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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 16:15

En avant-première au Le-Régent à Saint Gaudens

le 24 octobre 2013

 

 

Date de sortie nationale  30 octobre 2013

 

Un-Chateau-en-Italie---Affiche.gif


Réalisé par Valeria Bruni Tedeschi


Avec Valeria Bruni Tedeschi, Louis Garrel, Filippo Timi,

Xavier Beauvois, Céline Sallette, André Wilms, Marisa Borini,

Gérard Falce, Silvio Orlando, Pippo Delbono

et la participation d'Omar Sharif

 
Genre Comédie dramatique


Production Française

 

Un Château en Italie est une production presque exclusivement féminine.

 

En effet, qu'il s'agisse de la réalisatrice, Valeria Bruni Tedeschi, des scénaristes, Noémie Lvovsky et Agnès de Sacy qui avaient déjà collaboré avec la réalisatrice sur ses deux précédents films : Il est plus facile pour un chameau... et Actrices, de la directrice de la photo, Jeanne Lapoirie, de la chef décoratrice, Emmanuelle Duplay, de la chef costumière, Caroline de Vivaise ou des monteuses, Laure Gardette et  Francesca Calvelli toutes sont des femmes !

 


La réalisatrice de Un Château en Italie raconte que le tournage s'est déroulé en deux fois. "J’ai eu la chance que mon producteur, Saïd Ben Saïd, le comprenne (...). C’était à la fois un luxe et une nécessité", révèle Valeria Bruni Tedeschi.

 

Pour respecter les saisons, d'une part, et pour que la maladie dont souffre le personnage de Filippo Timi évolue à l'écran de manière visible, d'autre part. "Les saisons étaient essentielles parce qu’elles racontaient deux choses: le temps de la maladie, (...) son évolution, et l’évolution de l’histoire d’amour, le temps de l’amour. Je ne voulais pas tricher avec les saisons", commente-t-elle. "Je souhaitais aussi que l’acteur qui joue mon frère (...) maigrisse beaucoup entre l’hiver et le printemps, ce qui était évidemment impossible en tournant en une seule fois."

 
La façon d'aborder le Sida, et notamment le moment de l'annonce de la maladie, était un enjeu primordial pour Valeria Bruni Tedeschi. Elle revient sur ce moment de l'écriture scénaristique : "'J’ai le sida' est une réplique qui a mis du temps à apparaître dans le scénario. (...) La maladie n’était pas nommée, puis, avec Noémie et Agnès, on a senti que le mot devait être prononcé. Il fallait que cela arrive au bon moment, de façon naturelle, mais aussi comme un choc. Il était aussi très important pour moi qu’il soit ajouté à cet aveu : 'mais ce n’est pas grave, c’est une maladie comme une autre'. À l’époque où mon frère est mort du Sida, avouer qu’on avait le Sida était avouer qu’on allait mourir de façon presque sûre et certaine. Je voulais qu’on se souvienne de cela. En même temps, ajouter 'c’est une maladie comme une autre' était aussi une façon de dire comment cette maladie a évolué aujourd’hui."

 

Un Château en Italie - Valeria Bruni Tedeschi

 

Valeria Bruni Tedeschi

 

Synopsis

 

Louise (Valeria Bruni Tedeschi) rencontre Nathan (Louis Garrel), ses rêves ressurgissent.

 

C’est aussi l’histoire de son frère, Ludovic, (Filippo Timi) malade et de leur mère (Marisa Borini), d’un destin : celui d’une grande famille de la bourgeoisie industrielle italienne.

 

L’histoire d’une famille qui se désagrège, d’un monde qui se termine et d’un amour qui commence.

 


 

 

Dans Un Château en Italie, Valeria Bruni Tedeschi est à la fois coscénariste, réalisatrice et interprète de l'héroïne du film, Louise. Elle explique que pour construire ce personnage, qui affronte la mort de son frère, elle a énormément travaillé sur la "notion de survie" : "Louise a l’impression qu’elle va devoir survivre (…). Pour elle, avoir un enfant, c’est une façon de survivre, de ne pas se laisser engloutir par la douleur, la solitude, la souffrance et la mort. (…) Avoir un enfant est pour Louise la preuve que la vie peut encore, malgré tout, être gaie."


Le scénario a subi quelques chamboulements au moment où l'acteur Louis Garrel a rejoint le projet. Il s'agissait alors de donner plus d'ampleur et de consistance à l'histoire d'amour entre le personnage de Valeria Bruni Tedeschi et celui de Louis Garrel.  

 

"Il a lu le scénario, que nous pensions définitif et avec lequel nous avions déjà obtenu presque toutes les aides à la production, et nous a fait part de ses réserves. Il trouvait, à raison, que l’histoire d’amour était jolie mais fade à côté de l’histoire de famille. Avec Noémie et Agnès on a décidé alors de tout remettre à plat. (...) On a trouvé le personnage de Nathan, je crois, le jour où on a compris que c’était un acteur qui voulait arrêter de faire ce métier. Je pensais à Je rentre à la maison de Manoel de Oliveira, mais chez un acteur jeune. Déjà dans Actrices je parlais de ça. C’est, je crois, un thème qui m’obsède…", relate la réalisatrice.


Beaucoup d'éléments du film ont une consonance autobiographique. En effet, Valeria Bruni Tedeschi a, comme Louise, son personnage, perdu son frère en 2006, décédé des suites du sida. C'est sa propre mère, Marisa Borini, qui interprète le rôle de la mère dans le film. De plus, elle a effectivement vécu une relation de cinq ans avec le comédien Louis Garrel, qui joue Nathan, son compagnon dans le long métrage. Valeria Bruni Tedeschi évoque l'une des séquences du film, celle du mariage à l'hôpital, qui n'était pas destinée au départ à faire partie du montage final : "Sur le tournage, Filippo a eu une idée, il m’a suggéré de tourner un plan où il danserait avec ma mère, il était sûr que ça lui ferait plaisir. Ce n’était donc pas une scène prévue, et on l’a tournée, au départ, pour égayer ma mère. Il y plusieurs choses dans le film qui ont été faites juste pour faire plaisir à ma mère !"

