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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 14:00

 

Umberto D 

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Réalisé par Vittorio De Sica

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Avec Carlo Battisti, Maria-Pia Casilio, Lina Gennari,

Ileana Simova, Elena Rea, Memmo Carotenuto
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Production Italienne

 

Genre  Drame
 

Année de production : 1952

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Synopsis :

 

Dans les années 1950 en Italie, un professeur à la retraite, Umberto Domenico Ferrari (Carlo Battisti), ne parvient plus à subsister. Sa pension de fonctionnaire, il a été enseignant toute sa vie, est misérable.

 

Umberto D

 

 

 

Avec d'autres retraités aussi démunis que lui, il participe à une manifestation de protestation aussitôt dispersée par la police.

 

 

 

 

 

 

 

Umberto D. (cette lettre unique symbolise l'anonymat du personnage) habite, avec son chien Flike, une chambre meublée que lui loue une propriétaire aisée mais intraitable (Lina Gennari). Pour cela, il doit se démunir petit à petit de tout ce qui lui tient à cœur. Il se lie d'amitié avec la jeune bonne à tout faire de la maison (Maria-Pia Casilio), paysanne égarée dans la grande ville, enceinte d'un militaire dont elle ignore l'identité.

 

Umberto D

Accompagné de son chien, le vieillard passe ses journées à rassembler un peu d'argent pour payer les mois de loyer de retard que lui réclame sa logeuse... Malgré ses efforts, il ne parvient toujours pas à rembourser ses dettes. Il se prétend alors malade, et parvient à dormir gratuitement à l'hôpital.

 

 

 

 

De retour dans sa chambre, il s'aperçoit qu'elle est en train d'être transformée en salon et que son chien est absent. Il part à sa recherche et le retrouve dans un chenil proche. Umberto demande alors à ses connaissances de lui prêter de l'argent, mais toutes feignent d'être pressées. Ces refus obligent le vieil homme à envisager quelque chose de terrible pour lui, la mendicité. Mais un sursaut de respect humain l'empêche d'accepter l'aumône.

 

Ses anciens amis, indifférents à sa détresse parce que préoccupés de leurs propres problèmes, ne lui sont d'aucun secours.


Sans maudire, toujours correct et digne, Umberto D. finit par se résoudre au suicide. Debout entre les rails du chemin de fer, il attend le passage du train. Mais son chien Flike épouvanté, lui échappe des mains et, par là-même, lui sauve la vie.

Dans un jardin public, des enfants jouent insouciants et apparemment heureux. Umberto essaie, lui aussi de jouer avec son chien, devenu méfiant.

   
Une longue restauration

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Très abîmé, le négatif du film a fait l'objet d'une longue et très minutieuse restauration par la société italienne Mediaset, déjà à l'origine de la restauration du Jardin des Finzi-Contini du même réalisateur. Après plus d'une année de travail, le film, présenté dans une nouvelle copie, a été projeté à Milan, Rome et New York, en 1999.

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Quatrième collaboration

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Umberto D. marque la quatrième collaboration entre le réalisateur Vittorio De Sica et son scénariste Cesare Zavattini, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

 

Le duo avaient notamment travaillé ensemble sur Le Voleur de bicyclette, Sciuscia et Miracle a Milan, d'immense succès critiques et publiques.

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Tous les acteurs du film, y compris Carlo Battisti qui joue le rôle-titre, sont non professionnels.

 

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Un échec sans appel


Umberto D. a été un échec sans appel au box-office italien, bien que le film ait récolté d'élogieuses critiques dans le monde, ainsi que des récompenses, dont celle du Meilleur film de l'année, décerné par l'influent New York Film Critics Circle.

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L'une des raisons de son échec fut la violente campagne menée contre lui, et jusqu'à sa sortie, par le politicien et journaliste Giulio Andreotti, dans le quotidien Libertà, l'organe officiel du Parti Démocrate Italien, alors au pouvoir en place.

 

En 1949, Andreotti a été l’auteur d’une loi concernant l’industrie du divertissement, permettant de ralentir la pénétration du cinéma américain, tout en atténuant l’expression du néoréalisme en Italie. La loi Andreotti a établi des limites aux importations de films, des quotas sur les écrans, et a permis d’octroyer des prêts aux sociétés de production italiennes. Cependant, pour recevoir un prêt, un comité dépendant du gouvernement devait approuver le scénario, favorisant ainsi les films apolitiques, tandis que des licences d’exportation étaient refusés aux films susceptibles de donner une mauvaise image de l’Italie.

 

Cette loi a ainsi créé une censure en amont de la production en Italie.

 

Le film Umberto D, de Vittorio de Sica, qui dépeint la vie solitaire d’un retraité, était considéré comme un film dangereux par le comité à cause d’une scène d’ouverture montrant des policiers briser une manifestation de retraités, et de la scène finale montrant la tentative de suicide avortée d’Umberto.

 

Dans une lettre publique à Vittorio de Sica, Andreotti a fustigé le réalisateur pour son "misérable service rendu à la patrie".

