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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 10:00

Date de sortie 25 septembre 2013

 

Blue Jasmine - Affiche


Réalisé par Woody Allen


Avec  Cate Blanchett, Alec Baldwin, Louis C.K.,

Sally Hawkins, Bobby Cannavale, Peter Sarsgaard,

Michael Stuhlbarg, Charlie Tahan, Andrew Dice Clay

 
Genre Comédie dramatique


Production Américaine

 

Blue Jasmine est le 44ème long-métrage de Woody Allen.

  Présenté en avant-première et hors compétition

au 39ème Festival du Cinéma Américain de Deauville

 

 

Golden Globes 2014 :

- Meilleure actrice  Cate Blanchett

 

 

Lancés en 1984 sous le nom de FINDIES (Friends of Independents) puis rebaptisés en 1986, les Independent Spirit Awards récompensent chaque année les meilleures productions indépendantes en amont des Oscars.

 

Independent Spirit Awards 2014 (édition n°29)
- Meilleure actrice Cate Blanchett

 

Oscars 2014 :

- Meilleure actrice  Cate Blanchett

 

 

À bientôt 80 ans, le réalisateur renoue avec sa veine dramatique pour dresser le portrait absurde et tragique d'une femme sombrant dans la folie suite à la banqueroute de son escroc d'époux, qui n'est pas sans rappeler Bernard Madoff.

 

"J'ai déjeuné avec mon épouse quand elle m'a raconté l'histoire d'une femme vivant pas très loin de chez nous à New York. Une femme très chaleureuse, aimable, charitable. Mais habituée au meilleur. Quand son mari a été ruiné par la crise financière, tout s'est effondré. Son mariage, sa fortune, elle a même dû travailler. J'ai trouvé que ça ferait un très bon film, sur le modèle de la tragédie grecque", explique le réalisateur.

 

Woody Allen connaît parfaitement ce monde de la finance, dont il décrit les turpitudes. Pour une fois, l'actualité et la crise l'ont inspiré. "Je pense que les classes moyennes savent mieux encaisser. Les riches sont habitués à contrôler leur vie.Ils ont de l'argent, des domestiques. Et quand ça tourne mal, ils ne savent plus quoi faire. Les plus modestes savent faire le dos rond."

Michel Cohen-Solal pour http://www.rtl.fr


Blue-Jasmine---Cate-Blanchett.gif.Blue Jasmine - Cate Blanchett et Alec Baldwin

Blue Jasmine - Catte Blanchett et Alec Baldwin.Blue-Jasmine---Cate-Blanchett-1.gif

 

Campé par Cate Blanchett, le personnage de Jasmine est tout en grâce et sensualité.

 

Une beauté diaphane au regard bleu mer du sud qui a fait craquer Woody Allen quand il l'a appelé pour lui proposer le rôle. "La conversation a été très brève, deux minutes environ. Il m'a demandé si j'étais disponible pour lire le script. J'ai dit oui et, très vite, je l'ai rappelé, c'était brillant. C'est un grand dramaturge. J'avais très peur à l'idée de jouer mais le rôle m'excitait parce qu'il était complexe avec beaucoup d'empathie et d'absurdité en même temps. C’est parfaitement construit, c’est absurde et tragique à la fois. Je pense que Woody Allen méprise Jasmine autant qu’il la vénère. Elle le fascine. Quand on pense à tous les extraordinaires portraits de femmes qu’il a créés, avec tant d’actrices merveilleuses, on voit qu’il aime et qu’il est fasciné par les femmes, leur exubérance, leur intelligence, leurs craintes et leurs phobies", confie Cate Blanchett.

 

"C’est un privilège de jouer le rôle principal dans un film de Woody Allen. Il a influencé la culture populaire d’une façon dont nous n’avons même pas idée", estime l’actrice.


Jasmine ment énormément.

 

Lorsqu'elle a épousé son mari, elle a commencé par changer de prénom, troquant Jeanette pour Jasmine, un nom plus tendance et plus exotique.  


"C’est une manière de se créer un personnage, et il est symptomatique qu’elle n’ait pas choisi Scarlett ou un nom totalement différent du sien : elle se contente toujours de s’écarter très légèrement de la vérité. Ce genre de mensonge anodin est assez inoffensif en soi, mais plus on le pratique, plus on a du mal à voir la réalité en face. Du coup, on en vient à se demander si Jasmine a des prédispositions à la mythomanie, ou si elle ment seulement de temps en temps", observe son interprète, Cate Blanchett.

 

Synopsis

 

Blue Jasmine - Cate Blanchett et Sally HawkinsJasmine (Cate Blanchett) a vécu une vie confortable comme femme au foyer et épouse de Hal (Alec Baldwin), riche homme dʼaffaire new-yorkais.

Tout sʼest écroulé brutalement lorsquʼil est apparu que Hal était un escroc et que celui-ci a été arrêté et sʼest suicidé en prison, la laissant sans le sou et criblée de dettes.

 

Lorsquʼil a découvert les malversations de son père et la complicité passive de sa mère, qui signait tout ce que lui demandait Hal sans comprendre les montages financiers, leur fils Danny (Charlie Tahan) a quitté la maison sans laisser dʼadresse.


Le statut social est d’une importance primordiale pour Jasmine, aussi snobe qu’élégante elle se soucie essentiellement de l’image qu’elle renvoie. La déchéance sociale et financière est l’une des raisons de sa dépression. L’argent conditionne totalement sa vision de la réussite, et du bonheur, mais également son regard sur les autres.


P
aumée, Jasmine entend malgré tout refaire sa vie et trouver du travail. Elle se rend à San Francisco auprès de sa sœur  Ginger (Sally Hawkins), mère divorcée avec deux enfants. Blue Jasmine - Sally Hawkins et Andrew Dice ClayCelle-ci conserve une rancœur encore vive envers sa sœur et Hal. Quelques années auparavant, avec son ancien mari Augie (Andrew Dice Clay) ils avaient gagné 200 000 $ à la loterie, un gain qui aurait pu changer leur train de vie, mais Jasmine les a convaincus de confier cet argent à Hal pour faire fructifier lʼinvestissement et ils ont tout perdu.


Jasmine et Ginger sont diamétralement opposées, depuis toujours, et le fossé entre elles est parfois immense. Elles ont toutes les deux été adoptées, sans être nées des mêmes parents.

 

Ginger fréquente un mécanicien nommé Chili (Bobby Cannavale), que Jasmine méprise ouvertement mais Ginger lui rétorque quʼau moins lui, est honnête.


Si elle arbore toujours sa classe naturelle,
Jasmine est psychologiquement fragile et n’a aucune qualification lui permettant de trouver du travail. Rêvant de trouver un emploi comme décoratrice dʼintérieur, elle souhaite suivre une formation par internet mais doit dʼabord suivre des cours dʼinformatique, quʼelle tente péniblement de combiner avec un emploi de jour comme assistante administrative dʼun dentiste, le docteur Flicker (Michael Stuhlbarg).