 


 

Marisa Borini, s'est énormément investie dans tout le processus de création de cette histoire qui est un peu la sienne. "J’avais l’impression que beaucoup de travail lui permettrait de moins souffrir en racontant cette histoire", observe la réalisatrice. "Elle s’est occupée d’aider à remeubler le château (...). Elle a assisté à toutes les étapes du montage, qui a duré huit mois". Le tournage n'a pas toujours été facile, mais elle n'envisageait pas de ne pas y participer : "Quand elle a lu le scénario, elle a dit : 'ça va être très dur, mais je ne veux pas que quelqu’un d’autre le fasse, je ne veux pas que quelqu’un d’autre aille au cimetière de famille (...)".

 

Par rapport à la mort de son fils, quelqu’un de la famille lui demandait : 'mais comment tu vas faire pour jouer ce rôle ? Elle a répondu tout simplement que lorsqu’une mère perd son fils, la douleur est si profonde, si constante et omniprésente, que le fait de faire un film ne change absolument rien. Mais jouer dans ce film a été plus douloureux que ce qu’elle aurait pensé. Parfois elle a surestimé sa propre force. Mais elle a préféré cette difficulté là à ne pas le faire."


La foi occupe une place importante dans Un Château en Italie. Le personnage de Valeria Bruni Tedeschi et celui de sa mère Marisa Borini illustrent deux rapports à la foi bien distincts. Louise est "en quête de foi" et sa mère, elle, vit la foi de façon familière et querelleuse. "Elle a des discussions animées avec la Sainte Vierge, elle s’engueule avec elle, se réconcilie. Il fallait qu’on ne confonde pas ces deux différents rapports à la foi", précise l'actrice réalisatrice au sujet du rôle qu'interprète sa mère. "À travers la mère, on voit quelqu’un qui a des 'moments de foi', comme des fulgurances qui lui donnent confiance et lui permettent de respirer. Mon personnage est, lui, quelqu’un qui (...) pratique la religion comme on va faire ses courses : 'si je fais ça tu me donnes ça'. Ce rapport de commerce avec la foi et avec Dieu m’intéresse beaucoup", souligne-t-elle.

 

Un-chateau-en-Italie---Valeria-Bruni-Tedeschi--Louis-Garrel.gif

 

Valeria Bruni Tedeschi et Louis Garrel

 

Toutefois, la réalisatrice ne considère pas ce film comme une auto-fiction : "Il s’inspire de choses qui me sont arrivées, bien sûr, mais aussi de choses que j’ai observées, et de choses qui sont arrivées aux personnes avec qui j’écris. De ce qu’on a lu, vu, entendu, rêvé. Lorsque la réalité n’est pas assez forte ou pas assez spectaculaire, on la pousse un peu, on y applique une licence poétique qui la transforme, l’extrapole et la fait glisser vers le tragique, le comique, le grotesque, ou le romanesque. La réalité que je connais ou que j’observe est le matériel de départ."


Un Château en Italie est nourri par les deux identités de sa réalisatrice, qui porte la double nationalité franco-italienne. "Ça fait partie de moi, je me sens double. Ma langue maternelle est l’italien, mon enfance s’est déroulée en Italie, puis, à mon arrivée en France, je suis allée à l’école italienne de Paris. (...) Le français est plutôt ma langue d’adulte. Il me serait difficile d’écrire quelque chose de personnel sans passer d’une langue à l’autre, parce que les deux musiques font partie de moi. Deux voix, dans le vrai sens du mot : en italien ma voix est en effet plus grave et plus rauque qu’en français. Mon personnage a, lui aussi, ces deux voix", révèle Valeria Bruni Tedeschi à ce propos.

 

Le film a été tourné en Italie, dans l'ancien château de famille de la réalisatrice. Une envie très tôt ressentie. "J’imaginais tourner le film dans ce château qui a été, à une époque, notre vraie maison de famille. J’en avais conservé des images fortes, très précises, très détaillées", révèle Valeria Bruni Tedeschi.

 

 

Omar Sharif fait une apparition dans Un Château en Italie. L'acteur du Docteur Jivago doit en fait sa présence à Marisa Borini.

 

Valeria Bruni Tedeschi relate : "Ma mère m’a appelée un jour et m’a dit : 'tu sais, j’étais au restaurant et il y avait Omar Sharif ! Il est magnifique, c’est mon idole, je trouve que c’est le plus bel homme du monde'. Moi j’ai pensé : on va appeler Omar Sharif, on va lui proposer une participation et qui sait, peut-être qu’entre ma mère et lui il y aura un coup de foudre ? C’est pourquoi Omar Sharif est dans le film. (...) L’idée me plaisait parce que cela racontait quelque chose d’essentiel du personnage de la mère : malgré le traumatisme qu’elle vit, malgré son fils malade, malgré la désolation, la peur, et la perte, la mère 'voit' Omar Sharif, et elle vit sa présence comme la promesse d’un flirt charmant et éphémère. (...) Omar Sharif a accepté très gentiment de faire cette participation. Ma mère et lui ne sont pas tombés amoureux", conclut-elle.


L'acteur et réalisateur Xavier Beauvois interprète dans Un Château en Italie un personnage un peu cruel, pour qui la vérité est primordiale : "Par sa passion de la vérité, les personnages sont comme secoués, réveillés, ils prennent conscience des choses, comprennent ce qu’ils doivent faire, et agissent. Grâce à lui et à sa violence le récit avance. C’est un bouffon odieux et merveilleux qui ne peut s’empêcher de dire tout ce que l’on n’a pas envie d’entendre, d’être incorrect et dérangeant. Mais il est aussi plein d’humour, et d’amour. Il est à la fois victime et héros. Dieu et diable. C’est un personnage très important pour moi. Il introduit de l’oxygène, du chaos et de l’insolence dans le film", déclare la cinéaste, pour qui la présence de ce "bouffon" est en fin de compte nécessaire.