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Les propos dénigrants d'Andreotti trouvèrent également écho au sein du tout puissant Parti Communiste Italien, tandis que le film se retrouvait privé de tout soutien financier du gouvernement.

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La fin du néo-réalisme


Vittorio De Sica avait délibérement choisi de réaliser les scènes d'intérieur en studio, rompant de fait avec la "charte" du néo-réalisme. En cela, Umberto D. marque la fin de la période néo-réaliste du cinéma italien, ouverte sept ans plus tôt avec Rome ville ouverte de Roberto Rosselini.

 

La production cinématographique italienne qui suivit Umberto D., évoluant au sein d'atmosphères beaucoup plus légères, avec des moeurs plus relâchées et des conditions de vie bien meilleures, valu à ce nouveau genre d'être qualifié de "néo-réalisme rose".

 

 

 

Pour visualiser un extrait du film ... Cliquez ICI !

 

Sources :

http://www.allocine.fr

http://fr.wikipedia.org

http://www.imdb.com

http://www.cineclubdecaen.com

 

Umbert D

Mon opinion

 

Quelques années après le remarquable Voleur de bicyclette, Vittorio de Sica et son scénariste Cesare Zavattini, choisissent pour ce film de mettre en lumière le destin d'un homme honnête seul et retraité, qui garde et impose comme seul trésor sa très grande dignité.

 

Cet homme, Humberto Domenico Ferrari, deviendra tout simplement Humberto D, comme pour appuyer, davantage encore, sur son immense solitude. Celle dont on ne se relève pas. Celle qui pousse à l'extrême. Isolement total d'un homme perdu dans un monde déshumanisé, orgueilleux et immoral.

 

Dès les premières images on ressent douloureusement le mépris auquel des retraités se trouvent obligés de faire face. Ils ne demandent rien de plus, que le droit de vivre dans la dignité. Étrange reflet que nous pouvons constater dans notre actualité.

 

Obligé de brader ses souvenirs pour tenter de subvenir à ses maigres besoins, mais en priorité à ceux de son chien, Flike, la triste vie Umberto D ne trouvera aucun appui chez les humains, à l'exception d'une jeune bonne à tout faire, toute aussi perdue que lui dans ce monde égoïste.

 

Un film noir et désespéré.

 

Un monde ou le paraître étouffe les plus démunis. Un environnement hostile et immoral dans lequel a dignité ne trouve plus sa place dans le regard de l'autre.

 

Le réalisateur a dédicacé ce film magnifique et bouleversant à son père.

 

Umberto D, un chef d'œuvre poignant de Vittorio de Sica. La simple histoire d'un homme seul qui trouvera un semblant de salut grâce à son chien, Flike.

29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 08:40

 

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Réalisé par Albert Lewin

 
Avec James Mason, Ava Gardner, Nigel Patrick,

Sheila Sim, Harold Warrender, Mario Cabré,

Marius Goring, John Laurie, Pamela Mason, Patricia Raine

 
Genre Drame, Romance


Coproduction Américaine, Britannique de 1951

  
Date de reprise 28 janvier 2015  en Version restaurée


Titre original Pandora and the Flying Dutchman

 

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Échec commercial à sa sortie, démoli par les critiques le qualifiant de prétentieux, Pandora aura gagné avec le temps son statut de chef-d’œuvre, pour demeurer aujourd’hui un des plus beau représentants du genre romanesque et considéré comme un classique du septième art.

 

La photo de Jack Cardiff au technicolor flamboyant qui magnifie

les décors ensoleillés de la cote espagnole, amplifie le coté fantastique

et iconise et rend irréele chaque apparition d'Ava Gardner. 

 

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Film mythique s’il en est, Pandora demeure encore aujourd’hui unique en son genre. Un des mariages les plus réussis entre sophistication intellectuelle, esthétique flamboyante et émotion à fleur de peau.
  

Pandora va propulser Ava Gardner au sommet et le mythe de cette Vénus descendue sur terre va rencontrer une autre légende : celle du Hollandais volant sur son Vaisseau fantôme. Ava Gardner, surnommée "le plus bel animal du monde" est définitivement consacrée par ce mélodrame onirique, où elle est filmée pour la première fois en couleurs, elle démontre son extraordinaire présence sur l'écran et sa beauté impériale illumine ce mythe éternel. Ava Gardner ne s’était jamais totalement sentie intégrée à Hollywood. C’est pendant le tournage de ce film qu’elle découvre pour la première fois l’Europe et tout particulièrement deux pays qui vont marquer sa carrière et sa vie privée pour toujours, l’Angleterre et l’Espagne.

 

Fascinée d’emblée par l’Espagne elle s’y installera pendant plusieurs années, à partir de décembre 1955.

 

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"L'amour se mesure à ce que l'on sacrifie pour lui"

 

Synopsis

 

À la fin de l'été 1930, un corps est retrouvé sur la côte espagnole. L'oncle Geoffrey raconte...


Pandora Reynolds (Ava Gardner) est une belle chanteuse américaine, adulée de tous. Mettant ses prétendants à l'épreuve, elle demande à Stephen Cameron (Nigel Patrick), un pilote automobile britannique, de jeter sa voiture du haut de la falaise. En échange, elle lui fait une promesse de mariage. Intriguée par un yacht appartenant à un certain Hendrick van der Zee (James Mason), elle s'y rend à la nage.