 

Ce dernier lui faisant des avances de plus en plus pressantes, elle quitte son emploi.

 

Blue-Jasmine---Sally-Hawkins-et-Louis-C.K-gif

 

Sally Hawkins et Louis C.K.

 

Lors dʼune fête, Ginger a une aventure avec un autre homme, Al (Louis C.K.). Chili en est informé rapidement par des témoins oculaires et rompt violemment avec Ginger. Lorsque Ginger apprend quʼAl est marié et nʼest en réalité pas disponible, elle revient auprès de Chili.

 

Blue-Jasmine---Cate-Blanchett-et-Peter-Sarsgaard.gif

 

Cate Blanchett et Peter Sarsgaard

 

Jasmine fait la connaissance de Dwight (Peter Sarsgaard), un diplomate veuf attiré par sa beauté, son élégance et sa distinction. Il souhaite rencontrer une femme qui pourrait lʼaccompagner dans sa carrière diplomatique.

 

Sentant que ceci est une chance unique pour elle, Jasmine ment sur plusieurs détails de sa vie privée, avouant quʼelle exerce le métier de décoratrice dʼintérieur, quʼelle nʼa pas dʼenfant et que son ancien mari était un chirurgien mort dʼune crise cardiaque.

 

Blue-Jasmine---Peter-Sarsgaard-et-Cate-Blanchett.gifLeur idylle prend forme et Dwight espère lʼépouser très prochainement. Quelques temps après, alors quʼils se rendent à la bijouterie pour acheter la bague de mariage, ils croisent fortuitement Augie, qui révèle devant Dwight lʼexistence du fils de Jasmine et les escroqueries de son ancien mari Hal.

 

Dwight est bouleversé par les mensonges de Jasmine et rompt la promesse de mariage.

 

 

 

La scène finale voit Jasmine, errant de manière hagarde dans les rues de San Francisco, désemparée et parlant dans le vide.

 

Jasmine a toujours été plus choyée que sa sœur : "Jasmine a toujours dégagé quelque chose d’attirant. Elle était plus intelligente, plus jolie et plus élégante de naissance. Ginger s’est toujours vue comme l’enfant non désirée et non aimée – un peu comme la brebis galeuse", commente Sally Hawkins. Les deux femmes ont deux manières totalement différentes de voir la vie. Bien qu’elles ne soient pas très proches, Ginger répond présente lorsque Jasmine a besoin d’elle. "Ginger a vraiment un bon fond, même s’il y a une tension entre elles. En tant que sœur cadette, elle a toujours admiré Jasmine, et elle comprend que l’occasion se présente de renouer avec elle", ajoute la comédienne.

 

Mon opinion :

 

Woody Allen, revient aux États Unis et filme, une fois encore, l'opposition des classes sociales de New York à San Francisco. Il évite tous les clichés.  

 

La réussite du film tient-elle davantage à la sobriété de la réalisation, à un scénario parfaitement écrit, et légèrement inspiré par le rôle de Blanche DuBois dans lequel Cate Blanchett a déjà brillé au théâtre ?

 

Les dialogues fusent et frappent justes. Le montage est judicieux et la photographie signée Javier Aguirresarobe, participent aussi à cette réussite.

 

Mais le grand plus, reste l'incroyable prestation de sa principale interprète, Cate Blanchett. Elle est tout à fait remarquable dans chacune des péripéties que lui impose ce rôle. Cette grande actrice reste crédible de bout en bout. Ce n'est pas la première fois que le réalisateur offre des rôles sur mesure à ses actrices. Mais ici, il ouvre une voie royale au talent reconnu de Cate Blanchett et peut-être aussi, celle des récompenses suprêmes, pourquoi pas un Golden Globes suivi de l'Oscar.

 

Sally Hawkins, grande actrice déjà multi récompensée, pour d'autres rôles ne démérite pas face à Cate Blanchett.

 

À leurs côtés,  Bobby Cannavale, Alec Baldwin, Peter Sarsgaard et Michael Stuhlbarg offrent quelques moments savoureux. Blue Jasmine restera une pépite dans la filmographie de Woody Allen. 

 


 

 

Sources :

http://www.rtl.fr

http://www.imdb.com

http://www.allocine.fr

21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 22:00

 

Date de sortie 18 septembre 2013

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Behind-the-Candelabra---Affiche-copie-1.gif


Réalisé par Steven Soderbergh


Avec Michael Douglas, Matt Damon, Dan Aykroyd,

Scott Bakula, Debbie Reynolds, Rob Lowe, Paul Reiser, Garrett M. Brown

 

Titre original Behind the Candelabra


Genre Drame, Biopic


Production Américaine

 

 

Golden Globes 2014 :

 

- Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm Michael Douglas

- Meilleure mini-série ou meilleur téléfilm de Steven Soderbergh

 

 

Behind-the-Candelabra---Michael-Douglas.gifLe film ayant été jugé "trop gay" pour une projection en salles aux États-Unis, le long métrage de Steven Soderbergh, qui est pourtant un réalisateur reconnu aux États-Unis, n'a pas trouvé de distributeur sur le territoire américain, et a donc été diffusé fin mai sur la chaîne HBO, qui l'a produit.

 

 

Behind the Candelabra, y a réalisé une audience record pour une production de la chaîne. Plus de dix millions de télespectateurs l'auraient vu sur HBO, selon un chifre donné par Steven Soderbergh lors de son passage au dernier Festival de Deauville.

 

Le film narre les coulisses de la relation orageuse, entre Liberace et Scott Thorson.

 

De leur rencontre au Las Vegas Hilton à leur douloureuse rupture publique. Inspiré d’une histoire vraie et basé sur les mémoires de Scott Thorson qui raconte comment le couple va perdre pied en devenant accro à la drogue, à la vanité et à la paranoïa.

 

Le film aborde frontalement l'homosexualité. À l'époque, l'homosexualité des artistes célèbres était tenue secrète, leur image publique exigeait qu'ils soient hétérosexuels. Lorsque Scott Thorson réclama une pension au musicien après leur séparation, Liberace nia qu'il était gay et qu'il avait été son amant. Behind-the-Candelabra---Matt-Damon.gif"Je voulais faire un film qui (...) montre les progrès de l'espèce humaine, de notre pays, du monde entier, par rapport à cette question. Dans certains endroits, les unions entre personnes du même sexe sont aujourd'hui reconnues et admises. Être gay n'est plus autant stigmatisé", déclare le producteur Jerry Weintraub.

 

Plusieurs membres de l'équipe avaient rencontré Liberace de son vivant. Le producteur, Jerry Weintraub, invité plusieurs fois chez le musicien, raconte : "La Rolls-Royce que l'on voit sur scène dans le film était son bar. On entrait dans sa maison de Palm Springs par le garage, et on restait assis à l'arrière de la voiture pour siroter des cocktails. (...) C'était l'un des pianistes les plus doués de l'époque (...). Il revêtait ces incroyables costumes, entrait en scène et divertissait son public. Les gens adoraient ces spectacles grandioses".  

