il y a dans ces photogrammes, que j’ai encore, une trame, quelque chose de fantomatique. En un sens, je résistais encore un peu à l’idée de faire du cinéma. Je suppose que je cherchais du côté de Philip-Lorca diCorcia ou plus tard de Gregory Crewdson, ces photographes dont l’imaginaire s’est construit autour du cinéma, qui font de la fiction en images fixes."

 

Mariage à Mendoza - Nicolas Duvauchelle et Philippe Rebbo


Nicolas Duvauchelle et Philippe Rebbot

 
Pour Mariage à Mendoza, Edouard Deluc explique que son scénario s'est construit autour de trois paramètres : "À l’époque, je cherchais le sujet de mon premier film, quelques projets trop ambitieux n’ont pas abouti, et puis un jour, se cristallise une envie, au bon moment, autour de trois paramètres; l’Argentine que j’avais découverte et qui m’avait littéralement scotchée, une vieille histoire vécue avec mon frère dans un "bordel" de Pékin à la fin du siècle dernier, et le désir de filmer un comédien d’une humanité folle : Philippe Rebbot."

 

Mariage à Mendoza - Philippe RebbotAu sujet de Philippe Rebbot, le réalisateur ajoute : "Je travaille avec Philippe depuis plusieurs années, c’est quelqu’un qui me touche beaucoup, une vraie source d’inspiration. Il gravite dans le cinéma depuis longtemps : il a fait beaucoup de régie, et travaillé comme acteur et coscénariste avec Benoît Cohen notamment pour la série Nos Enfants Chéris. C’est quelqu’un de très singulier qui avait déjà exprimé sa puissance comique, mais surtout dans mon salon, et qui cristallisait pour moi quelque chose autour de la figure du grand frère... On avait déjà tourné ensemble ¿ Donde esta Kim Basinger ? en novembre 2008. Le film a beaucoup voyagé et remporté des prix un peu partout dans le monde. Il a reçu en 2010 le Lutin du meilleur film de fiction, de la meilleure réalisation, du meilleur scénario, des meilleurs décors et le Lutin du meilleur acteur pour Philippe Rebbot .


Le producteur, Emmanuel Agneray,  et le réalisateur, avaient le sentiment qu’ils n'en avaient pas fini avec l’Argentine, les frangins et que l’aventure méritait d’être prolongée, que tout n’avait pas été dit... Alors, Edouard Deluc a cherché un nouveau scénariste pour l’accompagner et a recommencé à écrire, avec Thomas Lilti. "Je souhaitais aller vers une chronique où les choses ne sont jamais complètement dites, où l’imaginaire du spectateur travaille. On avait un point de départ très clair, nos personnages, les frères du court-métrage, et l’Argentine à traverser. Le scénario ne devait pas être une fin en soi, il devait ouvrir des espaces de cinéma, laisser de la place pour de l’improvisation, se sentir libre. Quelque chose s’est finalement mis en place, et on a écrit en un an, assez facilement." reconnait le réalisateur. Si le scénario a été mûrement réfléchi en amont, il existe néanmoins des scènes d'improvisation dans le film, comme par exemple la séquence dans la chambre avant la sacristie.

 

L’une des surprises du récit, c’est l’échange de position des deux frères : au début, Marcus doit s’occuper d’Antoine, et à l’arrivée, c’est l’inverse... Petit à petit. Thomas Lilti, le co-scénariste, est médecin, c’est lui, sans doute, qui a introduit la dimension médicale du désarroi de Marcus. Philippe Rebbot a aussi nourri le personnage de ses propres fragilités. "Dans sa vie, il a eu des phases difficiles, les raconte avec un soupçon d’effroi, un soupçon de dérision et un grand sens du romanesque. Il est d’une humanité dingue, et c’est finalement la matière même du cinéma, l’humanité des personnages, en tout cas de celui que j’aime et que je défends. L’une des premières sources d’inspiration reste son grand corps "malade", son désenchantement chronique, sa fantaisie, sa poésie. Mariage à Mendoza - Philippe Rebbot-copie-1Pendant l’écriture du scénario, une fois par mois, on passait l’après- midi avec Philippe, je voulais l’entendre réagir, rebondir, puis l’entendre tout court car c’est pour lui que nous écrivions. C’est à cette occasion que de conversations en conversations, nous sommes arrivés au syndrome de Stendhal... Nous cherchions ce point de bascule où Antoine, enfin, allait être obligé de sortir de son marasme sentimental pour s’occuper de son frère, prendre les choses en main et ouvrir les yeux sur autre chose que lui-même" raconte Edouard Deluc


Contrairement à Philippe Rebbot, Nicolas Duvauchelle n’était pas dans ¿ Dónde está Kim Basinger ?. Le cinéaste Edouard Deluc explique que le choix de l'engager pour le long-métrage Mariage à Mendoza s'est fait assez vite : "J’ai imaginé Nicolas Duvauchelle assez tôt dans le rôle d’Antoine. Je l’ai trouvé juste, dense, avec ce soupçon de présence brute qui avait tout pour me plaire. Et le duo marchait : un contraste physique fort, le petit et le grand – on peut imaginer qu’ils n’ont pas le même père, un éloignement physique qui correspond bien à l’idée qu’ils se sont un peu perdus de vue... On a travaillé, il a donné beaucoup de lui, il a été d’une grande générosité, ne s’est économisé sur rien... Il a donné au personnage une belle trajectoire: il résiste pendant près d’une heure, et après baisse un peu les armes, abandonne, ce qui fait, je crois, qu’on aime son personnage. Par exemple, j’aime beaucoup la séquence dans la chambre avant la sacristie, qui est une improvisation à partir d’une base de travail, comme souvent sur ce film: "T’es petit, mais t’es beau", etc. C’était typique de la méthode de travail : ne rien figer, parce que la situation, le décor, nos énergies apportent quelque chose.."