 

Pandora - Ava Gardner 6 

 

Ce dernier n'est autre que le Hollandais volant, un marin maudit condamné à naviguer éternellement qui n'est autorisé à vivre une vie humaine que six mois tous les sept ans.

 

À moins qu'une femme n'accepte de mourir par amour pour lui...

 

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Ava Gardner et James Mason

 

Le Hollandais Volant est l'un des plus célèbres spectres de l'histoire maritime.

 

Pandora - Ava GardnerSa légende remonte au 17ème siècle et parle d'un marin condamné à errer éternellement sur les mers sur son navire fantôme entouré d'un étrange halo rougeâtre, à moins qu'une femme n'accepte de mourir par amour pour lui. Plusieurs versions sont avancées concernant l'origine de cette malédiction : pour certains, le marin aurait passé un pacte avec le Diable et payerait ainsi le prix de sa richesse et de la rapidité de son bateau; pour d'autres, c'est en prenant la mer un vendredi saint que le Hollandais Volant s'attira les foudres de Dieu; enfin, la version la plus courante raconte le destin d'un marin qui, trop fier pour vouloir renoncer à affronter une terrible tempête, y survécut et s'attira la colère du Seigneur. Mythe ou réalité, Le Hollandais Volant aurait été aperçu à de nombreuses reprises à travers les siècles, condamnant à la mort le premier marin qui l'aperçoit...

 

Le réalisateur et scénariste Albert Lewin donne ici sa propre vision de ce personnage mythique. L’extrême richesse et la profondeur de l’histoire pourraient laisser croire que le script est adapté d’un livre, or il n’en est rien, vu que tout est issu de l’imagination d'Albert Lewin, profondément investi dans l’entreprise puisqu'ici scénariste, réalisateur et producteur, suite au refus de la MGM de participer au film. Réalisateur au parcours atypique, Albert Lewin a toujours été une figure à part dans le paysage de l’âge d’or Hollywoodien.

 

Pandora---Photo-1.jpgScénario original, Pandora poursuit cette voie ambitieuse mélangeant rien moins que le mythe grec de la boite de Pandore et celui nordique du Hollandais Volant, dans une version inspirée de la relecture qu’en fit Wagner pour son opéra Le Vaisseau fantôme, d’où son nom Van Der Zee, "De la mer" en néerlandais, le tout se déroulant dans le cadre moderne des années 30. On l’aura compris, nous naviguons là dans une atmosphère très sophistiquée et littéraire, soulignée par des dialogues pleins d’emphase, où l’on sent poindre un auteur se faisant une très haute idée de ce qu’il raconte, laissant craindre un récit pompeux et abscons.

 

Albert Lewin livre un spectacle embrasé par l’amour fou et la passion, où le fond et la forme se marient avec une magie rarement égalée. Le cadre de la côte espagnole donne une Pandora---Photo-2.jpgtonalité inédite à une forme de récit plus aisément associée au fantastique gothique anglo-saxon, apportant une ambiance sensuelle de désir toute latine et méditerranéenne. Cette ambiance est véhiculée par Ava Gardner; la boite de Pandore, c’est elle, et tous les personnages masculins fous d’amour pour elle viennent s’y perdre sans espoir de retour. Indifférente et cruelle au début de l’histoire, sa beauté va en s’embellissant au fur et à mesure que le film avance et qu’elle découvre enfin l’amour aux côtés du Hollandais Volant. Ce dernier est formidablement campé par un ténébreux James Mason, dans la lignée des héros de Albert Lewin, élégant, torturé et désabusé. L’alchimie entre les deux fonctionne idéalement, entre la passion ardente de l’une et la mélancolie de l’autre, avec à la clé le plus beau et poignant dilemme qui soit, le Hollandais ne pouvant se résoudre à demander à Pandora de mourir pour le sauver de sa malédiction.

 

Pandora---Photo-3.jpgRéputé pour demander à ses comédiens un nombre impressionnant de prises pour chaque scène, Albert Lewin fit honneur à sa réputation sur le tournage de Pandora, demandant lors de certaines séquences près de 100 prises ! D’où peut-être l’élégance et la fluidité de la mise en scène, dans laquelle tous les acteurs du drame se lovent avec une théâtralité retenue. Aux côtés d’Ava Gardner, James Mason, est l’énigme devenue réalité, la juste interprétation de l’homme "invisible", qu' Albert Lewin oppose avec brutalité, au matador qui se meurt également d’amour pour la belle Pandora. Mario Cabré, hispanique jusqu’au bout de ses rêves. Au point lui aussi d’en accepter le sacrifice ultime.

 

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Les relations entre Ava Gardner et l'Espagnol Mario Cabré, qui interprète son amant le torero Juan Montalvo dans Pandora, furent des plus difficiles. La comédienne, qui explique que le comédien a confondu son rôle avec la véritable vie et le décrit comme "beau, macho et tapageur", dut affronter son amour et ses réactions souvent exubérantes.