Valeria Bruni Tedeschi a travaillé avec la costumière Caroline de Vivaise pour élaborer le style vestimentaire des personnages. "Pour mon personnage, nous pensions (...) à Anouk Aimée dans Le saut dans le vide. On a pensé aussi à Faye Dunaway dans (...) Portrait d’une enfant déchue. J’avais envie qu’elle soit soignée et féminine, mais qu’elle s’habille de façon négligée", indique la réalisatrice.

 

Elle ajoute que, pour elle, l'aspect très soigné du personnage de Céline Sallette entre en résonnance avec la maladie de son compagnon : elle se fait belle pour lui montrer à quel point elle l'aime, et pour tenir la mort à distance. Avec la directrice de la photo Jeanne Lapoirie, Valeria Bruni Tedeschi a opté pour une palette de couleurs vives. "On ne s’est pas dit 'on va faire un film avec des couleurs vives', mais les couleurs vives nous ont plu", confie-t-elle.

 

 

 

Mon opinion

 

La réalisatrice, scénariste et actrice, Valeria Bruni-Tedeschi dédie son troisième long-métrage, "Un château en Italie", à son frère Virginio décédé du sida en 2006.

 

Le scénario s'inspire, en partie,  de son histoire familiale dans laquelle elle s'approprie le rôle principal. Elle y excelle. Celui de la mère, étant tenu par sa propre mère, l'excellente, Marisa Borini à la fois fière et bouleversante. Et quelle belle pianiste !

 

Si le film m'a paru quelque peu désordonné dans un montage qui nous mène du Nord de l'Italie à Paris, de Naples à Londres, dans des allers et retours rapides et incessants il traduit parfaitement le mal de vivre de cette femme, qui cherche désespérément sa place dans une vie qui lui échappe. Un grand désordre dans une profonde souffrance au milieu desquels chacun cherche une bouée de sauvetage. Un dernier sursaut, aussi,  pour trouver l'envie de continuer de vivre.

 

Il est question ici, du temps qui passe au travers des saisons, du désir d'être mère pour une femme de quarante ans. De la rencontre avec un homme de vingt ans son cadet. De la maladie qui touche le fils adoré pour l'une, le grand frère pour l'autre.

 

Filippo Timi est magnifique, entre émotions et colères, refus et abandon, son jeu traduit parfaitement la rage de ceux qui se savent condamner.

 

Valeria Bruni-Tedeschi enchaîne avec subtilité les situations tragiques avec d'autres qui frisent le grand délire. La scène qui se déroule à Naples. Le déjeuner chez la mère de son jeune amoureux, ou encore celle de l'insémination artificielle qui restera dans les annales. On sent dans l'écriture du scénario la plume bien présente des fidèles Noémie Lvovsky et Agnès de Sacy. D'autres passages ne m'ont pas paru indispensables, comme celui du début dans le couvent, l'accident du scooter ou l'arrivée du curé pour l'enterrement. Un détail.

 

Xavier Beauvois dans le rôle, d'un alcoolique  totalement paumé, ancien ami de la famille, celui par qui la vérité a éclaté, est remarquable. Il en va de même pour la truculente Marie Rivière.

Certains pourraient être gênés par le côté grande bourgeoisie, et quelque peu décadent du sujet. En cela Valeria Bruni-Tedeschi  ne renie pas ses origines et le confort de vie qui va de pair. Elle souligne dans des interviews le livre de Giorgio Bassani "Le Jardin des Finzi Contini", comme une référence au déracinement mais aussi, au déclin de cette classe de la société.

 

"Un château en Italie" m'a souvent bouleversé, fait rire aussi.

 

Pour ma part, ce troisième long-métrage est une belle réussite.

 

 


Sources

http://www.unifrance.org

http://www.canalplus.fr

http://www.allocine.fr

25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 16:00

 

Date de sortie 23 octobre 2013


Malavita - Affiche

 

Réalisé par Luc Besson


Avec Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Tommy Lee Jones,

Jimmy Palumbo, Dianna Agron, John D'Leo, Domenick Lombardozzi


Titre original The Family


Genre Comédie, Action


Coproduction Américaine Française

 

Malvita est adapté du roman éponyme de Tonino Benacquista. L'auteur n'a pas souhaité collaborer au scénario mais a beaucoup accompagné le film. "Je savais qu’EuropaCorp, la société de production et de distribution de Luc Besson pouvait produire un film qui puisse être distribué aussi bien aux États-Unis qu’en France, ce qui était très tentant étant donné le sujet. D’autre part, le casting me semblait primordial (...). Il fallait des acteurs américains indiscutables qui portent en eux leur propre légende et qui, quand ils apparaissent à l’écran, n’ont pas besoin de convaincre", déclare-t-il.


L'équipe n'a opéré que peu de changements sur l'histoire, modifiant légèrement les relations au sein de la famille Blake pour rendre les parents un peu plus émouvants, comme le remarque la productrice Virginie Besson-Silla. "Pour la première fois, je me suis contenté de suivre l’intrigue existante. J’ai simplement ajouté quelques dialogues pour que l’adaptation soit plus cinématographique. Mais, en toute honnêteté, la structure et les personnages étaient déjà en place", ajoute Luc Besson.

 

Malavita---Robert-De-Niro


Robert De Niro

 

Synopsis

 

Fred Blake alias Giovanni Manzoni, repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s’installe avec sa famille dans un petit village de Normandie.


Malgré d’incontestables efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien…

 

 

 

Luc Besson a rapidement imaginé Robert De Niro dans le rôle principal. "Je n’en ai pas parlé à Tonino Benacquista. Au contraire, je lui ai demandé qui il verrait dans le rôle de Fred. Et il m’a répondu qu’il rêverait de le proposer à Robert De Niro. On l’a donc appelé, on lui a envoyé le livre", raconte le cinéaste. L'acteur a aimé le livre, et après s'être attelé à l'écriture, le réalisateur a envoyé le scénario au comédien, qui s'est embarqué dans l'aventure.