 

Mariage-a-m-Mendoza---Paloma-Contreras-et-Nicolas-Duvauche.jpg

 

Paloma Contreras et Nicolas Duvauchelle


Gustavo Kamenetzky n’est pas très connu en Argentine. Passer en un dialogue de l’hôtelier un peu méfiant au type qui raconte sa vie, ce n’est pas facile. C’est de la dentelle, ça demande beaucoup de prises. Mais il possède la palette de jeu, et les mimiques, pour y arriver... Il était nécessaire d’avoir un troisième personnage qui apporte de l’extérieur l’idée de fratrie. Le rôle de Xavier, le cousin, n’était pas très défini au scénario, il fallait une "figure" pour l’habiter, l’incarner : Benjamin Biolay est le premier que Edouard Deluc a sollicité. "Il est le premier que j’ai sollicité et il a dit oui", se souvient Edouard Deluc en poursuivant : "Je savais que Benjamin était lui aussi tombé amoureux de l’Argentine, il avait d’ailleurs écrit une chanson qui s’appelait "Buenos-Aires" sur l’album 'La Superbe'."


Concernant le tournage le réalisateur raconte: "En novembre-décembre 2011, avec un temps de préparation sur place très court. Nous sommes partis à Buenos-aires, puis dans le nord du Pays, près de la cordillère des Andes, Salta, et les vignobles argentins, dans la vallée de Cafayate. L’aventure fraternelle irriguait le tournage lui-même : cela fait vingt ans que je travaille avec le producteur, Emmanuel Agneray, qu’on partage un fort désir de cinéma, qu’il m’accompagne avec patience et attention, on a fait trois court-métrages ensemble avant l’aventure du long. Treize ans que je connais Philippe Rebbot, qu’il stimule mon imaginaire, dix que je travaille avec le chef opérateur Pierre Cottereau et même si c’est plus récent avec Thomas Lilti, le co-scénariste, il est lui aussi devenu une pièce maîtresse de l’aventure. L’idée d’une famille de cinéma, où se mélangent les amitiés et le désir commun et sacré de faire des films, a imprégné toute l’aventure. On est tous partis au bout du monde en famille, avec nos femmes, nos enfants, on a vécu une expérience artistique et humaine assez dingue et je crois que le film porte en lui un peu de cette lumière.."
   
Le film est illustré par la musique d'Herman Dune. Le réalisateur Edouard Deluc raconte à ce sujet : "Je l'écoute depuis très longtemps. Notre rencontre artistique s’est faite sur ¿ Dónde está Kim Basinger ? et on peut raisonnablement parler d’idylle !" Il ajoute : "Quelque chose d’éminemment harmonieux se jouait entre mes images et leur musique; un ton mélancolique sur une musique entraînante, chaloupée, un son unique, des arrangements à la fois simples mais très travaillés. Leur chanson Your name my game marchait formidablement sur les travellings dans Buenos-Aires. Je les ai re-contactés deux mois avant le tournage de Mariage à Mendoza pour qu’ils prennent en charge la bande originale. David, qui compose et chante était partant tout de suite, et il a composé des mélodies sur scénario, entre deux concerts, car ils passent leur vie sur la route et sur scène ! C’est la première fois qu’il écrivait pour le cinéma, il en était très heureux je crois, et très inspiré. Dès les premiers gestes, les premières mélodies, j’ai donc su que nous étions sur la bonne route."
    
Mariage à Mendoza a été présenté lors du 4e Festival de cinéma européen des Arcs. Il a fait partie des six films français présentés dans le cadre des avant-premières.

 

Pour visionner la bande-annonce ... Cliquez ICI !

 

Mariage-a-Mendoza.jpg

 

 

Sources :

http://medias.unifrance.org

http://www.unifrance.org

http://www.allocine.fr

16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 00:00

 

Date de sortie 16 janvier 2013

 

Django-Unchained---Affiche.jpg


Réalisé par Quentin Tarantino


Avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Samuel L. Jackson,
Leonardo DiCaprio, Kerry Washington, Jonah Hill,

Amber Tamblyn, Don Johnson, Walton Goggins

 
Genre Western


Production Américaine

 

 

National Board of Review 2012

Meilleur second rôle masculin  Leonardo DiCaprio

 

Golden Globes 2013

Meilleur acteur dans un second rôle Christoph Waltz

Meilleur scénario  Quentin Tarantin

 

 

Oscars  2013

Meilleur acteur dans un second rôle Christoph Waltz

Meilleur scénario original  Quentin Tarantin

 

Django-Unchained---Christoph-Waltz-et-Jamie-Foxx.jpg Christoph Waltz et Jamie Foxx


Les réactions face au scénario ont été unanimes. Reginald Hudlin se souvient : "J'ai été séduit par la description unique et réaliste que fait le scénario de l'esclavage dans les années précédant la guerre de Sécession. Nous avons le devoir de nous souvenir non seulement du meilleur dont nous sommes capables, mais aussi du pire. Il est impossible d'embrasser le meilleur en nous si nous ne reconnaissons pas et ne commémorons pas l'héroïsme de ceux qui ont vu le mal et l'ont affronté. Bien que ces personnages soient des êtres de fiction, ils représentent des centaines, si ce n'est plus, de vrais hommes et femmes, noirs et blancs, qui ont résisté au mal."

 

Jamie Foxx et LeonardoDiCaprio Django-Unchained----Jamie-Foxx-et-Leonardo-DiCaprio.jpg

 

Synopsis

 

Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz (Christoph Waltz), un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django (Jamie Foxx), un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche.

