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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 13:00

 

Espelette - BlasonEspelette, est situé au pied des Pyrénées, en plein cœur du Pays Basque. À seulement vingt minutes de l'Océan.

 

Une situation privilégiée près de Biarritz, ou Saint Jean de Luz. Ou plus  encore, de Cambo les Bains et sa magnifique Villa Arnaga.

 

 

 

 

Le nom d’Espelette et le nom du château, dont l’étymologie signifie “lieu planté de buis” tirent leur nom d’une famille noble de Navarre où le buis abonde. Les barons d’Ezpeleta firent bâtir le château vers l’an 1000, et en furent maîtres jusqu’en 1707 après extinction de la branche familiale de France en 1694.


Espelette, village typique du Pays Basque a été élu "le plus coquet village" de France en 1922,  avant d'obtenir le diplôme de "Prestige de la France" en 1955.

 

Le village est dominé par le clocher de la très belle église Saint-Etienne, a l'allure d'une forteresse avec ses murs épais et ses contreforts. Son clocher-porche a été construit en 1627.

 

Espelette, ce n'est pas seulement un piment qui est venu mettre sa signature sur la cuisine basque mais également un très beau village niché au pied de la montagne aux rues serpentantes décorées du rouge éclatant des piments enfilés manuellement sur des cordes, fruit par fruit.

 

Également très fleuri, le village dégage une atmosphère réellement festive. Les maisons, très anciennes pour la plupart, sont magnifiques avec leurs boiseries vertes ou rouges. 

 

Depuis des siècles, dans chaque ferme, chaque maison, c'est le piment d'Espelette qui apporte une franche touche de gaîté.

 

Espelette

 

Les seigneurs d’Ezpeleta faisaient partie, dès le 11ème siècle, des plus puissants barons de Navarre.

 

Les Basques étaient de courageux marins.

 

Gonzalo de Percarteguy, marin de Gipuzkoa, a introduit le maïs en 1523 dans la vallée de la Nive. Avait-il ajouté quelques piments à son chargement ?

 

Bien adaptée au climat local apparenté à celui de ses origines, la culture du piment s'est propagée dans la majorité des fermes de la région. Au temps où les épices se vendaient à des prix fort élevés, le piment était utilisé en assaisonnement et pour la conservation des viandes.

 

Espelette-copie-1.gifUne légende en décide autrement et dit qu'il y a fort longtemps, un jour d'hiver, un voyageur affamé traversa le village. Un couple, malgré sa pauvreté, partagea avec lui l'abri de leur masure et leur maigre bouillon. L'étranger versa alors un peu d'une poudre rouge dans la soupe froide. La maison n'était pas chauffée par manque de bois, mais ils n'eurent pas froid et le repas fut délicieux grâce à cette poudre étrange. Avant de repartir sur la route, le visiteur laissa en remerciement quelques graines de piment à ses hôtes et leur en expliqua le mode de culture. Vrai ? Faux ? Il n'en reste pas moins vrai que le village d'Espelette reste célèbre grâce à son fameux piment de la variété Gorria.

 

Depuis, il fait partie de sa vie quotidienne. Les premières fleurs apparaissent en juin, les premiers fruits, trois semaines plus tard. La récolte s'effectue manuellement au fur et à mesure de la maturité de début août au 30 novembre, jusqu'aux premières gelées.

 

Cette variété locale présente une certaine hétérogénéité génétique qui lui confère sa rusticité. Plante annuelle herbacée, à croissance déterminée et port buissonnant, elle peut atteindre plus d'un mètre de hauteur. Chaque pied produit de 15 à 20 piments, soit 500 à 700 grammes de fruits. Traditionnellement cultivé dans cette région du Pays Basque depuis des temps très anciens, considéré comme faisant partie des poivres, le piment d'Espelette fut d'abord utilisé pour relever certaines recettes de chocolat, Bayonne étant, au XVIIème siècle, la première ville chocolatière du royaume.

 

Piment-d-Espelette.gif

 

C'est également à cette époque que le père Larramendy établit la relation entre le piper mina (poivre piquant) castillan, le pimenton espagnol, et le bipergorria (poivre rouge) basque qui désigne désormais la poudre de piment considérée comme une épice. Dès le XVIIIème siècle, les jambons du Pays Basque en sont recouverts avant le séchage.

 

Les piments récoltés rouges sont essuyés, triés puis calibrés. Ils seront ensuite utilisés frais ou mis sur des cordes pour un usage ultérieur ou encore séchés et broyés pour être vendus en petits bocaux. À maturité, dés le mois d'août, il doit être récolté presque entièrement rouge et finira de mûrir ensuite. Il atteint sa taille variant entre 7 et 14 cm en 3 semaines...

 

Espelette-copie-2.gifChaque année, le dernier week-end du mois d'octobre, donne lieu à la traditionnelle fête du piment d'Espelette. Cette année la fête s'est déroulée les 25 et 26 octobre 2014. Pendant la fête, on peut bien sûr acheter des piments et d'autres produits régionaux, mais aussi assister à des spectacles de danse basque, des concerts de musique traditionnelle, une messe, des défilés de bandas, des parties de pelote.

 

Il va de soi que c'est aussi un hymne à la gastronomie avec tous ces restaurants qui savent piquer votre curiosité et émerveiller votre palais.

 

Ce rassemblement, attirant autant de touristes que de régionaux, autour du produit local rassemble près de vingt mille personnes, à comparer aux mille huit cents habitants de la commune. 

 

"Le Piment d’Espelette se distingue par un subtil équilibre en délicatesse aromatique et force de caractère : l’expression des parfums évoquant la tomate, le pain grillé ou encore le foin séché associée à un piquant chaud sans agressivité en fait une épice d’exception qui le distingue des autres piments."

 

L'appellation d'origine piment d'Espelette est protégée par une AOC (protection nationale) depuis le 1er juin 2000 et depuis le 22 août 2002 par une AOP (protection européenne). Le condiment est un incontournable de la gastronomie basque.

 

Le terroir AOC, blotti contre le piémont pyrénéen autour d'Espelette, s'étend sur dix communes du Labourd (une des sept provinces du Pays Basque) et concerne seulement une centaine d'hectares, qui jouissent de températures douces en été, d'une pluviométrie unique en France à cette altitude et d'une brise naturelle créée par un relief tourmenté.

