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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 21:00

 

Date de sortie 13 novembre 2013

 

Cartel---Affiche-copie-1.gif


Réalisé par Ridley Scott


Avec Michael Fassbender, Penélope Cruz, Cameron Diaz,

Javier Bardem, Brad Pitt, Bruno Ganz,

Toby Kebbell, Rosie Perez


Titre original The Counselor

 

Genre Thriller, Drame


Production Américaine, Britannique, Espagnole

 

Cartel est le premier scénario du romancier américain à succès Cormac McCarthy, dont plusieurs romans ont été adaptés au cinéma, certains avec beaucoup de succès, notamment No Country For Old Men des frères Coen, lauréat de quatre Oscars.


 

Cartel---Michael-Fassbender.gif


Michael Fassbender

 

Synopsis 

 

La descente aux enfers d’un avocat du pénal, brillant mais lourdement endetté (Michael Fassbender), sur le point de se marier avec  Laura (Penélope Cruz).

 

Cartel---Penelope-Cruz.gif Penélope Cruz

 

Afin d’éponger ses dettes, l’avocat accepte de transporter une cargaison de drogue provenant du Mexique. Attiré par l’excitation, le danger et l’argent facile du trafic de drogues à la frontière américano-mexicaine, il se laisse embarquer dans un trafic de drogue ourdi par un couple aussi riche que louche.

 

La belle Malkina (Cameron Diaz)  et Reiner (Javier Bardem)

 

Cartel---Javier-Bardem-et-Cameron-Diaz.gif

 

Javier Bardem et Cameron Diaz

 

Mais également par un mystérieux intermédiaire, Westray (Brad Pitt).

 

Il découvre qu’une décision trop vite prise peut le faire plonger dans une spirale infernale, aux conséquences fatales.

 

Cartel---Brad-Pitt-et--Michael-Fassbender.gif

 

Brad Pitt et  Michael Fassbender

 

Le metteur en scène Ridley Scott aime visiblement s'entourer de son équipe d'habitués. C'est la huitième fois, avec Cartel, qu'il réalise un film aux côtés de la chef costumière Janty Yates et la neuvième fois avec le chef décorateur Arthur Max et le chef monteur Pietro Scalia.

 

Cartel est dédié à la mémoire de Tony Scott, le frère du réalisateur Ridley Scott.

 

Afin de recréer la frontière Mexique-Texas, l'équipe de tournage s'est rendue au Parc Naturel de Bardenas en Espagne et ce malgré les avertissements donnés à la production au sujet des tempêtes fréquentes dans cette région. Tempêtes qui n'ont visiblement pas perturbé Ridley Scott, qui a décidé de les utiliser dans le film. Le parc était également proche d'une base militaire qui aurait pu gêner le tournage à cause de ses entrainements de tirs, ce que le réalisateur a de nouveau décidé d'utiliser pour Cartel pour traduire l'ambiance des postes-frontières américano-mexicains.

 

Plus de vingt ans après avoir révélé Brad Pitt au public à travers le personnage de J.D., l'autostoppeur de Thelma et Louise réalisé en 1991, le réalisateur Ridley Scott le retrouve enfin dans un rôle plus important avec Cartel.

 

 


 

 

Mon opinion

 

Ridley Scott à la réalisation. Cormac McCarthy à l'écriture, pour son premier scénario. Cette association  permettait d'espérer autre chose, avec le grand plus d'un casting poids lourd.

 

Hélas, il n'en est rien.

 

L'ensemble est bavard. Alambiqué à souhait. Les dialogues, construits autour de périphrases lassantes, sont durs, violents et d'une noirceur absolue. Argent, sexe et corruption mènent la danse sans suivre le rythme imposé.

 

La réalisation peine à trouver sa voie pour donner un intérêt à l'histoire. Les scènes s'envolent dans une confusion totale sans laisser le temps minimum, et nécessaire, à l'intrigue de prendre place. Un va et vient incessant qui finit par lasser.

 

Le fil conducteur se noie dans une série de scènes qui virent le plus souvent dans une grande violence. Verbale et physique. De décors somptueux, en quartiers miséreux de Juárez, on arrive à décrypter, malgré tout, ces affaires multiples liées à la criminalité résultant du trafic de drogue. Je reconnais volontiers que Ridley Scott parvient à démontrer que les puissances financières et les criminels font souvent bon ménage au détriment de l'être humain.

 

Au milieu d'une confusion totale, j'ai aperçu un bref hommage à Steve McQueen.

 

Cameron Diaz est tout à fait étonnante. D'un grand écart, sur une jaguar jaune, en femme d'une perversité totale dans un restaurant londonien, elle ne manque pas de panache, ni de talent.