 

Parmi les raisons qui ont poussé Michelle Pfeiffer à accepter le projet, l'envie de donner la réplique à Robert De Niro était en tête de liste. En effet, les deux acteurs avaient déjà partagé l'affiche de deux films, mais sans jamais avoir de scènes communes. Le film d'aventures Stardust, le mystère de l'étoile, et la comédie romantique Happy New Year. Ils ne s'étaient donc encore jamais retrouvés au même moment sur un plateau !

 

Bien que connaissant Luc Besson depuis des années et ayant déjà travaillé avec lui à plusieurs reprises, Tommy Lee Jones n'avait encore jamais joué sous sa direction. C'est aussi la première fois qu'il partage l'affiche avec Robert De Niro !

 

 

Malacita - Michelle Pfeiffer, Rober De Niro


Michelle Pfeiffer, Robert De Niro, Dianna Agron, John D'Leo

 

 

Les acteurs de Malavita sont unanimes lorsqu'ils affirment que l'une des caractéristiques principales de Luc Besson est d'être un cinéaste qui travaille très rapidement. "Il est d’une grande rapidité (...). Il ne perd pas de temps avec le clap ou avec d’autres protocoles du même genre", déclare Robert De Niro. Un propos que l'on retrouve dans la bouche de Tommy Lee Jones. "Ce qui est à la fois difficile et stimulant, c’est (...) qu’il faut être constamment réactif. Il m’arrive par moments de prendre un peu trop mon temps pour me préparer à une scène : il a fallu que je me fasse un brin violence pour changer mes habitudes de travail", confie de son côté Michelle Pfeiffer.

 

Michelle Pfeiffer n'en est pas à son premier coup d'essai en matière de films de gangsters. En effet, c'est dans le Scarface de Brian De Palma qu'elle a été révélée au grand public, en 1983. Elle y incarnait la sublime Elvira, la femme fatale convoitée par Tony Montana.

 

Il est arrivé pendant le tournage que le réalisateur enregistre une séquence pendant les répétitions : "S’il trouve la répétition d’une scène satisfaisante, il n’hésite pas à la mettre en boîte. C’est ce qui s’est passé pour la séquence du barbecue : il a filmé la répétition et c’est la prise qu’il a conservée au montage. C’est ça, la méthode Luc Besson !", explique Domenick Lombardozzi, qui interprète l'un des agents du FBI chargés de la sécurité de la famille Blake.

 

Une grande partie du tournage du film s'est déroulée en Normandie, là où prend place l'action du film. Malavita, c'est aussi l'histoire d'un choc culturel : une famille d'Américains qui débarquent en Normandie et se retrouvent confrontés à l'incompréhension de la population locale. Or, le réalisateur connaît bien les deux cultures, française et américaine. "J’ai passé quelques années aux États-Unis et j’ai donc une double culture et une grande affection pour ces deux pays : il fallait tout simplement que je fasse ce film !", s'exclame Luc Besson, en poursuivant : "J’ai un peu égratigné les Américains et je me suis surtout moqué des Français. J’ai vécu en Normandie mais j’ai aussi vécu à New York et à Los Angeles, du coup, c’était amusant de réunir ces deux cultures dans un petit village."

 

Luc Besson a tourné une partie de Malavita dans les studios de la Cité du Cinéma, qu'il a lui-même inaugurée en septembre 2012 après en avoir porté le projet. La Cité du Cinéma, important pôle cinématographique, est située en Seine-Saint-Denis et héberge notamment les Studios de Paris. "C’était le premier long métrage que j’y tournais en tant que réalisateur (...). C’est extrêmement pratique et cela ressemble à n’importe quel studio américain : (...) c’est très fonctionnel car tout est réuni au même endroit – les bureaux, les décors, les salles de montage, les labos etc. Du coup, on ne perd pas de temps. C’est un rêve, pour un cinéaste, de travailler dans de telles conditions et les plateaux sont flambant neufs", déclare le réalisateur.

 

Mon opinion :

 

Luc Besson s'approprie le roman de Tonino Benacquista, auteur, entres autres, de l'excellent Saga et du présent Malavita, scénariste également et ce, à plusieurs reprises pour Jacques Audiard.

 

Peine perdue. Le scénario cosigné par le réalisateur avec Michael Caleo est tout simplement insultant pour les français, tout autant que pour le cinéma de Scorsese, à n'importe quel degré, et consternant dans sa globalité. Je ne retiens rien.

 

Si ce n'est une longueur excessive, malgré la vitesse insupportable d'une prétendue mise en scène qui laisse le spectateur à côté de l'action.

 

Quant à la distribution, c'est à croire que Robert De Niro fait tout pour faire oublier qu'il a été un grand acteur. J'aurais aimé retrouver Michelle Pfeiffer dans un vrai grand et beau rôle. Et Tommy Lee Jones plus crédible.

 

Une grande déception. 

 

 

Sources :

http://www.evene.fr

http://www.allocine.fr

http://www.imdb.com

24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 14:00

 

Date de sortie 25 septembre 2013

 

Sur-le-chemin-de-l-ecole---Affiche.gif


Réalisé par Pascal Plisson


Genre Documentaire


Production Française

 

César 2014

 

Meilleur documentaire : Sur le chemin de l'école

 

Passionné d’Afrique, Pascal Plisson a passé plus de 15 ans à voyager à travers le continent pour ses documentaires animaliers. Il réalise son premier long-métrage en 2004, un documentaire sur les nomades de l’Afrique de l’Est, Massaï, les guerriers de la pluie

 

L’idée de ce documentaire vient d’une expérience du réalisateur, Pascal Plisson, alors qu’il se trouvait là pour un autre projet en Afrique : "J'ai habité plu­sieurs années au Kenya où je fil­mais pour National Geographic, la BBC, Canal+, et un jour en fai­sant un repé­rage près du lac Magadi, je tombe sur un groupe de trois jeunes guer­riers Massaï, qui n'avaient pas de lances, mais de petites sacoches en toile de jute. Ils cou­raient depuis l'aube depuis une heure et demi sous une cha­leur ter­rible, et ils n'étaient encore qu'à la moi­tié du che­min, pour aller à l'école. (…) Ils m'ont expli­qué qu'ils sou­hai­taient chan­ger de vie, qu'ils ne vou­laient plus être guer­riers, et qu'ils vou­laient aller à l'école. Cette ren­contre extra­or­di­naire a été pour moi le déclic. Lors de mes voyages, j'ai croisé ensuite d'autres enfants, avec des petits car­tables, sou­vent pieds nus, fai­sant aussi des kilo­mètres dans la forêt, dans la savane. J'ai décidé de faire un film sur ces gamins du bout du monde qui sont prêts à tout pour aller à l'école."