 

Ici, on parle de "caviar pourpre" depuis que le piment a obtenu l'AOC, devenant la seule épice jouissant de titre en France.

 

Sources :

http://www.paysenfrance.fr

http://www.espelette.fr

http://www.lepoint.fr

28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 20:00

 

 

Les couleurs éclatantes d'une ville thermale accrochée à la montagne.

 

 

Blason Bagnères-de Bigorre Bagnères-de-Bigorre, en occitan Banhèras de Bigòrra.

 


Bagnères-de-Bigorre est située au coeur des Hautes-Pyrénées,  à 550 mètres d'altitude, au pied du Pic du Midi et des légendaires cols d'Aspin  et du Tourmalet.

 

 

 

 

C'est la première station thermale du département. 

 

Bagnères-de-Bigorre et son architecture caractéristique des villes thermales est entourée d'un écrin de nature préservée. Cet environnement, dans lequel perdure une agriculture traditionnelle, réunit de multiples possibilités de découvertes à la fois sportives et familiales.

 

Station  thermale  par  excellence,  Bagnères-de-Bigorre  fut  aussi  du  milieu  du  XIXème  siècle jusqu’à ces dernières décennies,  une  capitale  industrielle. Un  important  patrimoine  souvent  monumental  s’est  développé : grandes façades d’hôtels  et  Casino,  allées,  parcs,  esplanades, promenades et routes thermales, marbrerie, filature et papeterie.  Des ouvrages  d’arts  liés  à  l’eau, ponts,  fontaines,  moulins démontrent une volonté commune de  tempérer  les  forces de  la  nature  sans  les  renier. 

 

La  ville  est  dotée  d’un  patrimoine  reconnu  à  travers  les  différentes  protections  au titre  des  Monuments  Historiques  et   d'un  tissu  urbain  riche  et  de  grande  qualité  architecturale. 

 

Des photos d'hier et d'aujourd'hui pour illustrer cette page sur Bagnères-de-Bigorre.

 

Bagneres-de-Bigorre-1.gif


Bagnères-de-Bigorre le 13 septembre 2014

   

Les origines de la ville remontent à l'an 28 avant Jésus-Christ. Les Romains découvrent les eaux chaudes, qui coulent du mont Olivet, très appréciées en tant qu'agent de désintoxication. Autour des thermes qui se construisent, une ville voit le jour. Les Romains exploitent l'eau dans un grand établissement thermal, pensant qu'elle a des vertus magiques que lui confèrent les nymphes. La cité romaine  s'étendait sur une surface au moins égale à la moitié de la ville actuelle. On y arrivait par le pont qui n'a pas changé de place. L'archéologie a permis de déduire que la cité romaine, détruite par un séisme, aurait été abandonnée vers 580.


L'un des rares vestiges de cette époque est un autel votif qui  orne aujourd'hui l'escalier des Grands Thermes et sur lequel  on peut lire : "À la personne divine d'Auguste, Secundus, fils  de Sembedo, a élevé cet autel au nom des habitants du Bourg des Eaux et au sien propre". C'est de cette dédicace qu'on a  déduit que Bagnères se nommait à cette époque Vicus Aquensis  (Ville des Eaux). Une devise qui pourrait être une mauvaise interprétation puisque certains historiens prêtent aussi à Bagnères le fameux nom d'Aquae Convenarum (la ville des Eaux de Convènes).

 

On a cru à l'effet miraculeux des eaux thermales du Moyen-Àge à la Renaissance. Les saints de l'Eglise catholique remplaceront les nymphes.

 

Bagneres-de-Bigorre.gif

À toutes les époques, le succès d'une station thermale dépend de l'opinion qu'en ont les usagers. Sa notoriété est d'autant plus grande qu'elle accueille des personnages importants. À la Renaissance, la passion de l'aristocratie et des intellectuels pour l'Antiquité a remis au goût du jour le thermalisme.

 

Au n° 5 de la rue du Vieux-Moulin,  la Maison Jeanne d'Albret a accueilli la reine au cours de séjours thermaux, pour faire soigner ses bronches fragiles en 1567 et 1571.

 

Son fils, Henri IV, revient avec sa femme, la Reine Margot, en 1581. Est-ce lors de son séjour à Bagnères-de-Bigorre que, dans la pensée du roi, émerge le projet de pourvoir à l’entretien des "bains et fontaines minérales du royaume pour la commodité et le soulagement de ceux qui cherchent guérison" ?

 

Michel de Montaigne, venu en cure en 1578, fait l'éloge de Bagnères dans ses Essais.

 

Au XVIIème siècle, les gouverneurs de provinces et quelques grandes familles nobles remplacent les souverains  béarnais. Bagnères-de-Bigorre reçoit par ailleurs, en 1675, le jeune duc du Maine, fils de Louis XIV et de madame de Montespan. Il est  accompagné de sa gouvernante, Madame de Maintenon. Le jeune prince revient en 1677 puis en 1681. La clientèle de la station reste la même au siècle des Lumières mais la Révolution met un terme à la fréquentation de la noblesse qui a fui le pays.

 

Sophie Cottin. Bas-relief à BagnèresSophie Cottin, femme de lettres, décrit en 1787 "une jolie petite ville bâtie en partie en marbre". Derrière la statue de la Muse bagnèraise, à même la colline, a été placé un bas relief sculté par Jean Escoula en 1909 représentant Sophie Cottin.

Cette jeune femme de lettre, qui vécu de 1770 à 1807, fit de longues cures aux thermes de Bagnères de Bigorre. Lors de l'un de ses séjours, elle y écrivit un de ses derniers romans intitulé: "Mathilde ou Mémoires tirées de l'Histoire des croisades". Sur ce bas-relief, elle est representée avec des écrits et une plume à la main.

 

 

La Duchesse d'Angoulème - Bas-relief sculté à Bagnères Marie Thérèse Charlotte de France, fille aînée de Louis XVI et de Marie-Antoinette, emprisonnée avec ses parents et son frère, est la seule à avoir survécue au massacre de la famille royale, pendant la révolution.  