 

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Mario Cabré et Ava Gardner

 

La cause de cet enfer : elle se laissa aller et fit trop la fête avec lui un soir, et se réveilla dans sa chambre... Ainsi, l'imaginant comme "sienne" après cette soirée, Mario Cabré fanfaronna sur les plateaux, clamant qu'il avait remplacé Frank Sinatra dans le coeur de l'actrice. Une situation amusante au départ, qui devint rapidement insupportable et difficile à gérer. La situation resta des plus tendues jusqu'à la fin du tournage, après quoi Ava Gardner ne le revit plus jamais.

 

Ava Gardner devient une source d’inspiration pour Mario Cabré, le très éclectique acteur, poète et torero, qui lui consacra de nombreux vers et recueils de poésie, consternants selon certains.

 

 

Les producteurs britanniques du film le décrivaient comme "un brun authentique avec des yeux de toro". Ava Gardner, dans ses mémoires, l’estoque en quelques phrases cruelles. Mario, "un bel homme macho" mais "un emmerdeur espagnol", "un empoisonneur de première" qui faisait sa propre promotion, sur son dos, si on peut dire, et clamait haut et fort que Frank Sinatra, fiancé d’Ava à l'époque, ne sortirait pas d’Espagne vivant s’il s’avisait d’y venir.  

 

On a prêté à Mario Cabré d’innombrables maîtresses dont Irène Papas ou Yvonne de Carlo, qui tombera aussi dans le lit de Luis Miguel Dominguín, son rival sur la piste ou entre les draps.

 
Selon Ava Gardner, Albert Lewin a quitté de son propre chef la puissante MGM pour pouvoir diriger ce film non-commercial que les producteurs auraient refusé de financer. Toujours selon les propres dires de l'actrice, le réalisateur aurait demandé comme prime de départ le... prêt d'Ava Gardner, alors attachée au studio !

 
Pandora marque la seconde collaboration entre Ava Gardner et James Mason, après Ville haute, ville basse en 1949. Ils se donneront la réplique à deux autres reprises : dans Mayerling en 1968, et dans le téléfilm historique en plusieurs parties A.D. en 1985.

 

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James Mason                                             Mario Cabré

 
Pandora a été principalement tourné en Espagne, dans la petite ville de Tossa del Mar sur la Costa Brava. Certains extérieurs ont été filmés à Londres.
  

 

 

Sources :

http://www.allocine.fr

http://www.imdb.com

http://www.cinemastrikesback.com

http://www.iletaitunefoislecinema.com

http://www.toutlecine.com

http://ava-gardner.blogspot.fr

http://www.lheuredelasortie.com

http://www.liberation.fr

http://www.dvdclassik.com

Mon opinion

 

Voir et revoir.

 

La légende du Hollandais volant prend dans ce film toutes les couleurs d'un rêve magnifique. La photographie de Jack Cardiff se noie avec une certaine violence dans le bleu, le rouge sang, le vert, l'or, tout en voulant magnifier des décors intemporels.

 

Notre imaginaire s'envole dans un environnement qui, aujourd'hui, semble complètement désuet. Le jeu appuyé de certains acteurs peut faire sourire. Qu'importe.

 

Pour donner vie à ce mythe le réalisateur offre à Ava Gardner un écrin dans lequel chacune de ses apparitions la rend de plus en plus éblouissante. Celle qui fut dénommée "le plus bel animal du monde" retrouve le troublant regard de James Mason.

 

Un couple magnifique pour un film baroque, intemporel et inoubliable.

23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 17:45

   
Date de reprise 24 décembre 2014

 

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Réalisé par Frank Capra


Avec James Stewart, Donna Reed, Henry Travers,

Lionel Barrymore, Thomas Mitchell, Beulah Bondi

Frank Faylen, Gloria Grahame, Ward Bond, Todd Karns


Titre original It's a Wonderful Life


Genre Comédie dramatique


Production Américaine


Date de sortie 10 décembre 1947

 


La Vie est belle est le premier film produit par Liberty Films, la société de production créee par Frank Capra à la fin de la guerre. En effet, las de l'influence grandissante des studios hollywoodiens sur ses films, il pensait quitter les États-Unis pour produire des films en Grande-Bretagne. C'est alors que Sam Briskin, assistant d'Harry Cohn à la Columbia, lui suggera de créer sa propre société.


Dans son autobiographie, Frank Capra écrit : "La Vie est belle n'était fait ni pour les critiques blasés, ni pour les intellectuels fatigués. C'était mon type de film pour les gens que j'aime. Un film pour ceux qui se sentent la, abbatus et découragés. Un film pour les alcooliques, les drogués et les prostituées, pour ceux qui sont derrière les murs d'une prison ou des rideaux de fer. Un film pour leur dire qu'aucun homme n'est un raté".

 

Cette première production reçut un échec en demi-teinte auprès du public et fut éreinté par une partie de la critique qui lui reprocha principalement une mièvrerie trop envahissante ; le film ne sera réhabilité que bien des années plus tard et s'offre d'ailleurs une belle revanche en étant diffusé chaque année de l’autre coté de l’Atlantique pendant les fêtes de Noël.