 

Sur-le-chemin-de-l-ecole---Pascal-Plisson.gif


Pascal Plisson 

 

Jean-François Camilleri, le président-directeur général de Walt Disney Company France, s’est engagé personnellement sur le projet et a permis de lancer le processus de production du documentaire.

 

Synopsis

 

Ces enfants vivent aux quatre coins du globe mais partagent la même soif d’apprendre.

 

Ils ont compris que seule l’instruction leur permettra d’améliorer leur vie, et c’est pour cela que chaque jour, dans des paysages incroyables, ils se lancent dans un périple à haut risque qui les conduira vers le savoir.

 

Sur-le-chemin-de-l-ecole.gif


Jackson, 11 ans, vit au Kenya et parcourt matin et soir quinze kilomètres avec sa petite sœur au milieu de la savane et des animaux sauvages…

 

Sur-le-chemin-de-l-ecole-copie-4.gif


Zahira, 12 ans, habite dans les montagnes escarpées de l’Atlas marocain, et c’est une journée de marche exténuante qui l’attend pour rejoindre son internat avec ses deux amies...

 

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Samuel, 13 ans, vit en Inde et chaque jour, les quatre kilomètres qu’il doit accomplir sont une épreuve parce qu’il n’a pas l’usage de ses jambes. Ses deux jeunes frères poussent pendant plus d’une heure son fauteuil roulant bricolé jusqu’à l’école...

 

Sur-le-chemin-de-l-ecole-copie-3.gif


C’est sur un cheval que Carlos, 11 ans, traverse les plaines de Patagonie sur plus de dix-huit kilomètres. Emmenant sa petite sœur avec lui, il accomplit cet exploit deux fois par jour, quel que soit le temps…

 

.
Sur le chemin de l'école nous plonge dans ces quotidiens hors norme, aux côtés de ces enfants dont la volonté mise au service d’un rêve les guide sur un chemin que nous avons tous emprunté, mais jamais de cette façon-là.

 

Pascal Plisson n'a pas simplement fait un film, pour lui, il s’agit davantage d'une aventure humaine à travers ces enfants qui lui ont offert une leçon de vie : "Il est impossible de s’immerger dans ce genre de projet et d’en ressortir comme si rien ne s’était passé, en laissant les gens là où on les a rencontrés. Je vois toujours les enfants. J’entretiens une relation avec eux qui est très forte. Ça me fait quatre enfants en plus ! De toute façon, on ne peut pas faire un film comme ça sans en sortir indemne."

 

Sur le chemin de l'école-copie-1Depuis la fin du tournage, le réalisateur n'a pas oublié son engagement et a ainsi aidé les écoles qui lui ont fait confiance, en fournissant divers fournitures scolaires et même des bibliothèques pour les élèves. Il a également continué de voir Zahira, Jackson, Carlos et Samuel : "J’ai changé Jackson d’école pour qu’il apprenne mieux. Je lui ai trouvé un parrain qui s’occupe de sa scolarité et de celle de sa soeur parce qu’il n’était pas question de les séparer (…). J’ai trouvé aussi un parrain à Samuel, qui leur construit une maison. Je le suis médicalement, on lui a trouvé un vrai fauteuil… Les besoins de Carlos et de Zahira sont différents, et nous avons travaillé avec les écoles ou les associations qui les appuient, comme Aide et Action."

 

 

Le réalisateur et le producteur ont recruté les enfants sur deux critères : leur âge, entre 7 et 12 ans,  et la distance qui les sépare chaque jour de leur école, pas moins de 10 kilomètres  : "Nous avons cherché des enfants qui non seulement se battent pour aller à l’école, mais qui en plus ont la lucidité de leur situation et se rendent compte que leur démarche est essentielle pour leur avenir. Il existe beaucoup d’enfants qui ne sont pas scolarisés pour le savoir qu’ils peuvent acquérir - parfois, l’école représente surtout leur seule chance d’avoir un repas par jour."


Sur-le-chemin-de-l-ecole-copie-5.gif

 

 

 

Le bon équilibre des choix musicaux a été difficile à harmoniser pour le réalisateur, celui-ci souhaitant qu'ils puissent se fondre et s’allier aux histoires du documentaire : "La musique ethnique pouvait nous rapprocher des personnages et de leur culture mais nous aurait emmené vers un film de voyage et la couleur locale nous aurait fait perdre l’universalité des sentiments que nous voulions transmettre. Laurent Ferlet, à qui j’ai fait appel pour composer la musique a réussi, en utilisant des cordes d’orchestres et des instruments ethniques, à définir une couleur musicale qui nous permet de relier une histoire à l’autre."

 

 

 

Mon opinion :

 

 

Le courage au quotidien.

Les histoires respectives de ces enfants, beaux, attachants, aimants et aimés, étaient suffisamment riches et douloureuses pour se suffire à elles seules. Ce documentaire est une belle leçon de vie et remet bien des choses à leur juste place. C'est vrai.

 

Cependant au tout début du film, une voix off, totalement inutile, plombe, d'emblée l'ambiance, en récitant ce que l'on peut lire sur l'écran, tout en insistant sur le réel des histoires ici, présentées.

 

Le réalisateur filme des tranches de vie simples et dures pour ces enfants, avides d'apprendre. Le réalisateur a trop mis en scène plusieurs passages pour en faire un véritable documentaire.