 

Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle, morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda von Shaft (Kerry Washington), sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…


Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie (Leonardo DiCaprio), ils éveillent les soupçons de Stephen (Samuel L. Jackson), un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance.

 

Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche…

 

Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…

 

Django Unchained - Jamie Foxx


Jamie Foxx

 

L'aventure de Django Unchained a commencé il y a un peu plus de dix ans, lorsque le scénariste et réalisateur Quentin Tarantino a eu l'idée du personnage principal, Django. Il raconte : "Tout a commencé par le concept d'un esclave qui devient chasseur de primes puis s'en prend aux contremaîtres dans les plantations. Je me suis mis à écrire, et Django s'est imposé à moi. Au départ, il était simplement cet homme que l'on découvre, le sixième esclave dans une file d'hommes enchaînés. Mais peu à peu, il s'étoffait, il se révélait à moi."
Quentin Tarantino précise : "Même si l'histoire de Django Unchained se déroule dans le sud des États-Unis avant la guerre de Sécession, je trouvais que l'histoire serait racontée plus efficacement sous la forme d'un western. J'ai toujours voulu en réaliser un. J'aime tous les genres de westerns, mais comme les westerns spaghettis ont toujours été mes préférés, je me suis dit que le jour où j'en ferais un, il s'inscrirait dans la lignée de ceux de Sergio Corbucci."
Il poursuit : "Je trouve que les westerns mettent admirablement en scène les notions de bien et de mal. La portée et la structure du genre offrent un cadre idéal à l'histoire du combat de cet homme qui veut s'introduire dans une plantation très réputée afin de libérer sa femme. Rien ne peut être plus terrifiant, plus surréaliste ni plus scandaleux que ne l'était la réalité. Il est impossible d'imaginer la douleur et les souffrances de ces gens, c'est pourquoi c'est un thème idéal à traiter sous la forme d'un western spaghetti. La réalité s'inscrit parfaitement dans le cadre général de cette histoire."

Le producteur Reginald Hudlin déclare : "Il est vrai que ce genre n'est pas habituel, mais il convient parfaitement à cette histoire. Les notions de valeurs différentes d'un personnage à l'autre, la noirceur et la complexité morale de Pour Une Poignée De Dollars de Sergio Leone et des films de Corbucci ont été des influences majeures pour Quentin dans l'écriture de son histoire. Parce qu'il a longuement étudié ce genre, il a eu l'idée de combiner la quête de l'esclave avec la tradition du western spaghetti, et cela donne un film complètement original et inédit."

 

Django-Unchained---Christoph-Waltz.jpgChristoph Waltz, oscarisé pour Inglourious Basterds, a assisté à l'essentiel du processus de création. L'acteur, qui incarne le Dr King Schultz, se souvient : "J'ai lu le scénario alors qu'il était en cours d'écriture. Il évoluait pratiquement sous mes yeux. J'allais chez Quentin, il m'installait à son bureau et posait le script devant moi puis m'observait tandis que je le lisais. C'était un extraordinaire rituel. J'étais très touché qu'il me laisse assister non pas à la création du scénario, mais à l'évolution de sa pensée. "

Christoph Waltz, lui aussi fan de la première heure de westerns spaghettis, a été séduit par le lien étroit entre le scénario et ce genre cinématographique. Il déclare : "L'âge d'or du western spaghetti correspond à l'époque où, enfant, j'ai commencé à m'intéresser au cinéma, à la fin des années 1960 et au début des années 1970."

Quentin Tarantino déclare : "J'aime beaucoup la présence du nom Django dans notre titre parce que je sais la place qu'il occupe dans la mythologie du western spaghetti. Il existe aussi toute une série de films, qui n'ont aucun rapport avec Django et occupent une place à part dans l'histoire du western spaghetti. Je suis heureux de dire que nous sommes une nouvelle édition de ces suites n'ayant aucun rapport..."

Quentin Tarantino a mis un point final au scénario de Django Unchained le 26 avril 2011, puis a commencé à le faire lire à ses amis et collègues. À l'approche de cette date, les producteurs ont entamé la préparation de la production. La productrice Pilar Savone raconte : "Lorsqu'on entend Quentin taper à l'ordinateur, c'est que le point final n'est plus très loin, c'est l'affaire de quelques semaines. On se met donc à rassembler l'équipe. Il faut appeler Jeffrey J. Dashnaw, le coordinateur des cascades; Mark Ulano, le mixeur son; Heba Thorisdottir, la chef maquilleuse, et tous les autres pour leur dire que Quentin a presque fini. Nous essayons de faire en sorte que tout le monde soit disponible car nous formons une famille, nous avons fait beaucoup de films ensemble et nous adorons cela."

Django-Unchained---Jamie-Foxx.jpgQuentin Tarantino raconte :  

 

"Jamie Foxx a été fantastique et nous nous sommes remarquablement entendus. Il a pleinement compris l'histoire, son contexte et l'importance du film au plan historique.


C'est non seulement un acteur d'exception, mais il avait aussi le look idéal pour le personnage, je trouve qu'il a en lui l'essence du héros de western.


Quand je l'ai rencontré, je me suis fait la réflexion que s'ils avaient choisi des Noirs dans les années 60 pour être les héros des séries western qu'on voyait à la télé, ils auraient forcément pris Jamie Foxx.