 

Les autres comédiens tentent d'exister au milieu de la confusion générale. Michael Fassbinder profite de quelques très courtes scènes, pour nous entraîner dans une certaine émotion au beau milieu de sa descente aux enfers. La toujours très belle Penélope Cruz existe à peine dans un rôle minimal, avec un seul moment attendrissant. Javier Bardem se laisse aller à tous les excès dans de grotesques tenues vestimentaires. Il en va de même pour Brad Pitt. Quant à Bruno Ganz on peut se demander ce qu'il fait là.

 

 

Sources :

http://www.allocine.fr

http://www.canalplus.fr

http://www.imdb.com

10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 21:00

 

Date de sortie 6 novembre 2013

 

Quai-d-Orsay---Affiche.gif

 
Réalisé par Bertrand Tavernier


Avec  Thierry Lhermitte, Raphaël Personnaz, Niels Arestrup,

Bruno Raffaelli, Julie Gayet, Anaïs Demoustier, Thomas Chabrol,

Thierry Frémont, Alix Poisson, Marie Bunel, Didier Bezace,

Jean-Marc Roulot, Sonia Rolland, François Perrot et Jane Birkin

 
Genre Comédie


Production Française

 

César 2014

 

- Meilleur acteur dans un second rôle : Niels Arestrup 

 

Le réalisateur de Quai d'Orsay, film adapté de la bande dessinée éponyme de Christophe Blain et Abel Lanzac, estime que le discours tenu par l'ancien ministre des Affaires étrangères à l'ONU en 2003 "nous manque à l'heure actuelle".

Pour lire l'article dans son intégralité, cliquez ICI !

 

 

 

L'adaptation cinématographique de "Quai d'Orsay"

"Je suis très heureux d'avoir participé à l'aventure de l'adaptation de Quai d'Orsay. Nous cosignons le scénario avec Christophe Blain et Bertrand Tavernier, qui réalise le film. C'est un exercice complètement différent, avec des moyens techniques qui ne relèvent plus du bricolage et des solutions à inventer pour retranscrire les métaphores graphiques de l'album par exemple, mais je suis vraiment satisfait du résultat. Le casting en particulier, avec Thierry Lhermitte dans le rôle de Taillard de Vorms et Niels Arestrup dans celui de son directeur de cabinet, fonctionne très bien." avoue Abel Lanzac.

 

Entretien complet avec Romain Brethes pour lepoint.fr , cliquez ICI !

 

Une des premières expériences de Bertrand Tavernier dans le cinéma remonte à Léon Morin, prêtre en 1961 : "J’ai été marqué à vie par mon assistanat chez Melville, par le climat de dureté, de terreur, d’humiliation qu’il imposait au plateau… J’avais vingt ans et je me suis dit : 'Si un jour je deviens metteur en scène, il faudra que je crée une autre idée du travail en commun'". Ainsi, le réalisateur met un point d’honneur à ce que règne une bonne ambiance sur son plateau : "Quand Bertrand tourne, il déconne tout le temps, il fait des blagues, il chante…", confie Christophe Blain.


 

Quai-d-Orsay---Thierry-Lhermitte.gif


Thierry Lhermitte

 

Synopsis

 

Alexandre Taillard de Vorms (Thierry Lhermitte) est grand, magnifique, un homme plein de panache qui plait aux femmes et est accessoirement ministre des Affaires Étrangères du pays des Lumières : la France.


Les personnages qui l'entourent, courent, tentent de placer une idée auprès du ministre, ou finissent comme son directeur de cabinet, Claude Maupas, (Niels Arestrup), par ne plus le quitter.

 

Quai-d-Orsay---Niels-Arestrup.gif  Niels Arestrup

 

Sa crinière argentée posée sur son corps d’athlète légèrement halé, Alexandre Taillard de Vorms est partout, de la tribune des Nations Unies à New-York jusque dans la poudrière de l’Oubanga. Là, il y apostrophe les puissants et invoque les plus grands esprits afin de ramener la paix, calmer les nerveux de la gâchette et justifier son aura de futur prix Nobel de la paix cosmique.

 

Alexandre Taillard de Vorms est un esprit puissant, guerroyant avec l’appui de la Sainte Trinité des concepts diplomatiques : légitimité, lucidité et efficacité. Il y pourfend les néoconservateurs américains, les russes corrompus et les chinois cupides. Le monde a beau ne pas mériter la grandeur d’âme de la France, son art se sent à l’étroit enfermé dans l’hexagone.

 

Raphaël Personnaz Quai-d-Orsay---Raphael-Personnaz.gif

 

Le jeune Arthur Vlaminck (Raphaël Personnaz), jeune diplômé de l’ENA, est embauché en tant que chargé du "langage" au ministère des Affaires Étrangères. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il apprendre à composer avec la susceptibilité et l’entourage du prince, se faire une place entre le directeur de cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d’Orsay où le stress, l’ambition et les coups fourrés ne sont pas rares...

 

Alors qu’il entrevoit le destin du monde, il est menacé par l’inertie des technocrates.