 

Au terme du tournage, La Vie est belle devint une œuvre capitale dans le cœur de Frank Capra tant l’espoir qu’il misait sur le film était immense; il pensait purement et simplement que c’était le plus grand film qu’il ait jamais fait. Lorsque disparaît le générique inaugural, une neige blanche et poudreuse envahit l ‘écran; s’ensuit alors le plan d’un panneau nous indiquant que nous nous trouvons maintenant à Bedford Falls, ville que l’on ne quittera en aucune occasion tout au long de l’évocation de la vie de l’un de ses concitoyens.


Le film figure à la 20ème place du Top 100 de l'American Film Institute.

 

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Synopsis

 

Le film s’ouvre à la manière d’un conte de Noël et trouve sa construction dans un flash-back relatant l’existence de George Bailey (James Stewart), jeune homme un brin naïf empli d’un idéalisme à toute épreuve. 

 

Le rêve américain est ici transposé à travers les désirs d'évasion de Georges Bailey; le besoin de découverte qui l’anime rappelle celui des immigrants débarquant tout droit de Liberty Island, sa grande ambition étant en effet de poursuivre ses études d’architecture et devenir explorateur.

 

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En cette nuit de Noël 1945 dans la petite ville de Bedford Falls, de l'État de New York, tout le monde prie pour George Bailey éminent habitant de la ville.

 

De chaque foyer s'élève une prière. Les paroles murmurées avec ferveur concernent toutes le même homme, George Bailey, qu'elles proviennent de la bouche de son épouse, de ses enfants, de ses amis et collègues... et de manière générale de tous ceux qui tiennent à lui.

 

La-vie-est-belle---James-Stewart-jpg James Stewart


Le décès de son père ont obligé George Bailey à reprendre l'entreprise familiale de prêts à la construction, qui permet aux plus déshérités de se loger. Ayant renoncé à son rêve d'enfant de devenir explorateur, il a toujours consacré son énergie et son argent à l'amélioration des conditions de vie des habitants de la ville, en luttant contre le désir de puissance d'un homme d'affaires sans scrupules. 


Henry F. Potter (Lionel Barrymore), l’homme le plus riche de la ville, a toujours trouvé en la famille Bailey ses principaux rivaux qui ne cessent de semer des embûches sur le chemin qui le mène à son emprise totale sur la ville. Potter n’a pas hésité à placer la ville sous sa tutelle. Georges Bailey est également marqué par une forte volonté de s’enrichir mais ce dessein ne le pousse tout de même pas à rejeter toute vertu et il n’oublie pas de venir en aide aux plus déshérités via son entreprise.


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George Bailey fut également très utile pour Monsieur Gowers (H.B. Warner), un pharmacien, car il empêcha ce dernier de livrer à un couple, dont le fils était atteint d'une maladie très grave, un cachet empoisonné.

 

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H.B. Warner                                                    Todd Karns


Il sauva également son jeune frère Harry (Todd Karns) de la noyade mais perdit l'usage de son oreille gauche. Cet altruisme débordant va même jusqu'à constituer un frein à ses ambitions lorsque ce même frère, devenu plus vieux et qui sera d’ailleurs bien plus tard couvert de gloire, part pour l’université, contraignant ainsi Georges à reprendre l’entreprise de prêts et construction.

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La vie est belle - James Stewart et Donna Reed


James Stewart et Donna Reed


Adulte, George se maria à une certaine Mary Hatch (Donna Reed), amoureuse de George depuis l'enfance, et eut d'elle quatre enfants. Deux de ses amis, Marcel, un policier et Ernie, un chauffeur de taxi chantèrent même à son mariage.

 

La-vie-est-belle---Donna-Reed.jpeg  Donna Reed


Grâce à lui, son oncle Billy (Thomas Mitchell) réussit à sauver son entreprise et plusieurs personnes dont son meilleur ami Giuseppe Martini habitèrent dans des jolies maisons louées bon marché.

 

Thomas Mitchell et James Stewart La-vie-est-belle---Thomas-Mitchell-et-James-Stewart.jpg

 

C’est par mégarde que l’oncle Billy, égarera ce même jour les 8 000 dollars qu’il devait remettre à la banque au compte de la société, et que Potter ne manquera pas de substituer. Esseulé et désespéré, George doit aujourd’hui faire face à une situation financière désastreuse et songe sérieusement à mettre fin à ses jours. Clarence (Henry Travers), un ange de seconde classe qui attend l’obtention de ses ailes, descend sur Terre pour lui venir en aide...

 

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Henry Travers et James Stewart

 

L'instant d'après, celui-ci montre à George comment les citoyens de sa ville auraient évolué sans lui. La ville s'appellerait Pottersville et non Bedford Falls car personne n'aurait tenu tête à Potter, l'homme d'affaires. Il n'y aurait que des bars et des maisons closes.

 

Il n'y aurait jamais eu les maisons de George et Monsieur Gowers aurait empoisonné un enfant car personne ne l'en aurait empêché. Il aurait fait vingt ans de prison et serait devenu un alcoolique.