Devenue Duchesse d'Angoulême de part son mariage avec son cousin, c'est elle qui a posé la première pierre des  "Thermes Marie Thérèse", ancêtre de l’établissement thermal actuel.  

Le bas-relief fut sculpté en 1920 par Desca.


 

Sous le Consulat et le Premier Empire, les aristocrates sont de retour à Bagnères. Ils se retrouvent autour de Ramond de Carbonnières, célèbre naturaliste ou du poète Evariste de Parny.

Au court de la première moitié du XIXème siècle, beaucoup d'artistes viennent prendre les eaux dans la ville. En 1825, Georges Sand, se rend à Bagnères-de-Bigorre. Sa plume évoque "une ville de plaisir avec des demeures opulentes, des attelages de luxe. Beaucoup de fêtes, de spectacles, de monde, de bruit".

 

En 1827, un modeste et jeune ébéniste, Adrien Lafargue, vient prendre les eaux à Bagnères-de-Bigorre. Il restera deux ans dans la ville avant d'assassiner sa maîtresse Thérèse Loncan. Stendhal se serait fortement inspiré d'Adrien Lafargue pour son personnage de Julien Sorel dans Le Rouge et le Noir. L'année précédant la parution du Rouge et le Noir, Stendhal publie "Promenades dans Rome" en 1829 : un livre épais sur ses voyages en Italie. En plein milieu du livre, sans rapport avec l'Italie, Stendhal rend compte d'une affaire ayant défrayé la chronique. Pendant une dizaine de pages, l'auteur décrit un procès aux Assises des Hautes-Pyrénées. Le titre du chapitre est sans équivoque : "Amour dans les classes inférieures".

 

À la fin du mois d'août 1838, Charles Baudelaire âgé alors de 17 ans va retrouver son beau-père, détesté le colonel Aupick qui fait une cure à Barèges. Des excursions à pied et à cheval l'entraînent à Bagnères-de-Bigorre, dans la vallée de Campan, au lac d'Escoubous. Il y écrit : "C'est un lieu de délice, le plus beau pays de France".

 

Situés au cœur de Bagnères-de-Bigorre, les Grands Thermes datent de la fin du XIXème et offrent une architecture classique de cette époque qui valorise de nobles matériaux tels que le marbre des Pyrénées.

 

Lamartine, le philosophe Hippolyte Taine, ou encore, le compositeur Gioacchino Rossini font également partie des célébrités qui fréquentent la station. En revanche, Prosper Mérimée n'appréciera pas la ville découverte en 1862 par mauvais temps, "pas très gaie ni vivante"

 

À cette période, nombreux visiteurs et curistes sont des nobles Espagnols. On remarque aussi le passage à Bagnères-de-Bigorre de curistes  allemands, suédois, russes et américains.

 

Après la Grande Guerre, la population thermale évolue. S'y ajoutent de plus en plus de touristes qui viennent  en automobile pour de courts séjours. Un peu en marge des lieux à la mode, Bagnères-de-Bigorre conserve le charme discret  des endroits où l'on vient se reposer. Dans les années 50, la possibilité pour les curistes de  voir leurs frais médicaux remboursés apporte de profonds  changements. Une nouvelle population de malades est accueillie.  Les cures se démocratisent. La ville reçoit également les handicapés moteurs au Centre de rééducation fonctionnelle à partir de 1954.

 

Bagnères de Bigorre 2.Bagneres-de-Bigorre---13-septembre-2014.gif

 

Bagnères-de-Bigorre le 13 septembre 2014

 

Bagneres-de-Bigorre-copie-1.gif.Bagnères de Bogorre le 13 septembre 2014

 

L'origine des eaux chaudes de Bagnères-de-Bigorre est étroitement liée à l'histoire de la chaîne pyrénéenne. L'eau thermale est de l'eau de pluie qui s'enfonce jusqu'à 1000 mètres sous le niveau de la ville en s'infiltrant dans des roches calcaires très perméables. Elle remonte ensuite à la surface par des couches imperméables argileuses. Au cours de cette migration qui dure plusieurs dizaines d'années, l'eau est canalisée par de gigantesques gouttières qui se sont formées en même temps que les Pyrénées.


Pendant son parcours, l'eau thermale se réchauffe de 3 °C  par 100 mètres d'enfoncement, dissolvant les sels minéraux des roches qu'elle traverse. C'est ainsi que les eaux de Bagnères-de-Bigorre sont sulfatées, calciques et magnésiennes. Leur température peut dépasser 50 °C. Autrefois, l'eau jaillissait un peu partout à l'ouest de la ville : dans la montagne, à travers la tourbière ou dans la vallée de l'Aygo Tébio, grâce à un système complexe de failles.

 

Aujourd'hui, 2 forages (Reine et Régina) pompent l'eau à 200 mètres de profondeur, ce qui lui assure un débit constant et la protège des pollutions superficielles.

 

À la différence des Alpes, les Pyrénées regorgent de sources thermales. Au royaume des eaux, Bagnères-de-Bigorre, possède un joyau rare : le centre thermoludique Aquensis. Une expérience spa conviviale qui a fait voler en éclats l’image un peu poussiéreuse du thermalisme.

 

En 2003, la réhabilitation des bâtiments XIXème de la grande époque thermale, pour y intégrer la monumentale architecture du centre Aquensis, Bagnères-de-Bigorre a fait le pari audacieux de développer la remise en forme non médicalisée.

 

Aquensis à Bagnères de BigorreAu cœur du centre, un grand bassin spectaculaire de 300 m2, alimenté en eau thermale, décline brumisations chaudes et froides, rideau d’eau, cols de cygne, alvéoles avec remous, jets et autres nages à contre courant. Juste à côté, une grande piscine pourvue de lits à bulles et de haut-parleurs immergés permet de suivre en douceur les cours d’aquagym.

 


Le décorateur toulousain Luc Demolombe a su théâtraliser les eaux avec talent. L’espace du grand bassin est un spectacle à lui seul : acoustique sophistiquée, sonorisation en reflet, projection d’images sur écran d’eau, jeux de faisceaux colorés sous l’eau… Le bien-être passe aussi par les yeux et les oreilles !