 

 

Michael Douglas a lui aussi croisé la route du héros qu'il incarne à l'écran : "Je l'ai vu brièvement deux ou trois fois quand mon père avait une maison à Palm Springs et que Liberace était voisin. (...) Il était très populaire à Las Vegas, mais c'est la télévision qui l'a fait connaître dans le monde entier". On voit Liberace à la télévision à partir de 1952 dans The Liberace Show. Les deux premières années de télévision lui auraient rapporté sept millions de dollars

 

Debbie Reynolds, qui joue Frances Liberace, la mère du pianiste, faisait quant à elle régulièrement partie des convives dans les soirées données par Liberace. À l'époque, il était l'artiste du show-business le mieux rémunéré au monde. Il cultivait une image très kitsch, autant sur scène que dans sa vie privée. Une de ses marques de fabrique était le candélabre.

 

Behind TheCandelabra - Debbie Reynolds

 

Debbie Reynolds

 

Le phénomène Liberace est presque essentiellement nord-américain. La bizarrerie  tient finalement plus à son public et à son entourage qu'à lui-même. Son public est constitué de mères de famille et de garçons sensibles et plus tard de mamies à teinture bleue. Dans les années 1950, il emmène sa propre mère en tournée et la présente sur scène. Un chroniqueur du Time parle à son sujet de "musique mammiste" : "C'est un grand petit garçon, avec sa surexcitation, son gentil sourire, sa voix nasale et sa façon naïve de s'exprimer. Et aussi un bon garçon qui ne jure pas, ne boit pas et n'abandonnerait jamais sa mère".

 

.    

 

C'est en s'exerçant dans les hôtels de luxe qu'il acquiert sa vraie réputation. En 1945, il se produit dans la même boîte qu' Ella Fitzerald au Ruban Bleu, la boîte à la mode.  Il affine son style, et Chicago l'adopte en 1947. Il a aussi développé sa propre émission télévisée: The Liberace Show, diffusée aux États-Unis à partir de 1952.

Il commence une carrière internationale à Cuba en 1956. La même année, il entreprend une tournée en Europe. En 1957, Liberace poursuit le Daily Mirror en Grande-Bretagne et un magazine américain pour diffamation. Ces journaux faisaient allusion à sa possible homosexualité. Liberace n'a jamais évoqué en public son amour pour les hommes et ne souhaitait pas que cette partie de sa vie privée soit révélée pour ne pas décevoir ses fans majoritairement féminines. Durant le procès, il a affirmé être hétérosexuel et remporté l'affaire.

 

Liberace était également un homme d'affaires redoutable. Il possédait une boutique d'antiquités à Beverly Hills, un restaurant à Las Vegas, une chaîne de motels, un centre d'achats et quelques autres entreprises.

Dans les années 1970 et 1980, il se produit à Las Vegas, au Hilton Hôtel et au lac Tahoe, où il est la principale attraction.

Il meurt du sida le 4 février 1987 après avoir refusé tout traitement et même de nommer la maladie. Au moment de son décès, il  possédait alors 13 villas à l’ameublement grotesque avec des salles de bains de marbre et d’or, imitées de décors de péplum, et une fortune estimée à 100 millions de dollars.

 

Ma vie avec Liberace marque le retour de Michael Douglas, sorti victorieux de sa bataille contre le cancer. Le comédien s’est montré bouleversé devant les journalistes lors de la conférence de presse du film au Festival de Cannes, très ému de s’être vu offrir un rôle d’une telle ampleur après son combat contre la maladie : "Ce rôle était un grand cadeau (...). Je serai éternellement reconnaissant à Steven, à Matt et à Jerry de m'avoir attendu", a-t-il notamment confié alors.

 

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Ma vie avec Liberace a remporté 3 Emmy Awards
lors de la  65ème édition 2013
 
- Meilleure mini-série ou téléfilm
Meilleur Acteur pour Michael Douglas dans une  une mini-série ou téléfilm
  Meilleure réalisation à Steven Soderbergh pour une mini-série ou un téléfilm
.

Synopsis

 

Avant Elvis, Elton John et Madonna, il y a eu Liberace : pianiste virtuose, artiste exubérant, bête de scène et des plateaux télévisés.

 

Liberace (Michael Douglas) affectionnait la démesure et cultivait l'excès, sur scène et hors scène.

 

Un jour de l'été 1977, le bel et jeune Scott Thorson (Matt Damon) pénétra dans sa loge et, malgré la différence d'âge et de milieu social, les deux hommes entamèrent une liaison secrète qui allait durer cinq ans.

 

Ma vie avec Liberace a été tourné à Las Vegas, à Palm Spring et à Los Angeles, dans des lieux authentiques, ayant fait partie de la vie de Liberace ou de son amant : son appartement à Los Angeles, le bureau de poste de West Hollywood où Scott Thorson a travaillé après leur séparation, l'église Our Lady of Solitude où eurent lieu les funérailles de Liberace, ou encore la scène et la salle d'exposition du Las Vegas Hilton où le musicien donnait son spectacle. Il en est de même pour plusieurs objets. C'est d'ailleurs le cas de la Rolls-Royce argentée conduite sur scène par Matt Damon, réellement utilisée à l'époque par Liberace lors de son show. Celle-ci, ainsi que de nombreux accessoires, ont été empruntés au Liberace Museum de Las Vegas, bien connu du producteur Jerry Weintraub .

 

Ellen Mirojnick a réalisé les costumes  du film. Pour reconstituer ces tenues, elle s'est en grande partie inspirée de ceux conservés au Liberace Museum. Les costumes originels étaient très lourds, du fait de leur composition en fourrures et en pierres incrustées. La costumière a donc testé une large gamme de matières et d'ornements, pour pouvoir en recréer de plus légers, et a fait appel aux plus grands spécialistes hollywoodiens pour la reproduction des innombrables bijoux.


Michael Douglas et Matt Damon  portent plus de 60 costumes dans le film !

.

    

 

Pour qu'ils retrouvent une atmosphère plus proche des celles des années 70-80, les principaux décors ont été soumis à transformation. L'appartement de l'artiste a été redécoré au goût de l'époque, beaucoup d'objets ayant véritablement appartenu à Liberace ont été dénichés dans des boutiques et chez des antiquaires. Le propriétaire actuel a fourni des photos qu'il avait conservées qui ont permis de récréer son aménagement le plus exactement possible. Le chef décorateur Howard Cummings et le producteur Jerry Weintraub ont également opéré des modifications dans la salle du Las Vegas Hilton, et pas des moindres : ils ont fait enlever les gradins actuels, afin de les remplacer par des tables et des banquettes. "Avec la salle entièrement refaite, on se croirait dans le Las Vegas de l'époque. Il ne s'agissait pas d'un petit spectacle, mais de l'univers entier de Liberace", déclare Howard Cummings.