 

Quai-d-Orsay---Niels-Arestrup--Raphael-Personnaz-et-Thierr.gif

 

Niels Arestrup, Raphaël Personnaz et Thierry Lhermitte

 

Bertrand Tavernier aime changer radicalement de genre d'un film à l'autre. Il passe ainsi du drame historique La Princesse de Montpensier à Quai D’Orsay, qu’il considère comme sa première comédie : "Avec Quai d’Orsay, on est dans une réalité moderne, contemporaine, celle d’un cabinet ministériel (…), c’est aussi une sphère dont j’ignorais tout, c’est-à-dire le travail quotidien de la diplomatie. Or, ce qui déclenche toujours mon désir de cinéma, c’est l’exploration de mondes, d’époques, de milieux qui me sont inconnus". Pour accentuer l’exploration d’un nouvel univers et retrouver le challenge de ses débuts, le réalisateur modifie régulièrement les membres de son équipe.

 

Le personnage d’Alexandre Taillard de Worms, incarné par Thierry Lhermitte, s’inspire bien évidemment de Dominique de Villepin. Le défi pour le comédien était de ne pas tomber dans la caricature, comme le précise le metteur en scène : "Dès les premières lectures, il m’a proposé une idée originale, qui lui permettait de s’approprier le personnage : doubler chaque propos par un geste extravagant, censé l’illustrer. (…) C’est d’autant plus jubilatoire que, ces dernières années, Thierry a tenu beaucoup de rôles sérieux, au cinéma comme au théâtre. Là, j’avais l’impression de réactiver le Lhermitte délirant des années Splendid, la maturité en plus."

 

Niels Arestrup interprète ici Claude Maupas, librement inspiré de l’ancien directeur du cabinet du ministre des Affaires étrangères, Pierre Vimont. Or, la manière de s’exprimer du diplomate est très différente de celle l’acteur. Bertrand Tavernier a donc demandé à Antonin Baudry d’imiter le personnage devant le comédien : "Niels m’a foudroyé d’un regard dur, très noir, effrayé à l’idée de devoir jouer avec cette voix et ce phrasé. Moi, je ne savais plus où me mettre mais je continuais bêtement mon imitation, en ayant l’impression que j’allais me faire stranguler d’une seconde à l’autre !"

 

 

 

Mon opinion

 

La mode semble se tourner vers les adaptations au cinéma de BD à succès. Pourquoi pas quand elles sont bonnes et l'adaptation réussie ?

Ici, Bertrand Tavernier s'approprie celle de Christophe Blain et d'Abel Lanzac et réalise sa première comédie, d'une belle vivacité, avec, comme décor les ors des palais de la république.

 

Il démontre avec maestria les coulisses du pouvoir via le regard d'un jeune conseiller embauché auprès d'un ministre pour participer à la rédaction de l'ensemble de ses discours. La difficulté aussi, de faire son trou, au milieu de cette multitude de conseillers et secrétaires en nombre, qui gravitent autour du ministre, tels les courtisans autour du roi sous l'ancien régime.

 

Fiction ou absurdité totale de la réalité ? La question reste entière. J'avoue volontiers, le plaisir ressenti à cet excellent moment de cinéma, d'avoir bien ri, aussi.

 

Les portes claquent comme dans les pièces de Feydeau et les dialogues irrésistibles, sont intelligents et fins.

 

Ça swingue au rythme des crises diplomatiques et valse avec l'ours Cannelle. Rien ne semble changé. Seule exception, ce n'est plus une femme au ministère des armées.

 

L'impressionnant nombre de secrétaires, sous-directeurs de cabinet, ou attachés d'un sous attaché sont campés par un casting impressionnant. Il faudrait tous les citer.

 

Thierry Frémont et sa chanson paillarde. Le plaisir de retrouver Marie Bunel. L'excellent Thomas Chabrol. Irrésistible Jane Birkin dans une simple participation. Savoureux Bruno Raffaelli. Julie Gayet en élégante politicienne courtisane.

 

Anaïs Demoustier et Raphaël Personnaz, qui démontre ici un réel talent, forment un beau couple.

 

Niels Arestrup atteint des sommets dans un rôle de vétéran politicard.

 

Et notre ministre enfin, Thierry Lhermitte, très à l'aise avec les citations d'Héraclite. Il est drôle, efficace et totalement crédible.

 

Comme le mentionne Dasola dans son excellent billet "aucune porte du Quai d'Orsay n'a été blessée durant le tournage"

 

À suivre donc.

 

Sources :

http://www.unifrance.org

http://www.canalplus.fr

http://www.pathefilms.com

http://www.allocine.fr

7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 20:00

 

Date de sortie 6 novembre 2013

 

Inside-Llewyn-Davis---Affiche.gif


Réalisé par Ethan Coen et Joel Coen


Avec Oscar Isaac, Carey Mulligan, Justin Timberlake,

Ethan Phillips, John Goodman, Garrett Hedlund, Adam Driver,

F. Murray Abraham, Max Casella, Jerry Grayson, Stark Sands

 
Genre Drame, Musical


Production Américaine

 

Inside Llewyn Davis Grand Prix au festival de Cannes 2013

 

Inside Llewyn Davis est lointainement inspiré de la vie du chanteur Dave Van Ronk. Chanteur de folk à New-York, le personnage de Llewyn a aussi vécu au sein de la classe ouvrière et navigué entre sa passion et un travail dans la marine marchande. On retrouve d'ailleurs dans le film quelques titres du célèbre chanteur de la scène musicale du Greenwich Village.