Aquensis-jacuzzis-a-Bagneres-de-Bigorre.gifTout a été réalisé sur mesure sur les plans de l’architecte par une société du cru. L’étonnante charpente arborescente en bois qui porte les terrasses solarium, le belvédère et le bassin de verre ont même été conçus pour résister aux secousses sismiques.

Et ce n’est pas tout…
Le luxueux Aquensis propose un hammam gigantesque, construit avec du marbre pyrénéen, une ligne de produits maison, élaborée à partir des herbes de montagne et une vue imprenable depuis les jacuzzis du dernier étage !

 

 

Aquensis, la cité des Eaux c’est 3500 m² entièrement dédiés à la Forme et au bien-être autour du plaisir hédoniste de l’eau. Le spa thermal de Bagnères-de-Bigorre est aujourd'hui un lieu à la fois ludique et magnifique, qui propose quantités de services pour le confort et le bienêtre de tous. Pour en savoir plus, cliquez ICI !

 

La-Muse-Bagneraise.gif

 

 

 

 

La Muse Bagnéraise, est une œuvre de Jean Escoula, sculpteur bagnérais né en 1851 et décédé en 1911. L'inauguration de la sculpture eut lieu le 5 septembre 1909. Cette sculpture est un don de l'État à la ville de Bagnères-de-Bigorre. Elle sera suivie entre 1910 et 1920 d'une série de bas-reliefs et médaillons. Juste derrière la muse se trouvaient d'anciennes baignoires thermales utilisées comme jardinières. Au dos de la Muse, un poème de Laurent Tailhade. La Muse symbolise en effet la déesse qui présida à l'éclosion des belles poésies des chantres des Pyrénées.

 

 

 

La-Jouvence.gif

 

La Jouvence (appelée aussi Buveuse d'eau) est un peu le symbole de Bagnères-de-Bigorre comme ville thermale. Située Place des Thermes, le modèle aurait été une belle Italienne. Elle est l'œuvre du sculpteur berrichon François-Emile Popineau et date probablement des années 1930.

 

On doit à ce même sculpteur une deuxième sculpture , La Bacchante, située près des anciens thermes de Salut, au fond du vallon. L’œuvre a remporté le Prix recherché Puvis de Chavanne en 1924. La ville de Paris souhaitait l’installer sur le Champ de Mars, mais c’est Bagnères-de-Bigorre qui rafla la mise !

 

La-Bacchante-a-Bagneres-de-Bigorre-copie-1.gif

 

Le vallon de Salut et le Bédat est un site classé depuis décembre 2007. Ce classement repose sur l'espoir de conserver et de mettre en valeur un ensemble pittoresque et historique d'une grande qualité. L'intérêt historique est principalement lié à l'activité thermale.

 

Ce parc du XVIIIéme siècle a été réaménagé en 1930 pour conduire aux thermes du Salut (aujourd'hui muséum et conservatoire). Implanté au creux d'un vallon romantique et frais, il est sillonné par une "serpentine", l'Aygo Tébio (l’eau tiède occitan). La température de l’eau oscille entre 17 et 24°C toute l’année. Vallon-du-Salut-13-septembre-2014.gifCette particularité, le long d’un parcours de 2 km, engendre une faune et une flore spécifiques.

Dans une partie où l’Aygo Tebio est canalisé, s’abrite une population de mollusques aquatiques unique au monde, le nérite des Pyrénées (neritina fluviatilis thermalis) qui ne vit que là.

 

Son développement est influencé par la température de l’eau et par la vitesse du courant. Beaucoup de travail reste à faire pour mieux connaître cette espèce endémique. On peut voir ce gastéropode sur les rochers; il ressemble à un grain de café et fait de 1 à 7 millimètres de long.

 

Vallon-du-Salut.gifLe massif du Bédat, qui culmine à 862 mètres d’altitude, offre des vues remarquables sur le parc thermal et sur le centre urbain de Bagnères-de-Bigorre. Ce massif, composé d’essences forestières variées, constitue pour la ville un écran végétal de qualité. Ses cavités souterraines et ses fontaines aménagées contribuent à son intérêt pittoresque.

 

En 1935 une grotte a été aménagée pour accueillir de nombreux spectacles ou manifestations diverses. Le 5 août 1923, la Comédie-Française vient donner la première représentation, devant 5.000 habitants de la ville.

 

À l’est du vallon de Salut, les allées Maintenon qui évoquent le séjour de Madame de Maintenon, forment un ensemble remarquable par leur caractère majestueux et leurs vastes proportions. Sur un linéaire de 895 mètres, ces allées, comprennent 571 arbres de 14 essences différentes, et sont incluses dans le site classé.

 

Autre composante paysagère de grand intérêt du vallon de Salut, côté ouest et à mi-versant des pentes du Monné, les allées Dramatiques. Celles-ci rappellent le souvenir des acteurs qui venaient en cure au parc thermal au XIXème siècle.

L'originalité de ces allées réside dans son alignement de hêtres, de châtaigniers et de chênes avec une vue splendide sur l'ensemble du site.

 

Vallon-du-Salut-copie-1.gif

 

 

Notons encore, les présences du tulipier de Virginie, ou celle du Ginkgo biloba, nommé aussi l'arbre aux quarante écus qui ne sont pas dues au hasard. En effet, la réputation des bains de  Bagnères-de-Bigorre faisait le tour du monde et les curistes qui avaient une résidence secondaire dans le quartier des thermes ontsouvent ramené des espèces endogènes de leur pays pour se sentir un peu chez eux.

 

Le Vallon de Salut demeure un lieu chargé d’histoire.

 

Les Bagnérais y sont très attachés. C’est aujourd’hui un but de promenade privilégié, tout autant pour les curistes, les touristes et tous les habitants de la région.

 

Bagnères de Bigorre - Vallon de Salut

 

Vallon de Salut - Reflets d'automne le 27 octobre 2014

 

Bagnères de Bigorre - Vallon de Salut 1

 

Sources :

http://www.ladepeche.fr - Muriel Guillin

http://www.salondulivre-pyreneen.fr

1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:31

 

Des escales entre Océan Atlantique et Méditérranée.

 

Un clic sur le blason ou la photo pour lire l'article.