 

Il aurait eu sa propre série. Il fait un cowboy fantastique, il a une allure folle à cheval et le costume lui va à la perfection. "

Jamie Foxx a été séduit par la description honnête que fait le scénario de la cruauté et de la brutalité de l'esclavage. Il déclare : "C'est le script le plus incroyable que j'aie jamais lu. Je me suis dit qu'il fallait un sacré courage et des connaissances poussées pour dire les choses telles qu'elles étaient. Le réalisme et l'honnêteté avec lesquels Quentin raconte cette histoire sont incroyables, il vous déchire vraiment le coeur, et tant pis si c'est douloureux. C'est ce qui m'a passionné dans ce rôle." Il rajoute : "Le dévouement qu'ont Django et Broomhilda l'un envers l'autre a permis d'ouvrir une fenêtre intime et personnelle sur ces personnages. À l'époque, être marié était défendu. Vous pouviez être tué pour ça. Ils obligeaient les gens à s'accoupler, l'esclave de sexe masculin le plus fort avec l'esclave de sexe féminin la plus résistante, pour obtenir des esclaves plus forts. Ils ne voulaient pas que les Noirs se marient. Alors, le fait que Django soit marié était très important pour moi. C'est une histoire d'amour; c'est l'amour qui le nourrit, qui lui donne la force d'avancer. Il n'essaie pas de mettre fin à l'esclavage, il ne fait rien d'autre que d'essayer de retrouver la femme qu'il aime – même si cela revient à chercher une aiguille dans une infinité de meules de foin. " L'acteur poursuit : "La raison pour laquelle nous nous sommes tenu les coudes, c'est parce que la situation était difficile. C'était une période dangereuse, et nous avons parfois la sensation que cela nous maintient dans une captivité métaphorique, même si nous ne portons plus de chaînes."

Django-Unchained---Kerry-Washington-.jpgKerry Washington a elle aussi été profondément touchée par le lien qui existe entre Broomhilda et Django. Elle explique : "Ce qui m'a le plus attirée dans ce projet, c'est l'idée qu'à une époque où tout le monde pensait que les gens d'origine africaine n'étaient pas des hommes, deux êtres aient pu vivre une histoire d'amour incroyablement forte – même s'ils n'avaient pas légalement le droit de se marier de par leur propre volonté puisqu'ils ne disposaient pas d'eux-mêmes. Ils étaient la propriété d'autres hommes. Ces deux personnages y arrivent néanmoins grâce à la force de leur amour, et honorent leur engagement l'un envers l'autre dans un contexte historique très difficile. C'est extraordinairement puissant et émouvant."

Kerry Washington a aussi été sensible au lien qui existe entre Django Unchained et tout ce qui fait l'oeuvre de Quentin Tarantino. Elle explique : "Quentin ne redoute pas la violence, ni les ténèbres, ni la noirceur de l'âme. Je pense que c'est essentiel pour raconter une histoire qui se déroule à cette époque. Mais comme il s'agit fondamentalement d'une histoire d'amour, il faut aussi quelqu'un qui croie en la bonté de l'homme, en l'amour et en la beauté pour être capable de raconter cette histoire d'amour au milieu de toutes ces horreurs, de cette noirceur et de cette cupidité. Je trouve extraordinaire que Quentin arrive à rassembler ces deux aspects." Elle rajoute : "Apprendre l'allemand m'a beaucoup aidé. Après qu'on m'a offert le rôle, j'ai été paralysée par la peur parce que j'ai réalisé combien cela allait être difficile pour moi sur le plan émotionnel. Je ne savais pas par quel aspect l'aborder. Je m'inquiétais pour moi-même parce que je savais combien l'univers de Broomhilda était violent. Les leçons d'allemand et le fait d'appréhender cette langue m'ont aidée à m'approprier le personnage de Broomhilda en l'abordant d'abord sous un jour qui n'était pas trop traumatisant. Développer cet aspect du personnage m'a permis de l'approcher sans avoir l'impression que j'allais être submergée par la tristesse." Django-Unchained---Kerry-Washington.jpgConcernant le tournage Kerry Washington déclare : "Ce fut une aventure fantastique. Nous étions un jour dans le Wyoming, le suivant en Louisiane, puis à Los Angeles... Nous avons quadrillé les États-Unis comme le fait Django pour retrouver sa femme. L'aventure de ce film, tout comme celle de Django, a été un périple épique entrepris au nom de l'amour, et je trouve cela extraordinaire."

Samuel L. Jackson, qui a déjà joué sous la direction de Quentin Tarantino dans Pulp Fiction et Jackie Brown, a été séduit par Django Unchained pour deux raisons. Il explique : "Le film raconte une partie de l'histoire américaine qui est généralement atténuée ou enjolivée, mais ce n'est pas le cas ici. Et puis c'est toujours un plaisir d'interpréter un personnage de l'univers de Quentin."


Aucune relation n'égale celle que le réalisateur entretient avec Samuel L. Jackson. Jamie Foxx commente : "La relation de Quentin et Samuel a de quoi rendre jaloux ! C'est incroyable, ils se connaissent par coeur. J'espère avoir ce genre de relation avec Quentin maintenant que nous avons tourné ensemble. Ils se connaissent, se soutiennent et s'entraident. Ils ont trouvé des idées géniales qui n'étaient même pas dans le scénario mais qui ont amélioré l'ensemble du film. Samuel L.Jackson nous a fait la démonstration de toute l'étendue de son talent."


Stephen, incarné par Samuel L. Jackson, est sans doute le personnage qui entretient la relation la plus complexe avec Candie interprété par Leonardo Di Caprio. L'acteur déclare : "Lorsque nous avons entamé les lectures du scénario à Los Angeles, j'ai découvert comment je voulais interpréter Stephen, qui il était et quel genre d'homme je voulais qu'il soit. La relation de Stephen et Candie est intéressante car elle contrebalance celle de Django et du Dr Schultz. Notre duo leur fait presque de l'ombre."