 

Le comédien Oscar Isaac donne de la voix pour Inside Llewyn Davis puisque c'est lui qui interprète les chansons à l'écran. S'il est connu pour son travail en tant qu'acteur, le Guatémalien chantait et jouait de la guitare dans son groupe The Blinking Underdogs avant de se faire repérer sur grand écran.

 

Inside-Llewyn-Davis---Oscar-Isaac.gif


Oscar Isaac

 

Synopsis

 

Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d'un jeune chanteur de folk dans l'univers musical de Greenwich Village en 1961.

 

Llewyn Davis (Oscar Isaac) musicien et chanteur de folk exceptionnellement doué tente de se faire une place sur la scène folk new-yorkaise. Alors qu'un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme sur la paille, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu'il se crée lui-même.


Il erre dans Greenwich Village, ancien quartier bohème porté sur la contre-culture et la liberté artistique.

 

Inside-Llewyn-Davis---Carey-Mulligan.gif Carey Mulligan


Parmi ses rivaux figurent le couple formé par Jean (Carey Mulligan), son ex, qui se prétend être enceinte de lui, tout en entamant une nouvelle relation avec l'insipide Jim Berkey (Justin Timberlake), avide de stabilité.

 

Il subit, en outre, le mépris humiliant de sa sœur pour sa condition de crève-la-faim et se fait  pourrir la vie  par un musicien de jazz, boiteux, obès, drogué et acariâtre (John Goodman)

 

Malgré son talent, Llewyn va de déconvenues et déconvenues.

 

Poète-chanteur sans le sou, sans domicile fixe, il ne survit que grâce à l'aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n'importe quel petit boulot et désespère de percer un jour.

 

   Inside-Llewyn-Davis---Oscar-Isaac-et--Justin-Timberlake.gif


Oscar Isaac et  Justin Timberlake

 

Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu'à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman (F. Murray Abraham), qui n'a que mépris pour les musiciens folk. Contre toute attente, celui-ci finit par lui proposer une audition...

 

Avant de retourner là d'où il vient.

 

Inside-Llewyn-Davis---Oscar-Isaac-copie-1.gif.Inside-Llewyn-Davis---Oscar-Isaac-copie-2.gif

Inside-Llewyn-Davis---Oscar-Isaac-copie-3.gif.Inside-Llewyn-Davis---Oscar-Isaac-copie-4.gif

 

Le Directeur de la photographie, Bruno Delbonnel, magnifie les couleurs de l'hiver qui oscillent entre le beige délavé, le blancs sale et les gris harmonieux.

 

Certaines chansons de la bande-originale d'Inside Llewyn Davis ont été composées ou réarrangées par Marcus Mumford, leader du groupe Mumford & Sons. Majoritairement composée de reprises, la bande-originale d'Inside Llewyn Davis est produite par le musicien T-Bone Burnett, qui retrouve les frères Coen après les précédents films O'Brother et Ladykillers.

 

 

 

Mon opinion 

 

Un nouveau film des frères Cohen. Je ne cherche pas à me rappeler lequel j'ai préféré, ou celui qui aurait pu me laisser le plus pâle souvenir. Reste un ensemble de souvenirs qui ressemble un peu aux montagnes russes.

Inside Llewyn Davis me séduit d'emblée par la magnifique photographie de Bruno Delbonnel. 

La bande originale composée par Marcus Mumford m'emballe tout autant. Du début à la fin du film elle nous tient et nous transporte entre nostalgie et tristesse. Condition sine qua non, ne rien avoir contre le folk. Dans le cas contraire vous risquez fort de vous ennuyer.

Le scénario est parfaitement écrit. Un enchevêtrement de scènes, comme autant de situations qui flirtent habilement avec tous les sentiments qui vont des rires aux larmes, sans toutefois offrir le côté acerbe, que l'on connaît chez les réalisateurs, totalement absent ici. Pas de folie, donc, dans cette course vers la réussite et la renommée. La reconnaissance ne viendra jamais et laisse place à l'injustice d'un talent non reconnu. Le tout est  magnifiquement mis en scène.

Une histoire somme toute banale, filmée avec une grande simplicité.

Ce que j'ai aimé reste cette volonté délibérée de rester fidèle à ses choix, ses goûts et ses envies. Ici la musique folk. Sans avoir été totalement submergé par l'émotion, je ne renie pas le beau moment de cinéma ressenti.

Très facile de s'attacher au personnage de Llewyn Davis.