 

Quelques passages m'ont dérangé et laissé penser à une scénarisation excessive qui voudrait, malgré tout, passer inaperçue. Un détail, peut-être. Mais dans cette case du Kenya au confort très rudimentaire et loin de tout, on aperçoit la mère faire à manger, à la famille rassemblée, d'une façon que l'on peut juger exacte, si ce n'était le "sachet sous-vide", d'épices ou d'aromates quelconques, comme on peut en trouver partout chez nous, qu'elle mélange à la nourriture

 

Un autre et de taille, l'attaque des éléphants. Une ficelle aussi grosse que la bête elle-même ! À moins que Pascal Plisson ne veuille faire revivre dans ce passage son talent de documentariste animalier, par ailleurs connu et reconnu.

 

Le gros inconvénient, et non des moindres, la version française. Elle nuit grandement à l'intérêt de ce documentaire qui, reste, toutefois, non dénué d'intérêt.

 

La photographie d'Emmanuel Guionet est tout à fait remarquable.

 

Des moments magiques aussi, tels, la séquence avec la grand-mère et sa petite fille dans les montagnes de l'Atlas. Ou plus encore ce merveilleux geste d'amour de la mère Indienne massant le corps de son enfant lourdement handicapé.

 

Il n'en reste pas moins l'intérêt que le réalisateur porte à ces enfants et le travail en amont que cela a dû représenter pour convaincre les principaux protagonistes et les familles de chacun d'entre eux.

 

Je veux croire, à ce que j'ai pu lire, des améliorations de vie apportées à ces enfants par l'équipe du film, pendant et surtout après le tournage.

 

Espérer aussi, que le poids des traditions ne viendra pas éteindre cette ouverture au monde que représente "Sur chemin de l'école".

 

Sources

http://www.unifrance.org

http://www.allocine.fr

17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 21:00

 

Alabama-Monroe---Affiche.gif


Réalisé par Felix Van Groeningen


Avec Johan Heldenbergh, Veerle Baetens, Nell Cattrysse,

Jan Bijvoet, Robby Cleiren, Nils De Caster, Geert Van Rampelberg

 
Titre original The Broken Circle Breakdown


Genre Drame


Production Belge

 

Quatre ans après La Merditude des choses, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, Felix Van Groeningen revient avec un quatrième long-métrage.  

 

Alabama Monroe a reçu :

 

- Le Label Europa Cinemas et le Prix du Public Panorama à la Berlinale.

 

Au Tribeca Film Festival.
- Le prix du meilleur scénario pour Carl Joos et Felix van Groeningen.

- Veerle Baetens a reçu le prix d'interprétation féminine.


Au Festival de cinéma de la ville de Québec.

- Le Grand prix du public

César 2014

Meilleur film étranger : Alabama Monroe


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Veerle Baetens et Johan Heldenbergh.

 

Synopsis

 

Mais, quand à 6 ans, l'enfant tombe malade, Didier et Elise doivent surmonter une épreuve à laquelle leur amour risque de ne pas résister...

 

Didier (Johan Heldenbergh), romantique athée âgé de 36 ans, ancien punk , joue du banjo dans un groupe de bluegrass amoureux des Etats-Unis.


Lorsqu'il rencontre Élise (Veerle Baetens), presque dix ans plus jeune que lui et propriétaire d'un salon de tatouage, c'est le coup de foudre. Élise, une croyante qui garde les pieds sur terre, a pris pour habitude de se faire tatouer à chaque histoire amoureuse.

 

Didier et Élise vivent une histoire d'amour passionnée et rythmée par la musique. De leur union fusionnelle naît une fille, Maybelle (Nell Cattrysse) qui les comble de bonheur.

 

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Nell Cattrysse

 

Didier, à l'annonce de sa nouvelle paternité, décide de finir les travaux dans sa ferme alors qu'il vivait dans une caravane. Malgré la naissance de sa fille, Maybelle (Nell Cattrysse) , Didier ne s’investit que dans sa musique et tombe dans l'alcoolisme.

 

Élise intègre son groupe en tant que chanteuse pour vivre une vie de bohème centrée sur la musique.


Mais, quand à 6 ans, Maybelle tombe malade, Didier et Elise doivent surmonter une épreuve à laquelle leur amour risque de ne pas résister...

 

Chacun tente de vivre ce décès différemment, Didier se tourne vers le scientisme, surtout quand il découvre que George W. Bush émet un veto sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires sous pression des intégristes religieux, pro-vie et créationnistes.

 

Élise se réfugie dans le spiritisme et la réincarnation.

 

Le couple ne communiquant plus, Élise quitte Didier pour finalement rejoindre sa fille.

 

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Johan Heldenbergh et Veerle Baetens

 

Alabama Monroe est l’adaptation d’une pièce de théâtre écrite par Johan Heldenbergh et Mieke Dobbels, "The Broken circle breakdown featuring the Cover-Ups of Alabama", qui a connu un énorme succès en Belgique flamande et aux Pays-Bas.

 

Felix Van Groeningen a été tellement bouleversé par cette histoire d’amour qu'il a demandé aux auteurs l'autorisation d'en faire un film. Ces derniers n’ayant pas souhaité collaborer à l’écriture du scénario, le réalisateur s’est associé à Carl Joos pour l'aider à adapter la pièce : "La pièce avait tellement de niveaux différents, j’avais le sentiment que je n’y arriverais pas. Mais finalement, mon impression première m’a permis d’en venir à bout. J’avais tellement été touché que je savais que, d’une façon ou d’une autre, j’allais réussir à l’adapter. Et je sentais aussi que la difficulté de l’entreprise donnerait un film riche et très personnel. Tous les éléments difficiles à traiter (le Bluegrass, le mélodrame) sont finalement devenus les clés de développement du projet."

 

Dans Alabama Monroe, Elise se tatoue à chaque fois qu'elle entame une nouvelle histoire d'amour. Les nombreux tatouages qu'on peut voir sur le corps de Veerle Baetens dans le film ont été dessinés par l’artiste bruxelloise Emy La Perla.