 

Liberace avait une véritable collection de pianos. Tous ceux présents dans le film lui ont appartenu. Il possédait, notamment, deux pianos assortis, qui ont été dégroupés à sa mort, l'un étant conservé au Liberace Museum, l'autre à la salle d'exposition des pianos Baldwin. Ces deux instruments très atypiques ont été à nouveau réunis pour les besoins du film, après trente longues années de séparation, afin de pouvoir tourner la séquence du numéro des "Deux Pianos".

 

Ci-dessous une prestation de Liberace.

 

 

Mon opinion :
 

Les frileux producteurs de films américains ont permis à une chaîne de télévision de financer ce "dernier" film de Steven Soderbergh.

 

Bravo HBO Films, qui n'en est pas ici à son premier coup d'éclat ! Je pense notamment à "Elephant" réalisé par Gus Van Sant.

 

Le réalisateur, de "Ma vie avec Liberace", déjà récompensé par la Palme d'or en 1989 avec "Sexe Mensonges et vidéo" était une nouvelle fois présent au dernier Festival de Cannes. Cette seule sélection vaut déjà pour récompense.

 

Le film est un savoureux mélange de bling-bling d'hier, à côté duquel celui d'aujourd'hui fait pâle figure. Des décors aux costumes tout brille de mille feux. Trop voyant pour être vrai, trop époustouflant pour ne pas y deviner une triste réalité. Celle d'un homme qui a joué toute sa vie à cacher ce qu'il était réellement. Un gay.

 

Le scénario évite tous les clichés. Le film est à la fois envoûtant, redoutable, parfois monstrueux, et démontre rapidement l'hypocrisie de la société qui se refuse d'accepter ce qu'elle paie pour regarder, applaudir, voire envier.

 

Une autre belle démonstration,  le gouffre, qui existe bel et bien entre les paillettes de la scène, et la vie privée, ici filmée dans des décors au "kitch palacial". Être aimé pour soi même ou pour les avantages procurés par une liaison qui devait rester cachée ?

 

Michael Douglas est fascinant, tout à fait exceptionnel. Entre amour, mensonges, une certaine générosité et une solitude absolue, il incarne toutes les facettes de ce personnage avec une grande finesse.

 

Face à lui Matt Damon peut surprendre par un jeu tout en subtilité, et retenue.

 

Un beau face à face pour deux excellents acteurs, aux côtés desquels, Rob Lowe, Debbie Reynolds, Paul Reiser ou encore Scott Bakula, participent également à cette parfaite reconstitution d'un certain "entertainment américain" des années 70.

 

Nul doute que Liberace qui fit tout de son vivant, pour rester dans la mémoire collective, aura gagné son pari grâce à cet excellent film de Steven Soderbergh.   

 

 

 

Sources :

http://www.imdb.com

http://cinema.nouvelobs.com

http://www.liberation.fr

http://fr.wikipedia.org

http://www.allocine.fr

18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 18:30

 

Date de sortie 18 septembre 2013

 

Elle-s-en-va---Affiche.gif


Réalisé par Emmanuelle Bercot


Avec Catherine Deneuve

 

Emmanuelle Bercot a fait le choix de prendre des personnes qui ne sont pas acteurs pour les rencontres que croise son héroïne sur sa route : "Ce sont tous des personnages "ordinaires" au sens noble du terme, même si parfois je force un tout petit peu le trait parce qu’il faut faire exister chaque personnage en très peu de temps." Ils donnent la réplique à Catherine Deneuve qu’ils n’avaient jamais vu de leur vie. "Leur émerveillement était fabuleux. Et très émouvant à voir", confie la réalisatrice.

 

 

Claude Gensac, Hafsia Herzi et Mylène Demongeot sont les seules actrices professionnelles du film… Leurs personnages appartiennent à la jeunesse de Bettie, ou à sa vie d’avant sa "fugue". Lorsqu’elle part, l’horizon change de couleur.

 

Avec Camille, Nemo Schiffman, Gérard Garouste, Paul Hamy,

 

Genre Comédie dramatique


Production Française

 

Catherine-Deneuve---Elle-s-en-va.gif

 

Synopsis

 

Nous sommes en Bretagne.

 

Bettie (Catherine Deneuve), veuve et portant élégamment la soixantaine se voit soudain abandonnée par son amant, un industriel qui lui promet depuis toujours de divorcer pour l'épouser. Elle apprend qu'il vient de le faire, mais pour se marier avec une jeune femme enceinte.


Tout s'effondre autour d'elle. De plus, son restaurant est en péril économique, sa banque la menace de faillite.

 

Elle a longtemps vécu dans une sorte de routine en reprenant le restaurant qui appartenait à ses parents pour perpétrer la tradition. C’est un établissement qui a une certain réputation, la cuisine est bonne, donc on continue parce qu’il faut vivre. 

 

Au lendemain de ces mauvaises nouvelles, alors que c'est le coup de feu de midi, Bettie, se prend le bec avec sa mère (Claude Gensac), claque la porte et  quitte soudainement le restaurant sous le prétexte d'aller acheter des cigarettes. Elle bougonne, exactement comme quand elle avait 14 ans. Sur la fenêtre de sa chambre, reste encore un vieil autocollant de Mike Brant qui refuse de se décoller. Bettie est tout le contraire d'une femme résignée. Elle prend sa voiture, croyant faire le tour du pâté de maison. Ce sera une échappée.  


Que faire de sa vie ? À 60 ans les choses se compliquent. Une certaine routine tente de s'imposer. Il faut la fuir. Échapper à la sclérose.

 

Mais au lieu de revenir, elle part à l'aventure sur les routes. Des rencontres la ramènent à son passé, comme en Savoie où elle retrouve l'ex “Miss Bocage normand” qu'elle a connue autrefois en concourant en tant que “Miss Bretagne” pour le titre de Miss France 1969.


Elle va également retrouver son petit fils qu’elle connaît à peine.

 

À l'issue de ses déambulations, Bettie, régénérée, reprend sa route, ayant retrouvé de nouveau l'envie de vivre…


Son horizon semble s’élargir à l’infini.

 

Elle-s-en-va---Catherine-Deneuve.gif

 

C’est Catherine Deneuve qui a inspiré le film à la réalisatrice Emmanuelle Bercot, laquelle a conçu le personnage de Bettie sur mesure pour l'actrice : "J’ai vraiment écrit Elle s’en va pour elle, et Catherine a été mon moteur absolu tout au long de l’aventure de ce film. Comme beaucoup de gens de ma génération, Catherine fait partie de ma vie – il n’y a pas une époque où je n’ai pas été marquée par elle, au travers de ses films."