Oscar Isaac, en loser pas forcément sympathique et tout à fait pathétique, crève littéralement l'écran. Il trouve ici un grand rôle à la hauteur de son talent d'acteur et de chanteur. 

John Goodman, un fidèle des réalisateurs, est impeccable, comme à l'accoutumé et offre un beau moment avec Garrett Hedlund qui a abandonné la guitare de Country strong pour le rôle ténébreux de chauffeur et "valet" à la fois.

 

 

 

 

Sources :

http://www.telerama.fr

http://www.imdb.com

http://www.canalplus.fr

http://www.allocine.fr

1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 20:00

 

Date de sortie 30 octobre 2013

 

Blood-Ties---Affiche.gif

 
Réalisé par Guillaume Canet


Avec Clive Owen, Billy Crudup, Marion Cotillard,

Mila Kunis, Matthias Schoenaerts, James Caan,

Lili Taylor, Zoë Saldaña, Noah Emmerich


Genre Policier


Production Américaine, Française

 

Blood Ties est le qutrième long-métrage réalisé par Guillaume Canet

après Mon idole, Ne le dis à personne et Les petits mouchoirs.



Synopsis

 

New York, 1974.

 

Chris Pierzynski, (Clive Owen) la cinquantaine, est libéré pour bonne conduite après plusieurs années de prison pour un règlement de compte meurtrier. Devant la prison, Frank, (Billy Crudup) son jeune frère, un flic prometteur, est là, à contrecœur.

 

Blood-Ties---Billy-Crudup-et-Clive-Owen.gif

 

Billy Crudup et Clive Owen

 

Ce ne sont pas seulement des choix de "carrières" qui ont séparé Chris et Frank, mais bien des choix de vies et une rivalité depuis l’enfance.

 

Leur père Léon, (James Caan) qui les a élevés seul, a toujours eu pour Chris une préférence affichée, malgré toutes ses erreurs et ses crimes

 

Blood Ties - Billy Crudup et James Caan Billy Crudup et James Caan

 

Frank espère que son frère a changé et veut lui donner sa chance : il le loge, lui trouve un travail, l’aide à renouer avec ses enfants et son ex-femme, Monica (Marion Cotillard) une une prostituée italienne.

 

Marion Cotillard Blood-Ties--Marion-Cotillard.gif

 

Chris rencontre Natalie (Mila Kunis), caissière dans une épicerie et y voit la promesse d'une nouvelle vie

 

Rattrapé par son passé, il replonge dans ses anciens travers.

 

Blodd-Ties---Clive-Owen-et-Mila-Kunis.gif Clive Owen et Mila Kunis

 

Pour Frank, c’est la dernière des trahisons, il ne fera plus rien pour Chris. Mais c'est déjà trop tard et le destin des deux frères restera lié à jamais.

 

Frank quitte la police et s’installe avec Vanessa (Zoë Saldaña), l'ex-compagne d’Antony Scarfo (Matthias Schoenaerts), un dangereux braqueur.

 

Blood-Ties---Matthias-Schoenaerts-et-Zoe-Saldana.gif

 

 Matthias Schoenaerts et Zoë Saldaña

 

Guillaume Canet a vite compris que pour réaliser un film aux États-Unis tout en gardant un minimum d’indépendance, il faut présenter un projet personnel. Il explique comment lui est venue l'idée de faire un remake des Liens du sang :  

 

"Au volant de ma voiture ! J’allais rejoindre mon ami, et directeur de la photo, Christophe Offenstein au ski. On est au tout début de l’année 2007. Et là, sans que je puisse expliquer pourquoi, Les Liens du sang me revient soudain à l’esprit. J’ai une relation particulière avec ce film. À l’époque, à la première lecture de son scénario, ce fut la toute première fois que j’ai eu envie de réaliser un film qu’on me proposait comme acteur. Pour autant, le tournage avait été un bonheur grâce à Jacques Maillot. Et j’avais beaucoup aimé le film. Soudain, tout est remonté à la surface. Je me suis dit que je tenais là la bonne idée."

 

Blood Ties - Clive Owen Clive Owen 

 
Quand il a décidé d’entreprendre l’adaptation américaine du long-métrage de Jacques Maillot, Guillaume Canet a appris que Ridley Scott cherchait également à en acheter les droits pour en tourner un remake. Le metteur en scène a donc dû agir plus vite que le réalisateur américain pour que son projet puisse voir le jour.

 

Le problème majeur qui s’est imposé à Guillaume Canet résidait dans la rédaction de son premier film américain, sans aucune aide : "Je me sens totalement incapable d’écrire seul un scénario en anglais", confie-t-il. Il a alors rencontré James Gray, sans se douter qu’il allait devenir son futur collaborateur. En effet, ce dernier était à la base censé conseiller à Guillaume Canet un scénariste disponible pour travailler sur Blood Ties : "Sa réponse fut aussi courte que surprenante : "Moi" ! Surprenante car il n’avait jamais jusque-là écrit pour quelqu’un", se rappelle le réalisateur.