 

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Samuel L. Jackson

 

Dennis Christopher, qui incarne Moguy, déclare : "Ce film m'a donné l'occasion de me pencher sur les réalités de l'esclavage. L'esclavage n'a pas été un simple accident de parcours de l'Histoire. C'est un élément fondateur des États-Unis, et sa cruauté est quelque chose dont nous devons vraiment nous souvenir. J'ai fait beaucoup de recherches avant le tournage, et l'une des choses que j'ai retenues, c'est combien nous en apprenons peu sur cette période à l'école. Il est impossible de savoir jusqu'où les hommes sont capables d'aller dans l'horreur à moins d'en parler, de l'expliquer."

 
Jamie Foxx et Christoph Waltz se sont entraînés plusieurs mois avec le coordinateur des cascades Jeff Dashnaw et le dresseur-soigneur des chevaux Rusty Hendrickson avant d'entamer le tournage. Christoph Waltz déclare : "Ce fut un véritable plaisir. J'ai découvert une approche qui va au-delà du simple fait de monter à cheval. J'aime beaucoup savoir que si je fais le bon geste, le cheval comprendra. Et si ce n'est pas le cas, il est plus que probable que c'est parce que je ne sais pas communiquer correctement avec lui."

 

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Jamie Foxx et Christoph Waltz


Une bonne communication et plusieurs semaines de préparation ont été nécessaires lorsque la production s'est installée à Big Sky Ranch à Simi Valley, en Californie, pour tourner la séquence dans laquelle Spencer Bennett (Don Johnson) rassemble un groupe pour attaquer le chariot du Dr King Schultz. Étant donné la difficulté de la séquence, Jeff Dashnaw a fait appel aux cavaliers les plus chevronnés qu'il a pu trouver, rassemblant un groupe de tous âges, composé des cascadeurs les plus talentueux de l'industrie du cinéma. Le coordinateur des cascades déclare : "Leur synchronisation était parfaite. Dans ce plan, il y a des cavaliers de 19 à 55 ans. Cela a créé une sorte d'équilibre. C'est une grande satisfaction, car il y avait trois générations de cascadeurs sur le plateau : grands-pères, pères, fils, ils étaient tous présents." Rusty Hendrickson ajoute : "Cette scène a nécessité la présence simultanée de près de 35 chevaux. Pour le reste du film, nous avons travaillé avec 20 chevaux qui apparaissent de manière aléatoire, avec plusieurs cavaliers. Certains chevaux sont montés par trois acteurs différents qui apparaissent à plusieurs reprises dans le film "


Le chef décorateur Michael Riva confiait : "L'absence de neige a finalement été une chance. Nous avons démonté la totalité du décor, et l'avons transporté par camion jusque dans le Wyoming. C'était magnifique. Il y avait des décors vraiment fantastiques : des sources d'eau chaude, des collines recouvertes de neige et une réserve de wapitis. Cela nous a permis de filmer des scènes vraiment grandioses. " Michael Riva est décédé pendant le tournage de Django Unchained. Stacey Sher lui rend hommage :  "J'ai beaucoup de chance d'avoir pu travailler et côtoyer Michael Riva au quotidien. C'était un artiste et un homme merveilleux, espiègle, inventif, brillant et attentionné. "

Les quartiers des esclaves que l'on voit dans Django Unchained font également partie d'Evergreen. À propos de ce qu'il a ressenti pendant le tournage sur la plantation, Jamie Foxx déclare : "Il est impossible de ne pas verser de larmes, de ne pas être bouleversé dans un tel endroit. J'y ai emmené mes deux enfants, de 3 ans et demi et 18 ans, et je les ai laissés parcourir les lieux. Je leur ai expliqué qu'ils venaient de là. C'était le lieu idéal pour véritablement nous imprégner de l'histoire."

L'intérieur de Candyland a été recréé sur l'un des plateaux des studios Second Line à La Nouvelle-Orléans. À propos du décor de la plantation, le chef décorateur a déclaré : "Pour moi, le personnage de Leo représente très clairement le diable, je voulais donc qu'il soit autant que possible entouré de rouge. Quant à Django et Schultz, que je vois comme des héros de western, ils sont associés aux tons chauds de jaune et d'ambre. J'ai essayé de rappeler ces couleurs dans tous les décors. La fin du film est plus sombre, les couleurs se teintent de rouge, les choses deviennent plus sérieuses. Ça n'est pas très complexe, ce qui à mon sens permet d'identifier clairement les deux univers qui s'affrontent."

 


 

Sources :

http://www.imdb.com

http://www.cinemovies.fr

10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 00:00

 

The-Master---Affiche-3.jpg


Réalisé par Paul Thomas Anderson


Avec Joaquin Phoenix, Philip Seymour Hoffman, Amy Adams,

Jesse Plemons, Amy Ferguson, Ariel Felix, W. Earl Brown,

Katie Boland, Ambyr Childers, Rami Malek, Laura Dern

 
Genre Drame


Production Américaine

 

Entre autres récompenses ... pour The Master :


Date de sortie en salles 9 janvier 2013

 

Mostra de Venise 2012


Lion d'Argent - Prix de la mise en scène pour Paul Thomas Anderson
Coupe Volpi Meilleure interprétation masculine ex-aequo

 Philip Seymour Hoffman et Joaquin Phoenix


Selon diverses déclarations, le palmarès de la Mostra largement contesté fut le fruit de calculs un brin surprenants : le jury présidé par Michael Mann aurait dans un premier temps décerné le Lion d’or au film de Paul Thomas Anderson. Mais comme l’a précisé Michael Mann, au The Hollywood Reporter, on ne pouvait coupler cette récompense avec un Prix d’interprétation, en vertu d'une règle de non-cumul, les jurés auraient finalement choisi de "rétrograder" The Master, afin de pouvoir récompenser ses acteurs.