En dehors de son envie de faire un film avec Catherine Deneuve, le but de Elle s'en va est de mettre en avant une sexagénaire de caractère et indépendante : "On parle peu des relations mères-filles à cet âge de la vie et, lorsqu’on les évoque, c’est généralement pour montrer un adulte confronté à la dépendance d’une personne âgée. Dans le cas de Bettie, c’est encore la mère qui a le dessus. Une mère excessive, très envahissante et dont elle doit se libérer. J’aimais l’idée qu’à soixante ans, elle soit retournée vivre avec elle, qu’elle soit en quelque sorte sous sa coupe."

 

Selon la réalisatrice : "À trente ou quarante ans, on se dit qu’il est assez facile de changer de vie; à soixante, ça doit être plus difficile : il s’ouvre moins de portes, l’étendue des possibles est réduite. Depuis toute petite, l’âge est un sujet qui m’angoisse. Et, jusqu’à ce film, je n’étais pas très optimiste sur cette question. Elle s’en va répond à cette inquiétude. Je l’ai probablement écrit autant pour me rassurer que pour donner de l’espoir à ceux qui n’en auraient pas."

 


Au-delà du road movie, Elle s’en va est un formidable hommage à la filmographie de Catherine Deneuve, bourré de références à François Truffaut, André Téchiné, François Dupeyron avec Drôle d’endroit pour une rencontre , entre autres.
 

Toute la filmographie de Catherine Deneuve ... Cliquez ICI

 

Emmanuelle Bercot reconnait ces références cinématographiques : "Je le vois maintenant, mais ce n’est absolument pas prémédité. Cependant, il est évident, qu’inconsciemment, je suis marquée par l’image que j’ai d’elle dans ses films. En tournant Elle s’en va, j’ai le sentiment d’avoir plutôt capté des traits de sa personnalité qui m’impressionnent et qu’on connait peut être moins d’elle : sa puissance de vie exceptionnelle, sa curiosité, sa joie de vivre, son goût du rire, son humour. Teintés de cette poignante mélancolie qu’on lui connaît. Au delà de l’actrice, que j’admire, il y a sa personne, la femme qu’elle est, que j’aime. Et c’est tout autant cela qui m’a donné si envie de la filmer. D’ailleurs, je n’en reviens toujours pas d’avoir fait un film avec elle ! D’avoir eu cette chance. C’est une immense rencontre, pour moi."

 

Il s’agit du tout premier film dans lequel joue le jeune Nemo Schiffman, dans le rôle de Charly. Dans la vie, il est le fils d’Emmanuelle Bercot, et de Guillaume Schiffman, le directeur de la photographie. C’est sa fascination pour cette actrice emblématique que la cinéaste a décidé d’introduire ce personnage de petit-fils dans les pattes de Catherine. "Je pourrais venir sur le tournage ?" , m’a-t-il demandé lorsqu’il a appris que j’écrivais pour elle,  

 

"Mon rêve, c’est de serrer Catherine Deneuve dans mes bras !".

 

Alors j’ai d’abord pensé écrire une petite scène pour lui, où il la serrerait dans ses bras, et, de fil en aiguille, le personnage du petit garçon est devenu un élément à part entière du scénario."

 

Elle-s-en-va---Catherine-Deneuve-.gif


Le personnage de Bettie prend le prétexte d’aller chercher des cigarettes pour partir, un motif comique qui pourrait s'attirer les foudres du comité de la loi Evin : "On sent qu’elle est capable de tout pour en trouver. Je pense que la ligue anti-tabac ne va pas aimer. Elle fait vraiment l’apologie de la cigarette !"

 

Catherine Deneuve dans ECLECTIK émission de Rébecca Manzoni

Dimanche 15 septembre 2013 sur France Inter. Cliquez ICI !


Un passage émouvant du film se centre sur la rencontre entre Bettie et un vieil homme : "Ce vieux monsieur ne comprenait pas tout, mais lorsqu’il s’est mis à parler, c’était bouleversant. Je connaissais par Emmanuelle l’histoire de sa fiancée, morte très jeune d’une tuberculose et qui lui avait fait promettre de ne jamais se marier. Je lui ai posé des questions sur sa vie et il s’est mis à se raconter. Dans cette scène, il ne me regarde même pas, il est dans le passé, ailleurs, avec ses mains tellement pleines d’arthrite qu’il peut à peine rouler sa cigarette. On voit ses doigts gourds, c’est une scène inouïe ; un moment dont je me souviendrai toute ma vie", se souvient Catherine Deneuve. Avant de continuer : "J’ai voulu aller voir où il vivait : c’est incroyable, c’est une ferme qui n’a pas dû bouger depuis deux cents ans. Le sol est en terre battue, il a dû posséder beaucoup de champs et avoir des ouvriers à son service. Maintenant, il n’y a plus personne, il est seul."

 

La réalisatrice s’est, en partie, inspirée du film de David Lynch, Une histoire vraie, dans lequel un vieil homme parcourt un périple de plus de 500 km sur une tondeuse à gazon, son seul moyen de locomotion, afin de retrouver son frère qu’il n’a pas vu depuis 10 ans.

Le film a été tourné en 2012, principalement en Bretagne. Emmanuelle Bercot raconte  "On a tourné dans des conditions d’urgence que ni Catherine, ni beaucoup des techniciens, n’avaient connues jusque-là. Plus, la contrainte des décors qui changeaient sans cesse – il y en avait 65; et les contraintes liées au travail avec des comédiens non professionnels qui n’ont aucun repère et aucun mode d’emploi. Leur présence imposait un dispositif particulier : impensable, par exemple, de tourner en plans séquence ! Tout allait si vite qu’il est arrivé qu’on ne prenne même pas le temps de répéter avec Catherine. Elle me demandait : "On ne répète pas ?". Je hurlais : "Non ! Mettez-vous là ! Il faut y aller !".

 

Elle-s-en-va---Catherine-Deneuve-copie-1.gif 


En raison d’un budget minimum, Emmanuelle Bercot a dû sacrifier des plans qui ont alors amputé le film de scènes sur le paysage ou de Catherine Deneuve au volant de sa voiture : "Faute d’avoir dû faire l’économie de ces "moments" typiques des road movies lorsqu’il a fallu réduire le coût du film, et je le regrette. Ainsi, c’est plutôt à travers la variété des rencontres qu’elle fait qu’on retrouve les schémas du road movie."

Catherine Deneuve au sujet de réalisatrice "Elle est très stimulante et très présente. Elle est vraiment DANS le moment, au cœur de la scène, on sent son regard sur soi quand on tourne. Emmanuelle est quelqu’un qui impulse quelque chose de très physique. Son film est d’ailleurs très physique. Chaque plan nécessitait de notre part une remobilisation entière. Pas question de se dire :"Ah, ça fait déjà trois heures qu’on tourne, on fait une pause." Avec elle, c’est "Non, non, allez, on continue." C’est parfois cette force au début des scènes qui manque au cinéma français. Je reproche aux Américains de parler trop fort dans la vie, mais dans leurs films, on sent que ça jaillit. Et il fallait cette force dans Elle s’en va. Plus le temps passe, plus je crois en la puissance de l’énergie au cinéma."