 

Alabama-Monroe - Veerle Baetens


Veerle Baetens

 

Ils étaient simplement évoqués dans la pièce de théâtre mais Felix Van Groeningen a voulu leur donner une plus grande importance et les faire apparaître à l'écran.

 

C’est sa rencontre avec Veerle Baetens qui a permis à Felix Van Groeningen de mieux comprendre Elise : "Comme le film est plus explicite que la pièce, j’ai dû atténuer certains traits de son personnage, mais de façon générale, ce personnage restait un mystère pour moi jusqu’à ce que je rencontre Veerle pendant l’audition. À partir de ce moment, tout s’est éclairci. Elle allait jouer Elise et lui donner la force et la puissance nécessaire. Veerle est un vrai pitbull, elle mord et ne lâche rien. C’est une perfectionniste, à tout point de vue", confie le réalisateur.

 

La comédienne est devenue une star en Belgique grâce à ses rôles à la télévision dans Sara (la version flamande d’Ugly Betty) et dans la série policière Code 37 pour laquelle elle a reçu plusieurs prix.

 


 

Felix Van Groeningen rend hommage aux États-Unis à travers la musique d'Alabama Monroe. Elise et Didier jouent ensemble dans un groupe de Bluegrass, style proche de la country. Leurs morceaux parcourent le film : "On a essayé de placer les chansons dans l’histoire de façon à ce qu’elles servent au mieux l’intensité dramatique. Parfois, une chanson est purement narrative et aide à raconter l’histoire, parfois, elle sert d’ellipse. À certains moments, on a utilisé une chanson spécifique pour étayer les émotions. À l’écriture, on a intégré les chansons déjà présentes dans la pièce. Mais à force d’écouter d’autres morceaux de Bluegrass, de nouvelles chansons ont trouvé leur place dans le scénario", explique le réalisateur.

 

C’est Bjorn Eriksson qui a composé la musique d’Alabama Monroe.

 

Veerle Baetens et Johan Heldenberg interprètent eux-mêmes les chansons. Le groupe qui s’est formé autour d’eux, The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band, connaît depuis la sortie du film un énorme succès en Belgique et se produit à guichet fermé. La bande-originale du long-métrage de Felix Van Groeningen a été numéro un des ventes pendant de nombreuses semaines, allant jusqu’à dépasser le succès de celle de Titanic.

 

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Verle Baetens et Johan Heldenbergh

 

Mon opinion :

 

Depuis sa sortie je n'ai cessé de guetter la projection de ce film dans la région.

 

Séance de rattrapage, et merci donc au Régent de Saint-Gaudens, qui permet aux spectateurs Commingeois entre autres, de satisfaire leurs envies et le plaisir de voir un très beau film.

 

Le sujet choisi par Felix van Groeningen, n'est pas l'un des plus facile à traiter. Le réalisateur évite cependant tous les pièges, entre autres, celui de réaliser un film pleurnichard.

 

Alabama Monroe, d'une incroyable subtilité, d'une profonde sensibilité et d'une grande acuité, est beaucoup plus qu'un beau mélodrame. C'est un film qui vous submerge et vous noie dans une grande et profonde émotion. La réussite c'est d'une part, la très belle photographie de Ruben Impens. D'autre part, un montage particulièrement judicieux, qui accentue l'inéluctable serrement au cœur et ce, sans jamais perdre le spectateur. Ou encore un scénario parfaitement écrit. Mais c'est aussi la musique et ses magnifiques airs de bluegrass qui décuplent les émotions. Le tout, pour raconter une parcelle de vie, avec ses moments merveilleux et toutes ses blessures. Celles qui permettent de continuer d'avancer, les autres qui vous submergent.

 

Tout autant que la très jeune et jolie Nell Cattrysse, les deux principaux protagonistes, Johan Heldenbergh, qui créa le rôle au théâtre, déjà présent dans "La Merditude des Choses", et la lumineuse Veerle Baetens, que je ne connaissais pas, sont d'un naturel déconcertant et tout à fait éblouissants.

 

Ils s'approprient l'histoire et dégagent une alchimie magique qui crève l'écran.

 

Souvent douloureux Alabama Monroe, est, et restera, un moment de cinéma tout à fait magnifique. Une sacrée gifle qui fait couler les larmes et vous laisse chaos avec un grand coup en plein cœur.

 

 


 

 

Sources :

http://www.allocine.fr

http://www.passion-cinema.com

14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 16:00

 

Date de sortie 9 octobre 2013

 

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Réalisé par Abdellatif Kechiche


Avec Léa Seydoux, Adèle Exarchopoulos,

Salim Kechiouche, Catherine Salée, Aurélien Recoing,

Jérémie Laheurte, Fanny Maurin, Mona Walravens

 
Genre Comédie dramatique


Production Française

 

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2 est une très libre adaptation de la bande dessinée, plus exactement du roman graphique, Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh. L'album, qui a été publié en 2010, a remporté le Prix du Public lors du 38ème Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, en 2011.

 

Abdellatif Kechiche a finalement changé le titre de son film, ayant décidé de donner le prénom de son actrice principale à son héroïne.

 

La-vie-d-Adele---Adele-Exarchopoulos.gif Adèle Exarchopoulos

 

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2, présenté en compétition au Festival de Cannes 2013, a été auréolé de la

 

Palme d'Or à l'unanimité du jury, présidé par le réalisateur Steven Spielberg.

 

Pour la première fois dans toute l'histoire du Festival de Cannes, la Palme a été également été décernée aux actrices principales du film, Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux.

 

César 2014 

Meilleure actrice dans un second rôle : Adèle Exarchopoulos

 

 

Lancés en 1984 sous le nom de FINDIES (Friends of Independents) puis rebaptisés en 1986, les Independent Spirit Awards récompensent chaque année les meilleures productions indépendantes en amont des Oscars.