 

       Matthias Schoenaerts Blood Ties - Matthias Schoenaerts

 

Mark Wahlberg souhaitait dès le départ prendre part au projet pour incarner Frank. Seulement, après avoir tourné dans La Nuit nous appartient, déjà scénarisé par James Gray et retraçant l’histoire de deux frères, l’acteur s'est décommandé au dernier moment, trouvant les deux films trop proches. Le réalisateur, qui pensait alors avoir trouvé son duo, s'est retrouvé dans une position délicate : "L’existence même du film s'est trouvée menacée car il était bien évidemment financé en grande partie sur son nom."

 

Le chanteur et compositeur français Maxim Nucci, dit Yodelice, signe la musique du premier film américain de Guillaume Canet après avoir été acteur pour le réalisateur dans Les petits mouchoirs et Ne le dis à personne.

 

Concernant la bande-son du film, le réalisateur reconnait :

 

"Je mettais là aussi comme d'habitude la musique sur le plateau avant les scènes.

 

Encore plus que jamais même car les chansons jouent un rôle essentiel dans l'atmosphère de l'époque que je souhaitais rendre à l'écran. Mais cette manière de faire a surpris mon équipe. En France, les techniciens adorent car ça les imprègnent de l'ambiance du film.


J'ai eu la chance de monter Blood Ties à la maison, ce qui vous met dans un état de concentration particulier. Maxim est venu chez moi en vacances. J'avais évidemment une idée derrière la tête, et je lui ai donc proposé de voir le film en l'état. Puis, dans la foulée, de re-visionner deux ou trois scènes, brancher une guitare et de jouer dessus pour voir ce que ça lui inspirait. Et, sur la scène où Franck raccompagne son frère Chris en prison, il a commencé à développer un thème sublime. Je lui ai donc logiquement proposé dans la foulée de faire la musique du film. 

 

Avec le temps, je me suis aperçu que je prends souvent trop de place avec les gens avec qui je travaille... Mais j'apprends ! Là, par exemple, on a connu une vraie difficulté à trouver la musique pour la scène finale de poursuite. J'avais sans doute noyé Maxim sous trop d'informations. Je l'ai donc rappelé un jour pour lui dire d'oublier toutes mes indications et de ne se fier qu'à son inspiration. Car à trop vouloir respecter ce que je lui demandais, sa musique était trop didactique et dénuée d'émotion. Et le lendemain, il m'a fait entendre un thème qui était le mix des deux qu'il avait créés pour les personnages de Chris et de Franck, l'un s'emballant pour venir se mélanger avec l'autre. J'ai trouvé l'idée magnifique et j'en ai eu la chair de poule."
Propos recueillis sur http://www.cinezik.org

 

 

Mon opinion:

 

Reconnaissons-le, Guillaume Canet ne fera jamais l'unanimité. Avec ce dernier "Blood Ties" encore moins que d'habitude.

 

Et pourtant. La reconstitution de l'époque m'a parue bien vue, très fouillée, judicieuse et parfaitement appropriée. Ces papiers peints grossièrement imprimés et mal assortis à ceux des canapés ne peuvent que rappeler des souvenirs, à celles et ceux de mon âge, qui ont connu semblables décors dans les années 70.

Une belle réussite donc, pour le chef décorateur, Ford Wheeler.

 

Deuxième point positif pour Michael Clancy et ses costumes. Les détails sont au maximum de tout ce qui parait à peine acceptable aujourd'hui. Les larges cravates aux couleurs criardes "délicieusement" assorties aux chemises à carreaux, à rayures, voire les deux mélangés, accrochent l'attention tant le réalisateur semble se délecter de tous ces détails que l'on ne peut que remarquer au travers des gros plans longs et appuyés.

 

Je le regrette mais n'ai pas accroché à grand-chose d'autre. Ou plutôt si, la belle photographie, du fidèle Christophe Offenstein.  

 

James Gray, dont on ne peut que saluer ses précédentes réalisations et scénarios est ici coscénariste avec le réalisateur. Son écriture précise, vive, mordante, et bien trempée est bien loin des souvenirs que j'ai gardé de "Little Odessa" et "The Yards", entre autres.

 

"Blood Ties" n'est rien d'autre que cent cinq minutes de pellicule pour quinze minutes de film. Et encore, faut-il attendre la fin, pour avoir un minimum de suspense, et porter un petit intérêt à cette histoire.

 

Les acteurs n'ont aucune possibilité pour s'imposer véritablement dans cette mise en scène lourde et trop présente.

 

Guillaume Canet s'est fait plaisir en oubliant celui du spectateur. Du mien en tout cas, puisque certains paraissent y avoir trouvé leur compte.