 

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Bettie ne quitte pratiquement jamais les habits qu’elle porte au moment de son départ. Catherine Deneuve s'explique sur cette décision conjointe concernant les costumes de Pascaline Chavanne : "Emmanuelle et moi avons beaucoup discuté des vêtements et de la coiffure de Bettie. : On triche souvent avec les costumes - en France, on a un peu trop tendance à perdre le réalisme de vue - et j’aimais l’idée qu’on ne le fasse pas sur le film. Lorsqu’elle s’en va, Bettie est dans sa cuisine, il fallait qu’on comprenne l’instantanéité du moment. Elle ne prend pas la décision de partir : elle quitte son lieu de travail et elle part. Ce n’est pas la même chose. Elle n’a pratiquement rien sur elle. On a dû trouver des astuces. C’est une femme active : elle pouvait quand même avoir un cabas dans sa voiture avec deux ou trois trucs dedans; et comme on est en Bretagne, il paraissait crédible qu’elle ait un ciré et des bottes dans son coffre. Il fallait qu’on la sente un peu démunie et on a respecté cette continuité."

 

À noter, la présence de la chanteuse Camille. Bien qu’ayant déjà participé au tournage des Morsures de l’aube d’Antoine de Caunes en 2001, il s’agit, ici, de son premier rôle joué : "Fidèle à mon principe de faire jouer l’entourage familial de Bettie à des professionnels, j’ai d’abord cherché une comédienne pour interpréter Muriel. Mais je n’aimais pas l’idée qu’une actrice revienne dans le film lorsque Bettie est sur les routes et je ne trouvais pas non plus la singularité que j’imaginais pour ce rôle dans celles que j’avais rencontrées. J’ai alors pensé à Camille, pour son sens inouï du rythme et son débit de parole, indispensable pour la longue logorrhée du coup de fil à Bettie. Elle a accepté de passer des essais, et ça a été une évidence immédiate. Pour moi, elle est l’une des plus grandes artistes contemporaines", explique Emmanuelle Bercot.

 

Le tournage de Elle s'en va a eu lieu en 2012 et les extérieurs ont notamment été tournés en juin en Bretagne à Le Trévoux dans le Finistère et à La Roche-Bernard et Quistinic dans le Morbihan, mais aussi à Izieu dans l'Ain, ainsi qu'à Menthon-Saint-Bernard en Haute-Savoie.

 

Mon opinion :


 

Devant la caméra d'Emmanuelle Bercot, Catherine Deneuve démontre, une nouvelle fois et avec maestria, l'ampleur de son talent. Sans artifice aucun, elle incarne ici le rôle d'une ex miss Bretagne, je me souviens avec délices de La Reine Blanche réalisé par Jean-Loup Hubert, et plus précisément celui d'une femme qui ne veut plus étouffer dans le ronron d'une vie trop bien rangée.

 

Pas question de retraite comme dans le film de Marion Vernoux "Les Beaux jours". Mais davantage un appel vers le large, pour respirer, ne pas exploser et regarder ailleurs. Le scénario, spécialement écrit pour Catherine Deneuve, par la réalisatrice et Jérôme Tonnerre, lui colle à la peau.

 

Dans un entretien accordé à France Inter, l'actrice avouait, en parlant de ses mains, "Voyez, elles n’ont pas tenu que des mouchoirs de soie". Dans ce film encore moins qu'ailleurs. Point de filtre flatteur ou d'éclairages avantageux. Pas de costumes soignés ou de photo magnifiée pour mettre l'actrice en valeur.

 

Elle irradie par sa seule présence tout au long de ce film.

 

De beaux et nombreux décors sont autant de haltes pour des rencontres souvent étonnantes dans une France magnifique, celle qui se mérite quand on "prend le chemin des écoliers" pour reprendre l'expression de Catherine Deneuve relevé dans un entretien télévisé.

 

Un beau passage sur une aire d'autoroute et le souvenir de "Drôle d'endroit pour une rencontre" de François Dupeyron.

 

À ses côtés, et dans le rôle du petit-fils, le jeune Némo Schifman est étonnant. Le scénario fait que son caractère ressemble étrangement à celui de sa grand-mère. Souvent attendrissant, parfois irritant toujours en quête d'amour, il n'en reste pas moins juste et parfait.

 

La chanteuse Camille prouve dans une simple participation un certain talent d'actrice.

 

Jolie surprise de retrouver Claude Gensac et Mylène Demongeot dans deux belles participations. Valérie Lagrange, aussi comme l'indique le générique de fin. Grande réussite aussi que ces acteurs, non professionnels, qui donnent la réplique à Catherine Deneuve avec un incroyable naturel. Paul Hamy, Gérard Garouste, participent grandement à la réussite de ce film, aussi.

 

En donnant mon avis, au travers de ces lignes, je me rends compte de l'émotion qui reste bien prégnante. Puisque écrit pour Catherine Deneuve, je ne me pose même pas la question de savoir si le film m'aurait autant touché avec une autre actrice.

 

J'ai aimé les petites invraisemblances qui donnent encore plus de liberté à l'actrice. La fin aussi. Un joli message d'espoir.   

 

"Elle s'en va" est un film simple, sans esbroufe, sincère et touchant. Un très beau moment de cinéma.

Sources :

http://videos.arte.tv

http://www.unifrance.org

http://www.cinemovies.fr

http://www.allocine.fr

14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 20:30

 

Date de sortie 11 septembre 2013

 

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Réalisé par Michael Bay


Avec Mark Wahlberg, Dwayne Johnson, Ed Harris,

Anthony Mackie, Tony Shalhoub, Anthony Mackie, Bar Paly


Titre original Pain & Gain


Genre Action, Comédie


Production Américaine

 

Pain & Gain constituera certainement un projet à part dans la filmographie de Michael Bay. Non seulement parce que le budget n'est que de 26 millions de dollars (source IMDB) alors que le cinéaste est plus habitué aux blockbusters à trois chiffres, mais aussi parce qu'il délaisse ici un temps son goût immodéré pour l'action afin de présenter un dixième film à l'ossature différente, construite sur des faits réels, et qui interroge la propension d'une société à tout faire pour accéder au rêve américain.   

 

Pain & Gain se base sur un article de Pete Collins, journaliste au quotidien Miami New Times, qui relatait les sombres agissements d’un groupe de malfrats bodybuildés, le Sun Gym Gang, dont les exploits sanglants ont défrayé la chronique en Floride dans le milieu des années 1990. Entre octobre 1994 et juin 1995.

 

Deux d'entre eux, notamment, vont peu à peu glisser vers des activités criminelles, parmi lesquelles vols, extorsions et enlèvement, lequel tournera vraiment très mal.

 

Christopher Markus et Stephen McFeely  ont adapté le scénario.