 

Los Angeles Film Critics Association Awards - LAFCA 2012


Prix du meilleur réalisateur Paul Thomas Anderson
Prix du meilleur acteur  Joaquin Phoenix
Prix de la meilleure actrice dans un second rôle Amy Adams
Prix du meilleur chef décorateur David Crank et Jack Fisk

 

The-Master---Joaquin-Phoenix-1.jpg.The-Master---Joaquin-Phoenix-2.jpg

 

The Master a été classé meilleur film 2012 par Sight and sound,

la célèbre revue du British Film Institute.

 

The-Master---Joaquin-Phoenix-3.jpg.The-Master---Joaquin-Phoenix.jpg

 


The Master, le sixième film de Paul Thomas Anderson, raconte une histoire bouleversante d'humanité qui se déroule dans cette atmosphère d'aspiration spirituelle, au tout début des années 50.

 

Synopsis

 

Freddie, un vétéran, revient en Californie après s’être battu dans le Pacifique. Alcoolique, il distille sa propre gnôle et contient difficilement la violence qu’il a en lui… Incapable de retrouver ses repères dans la vie quotidienne, il découvre par hasard un tout jeune mouvement appelé la Cause

 

Quand Freddie rencontre Lancaster Dodd "le Maître", un homme, intelligent et charismatique meneur d’un mouvement la Cause, il  tombe sous le charme de cet homme et devient son bras droit, son lieutenant. 

 

Alors que la foi envers cette nouvelle religion commence à gagner de nombreux adeptes, Freddie, de son côté, remet en question le système auquel il a adhéré et plus encore  l'influence de son mentor.


Cependant, même si la Cause s'intéresse à la maîtrise des émotions humaines, la camaraderie entre Freddie et Dodd va se transformer en un combat intime et féroce, une lutte sans merci entre deux volontés.

 

De la fascination à l'affrontement, on croise toutes les émotions.

 

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Philip Seymour Hoffman

 

Fidèle à sa légende, Paul Thomas Anderson, unanimement considéré comme l'un des cinéastes les plus intéressants du cinéma contemporain, revient avec un sujet aussi fort que ses personnages. La fin de la Seconde Guerre mondiale a vu l'émergence d'une Amérique égarée et agitée. C'était une époque de croissance nationale et de grandes aspirations comme le pays n'en avait jamais connu dans toute son Histoire, mais c'était aussi un temps de déracinement et d'inquiétude latente. Le choc des contrastes a engendré une culture avide de recherche et de questionnement qui se prolonge jusqu'à notre XXIe siècle. Les jeunes hommes revenant chez eux après l'incompréhensible noirceur de la guerre ont forgé un nouveau monde scintillant de consommation et d'optimisme. Et cependant, beaucoup aspiraient à autre chose, attendaient davantage de la vie, cherchaient quelque chose qui les dépasse, quelque chose qui les protège de l'anxiété, de la confusion et de la sauvagerie du monde moderne.

 

Paul Thomas Anderson cite comme influences pour The Master aussi bien les romans de John Steinbeck que les histoires qu'a pu lui raconter l'acteur Jason Robards, soldat lors de la guerre du Pacifique.
 
Dès l'écriture du scénario, Paul Thomas Anderson désirait faire tourner Joaquin Phoenix, désir qui ne date pas d'hier : "Cela fait 12 ans que je lui demande de jouer dans mes films mais il a toujours eu une raison de refuser. Je suis simplement reconnaissant qu'il ait accepté cette fois-ci", explique le réalisateur.
 
The Master - Joaquin Phoenix-copie-1Pour entrer dans la peau de Freddie Quell, Joaquin Phoenix a dû perdre 15 kilos : "Il s'agissait moins de perdre du poids que d'utiliser la maigreur pour modifier ma façon de bouger, de me tenir, de ressentir". Cette idée lui est venue après la découverte du documentaire On the Bowery réalisé en 1956 sur des alcooliques de cette époque : "J'ai été frappé par la grande maigreur et la fragilité de ces hommes pollués, cassés, en mauvaise santé", explique-t-il.


The Master marque le retour de Joaquin Phoenix dans la peau d'un personnage après avoir joué son propre rôle dans le film I'm Still Here - The Lost Year of Joaquin Phoenix réalisé par Casey Affleck en 2010, et annoncé en 2008 qu'il arrêtait sa carrière d'acteur.


"L’Eglise de scientologie" a vu trop de ressemblances entre The Master et la naissance de leur mouvement. Ils ont donc tenté de contre-attaquer : des personnes soupçonnées d'appartenir au mouvement religieux auraient ainsi passé des appels anonymes et inondé de mails la Weinstein Company, qui distribue le film aux États-Unis.


Si de nombreux critiques ont cru voir un rapport entre l'histoire de The Master et celle de Ron Hubbard, le fondateur de la Scientologie, ce n'est pas le cas de Paul Thomas Anderson : "(...) je n'ai pas pensé à la scientologie. J'ai eu une approche très psychologique, pas du tout sociologique. Je ne pense pas décrire un phénomène américain. Cela pourrait se passer n'importe où", explique-t-il.


Autrefois acteur pour Paul Thomas Anderson, Tom Cruise serait sorti très mécontent d'une projection de The Master.  L'un des prosélytes les plus constants de la scientologie aurait quelques "problèmes" avec certaines scènes du film, lequel évoque, tout en prétendant ne pas le faire mais en le faisant quand même, la Scientologie et son fondateur Ron Hubbard, dont est inspiré le personnage campé par Philip Seymour Hoffman, un habitué du réalisateur, qui avait, déjà, torturé Tom Cruise interprétant Ethan Hunt dans Mission: Impossible III.