 

Sources

http://www.cinemovies.fr

http://www.allocine.fr

http://www.imdb.com

http://www.unifrance.org

31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 20:51

 

Date de sortie 23 octobre 2013

 

Gravity---Affiche.gif


Réalisé par Alfonso Cuarón


Avec Sandra Bullock et George Clooney

 

Avec les voix de Ed Harris, Eric Michels et Amy Warren

 
Genre Science fiction


Production Américaine et Britannique

 

Golden Globes 2014

- Meilleur réalisateur Alfonso Cuarón  

 

Oscars  2014

- Meilleur réalisateur Alfonso Cuarón

- Meilleure musique de film  Steven Price
- Meilleur montage   Alfonso Cuarón et Mark Sanger
- Meilleure photographie   Emmanuel Lubezki
- Meilleur montage son  Glenn Freemantle
- Meilleur mixage de son   Skip Lievsay, Niv Adiri, Christopher Benstead et Chris Munro
- Meilleurs effets visuels Timothy Webber, Chris Lawrence, Dave Shirk et Neil Corbould 


 

Les satellites hors d'usage et les déchets laissés par d'anciennes missions spatiales ont engendré une quantité importante de débris risquant de provoquer un accident catastrophique, comme ce qui se produit dans Gravity.

 

C'est un phénomène réel, baptisé "syndrome de Kessler" par la NASA. "C'est un vrai problème", indique le producteur David Heyman : "Chaque vis ou bout de ferraille qui a été abandonné ou jeté se retrouve en orbite et lorsqu'ils se percutent, ils créent davantage de débris encore. Cela met en danger la vie des astronautes, les vaisseaux spatiaux, voire les êtres humains sur Terre."

 

Gravity---Sandra-Bullock.gif


Sandra Bullock

 

Le scénario de Gravity a été coécrit par Alfonso Cuarón et son fils Jonás Cuarón.

Il s'agit de leur première collaboration scénaristique officielle. Compte tenu de la complexité technique du film, quatre ans et demi ont été nécessaires pour le faire.

Synopsis


Pour sa première expédition à bord d'une navette spatiale, le docteur Ryan Stone (Sandra Bullock), brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l'astronaute chevronné Matt Kowalsky (George Clooney).

 

Mais alors qu'il s'agit apparemment d'une banale sortie dans l'espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l'univers.

 

Le silence assourdissant autour d'eux leur indique qu'ils ont perdu tout contact avec la Terre et la moindre chance d'être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d'autant plus qu'à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d'oxygène qu'il leur reste.


Mais c'est peut-être en s'enfonçant plus loin encore dans l'immensité terrifiante de l'espace qu'ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre...

 

À l'origine du projet Rachel Weisz, Naomi Watts, Natalie Portman, Marion Cotillard, Abbie Cornish, Carey Mulligan, Sienna Miller, Scarlett Johansson, Blake Lively, Rebecca Hall ou encore Olivia Wilde auraient été envisagées pour le rôle de Ryan Stone. C'est finalement Sandra Bullock qui sera retenue. Et c'est très bien ainsi. Pour le rôle de Matt Kowalsky c'est Robert Downey Jr. qui fut un temps en lice avant que le rôle ne soit en fait interprété par George Clooney.

 

Gravity---George-Clooney.gif


 George Clooney

 

Sandra Bullock et Alfonso Cuarón ont fait évoluer le personnage de Ryan à mesure du tournage, mais certaines idées étaient déjà bien arrêtées en amont. "Il était crucial, à nos yeux, que le personnage central soit une femme car on se disait qu'il y avait un lien vital entre sa présence maternelle et la Terre", indique le scénariste Jonás Cuarón. Pour lui, il était également nécessaire que cette femme soit une astronaute novice : "Elle a subi un entraînement, mais (...) quand la navette est détruite, elle ne sait pas du tout comment gérer une telle situation de crise", précise-t-il. "Pour que l'ensemble soit cohérent, il nous fallait aussi une sorte de mentor – un personnage capable de la guider et de lui venir en aide en cas de besoin", ajoute Alfonso Cuarón. D'où la présence du personnage de George Clooney.

 

Le passé du personnage de Sandra Bullock explique sa psychologie et son comportement. Le fait qu'elle ait perdu un enfant donne aussi une autre dimension à l'histoire, comme le remarque la comédienne : "Ryan a perdu un être cher. Elle s'est repliée sur elle-même. Lorsque j'ai parlé de Ryan avec Alfonso, on s'est aperçu qu'on avait la même conception du personnage, et qu'on se posait les mêmes questions à son sujet. Pourquoi nous replions-nous sur nous-mêmes quand nous subissons un drame, alors que c'est le contact humain qui pourrait nous sauver ? (…) En un sens, l'histoire de Ryan illustre à merveille l'adage 'Prenez garde à vos désirs' : elle voulait être seule, et son voeu a été exaucé."

 


Pour le réalisateur, Alfonso Cuarón, Gravity est aussi un film sur la solitude et son actrice a dû affronter le fait d'être seule à l'écran pendant la quasi-totalité du métrage. "Cela peut s'avérer très angoissant pour un acteur de se retrouver seul à l'image pendant longtemps, sans avoir de partenaire. Avec Sandra, nous avons pas mal discuté pour trouver le juste équilibre entre les propos qu'elle pourrait tenir et les gestes qu'elle pourrait faire afin d'exprimer les sentiments du personnage."