 

 

Bayonne Blason-de-Bayonne

 

 

 

Biarritz---BlasonBiarritz

 

Saint Jean de Luz Blason-Saint-Jean-de-Luz

 

 

 

coeur (1)coeur (1) Cambo Les Bains - La Villa Arnaga coeur (1)coeur (1)

 

 

 

Espelette - BlasonEspelette

 

 

 

Écusson-de-PauPau 

 

 

Le Chemin d'Henri IV

 

 

 

Bagnères-de BigorreBlason Bagnères-de Bigorre

 

 


   Tarbes et son seul intérêt. Le Jardin Massey.Blason-Tarbes.gif

 

 

 

 

 

  Abbaye-de-l'Escaladieu-copie-7 Abbaye de l'Escaladieu

 

 

 

Incontournables.  Les magnifiques jardins de la Poterie Hillen.

 

Les-jardins-de-la-Poterie-Hillen---Affiche.gif

 

 

Et bien entendu La Magie du Comminges  en cliquant ICI.

 

 

Bossòst---Espagne Un très bel endroit en Espagne. Bossòst 

 

 

 

 

 

Haute-Garonne mais plus dans le Comminges !

 

 

  Toulouse Blason-de-Toulouse

 

 

 

 

Pyrenees-Ariegeoises-.gif En Ariège ... Pyrenees-Ariegeoises.gif

 

 

 

La magnifique ville de Saint LizierBlason-Saint-Lizier.gif

 

 

 

  Foix---Blason Foix

 

 

Mirepoix Mirepoix

 

 

 

 

 

Logo Marciac Un joli souvenir. le Festival de Marciac 2012

 

 

 

21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 20:30

Edmond Rostand naît le 1er avril 1868 dans une famille aisée de Marseille. Il est le fils de l'économiste Eugène Rostand, et l'arrière-petit-fils d'Alexis-Joseph Rostand.

En 1880, son père mène toute sa famille, Edmond, sa mère et ses deux cousines, dans la station thermale en vogue de Bagnères-de-Luchon.

 

Edmond-Rostand.gifLa famille d'Edmond Rostand a laissé une grande trace dans la bien nommée Reine des Pyrénées. Autour du parc, au numéro 10 du boulevard Edmond Rostand, se trouve la villa Julia, construite en 1880. C’est ici qu’Edmond Rostand passe l’été pendant les 22 premières années de sa vie et écrit les poèmes "Les Musardises". Son balcon de bois aurait inspiré l’auteur pour la célèbre scène du balcon dans Cyrano de Bergerac.  

 

C'est dans cette même station thermale et touristique qu'Edmond Rostand se lie d'amitié avec un homme de lettres luchonais, Henry de Gorsse avec lequel il partagea le goût pour la littérature.

 

Pour des raisons de santé 'Edmond Rostand quitte Luchon pour Cambo les Bains dans le pays Basque. Dans un courrier adressé à son ami Henry de Gorsse il écrit  

 

"Je ne reviendrai plus à Luchon car… j'y ai été trop heureux…".

 

Edmond Rostand poursuit ses études de droit à Paris, où il s'était inscrit au barreau sans y exercer et, après avoir un temps pensé à la diplomatie, il décide de se consacrer à la poésie.

Le 1er avril 1888, il fonde avec son ami Maurice Froyez le "Club des natifs du premier avril", dont les statuts stipulent que ses membres jouiront à vie du privilège d'entrer gratuitement dans tous les établissements publics, opéras, théâtres, champs de course et maisons closes, de pouvoir rire aux enterrements afin de les rendre moins sinistres, de bénéficier à leur naissance du parrainage du chef de l'État et, en outre, de se voir attribuer un appartement de fonction dans un des Palais nationaux, résidence pourvue de tout le confort souhaitable et d'une domesticité jeune, accorte et complaisante.
 

Dans le train pour Montréjeau, son père fait la rencontre de Madame Lee et de sa fille Rosemonde Gérard, et les invite à prendre le thé à la villa Julia. Le 8 avril 1890, Edmond Rostand épouse Rosemonde, poétesse elle aussi, dont Leconte de Lisle était le parrain, et Alexandre Dumas le tuteur.

Rosemonde et Edmond Rostand auront deux fils, Maurice en 1891 qui devint romancier et dramaturge et Jean né en 1894 quis sera  écrivain et biologiste..

Edmond Rostand quitte Rosemonde en 1915 pour son dernier amour, l'actrice Mary Marquet.

"La gloire qui fut celle de mon père, on ne peut l’imaginer aujourd’hui. On ne se rend plus compte de ce qu’a été sa célébrité. C’était une sorte de fétichisme" écrira son fils Jean.
 
À
l’âge de 29 ans, il est un poète encore peu connu. Les Romanesques ont été jouées à la Comédie Française le 21 mai 1894 et les années suivantes. Un an plus tard, il obtient un succès honorable avec La Princesse lointaine interprétée par Sarah Bernhardt, qui monte également en 1896 La Samaritaine. Mais personne ne soupçonne le talent épique que l'auteur va dévoiler avec sa nouvelle œuvre.

 

Le 27 décembre 1897, se donne au Théâtre de la Porte Saint Martin la première de Cyrano de Bergerac, la nouvelle pièce d’un jeune auteur, Edmond Rostand.
 
En cette soirée d’hiver, rien ne laisse présager le déferlement d’enthousiasme qui va suivre. L’ambiance est au doute. Edmond Rostand raconte plus tard "Je me souviendrai toujours que, la veille de Cyrano, un comédien sortant de la dernière répétition ayant rencontré un confrère qui l’interrogeait du regard, répondit laconiquement : "Noir".

 

En 1900, il connaît un nouveau succès avec L'Aiglon.

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L'Aiglon . Mise en scène en 1969 de Jacques Sereys au Théâtre du Châtelet

Avec Michel Le Royer.

 

L'Aiglon est présenté pour la première fois à Paris, au Théâtre Sarah Bernhardt, le 15 mars 1900. Edmond Rostand tombe malade après la première représentation de cette pièce. Mal remis d'une pleurésie il loue à Cambo la villa Etchegorria. Séduit par le lieu, riche de ses droits d'auteur, et dans le but de trouver un climat favorable à ses bronches, il parcourt, à pied où sur sa jument blanche Zénobide, l'emplacement idéal pour y construire sa demeure.