 

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Anthony Mackie, Dwayne Johnson et Mark Wahlberg

 

"Nous avons bien failli ne pas mélanger humour et tragédie. Quand on lit les articles, on ne peut s’empêcher de se sentir malade. Dans le même temps, on ne peut s’empêcher de rire tellement leurs crimes ont été mal perpétrés. Notre travail, dans ce contexte, n’a été que de présenter ce qui s’est passé de la manière la plus franche possible, la folie de la situation apparaissant d’elle-même. Nous nous sommes concentrés sur ça, afin que le public comprenne intuitivement la logique tordue derrière ce que faisait le Sun Gym Gang, la comédie venant naturellement." confie Christopher Markus.

 

Relater ces événements permet aussi de dénoncer le système, comme l'observe Tony Shalhoub : "Ce film raconte (...) la perversion totale du rêve américain (...). Une partie du problème de nos vies dans un monde consumériste est qu’il est difficile de savoir quantifier le moment où l’on en a assez. Malheureusement, cette culture nous amène à nous comparer sans cesse à notre voisin (...)".

 

Mark Wahlberg, qui a lui-même été délinquant, en a fait l'expérience : "Quand j’étais gamin, j’ai beaucoup volé. Parfois, je m’en tirais. Parfois, je me faisais prendre. C’est pourquoi je pense être la bonne personne pour dire à quel point il est appréciable de posséder et de chérir des choses que l’on a durement acquises", confie-t-il.

 

Synopsis

 

À Miami, Daniel Lugo (Mark Wahlberg), est un coach sportif. La forme physique est la chose la plus importante qui soit. Mais son train de vie ne lui plaît plus. Il veut pouvoir vivre plus confortablement à l'instar de sa clientèle fortunée. Il prépare alors un plan pour dépouiller de tous ses biens un homme d’affaires qui vient régulièrement à la salle, Victor Kershaw (Tony Shalhoub) .

 

Pour se donner toutes les chances d'atteindre son but, il embarque avec lui deux complices, un ancien criminel, Paul Doyle (Dwayne Johnson) et son ami Adrian Doorbal (Anthony Mackie), tous deux aussi influençables qu’ambitieux.

 

Le gang du Sun Gym Gang, tous addicts aux stéroïdes, parvient à attraper Victor Kershaw pour lui faire signer un transfert d’argent. Après moult péripéties, celui-ci survit à la tentative de meurtre et engage le détective Ed Du Bois (Ed Harris) pour les traquer après l’échec du Département de Police de Miami.


No pain no gain s’inspire de l’histoire incroyable mais vraie, de ces trois kidnappeurs amateurs qui, à la recherche d’une vie meilleure, se retrouvent embarqués dans une série d’actes criminels qui dégénèrent rapidement…

 

Rien ne se déroule jamais comme prévu.

 

 

Habitant depuis plusieurs années Miami, seul Dwayne Johnson avait entendu parler de l'affaire du gang de bodybuilders les Sun Gym. Quant aux autres entités invités à participer au casting, elles ne crurent pas une seconde à la véracité du film.

 

Les principaux intéressés de l'histoire, Daniel Lugo et Adrian Doorbal, quant à eux, dorment toujours dans le couloir de la mort.

 

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  Daniel Lugo              Adrian Doorbal

 

Le personnage interprété par Dwayne Johnson, est en fait la synthèse de plusieurs des protagonistes de l'affaire du "Sun Gym Gang". "En effet, une multitude d’individus étaient impliqués dans cette série d’enlèvements et de meurtres, mais pour rendre le film plus fluide ce nombre a été réduit à trois personnages principaux. Ainsi, Paul Doyle est un mix de bon nombre d’esprits réunis dans un seul corps, ce qui, pour un acteur, était un sacré défi. Il m’a fallu générer ce personnage, le façonner, lui donner une âme", indique le comédien.

 

Mon opinion :

 

Le réalisateur et deux de ses principaux acteurs, Mark Wahlberg et Dwayne Johnson auraient accepté, selon certaines sources, de se "contenter" d'un pourcentage sur recettes en guise de cachet.

Jackpot pour eux trois si j'en crois les chiffres du box office américain.

 

 

Des rôles de composition donc, pour les deux acteurs qui dépassent, dans leurs rôles respectifs, la limite possible de la bêtise crasse.

 

La réalisation, d'une misogynie gênante, est colorée, bruyante et vulgaire. Le rêve américain en prend un sacré coup dans cette adaptation inspirée d'un fait divers macabre. Le scénario tiendrait sur le verso d'un timbre poste. Les dialogues, quant à eux, s'harmonisent parfaitement à la vulgarité de l'ensemble sous le ciel bleu de Miami, les bimbos ordinaires gonflées au botox, les voitures de luxe et autres villas au luxe tapageur, le tout assaisonné de cocaïne.

 

Bref, Michael Bay fait ce qu'il sait faire. Un film parfaitement amoral devant lequel faute de francs et grands éclats de rire, j'ai souri à plusieurs reprises. Sans culpabilité aucune, avec la satisfaction d'une place gratuite et une séance imposée.

 

Tout est tellement poussé, grossier, irréel, totalement indécent que le film, même si trop long, en devient presque jouissif. L'ensemble fonce à toute vitesse pour en mettre plein la vue et réveiller les moins réceptifs. Comme pour rappeler que le spectateur est toujours au cinéma, un texte apparait sur l'écran mentionnant "it's still a true story".Difficile d'y croire mais pourtant la réalité est bien là.

 

Le réalisateur affirme sa volonté dans son choix, ironique à souhait et dérision affirmée. 

 

Dwayne Johnson s'en tire plutôt bien et reste ce qu'il est depuis des années "The Rock" aux côtés duquel Mark Wahlberg semble bien petit ! Ed Harris, à l'inverse de ses partenaires, affirme son talent par un jeu tout en retenue.

 

Un îlot de calme perdu au milieu d'une tempête multicolore qui nous laisse abasourdi.

 

Sources :

http://petecollinswriter.com

http://www.imdb.com

http://www.cinemovies.fr

http://www.allocine.fr

12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 18:00

 

Date de sortie 11 septembre 2013

 

Lee Daniels' The Butler - Affiche


Réalisé par Lee Daniels

 

Le long métrage raconte l'histoire vraie de Eugene Allen, majordome de la Maison Blanche qui servit sous les mandats de huit présidents, décédé en 2010 à l'âge de 90 ans.

 

Dans la peau de ce personnage incroyable, rebaptisé dans le film Cecil Gaines, on retrouve l'immense acteur Forest Whitaker, détenteur d'un Oscar pour Le Dernier roi d'Ecosse.