 
Afin de pouvoir rendre compte de la gravité "zéro", les équipes de Gravity ont mis au point une technologie totalement inédite, la "Light Box" : un cube aux parois intérieures constituées de panneaux couverts de minuscules lampes LED. Son objectif principal était d'offrir un éclairage que la méthode traditionnelle n'aurait pas permis, comme dans les scènes où Ryan tournoie dans l'espace. Les lampes, les caméras fixées sur des bras robotisés et les systèmes de rotation étaient dirigés à distance par ordinateur.


Gravity - Sandra Bullock-copie-1Pendant le tournage, la comédienne était souvent isolée dans la Light Box avec pour seul moyen de communication un dispositif d'oreillette, et un panel assez large de sons et de bruitages dans son casque, lui permettant de caler les émotions qu'elle devait exprimer avec le processus de tournage très mathématique. Un isolement répété qui, comme le note le cinéaste, "fait écho à la solitude de son personnage" et que Sandra Bullock a utilisé pour le nourrir : "Dès que je me sentais seule, frustrée ou désemparée, je me disais 'Sers-toi de cette sensation, vas-y, sers-en toi pour le rôle'."


Les équipes des effets visuels de Neil Corbould ont imaginé un dispositif d'une douzaine de câbles pour créer l'illusion que Sandra Bullock flottait en apesanteur. Les câbles classiques ne rendaient pas l'effet désiré, et Neil Corbloud a donc mis au point un système de câbles pouvant être manoeuvré manuellement ou par télécommande grâce à une réplique miniature informatisée du mécanisme. La NASA a coopéré lors des recherches, fournissant à l'équipe de Gravity de nombreux éléments de documentation. "On a eu une chance immense que la NASA accepte de nous transmettre leurs documents, et notamment sous forme de photos et de films d'archives", raconte Tim Webber, le superviseur des effets visuels. "D'ailleurs, les astronautes sont d'excellents photographes et nous avons récupéré des prises de vue spectaculaires. En regardant les clichés de la Station spatiale internationale, on se disait 'Si on arrivait à un tel résultat, personne ne croirait qu'il s'agit de la réalité'."

 

Gravity---George-Clooney-copie-1.gifL'univers est un environnement totalement silencieux, d'où la difficulté pour constituer la BO du film : "Certaines séquences sont entièrement silencieuses, mais nous nous sommes dit que si le film tout entier était plongé dans le silence, le spectateur aurait sans doute décroché", déclare, le metteur en scène. Avec Glenn Freemantle, qui a conçu les effets sonores, ils ont décidé d'associer le son au toucher : "Le son se propage à travers des vibrations. Lorsque Ryan touche ou heurte un objet, on l'entend à travers elle", précise ce dernier.


 

Mon opinion

 

 

Claustrophobe à l'extrême, et pas vraiment attiré par la science-fiction tout était réuni pour ne pas aller voir Gravity, sans les critiques élogieuses d'une connaissance.

 

Le film m'a bluffé pendant sa plus grande partie. La photographie est tout à fait spectaculaire et la mise en scène d'Alfonso Cuarón, particulièrement persuasive, donne l'impression d'être du voyage dans cette totale immersion. La 3D se mérite vraiment. La bande-son qui accompagne cette aventure est astucieuse et participe grandement à l'intérêt de l'ensemble.

 

Peu importe la vraisemblance, ou pas, du scénario. La plus grande réussite de Gravity reste l'exploit technique et cet extraordinaire voyage encore très loin des étoiles. Les effets spéciaux sont tout à fait spectaculaires. La terre vue de si haut ramène tout à sa place. Entre autres, le rien que nous sommes, en dépit de l'importance que certains veulent se donner. Cette image me plait. Le silence et la solitude qui règnent, aussi.

 

Une heure trente, juste suffisante, pour éviter des longueurs inutiles. J'ai finalement été totalement conquis pendant la projection, un peu désabusé quand je suis sorti de la salle. Restent bien présentes, néanmoins, les images de ce magnifique et incroyable voyage.

 

George Clooney, dans le second rôle s'amuse visiblement beaucoup. Sandra Bullock est de toutes les scènes et donne une véritable émotion à son personnage. Elle est superbe.

 

Des aboiements d'un chien, les pleurs d'un bébé et le voyage est fini. La fin est attendue, certes. Peu importe, en ce qui me concerne Gravity est un excellent moment de cinéma, dans le genre, tout à fait inhabituel et particulièrement réussi. Pas vraiment, non plus, une publicité alléchante pour le "tourisme spatial".

 

Sources :

http://www.allocine.fr

http://www.cinemovies.fr

http://www.imdb.com

 

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mais beaucoup s'échinent à la transformer

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