 

Il jette son dévolu sur une parcelle située sur une colline où serpente l'Arraga, dont il change une lettre pour baptiser sa villa, Arnaga. "Arraga" modifié en Arnaga par Rostand pour sa sonorité, signifie "eau qui coule sur les cailloux" en basque

 

C'est à Cambo les Bains que je voudrais vous entraîner aujourd'hui. Et plus précisemment dans les très beaux jardins et la magnifique maison, aujourd'hui musée.  

 

La Villa Arnaga.

 

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Le 20 juin 2014 - Façade est

 

 

Dans Vingt ans d’intimité avec Edmond Rostand, Paul Faure écrivit que

 

"Rostand ne savait pas que ce pays étrange ne se donne jamais de suite, qu’il vous prend peu à peu, vous enveloppe et de telle façon que, si on ne le quitte immédiatement, on ne le quitte plus du tout. Rostand allait subir l’ensorcellement de cette atmosphère, l’espèce de poison rapide qu’est le charme du Pays basque et que Cambo contient à fortes doses."

 

La construction d'Arnaga frappe par sa rapidité. Il n'aura fallu que 3 ans, de 1903 à 1906, pour que les idées se transforment en oeuvre de pierre. Edmond Rostand fait appel à l'architecte niçois Joseph-Albert Tournaire.

 

Edmond Rostand a pensé et dessiné lui-même les 40 pièces de la villa, sur près de 600 m2 au sol. La décoration intérieure de la maison de ses rêves ressemble à un somptueux décor de théâtre. Le style anglais, pour le hall, chinois pour le fumoir, ou encore Louis XVI. On retrouve dans la Villa Arnaga la patte de nombreux artistes. Une frise de Gaston La Touche illustrant un poème de Victor Hugo. Une peinture de Georges Delaw. Dans le boudoir de Rosemonde, un décor féérique de Jean Veber, une frise de 20m qui fait le tour de la pièce et représente des scènes de contes tels que Cendrillon.

 

La bibliothèque d’Edmond Rostand contenait plus de 15 000 volumes. Elle est décorée de deux toiles d’Hélène Dufau représentant des Baigneuses et L’Automne qui complètent l’allégorie de la nature, sculptée en bas-relief au linteau de la cheminée.

 

Des oeuvres d'art parsèment les différentes pièces. Des oeuvres originales, souvent en rapport avec des contes et le monde de l'imaginaire sont disséminés dans la villa. Entre autres, une horloge pas comme les autres, réalisée par le grand-père de Boris Vian, comportant 14 heures pour illustrer l'expression "chercher midi à quatorze heures".


Edmond Rostand et sa femme soignent le décor des pièces et l'ensemble du mobilier, jusqu'au plus infime détail.

 

Arnaga bénéfice dès sa construction, de l'électricité, de l'eau chaude à tous les étages, d'une salle d’hydrothérapie, d'un système de chauffage à air pulsé pour le plus grand confort en toutes saisons, de doubles fenêtres, et du téléphone. Autant de technologiques jusqu’alors inconnues dans la région.

Au-dessus de la porte d'entrée sont tracés ces mots :

 

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De style néobasque, Arnaga est inspirée des maisons rurales traditionnelles labourdines. Une maison labourdine est faite de torchis, avec des pans de bois apparents, peints le plus souvent en rouge brun. Son orientation traditionnelle est Est-Ouest, avec l’entrée à l’Est, pour se protéger des vents chargés de pluie provenant de l'océan à l’Ouest.

 

La maison d'Edmond Rostand ressemble à une maison typique du Pays basque. Elle ne l'est qu'en apparence. Inspirée de la ferme de la région, elle est l'une des toutes première création d'un nouveau courant architectural : le style néobasque. À l’aube du XXème siècle, un nouveau courant d’architecture se développe en France. Il  veut adapter les besoins modernes et les progrès techniques aux styles régionaux.

 

Arnaga en est un des premiers modèles. Inspirée des fermes basques du Labourd, elle reprend les éléments du bâti traditionnel qu’elle transforme pour former une riche demeure confortable et moderne. Faire entrer la nature dans les pièces, ouvrir de grandes baies de tous côtés, dessiner des loggias, des balcons destinés à "prendre l’air", tel est le nouveau programme de l’architecture néo-basque lié aux constructions balnéaires de la côte. Se produit alors ce que l’on nomme "le retournement de façade". En inversant l’axe de la maison, on obtient deux larges façades principales  ouvertes pour capter la lumière essentielle au bien-être. La maison, moins profonde, est inondée de lumière.

 

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Arnaga le 20 juin 2014

 

Le poète et son architecte Joseph-Albert Tournaire empruntent aux provinces basques voisines des éléments décoratifs qu’ils détournent. Ainsi les baies vitrées du Grand Hall reprendront l’arrondi des portes navarraises, tout comme les trois fenêtres cintrées du boudoir au premier étage sur la façade ouest. On les retrouvera, modèle largement reproduit, sur nombre de maisons néo-basques construites un peu plus tard, pour les estivants de la côte.

 

L’invention la plus significative d’Arnaga telle que l’ont voulue Edmond Rostand et son architecte Joseph-Albert Tournaire, reste néanmoins l’usage des pergolas, nombreuses autour de la maison et jusqu’au fond du jardin.

 

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Le 20 juin 2014. La pergola semble clôturer le jardin

mais ce n'est qu'un décor transparent ouvert sur l'horizon.

 

Véritables appendices de la maison, projetés dans les jardins comme des architectures végétales, elles révèlent un nouveau besoin de nature, un nouvel art de vivre que le courant néobasque développera tout au long du siècle.

 

De grandes quantités de matériaux sont acheminées de Bordeaux, Paris, Toulouse, et même d’Angleterre.  

 

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Le 20 juin 2014 - Façade est et ouest

 

Tous les moyens sont à sa disposition pour réaliser les désirs du Maître. L'architecte coordonne une armée d’ouvriers pour niveler le terrain, apporter la terre végétale pour les massifs, transplanter des arbres vieux de 30 ans.  