 

 The-Master---Amy-Adams-et--Joaquin-Phoenix.jpg


Amy Adams et Joaquin Phoenix

 

The Master a été tourné à 85% en 70 mm, un format qui n'est plus utilisé dans le milieu cinématographique.  Ce format magnifique a été utilisé principalement durant la période allant de 1955 à 1969, pour des films tels que 2001 : l'odyssée de l'espace réalisé en 1968 par Stanley Kubrick, le magnifique Ben-Hur de William Wyler, My Fair Lady réalisé en 1964 par George Cukor, ou encore Lawrence d'Arabie réalisé par David Lean. Au départ, Paul Thomas Anderson ne pensait pas tourner dans ce format mais après différents tests, il a été convaincu : "Ce format donne une image d’une netteté fantastique (...) les objets semblaient anciens sans avoir l’air d’être surannés ou de faire partie d’une reconstitution d’un style particulier", explique-t-il.

 
Pour recréer au mieux les États-Unis des années 40 et 50, le chef décorateur Jack Fisk et Paul Thomas Anderson ont dû partir en repérages un an avant le tournage. The Master débute en juin 2011 à Vallejo et Sacramento en Californie. Il se déroule également dans d'autres villes de Californie : à Oakland, Berkeley, Crockett et Los Angeles. Certaines scènes ont été tournée à Oahu dans l'archipel d'Hawaï
  
Le personnage interprété par Philip Seymour Hoffman possède un bateau qui a appartenu au président américain Franklin Delano Roosevelt entre 1936 et 1945. Il a ensuite été vendu à Elvis Presley.

 

The-Master----Philip-Seymour-Hoffman-et-Joaquin-Phoenix.jpg

 

Philip Seymour Hoffman et Joaquin Phoenix

 
C'est la deuxième fois que le musicien Jonny Greenwood compose la bande-originale d'un film de Paul Thomas Anderson après celle de There Will Be Blood en 2007. Jonnny Greenwood s'est inspiré du travail d'un musicien des années 50, Otto Luening, pionnier de la musique électronique : "Une partie de la musique du film a été enregistrée grâce à une technologie similaire, en jouant avec la vitesse des bandes, le sens de défilement et d’improbables techniques de micro", explique le compositeur.
 
Initialement pressenti pour le rôle finalement échu à Joaquin Phoenix, Jeremy Renner n'a pu ajuster son calendrier pour cause du tournage de Jason Bourne : l'héritage. Mais il n’est pas le seul à avoir fait faux bond à Paul Thomas Anderson, puisque Robert Elswit, son habituel chef opérateur, était lui aussi déjà engagé sur le film de Tony Gilroy.
 
The Master marque la cinquième collaboration entre Paul Thomas Anderson et l'acteur Philip Seymour Hoffman après Hard Eight en 1996, Boogie Nights en 1997, Magnolia en 1999 et Punch-drunk love - Ivre d'amour en 2002.

 

The-Master----Amy-Adams-et-Philip-Seymour-Hoffman.jpg

 

Amy Adams et Philip Seymour Hoffman

 

C'est la troisième fois après La Guerre selon Charlie Wilson en 2007 et Doute en 2008 que Philip Seymour Hoffman et Amy Adams ont tourné ensemble dans un film.

 

   

 


Sources :

http://www.cinemovies.fr

http://www.imdb.com

http://www.allocine.fr

3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 00:00

 

Date de sortie 2 janvier 2013

 

Renoir---Affiche.jpg


Réalisé par Gilles Bourdos


Avec Michel Bouquet, Christa Theret, Vincent Rottiers,

Romane Bohringer, Thomas Doret, Anne-Lise Heimburger,

Sylviane Goudal, Emmanuelle Lepoutre, Solène Rigot, Carlo Brandt

 
Genre Drame


Production Française


Renoir a été présenté au Festival de Cannes en 2012,

dans la section Un certain regard.

 

César 2014 

- Meilleur costumes : Pascaline Chavanne 

 

Synopsis

 

1915. Sur la Côte d’Azur.

 

Au crépuscule de sa vie, Auguste Renoir est éprouvé par la perte de son épouse, les douleurs du grand âge, et les mauvaises nouvelles venues du front : son fils Jean est blessé…

 

Renoir---Michel-Bouquet.jpg


Michel Bouquet


Mais une jeune fille, Andrée, apparue dans sa vie comme un miracle, va insuffler au vieil homme une énergie qu’il n’attendait plus. Éclatante de vitalité, rayonnante de beauté, Andrée sera le dernier modèle du peintre, sa source de jouvence.

 

Renoir---Christa-Theret.jpg Christa Theret

 


Lorsque Jean, revenu blessé de la guerre, vient passer sa convalescence dans la maison familiale, il découvre à son tour, fasciné, celle qui est devenue l’astre roux de la galaxie Renoir. Et dans cet éden Méditerranéen, Jean, malgré l’opposition ronchonne du vieux peintre, va aimer celle qui, animée par une volonté désordonnée, insaisissable, fera de lui, jeune officier velléitaire et bancal, un apprenti cinéaste…

 

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Vincent Rottiers et Michel Bouquet


En matière de films sur le travail de la peinture, Gilles Bourdos a pensé à la démarche de deux cinéastes : "J’avais en tête deux grandes postures opposées : celle de Maurice Pialat avec Van Gogh réalisé en 1991 qui refuse totalement de filmer le peintre au travail et celle de Vincente Minnelli dans La Vie passionnée de Vincent Van Gogh réalisé en 1956 qui cite frontalement les situations dépeintes dans les tableaux par la mise en scène".

 

Au final, le cinéaste a choisi de montrer le peintre au travail sans pour autant citer des œuvres de Renoir.


Le tournage du film n'a pas eu lieu dans le domaine des Collettes, où Renoir a passé les dernières années de sa vie et qui est depuis devenu un musée consacré au peintre, mais dans la région du Var pour conserver la belle lumière du sud de la France.