Autour de lui, un casting quatre étoiles composé entre autres de :

 

Oprah Winfrey, Alan Rickman, Alex Pettyfer, Cuba Gooding Jr.,

Jane Fonda, David Oyelowo, John Cusack, Melissa Leo

Liev Schreiber, Terrence Howard, James Marsden, Vanessa Redgrave

Robin Williams, Lenny Kravitz, Nelsan Ellis


Titre original Lee Daniels' The Butler

 

Genre Biopic


Production Américaine

 

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Grand défenseur de la cause inhérente à la communauté afro-americaine à travers ses films, le réalisateur Lee Daniels a particulièrement tenu à faire partie du projet, poussé par la productrice  Laura Ziskin qui succomba d'un cancer pendant la production du film en juin 2011. C'est Pamela Oas Williams qui a repris le projet pour lui permettre de voir le jour.

 

Lee Daniels confesse : "Ce film permet de réfléchir à ce que la communauté noire a vécu, au cours des 50 dernières années, afin que des gens comme moi puissent obtenir le droit de vote. Cela transcende la division entre Noirs et Blancs, et j'y tenais, car au-delà du mouvement des droits civiques, le film parle des rapports entre un père et son fils. Le Majordome transcende le conflit entre communautés et dépasse même la seule histoire américaine : c'est un récit universel."

 

Synopsis

 

Thomas Westfall, un jeune propriétaire terrien (Alex Pettyfer) viole une de ses esclaves noires avant d’abattre le mari qui faisait mine de protester… Énervé qu’une esclave lui ait résisté, et mécontent qu’un noir puisse penser lui faire une réflexion. Mais très sûr de son (bon) droit… La déclaration d’intention est nette, précise, sans bavure.

 

"ce pays ne nous appartient pas, on ne fait qu’y travailler".

confesse le père au jeune héros du film.

 

Àgé de 15 ans le jeune Cecil Gaines (Aml Ameen), en quête d'un avenir meilleur, fuit, en 1926, le Sud des États-Unis, en proie à la tyrannie ségrégationniste. Tout en devenant un homme, il acquiert les compétences inestimables qui lui permettent d’atteindre une fonction très convoitée : majordome de la Maison-Blanche.

 

C'est là que Cecil (Forest Whitaker) devient, durant sept présidences, un témoin privilégié de son temps et des tractations qui ont lieu au sein du Bureau Ovale.

 

"Tu n'entends rien, tu ne vois rien, tu ne fais que servir",

lui ordonne le maître d'hôtel lors de son premier jour de travail à la Maison Blanche


À la maison, sa femme, Gloria (Oprah Winfrey), élève leurs deux fils. Louis (David Oyelowo) et Charlie, incarné par (Isaac White) à l'âge de 10 ans et  (Elijah Kelley) dans son adolescence. La famille jouit d'une existence confortable grâce au poste de Cecil. Pourtant, son engagement suscite des tensions dans son couple : Gloria s'éloigne de lui et les disputes avec l'un de ses fils, particulièrement anticonformiste, sont incessantes.


À travers le regard de Cecil Gaines, le film retrace l'évolution de la vie politique américaine et des relations entre communautés.

 

De l'assassinat du président Kennedy (James Marsden) et celle de Martin Luther King (Nelsan Ellis) au mouvement des "Black Panthers", de la guerre du Vietnam au scandale du Watergate, Cecil Gaines vit ces événements de l'intérieur, mais aussi en père de famille…

 

 

C'est à partir d'entretiens réalisés par le journaliste Will Haygood du Washington Post que le scénariste Danny Strong a écrit l'histoire du Majordome. À l'approche de l'élection de Barack Obama à la présidence, Will Haygood avait recherché un Afro-Américain ayant travaillé à la Maison Blanche pour témoigner de la période des mouvements du droit civique aux États-Unis.

 

Le Majordome tranche radicalement avec le reste de la filmographie de Lee Daniels. Pour le réalisateur, il était important de s'attacher à la véracité historique de la période traitée dans le film : "Je me suis rendu compte assez tôt que mon regard sur le monde n'est pas le même que celui de la plupart des gens. Il n'y a aucune scène à caractère sexuel, très peu d'injures ou de propos grossiers, et encore moins de violence, alors que nous traitons d'une période historique extrêmement violente. En tant que cinéaste, je devais donc faire preuve de retenue, et j'en suis très fier", explique alors Lee Daniels.

 

Magnifique Jane Fonda dans le rôle de Nancy Reagan !

 

 

 

 

Le Majordome est la traduction littérale du titre original "The Butler". Cependant, aux États-Unis, le film a été contraint de changer de titre pour Lee Daniels' The Butler après des différents avec Warner Bros. qui a engagé des poursuites judiciaires contre The Weinstein Company. La cause ? Un court-métrage muet de 1916 appartenant aux studios Warner s'appelle déjà "The Butler" et la compagnie craignait la confusion dans l'esprit des spectateurs. Ciné Obs vous en dit plus en cliqaunt ici !

 

 

Dans les coulisses de la Maison blanche, du majordome au président

Cliquez ICI !

 

 

 

Mon opinion :

 

Des abus pratiqués dans les plantations des champs de coton à l'élection de Barack Obama, vu dans le film comme une victoire enfin acquise, le chemin est long. Le film l'est tout autant. Peut-être un peu trop.

 

C'est dans la propre vie de ce majordome, qui fut au service des présidents des États Unis, d'Eisenhower à Ronald Reagan, que l'œuvre prend son envol nous entraînant avec brillance dans les "coulisses" de la Maison Blanche et de ses locataires successifs. L'idée est originale et permet quelques beaux moments de cinéma.

 

Toutefois le scénario a du mal à trouver la bonne voie et reste très démonstratif. Il s'emballe parfois, pour ralentir brusquement et redémarrer à la recherche de la bonne direction. De toute évidence il cherche à éviter les pièges et surtout le plus grand, tomber complètement dans une sombre démagogie. L'ensemble est malgré tout trop appuyé et insiste lourdement sur les années de lutte qui furent nécessaires à la population noire pour l'obtention des droits civiques. Rien de condamnable non plus à rappeler ce que fut (ce qui est encore aujourd’hui) la vie de ces femmes et de ces hommes pour une totale reconnaissance.

 

La plus grande réussite de ce film réside dans un casting sans aucune faille.

 

Du bref passage de Vanessa Redgrave à celui de Jane Fonda, l'ensemble des acteurs présents sont tous remarquables.

 

Femme aux engagements multiples, à la fois admirée, crainte et influente, Oprah Winfrey offre ici une magnifique interprétation de la drôlerie à l'émotion pure.

 

Forest Whitaker est dans Le Majordome ce qu'il a toujours été. Un grand et remarquable acteur.

 

Le film tombe dans les clous pour les oscars. Certes. Les passionnés de cinéma y trouveront une certaine image de l'histoire au travers d'un exceptionnel jeu d'acteurs convaincants.

 

 

 

Sources :

http://www.premiere.fr

http://www.imdb.com

http://cinema.nouvelobs.com

http://www.allocine.fr

 

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mais beaucoup s'échinent à la transformer

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