Independent Spirit Awards 2014 (édition n°29) 
Meilleur film étranger 
La Vie d'Adèle 

 


Léa Seydoux La-Vie-d-Adele---Lea-Seydoux.gif

 

Synopsis

 

 

À 15 ans, Adèle (Adèle Exarchopoulos) a deux certitudes et ne se pose pas de question : elle est une fille, et une fille, ça sort avec des garçons

 

Sa vie bascule le jour où elle aperçoit le bleu des cheveux d'Emma (Léa Seydoux) sur la grand'place, elle sent que sa vie va changer. 

 

Emma lui fait découvrir le désir et dans cet amour fusionnel, Adèle s'accomplit en tant que femme, en tant qu'adulte.

 

Face au regard des autres Adèle grandit, se cherche, se perd, se trouve...

.


 

Le scénario de La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2 a été co-écrit par Abdellatif Kechiche et Ghalia Lacroix, qui ont déjà collaboré pour L'Esquive et La Graine et le Mulet.

 

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2 comporte d'importantes scènes de sexe, souvent assez crues, mais très esthétisées. Le metteur en scène explique comment il a tenu à aborder ces séquences : "Nous avons donc tourné ces scènes comme des tableaux, des sculptures. On a passé beaucoup de temps à les éclairer pour qu’elles soient vraiment belles, après, la chorégraphie de la gestuelle amoureuse se fait toute seule, avec le naturel de la vie. Il fallait les rendre belles visuellement donc, mais tout en gardant la dimension charnelle. (...) On a beaucoup discuté, mais les discussions finalement ne servaient à rien (...) parce que tout ce qu’on dit est très intellectualisé, mais la réalité est plus intuitive."

 

À propos du choix de ses actrices, le cinéaste indique avoir d'abord rencontré Léa Seydoux : "Je trouvais qu’il y avait en Léa quelque chose qui est de l’ordre de ce qu’on pourrait appeler "l’arabité ", quelque chose de l’âme arabe. Elle m’a appris plus tard qu’elle avait des demi-frères arabes (...). Léa a une façon de traverser la vie, pleinement consciente que tout passe. C’est une façon aussi d’accepter les vicissitudes de la vie. Cela a à voir alors avec le nomadisme, l’errance, quelque chose qui est de l’ordre de la mélancolie, ce qu’on appelle le "mektoub"", oberve Abdellatif Kechiche.

 

En lien avec les propos de Léa Seydoux qui selon Abdellatif Kechiche "vont empêcher les spectateurs d’entrer dans la salle avec un cœur vierge et un regard bienveillant", ce dernier révèle dans une interview de Télérama avoir proposé plusieurs fois à la comédienne de quitter le projet. Le metteur en scène avait alors songé à proposer le rôle à Mélanie Thierry ou Sara Forestier.

 

Adèle Exarchopoulos a quant à elle été choisie lors du casting, puis le réalisateur l'a invitée dans une brasserie : "Elle a commandé une tarte au citron, et à sa façon de la manger, je me suis dit : "c’est elle". Elle est "dans les sens", sa façon de bouger sa bouche, de mâcher... La bouche a été un élément très important pour ce film (...)", précise-t-il.

 

 

"Ça parle d'une histoire d'amour, ce n'est pas important que ce soit deux femmes, et on l'oublie", déclare Adèle Exarchopoulos en conférence de presse à Cannes.

 

Même s'il traite d'une histoire d'amour homosexuelle, le film n'adopte pas un ton militant.

 

"J’avais plus le sentiment de traiter, de raconter l’histoire d’un couple, du couple. La problématique de l’homosexualité, je ne voyais pas pour quelles raisons je l’aborderais spécialement, car la meilleure façon, si je devais avoir un discours sur ce sujet, ce serait de ne pas en avoir, de filmer cela comme n’importe quelle histoire d’amour, avec toute la beauté que cela comprend", révèle Abdellatif Kechiche, qui, porteur de la double nationalité franco-tunisienne, souligne toutefois qu'il espère que son film fera "du bien à la jeunesse tunisienne", évocant la nécessité d'une Révolution sexuelle en Tunisie.

 

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Mon opinion :

 

En allant voir le film je pensais déjà tout connaître, de ses actrices, de l'histoire, tant j'avais lu et relu, pour certains, des commentaires et impressions parues après le dernier festival de Cannes. J'avais tord. Il faudra le revoir une deuxième fois pour en saisir toutes les finesses et autres subtilités.

 

Un choc absolu.

 

Adèle Exarchopoulos en premier. J'ai été bluffé, admiratif, incroyablement attiré par cette toute jeune actrice à qui je souhaite une longue et belle route. Léa Seydoux, à ses côtés, peine à s'imposer réellement.

 

Abdellatif Kechiche filme magnifiquement.

 

Sa caméra ne s'arrête pas sur les seuls traits des visages, aussi beaux soient-ils. Il ne profite pas davantage de la beauté des corps et des poses suggestives qui, devant d'autres caméras, seraient vite tombées dans la pornographie. Sa caméra lorgne vers le plus profond, le plus enfoui, vers cette petite lumière qui tient chacun debout et qu'il me plait d'appeler l'âme.

 

Je n'étais pas le seul à sortir de la salle un peu paumé, avec cette double sensation de chaud et de froid qui empêche toute réaction.

 

J'ai envie de dire que ce film est, de tous ceux que j'ai eu la chance de voir,  le plus beau, le plus fort. Mais ne le dit-on pas à chaque coup au cœur ?

 

Par le coup d'éclat réalisé par ce grand metteur en scène, je peux affirmer, avec la plus grande certitude,  que "La vie d'Adèle – Chapitres 1 & 2 " restera un moment de cinéma que je n'oublierai jamais.

 

Inutile d'en dire davantage.

À vous de voir si vous voulez vous faire un grand plaisir, ou pas.


En ce qui me concerne, chef d'œuvre absolu.

 

 

Sources :

http://www.unifrance.org

http://www.canalplus.fr

http://www.allocine.fr

 

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mais beaucoup s'échinent à la transformer

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