 

Harry se serait noyé et n'aurait pu sauver tous les hommes à qui il a porté secours pendant la guerre.

 

La mère de George serait une veuve acariâtre tenant une pension de famille douteuse, ses amis seraient des mauvais garçons, Mary une bibliothécaire vieille fille.

 

Les enfants de George n'existeraient pas et l'oncle Billy serait devenu fou après la faillite de ses affaires.


Se rendant compte de ce qui aurait pu arriver, George demande à revivre. Il s'aperçoit que tous ses amis sont allés chercher pour lui l'argent qui lui manquait. Lorsque l'histoire se termine, il trouve un livre de Clarence dans la pile de billets, avec une dédicace disant qu'aucun homme avec des amis ne rate sa vie et qui le remercie d'avoir obtenu ses ailes.

 

Interprété par James Stewart, le personnage de de George Bailey devait à l'origine être destiné à Cary Grant pour un film produit par la RKO. La vie est belle - James Stewart et Donna Reed James Stewart, ayant servit dans l'United States Army Air Forces de 1941 à 1945, il débuta en fait ses premières missions en 1944, y obtint beaucoup de récompenses militaires en raisons de ses énormes efforts. Ces derniers l'ayant épuisé, il faillit refuser le rôle de George Bailey. Il l'a finalement accepté et fut nominé à l'oscar du meilleur acteur, de plus il considéra La vie est belle  comme l'un de ses films préférés de toute sa carrière. Toute en retenue et fragilité James Stewart a su s’intégrer à merveille dans l’univers de cinéastes aussi singuliers qu’Anthony Mann, Alfred Hitchcock ou encore John Ford, révélant ainsi une capacité d’adaptation prodigieuse. Il nous offre une palette d’émotions assez incroyable. Le couple qu’il forme avec la délicieuse Donna Reed, participe vigoureusement à l’émotion qui nous submerge tout au long de la vision du film. Et quand ceux-ci sont accompagnés de toute une ribambelle de seconds rôles aussi savoureux les uns que les autres, on ne peut que s’incliner devant la justesse et la variété du casting.
 
Après Mr Smith goes to Washington Franck Capra voulut réunir une nouvelle fois James Stewart et Jean Arthur en lui confiant le rôle de Mary. Celle-ci refusa le rôle car elle préparait une pièce à New York. Il envisagea ensuite Ginger Rogers qui refusa puis Olivia de Havilland, Martha Scott et Ann Dvorak. C'est finalement Donna Reed qui obtint le rôle.  

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Le scénario, écrit par Frances Goodrich, Albert Hackett, Frank Capra, Jo Swerling, Philip Van Doren Stern, Michael Wilson, quant à lui, reprend l’éternel lutte de David contre Goliath, véritable leitmotiv de l’œuvre du cinéaste.

 

Il serait réducteur de ne voir en La Vie est belle qu'une avalanche de bons sentiments car le film possède un certain goût d'amertume d'après guerre et laisse fréquemment poindre un pessimisme incontestable, contrastant et nuançant l'image que l'on se fait habituellement du cinéma de Frank Capra.

 

Certes, l'humanisme et l’optimisme en ressortent triomphants mais cela ne l’empêche pas de jouer sur une double lecture. Frank Capra nous met la plupart du temps en face d'un héros pétri de faiblesses, en proie à un désespoir qui ne fait que s’accroître au fil de l’histoire, le tout se déroulant dans un cadre d’une noirceur terrible qui n'hésite pas à parler de mort, de crise économique et surtout de suicide.

 

Ce tableau de la nature humaine s’accompagne d’une vision particulièrement lucide sur l’ingratitude de l’existence et sa nébulosité ponctuelle. Par ailleurs, le film évoque de façon très juste et réaliste des problèmes de l'Amérique de l'entre-deux-guerres, de la crise économique de 1929 à l'entrée dans le deuxième grand conflit mondial de l’histoire en passant par la description du pays sous la présidence de Roosevelt.

 

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La photographie est signée par Joseph F. Biroc, Joseph Walker

et Victor Milner (non-crédité). 


Avant La Vie est belle, on représentait la neige à l'écran avec des cornflakes peints en blanc. Mais, ils faisaient tant de bruit en tombant qu'on devait réenregistrer les dialogues plus tard. Pour ce film, Frank Capra tenait à enregistrer directement le son. Ainsi, une nouvelle technique fut inventée, utilisant un produit chimique de lutte contre le feu, du savon et de l'eau. Cette mixture était projetée à haute pression à travers une machine à vent ce qui permettait de faire tomber la neige silencieusement. Le département son de la RKO reçut d'ailleurs un Oscar spécial pour le développement de cette nouvelle technique.
 
Pour les décors d'Emile Kuri, la ville de Bedford Falls fut intégralement construite dans les studios de la RKO à Encino en Californie. Le plateau a été bâti en deux mois et reste l'un des plus grands décors jamais construit pour un film américain : 16 000 mètres carrés. Il comprenait 75 magasins et immeubles, une rue principale de 275 mètres, une usine et un quartier résidentiel.