 

Gilles Bourdos précise dans le dossier de presse du film : En  1915,  le  jeune  Jean  Renoir,  21  ans,  est  gravement  blessé  au  front. Il échappe de peu à l’amputation d’une jambe. Il achève sa  convalescence aux Collettes, la maison où vit son père, à Cagnes- sur-Mer. Tandis  que  la  guerre  met  le  monde  à  feu  et  à  sang,  le  domaine  édénique  du  vieux  peintre  a  pour  vocation  d’exalter  la  vie. C’est là que Jean rencontre l’incandescente Andrée, qui sera le  dernier modèle de son père, sa très jeune épouse et l’actrice de  ses premiers films, sous le nom de Catherine Hessling.

 

Renoir - Christa Theret 1Source  de  vie  du  père  qui  meurt  et  du  fils  "pas  encore  né",  Andrée Heuschling aura été le médium d’une tortueuse circulation de désirs, amoureux autant qu’artistiques. Elle fut, destin  unique dans l’histoire de l’art, tour à tour modèle et actrice, à la  jonction de la peinture et du cinéma, objet de l’œdipe artistique  d’un père et d’un fils.


Écrasé  par  l’immense  figure  paternelle,  Jean  est  alors  un  jeune  homme  sans  vocation,  un  solitaire  faussement  jovial  qu’aura  consolé la fraternité des tranchées.


Si  l’œuvre  ultime  est  œuvre  de  vérité,  la  dernière  période   d’Auguste  Renoir  refuse  toute  méditation  sur  la  finitude.  La guerre lui a blessé deux de ses fils, sujet d’inquiétude permanent. Mais ni la mort de sa femme, ni la maladie, cette paralysie qui  le gagne peu à peu, n’eurent prise sur les derniers tableaux. Noble  et héroïque jusqu’à l’agonie, déterminé à fixer toute la grâce du  désir et toute la joie du vivant, Auguste Renoir a recréé dans son jardin le paradis pictural terrestre de ses maîtres : Giorgione, Titien,  et l’école française du XVIIIéme. Il aura peint toute sa vie les femmes,  les fleurs et les enfants d’abord.


C’est en imaginant son étrange atelier de bois et de verre, niché  au cœur de l’éden méditerranéen, qui ressemble plus au studio  primitif d’un Griffith qu’à un atelier de peintre, que le film m’est  apparu. Comme le cinéma apparut à Jean ici même.


Andrée Heuschling, déterminée à devenir actrice, insuffle au jeune homme sa  passion pour le cinéma. Il la laisse décider pour lui, fidèle en cela  à la théorie du père : se laisser porter dans la vie tel le bouchon  au fil de l’eau. Plus tard, il conviendra : "Je n’ai mis les pieds dans le  cinéma que dans l’espoir de faire de ma femme une vedette". Tout  en ajoutant, leur couple d’artistes ayant par la suite violemment  volé en éclats : "Le cinéma fut pour nous une divinité féroce".


Le réalisateur ajoute : "Avec ce film, je reviens à mes sources. Né à Nice, je retourne à  la  Méditerranée.  C’est  moins  une  étendue  qu’une  matière.  Une  terre ocre ou un vert sombre, un mistral entêtant ou un bleu  de Klein. C’est par lui, mon pays natal, que ma rêverie cinémato- graphique  a  pris  sa  substance.  En  braconnant  sur  les  terres  des  Renoir, je me suis imprégné d’une pensée de l’eau. Des eaux. Le  père comme le fils ont toujours suivi le fil et les filles de l’eau."


Pour le metteur en scène Gilles Bourdos, il était évident que Michel Bouquet devait interpréter Renoir, en raison des points communs entre les deux hommes : "J’ai trouvé chez Michel la même émouvante obstination au travail que chez Renoir, le même courage face à l’adversité (...) ce qui m’intéressait chez lui, outre l’immense comédien qu’il est, c’est le rapport du "vieux maître" aux jeunes acteurs", explique-t-il.
   
Pour comprendre qui était Pierre-Auguste Renoir, l'acteur Michel Bouquet a lu plusieurs fois le livre Pierre-Auguste Renoir, mon père écrit par Jean Renoir ce qui lui a donné l'impression de ne pas trahir le peintre : "Je me suis senti accompagné par l'être qu'il était", explique l'acteur. Il aussi visionné un court-métrage réalisé par Sacha Guitry, Ceux de chez nous réalisé entre 1914 et 1915, où apparaît le peintre au travail.
   
Renoir---Michel-Bouquet-et-Vincent-Rottiers.jpgInterpréter le rôle de Jean Renoir pouvait présenter certains pièges pour son jeune acteur, que le cinéaste cherchait à éviter : "Il y avait le risque que Vincent Rottiers s’inspire des prestations de Jean Renoir dans ses propres films, autrement dit celles d’un grand bourgeois qui aimait camper des faubouriens à la limite de la caricature. Je lui ai demandé surtout de s’approprier la situation", explique Gilles Bourdos.

Toutes les peintures présentes dans Renoir ont été réalisées par Guy Ribes, célèbre faussaire qui imitait le style des grands maîtres de la peinture comme Chagall, Picasso ou Matisse. Il fut condamné en 2004 à trois ans de prison et contacté par Gilles Bourdos à sa libération.

Renoir marque la troisième collaboration entre Gilles Bourdos et le compositeur Alexandre Desplat. Le réalisateur retrouve aussi le scénariste Michel Spinosa, avec qui il a écrit tous ses films.

A l'origine, c'est Jean-Pierre Marielle qui devait interpréter le rôle de Pierre-Auguste Renoir.

 

 

 

 

 

Sources :

http://medias.unifrance.org

http://www.evene.fr

http://www.unifrance.org

http://www.allocine.fr

 

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