 

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Arnaga, "poème de pierre et de verdure", comme l’appelait Edmond Rostand, a des jardins à la française et à l’anglaise d’une rare élégance : conçus par lui-même et ses architectes, ils ne sont pas sans rappeler ceux de Versailles, toutes proportions gardées, bien sûr.

 

Face à l’orangerie, trois bustes veillent sur ce site enchanteur : ceux de trois géants de la littérature Cervantès, Shakespeare et Hugo que le maître des lieux appréciait tout particulièrement.

 

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Le coin des poètes. 20 juin 2014

 

Le treillage en bois du Coin des Poètes vient d'être recréé à l'identique.

Il avait disparu au cours des années 1950.

 

Edmond Rostand aimait ses jardins, comme le rappelait son épouse :
"c’est dans ce jardin dont il connaissait chaque sentier, chaque brin d’herbe, et chaque féérie, qu’il avait établi le monde de ses pensées, de ses projets et de ses espérances".

 

La féérie des multiples couleurs dans les jardins, finit par émerveiller. Véritable nchantement paysager tourné vers les montagnes basques et les Pyrénées. 15 hectares au total.

 

Côté soleil levant, on chemine dans le jardin à la française, entre bassins, miroirs d'eaux, reflets. On se prend à flâner quelques longues minutes sous la pergola fleurie.  Côté couchant, on est accueilli par le jardin à l'anglaise, alliant à la perfection verdure et courbes minérales.

 

Au fil du temps, le jardin à la française a subi des déformations, les allées se sont élargies au détriment des espaces engazonnés, les boules des topiaires se sont déformées. La campagne de restauration, étalée sur trois ans, cherche à redonner sa géométrie parfaite. Des éléments importants de sa décoration qui avaient disparu, broderies de buis, vasques en lierre, caisses de citronniers seront recréés.
Ce programme bénéficie

- du soutien financier de la DRAC Aquitaine,

- du Conseil Régional d'Aquitaine

- du Conseil Général des Pyrénées Atlantiques. 

 

 La maîtrise d'oeuvre est assurée par l'architecte paysagiste Françoise Phiquepal, spécialiste des jardins historiques. 

 

Les bâtiments et les jardins sont classés "Monument Historique" et "Jardin Remarquable", depuis peu "Maison des illustres" et bientôt "Arbres remarquables".

 

La première tranche a traité le grand parterre fleuri et l'entrée de la maison.
Les allées ont été redessinées pour reprendre précisément le plan d'origine d'après les plans de l'architecte d'Edmond Rostand, Albert Tournaire. Les éléments techniques sont passés en souterrain : fourreaux pour l'éclairage, drainage, arrosage. Le revêtement de surface répond aux exigences de circulation des personnes à mobilité réduite et à l’esthétique du jardin.

Les arbustes taillés, les topiaires, caractéristiques du jardin à la française ont été repris. Des formes en obus et des boules pour le grand parterre comme au temps de
d'Edmond Rostand. Des ornementations végétales avaient disparu de longue date. Elles ont été recréées à l’identique : les broderies de buis devant la terrasse du levant, les spirales de gazon, les vases métalliques recouverts de lierre.  Devant l’entrée, Rostand avait imaginé un motif végétal et minéral inspiré de l’Art nouveau. Les lignes de buis dessinent deux fleurs stylisées à quatre pétales.  Elles sont soulignées par des bandeaux de sable et de gazon.

Le retour de ces ornementations redonne l’image raffinée originale voulue et dessinée par Edmond Rostand. 

 

En 2013, l'entrée de la demeure et le grand parterre fleuri ont été restaurés.
L'année 2014 voit la rénovation des jardins d’Arnaga se terminer et porte essentiellement sur la seconde partie du jardin français : les secteurs du grand canal et du miroir d'eau. Les topiaires sont enlevées ainsi que les charmilles qui encadraient les bancs pour être remplacés par des sujets identiques aux originaux. Coté grand canal, les arbustes seront en cône au lieu des boules. Les parterres de gazons qui avaient rétréci sont redessinés. Le miroir d'eau sera à nouveau encadré un ruban de gazon.


L’allée d’arrivée à la maison a été totalement reprise. Les platanes malades ont été remplacés par des tilleuls comme à l’époque de Rostand. Dans quelques années, ils formeront un tunnel sombre au bout duquel apparaitra la façade blanche de la maison baignée de soleil. Les abords ont été végétalisés avec des centaines de nouveaux hortensias, de rhododendrons, de camélias.

 

Un an après la mort d’Edmond Rostand, survenue en 1918, la Villa Arnaga fut mise en vente. Rachetée en 1962 par la municipalité de Cambo-les-Bains, elle abrite depuis le Musée Edmond Rostand, créé en 1959 dans une salle de la mairie. Grâce à une bonne administration, Arnaga continue de vivre dans le respect de son créateur et de sa famille. De nombreuses animations y sont régulièrement proposées – visites guidées ou théâtralisées, concerts, conférences, et même un festival de théâtre avec des représentations des chefs-d’œuvre de Rostand.

 

Villa Arnaga

 

Pour une visite complète, cliquez sur le logo ci-dessus.

 

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Sources:

http://www.arnaga.com

1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 21:50

Si vous quittez le magnifique Comminges, ou si par chance vous y arrivez, je vous propose une halte dans un endroit d'une suprême beauté.

 

À Thermes-Magnoac, un petit village situé au sud de la France.

Dans la région de Midi-Pyrénées.  

 

Les jardins de la Poterie Hillen


Logo-Jardin-Remarquable.jpg Situés en pleine campagne au croisement exact du Gers, de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées, Les jardins de la Poterie Hillen ont obtenu le label Jardin remarquable attribué par le Ministère de la Culture et de la communication en 2010. Preuve, si tel en était besoin, que le végétal fait aussi partie intégrante de la culture.

 

 

Les jardins de la Poterie Hillen sont classés comme étant le 7ème plus beau jardin de France. C’est le seul jardin remarquable privé des Hautes-Pyrénées. Le seul autre bénéficiant de ce label est public et situé à Tarbes : Le jardin Massey.