 

Selon l'analyse de Jacques Lourcelles

 

"Venant se placer de lui-même sous l'invocation de Leo McCarey que Frank Capra considéra toujours comme un maître, sinon comme son maître, ce sublime conte de Noël est le film le plus riche et le plus complet du réalisateur. Il combine non seulement la comédie et le drame mais fait appel au romanesque, à la poésie et même au fantastique pour relater l'histoire d'une destinée reliée, au sein de la communauté où elle se déroule, à toutes les autres destinées de cette communauté et par extension à celle de l'humanité toute entière. Le propos du film est d'ailleurs beaucoup plus de raconter l'histoire de ce lien que celle d'un individu.

Et ce conte qui veut souligner la solidarité de tous les hommes en fournit, dans son intrigue uné démonstration aussi étincelante qu'émouvante

Dans les trois premiers quarts du film, Frank Capra se révèle habile, prenant, parfois touchant. Dans le dernier quart, il se surpasse et le spectateur s'aperçoit qu'il n'a pas seulement affaire à un excellent film comme Frank Capra en a réalisé beaucoup, mais à un chef-d'œuvre. Ce dernier quart du film amène le spectateur, ainsi que le héros, à revoir ce qui s'est passé jusque là dans une autre lumière et sous un autre point de vue. En permettant au héros de contempler pendant quelques instants un monde où il ne serait pas né, Frank Capra, et son bon ange Clarence, l'obligent à sentir le caractère irrémédiable de chacun de ses actes. Comme, pour la plupart, il s'agit d'actes utiles et inspirés par le bien, le fait de les supprimer de la surface de la terre devient une véritable catastrophe. Mais, au-delà de la bonté du personnage, c'est bien le caractère de responsabilité absolue, infinie de chaque action humaine qui est ainsi démontrée à travers l'infinité des relations en chaîne qu'elle a déclenchée."

 

La-vie-est-belle---James-Stewart-et-Donna-Reed-copie-1.jpg

 
Dans une scène, Mary devait casser une vitre en lançant un caillou. Franck Capra avait, pour cette séquence, embauché un tireur d'élite qui aurait du tirer sur la vitre à la place de Donna Reed. Mais à la stupéfaction de tout le monde, elle atteignit la vitre du premier coup sans l'aide du tireur caché !

En 1947, un analyste du FBI enregistre un ajout à l'encontre du film sur une note intitulée "L'infiltration communiste dans l'industrie cinématographique". L'ajout contenait l'enregistrement de l'opinion d'une source industrielle. Elle révèle que le film tente, de manière évidente, de critiquer les banquiers ce qui est une technique communément employée par les communistes.

La vie est belle fait partie de ces films que l'on ne reconnait que plus tard. Très cher pour une production indépendante, 3.7 millions de $ de budget, il n'en reçu que 3.3 lors de sa première distribution. De même il ne reçut, malgré ses cinq nominations, aucune statuette aux oscars.

 

En 2004 il fut classé, par BBC TV 2ème des meilleurs films de tout les temps à n'avoir pas reçu d'oscars, derrière Les Evadés de Frank Darabont.

 

Il est, de plus, diffusé à la télévision chaque année aux États-Unis à la période de Noël... Une reconnaissance pour le moins tardive...

Plusieurs fois dans le film, James Stewart allume un briquet et souhaite un million de dollars. Il est amusant de noter que ce même briquet apparait aussi dans le film Vous ne l'emporterez pas avec vous réalisé en 1938 film de Frank Capra avec James Stewart...

 

Un peu plus sur Frank Capra ... Cliquez ICI !

 

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Mon souvenir du film
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Vu, revu à revoir. Un de mes films préférés.

Un véritable chef d'œuvre réalisé par le maître Frank Capra.

Tout est synonyme de génie dans ce film. L'histoire, les dialogues, la musique, la magie des décors.

Un casting magnifique. Avec en tête le couple James Stewart et Donna Reed.

Une réalisation inoubliable.

Ne vous privez d'un grand bonheur de cinéma. Un magnifique cadeau en cette période de fêtes !

 

Sources :

http://www.cineclubdecaen.com

http://www.dvdclassik.com - Breezy

http://www.imdb.com

http://fr.wikipedia.org

http://www.allocine.fr

3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 21:00

 

 

   
Avec le même plaisir d'hier à aujourd'hui !
 

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Trillers, Policiers, Guerre, Espionnage ...

 

 

18821587.jpg.Mystic-River---Affiche.The Constant Gardener - Affiche.Une femme dangereuse Affiche 2.Affiche 2.Affiche 1.Affiche.Thief - Affiche 2.1308688070_peur-primale-affiche_40044_5762.jpg.Affiche.Affiche.Un après-midi de chien - Affiche.Find me guilty - Affiche 2.Les 3 jours du Condor - Affiche.L Elite de Brooklyn - Affich.

 

 

 Assurance sur la mort - Affiche.Laura - Affiche 1.Crime Passionnel - Affiche 1.Whirlpool - Affiche-copie-1.