 

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1er Juin 2014


Les jardins de la Poterie Hillen ont une superficie d'environ 4 hectares et demi. Ils sont aménagés sur plusieurs niveaux.


Un lieu de pleine nature, certes maîtrisée, mais dans lequel, le travail acharné des deux propriétaires, Renate et Lutz Hillen, se veut et reste invisible. Ce très bel écrin de verdure, de fleurs, de plantes aromatiques, de plans d'eau, confèrent à l'ensemble un côté féérique d'une belle élégance et invite au dépaysement, à la flânerie aussi.

 

Tout au long de la promenade, les jardins offrent, aux heureux visiteurs, quantités d'endroits variés avec tous un même point commun, une extrême beauté. Renate et Lutz ont, depuis l'achat en 1990, de la vieille ferme gasconne datant de 1741, créé un véritable paradis, au travers de plusieurs thèmes et ce, d'une façon toute personnelle. La maison a été construite en mottes d'argile et de terres locales.

 

Ils confient : "Au moment de l’acquisition, la propriété comptait sept arbres, deux chênes bicentenaires, un frêne bicentenaire, un magnifique maronnier et un sapin noble, Abies procera ou nobilis et pin sylvestris. Après des années d’exploitation agricole, il n’y avait quasiment plus de haies longeant les fossés, si bien que nous avons commencé à les reboiser avec des arbres et arbustes endémiques en 1991. Notre objectif était alors d’assurer la biodiversité pour que la flore, la faune et l’Homme puissent coexister en parfaite harmonie.

 

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Il nous tenait à cœur redonner au terrain son caractère, sa personnalité d’origine. Les années passèrent, nous avons commencé à accueillir des arbrisseaux, des plantes vivaces, des fleurs, des légumes et quelques fleurs sauvages dans notre jardin. Actuellement, le total des plantations effectuées par nos soins s’élève à plus de 12.000."

 

Quelques éléments remarquables du jardin.


- Deux Galeries réalisées par les propriétaires. Il s'agit là d'une construction en bois de châtaignier spécialement conçue pour conférer au jardin une apparence en trois dimensions tout en servant de tuteurs aux rosiers et plantes grimpantes. Les différentes pièces de la construction en bois sont encastrées les unes dans les autres (en mortaise). Elle est de fait autoporteuse. Les châtaigniers ont été abattus dans un bois voisinant et coupés sur place. En son centre, se trouve un potager de type médiéval avec chemins de galets.

 

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- Un bassin contemporain à l'image des anciens bassins français entièrement réalisés par les propriétaires et entouré par un lit d'ardoise et des plantations de graminées, euphorbes et buis. Ce magnifique ensemble mesure quinze mètres de long pour trois mètres de large.

 

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Les jardins de la Poterie Hillen 3.Les-jardins-de-la-Poterie-Hillen-4.gif

 

Tout au long de la visite, on remarquera également de grandes vasques d'un diamètre de deux mètres maximum. La forme de ces vasques est dynamique et paisible à la fois.

 

Le jardin possède un plan d'eau depuis 1741. Celui-ci a subi un léger agrandissement, et donne l'aspect d'un miroir dans lequel se reflètent les arbres avoisinants. Renate et Lutz Hillen ont introduit des plantes aquatiques de manière ciblée pour conserver son aspect particulier.

 

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Les propriétaires des jardins de la Poterie Hillen aménagent leur propriété au fil des saisons en incorporant des sculptures pour la plupart, ou de simples objets, qui confèrent une apparence nouvelle, mais aussi pour utiliser la nature à la fois comme cadre et matériau.

 

Renate et Lutz Hillen sont deux céramistes réputés.

Pour découvrir leurs créations, cliquez ICI !

ou encore ICI pour la décoration de jardins.


D'un jardin médiéval en s'attardant dans celui d'inspiration florentine, et bien d'autres encore, le parcours se savoure au beau milieu de senteurs qui embaument le site pour mieux en apprécier toutes les saveurs.

 

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La fontaine Italienne. 1er Juin 2014

 

La visite se continue avec  :

 

- Un chemin des herbes aromatiques et plantes médicinales biologique.
- Le jardin de fraîcheur.
- Le jardin du sud.
- Le jardin sauvage.
- Le jardin intime.

 

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- Le jardin gourmand de type médiéval biologique.
- Le parc du Nord.

(Avec des acer palmatum de collection, viburnum, fargesia, heuchera et hydrangea)
- Les jardins de 5 sens.

(Plantes aromatiques et plantes médicinales du monde)
- Le jardin exotique.

(Plus de 120 variétés des bambous, des palmiers, bananiers, fleurs et arbres exotiques.)
- Un potager biologique.
- Un chemin de plantes médicinales et un chemin d’herbes et fleurs sauvages.

 

Outre la chance de cette découverte et les longues marches indispensables pour admirer l'ensemble des jardins, la fatigue physique se trouve à son tour récompensée par une halte quasi obligatoire dans le salon de thé à nul autre pareil.

 

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Le cadre reste paradisiaque. Les produits servis proviennent du jardin, autant de gourmandises diverses et variées.

 

"Le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y céder. Résistez et votre âme se rend malade à force de languir ce qu'elle s'interdit." écrivait Oscar Wilde.  

 

J'adhère. Pâtisseries, sirops, glaces et confitures sont un vrai régal, le tout présenté avec  un goût et  un raffinement extrême.

 

Pour découvrir les "spécialités maison" ... cliquez ICI !

 

Vraiment pas tenté par la gourmandise ?

 

Un ameublement extérieur invite à se laisser bercer par la musique, la lecture, les jeux d'échecs ou plus simplement encore, la contemplation.

 

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Un lieu unique, rare et raffiné. Si pour certains "Le bonheur est dans le pré", la poésie est ici bien présente dans ces magnifiques Jardins de la Poterie Hillen. 

 

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Pour tous les détails indispensables pour la visite ... Cliquez ICI !

 


 

Sources :

http://www.france2.fr/emissions/le-jardin-prefere-des-francais

http://les-jardins-de-la-poterie-hillen.blogspot.fr
Hélène Dubarry- Pour.ladepeche.fr

 

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"Le bonheur est la chose la plus simple,

mais beaucoup s'échinent à la transformer

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