 

 

Dans la Chaleur de la nuit - Affiche.Chinatown - Affiche.19621657.jpg.Braquage à l'Italienne - Affiche.Le coup de l'escalier - Affiche.

 

Serpico Affiche.Marathon Man - Affiche-copie-1.Les Hommes du Président - Affiche.A cause d'un assassinat -Affiche 1.L'Asassin - Affiche 

 

.19642417.jpg.Vivement Dimanche ! Affiche.Affiche 2.Gone Baby Gone - Affiche.Affiche.Affiche.Démineurs - Affiche-copie-1.Le-Train - Affiche 2.Sur les Quais - Affiche.La-Colline-des-Hommes-perdus---Affiche.jpg.Les incorruptibles - Affiche.The Offence - Affiche.Mark-Dixon--detective---Affiche.jpg.Il faut sauver le Soldat ryan - Affiche

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Comédies et Romances ...

 

L'Arnaque - Affiche 1.Le-Grand-Amour---Affiche.jpg.Burn after reading - Affiche.O'Brother - Affiche.Vacances Romaines - Affiche.Pretty Woman - Affiche.8 femmes - ffiche.Serial noceurs - Affiche..Les-femmes-du-6e-etage.gif.Vous ne l’emporterez pas avec vous - Affiche 2.Artistes et modèles - Affiche 1..

 


Comédies avec Marilyn Monroe

 

Sept ans de réflexion - Affiche 1. Affiche

 


Des souvenirs avec Katharine Hepburn !

 

.Sylvia Scarlett - Affiche 2.Holiday - Affiche 2.L'impossible Mr Bébé - Affiche 2.The Philadelphia Story - Affiche 2.

 
Katharine Hepburn et Spencer Tracy, un couple de légende !
 

69198484_af.jpg 19704314-r 160 214-b 1 CFD7E1-f jpg-q x-20110329 031213.L'enjeu - Affiche 1.

   

  Fantastiques et Science fiction ...

 

Affiche.18964540.jpg.La Mouche - Affiche.Ghost - Affiche.L'Agence Affiche.Sixième Sens - Affiche.Les Autres "The Others".Le ciel peut attendre - Warren Beatty.La ligne verte - Affiche.La vie est belle - Affiche.

<Aventures et Westerns ...
 

Affiche 1.The Mosquito Coast Affiche.La ville abandonnée - Affiche.Nevada Smith.tn-les-chemins-de-la-liberte-18387-42256218.Horizons West - Affiche.Le-pont-de-la-riviere-Kwai---Affiche-1.jpg.Lawrence d'Arabie - Affiche.Le-Train - Affiche 2.Rivière sans retour - Affiche 1.La-poursuite-infernale---Affiche-copie-1.jpg.La Massacre de Fort Apache - Affiche 1.La charge héroïque - Affiche.Rio Grande - Affiche 1.L'étoile du destin - Affiche 1.Le train sifflera trois fois - Affiche 1.Easy-Rider---Affiche-1.gif.La Chevauchée des bannis - Affiche.Jeremiah Johnson - Affiche-copie-1.

 

 

 

Films d'animation
 

 

Persepolis - Affiche-copie-1.Valse avec Bachir - Affiche 1.

28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 23:00

Date de reprise 29 mai 2013

 

Version restaurée

 

Les-incorruptibles---Affiche.gif


Réalisé par Brian De Palma


Avec Kevin Costner, Sean Connery, Charles Martin Smith,

Andy Garcia, Robert De Niro, Richard Bradford,


Titre original The Untouchables

 

Genre Policier, Thriller


Production Américaine

 

Date de sortie 21 octobre 1987 

 

Brigade légendaire de la police américaine, les Incorruptibles étaient chargés de combattre la pègre et le trafic d'alcool à Chicago, au début des années trente. Leur chef se nomme Eliot Ness, un jeune agent de 26 ans, qui persuade le procureur des États-Unis de lui laisser les mains totalement libres et de choisir lui-même ses hommes au sein d'une brigade autonome, afin d'éviter de tomber sur une "pomme pourrie" corrompue des services de police.


Permis d'Eliot Ness

 

 

Eliot Ness retiendra dix hommes de confiance pour l'assister dans sa mission : mettre Al Capone, parrain de la pègre à Chicago, sous les verrous.

 

 

Ils mèneront une véritable guerre contre son gang, et le criminel sera finalement condamné à 11 ans de prison et 80 000 dollars d'amende... pour fraude fiscale !

 

Incorruptibles, intouchables, intègres, souvent seuls dans une ville gangrenée par la corruption, ces agents auront amassé de nombreuses preuves pour confondre Al Capone en cas de non-condamnation pour fraude, et considérablement affaibli le réseau de trafic d'alcool.

 

Une prohibition qui sera abolie le 5 décembre 1933, après treize ans de guerre des gangs...

 

La brigade des Incorruptibles a donc réellement existé, tout comme les personnages d'Eliot Ness, le chef de cette équipe de choc, et des dangereux truands Al Capone et Frank Nitti. En revanche, ceux de Jim Malone et Giuseppe Stone ont totalement été inventés lors de l'écriture du script. Quant au personnage d'Oscar Wallace, lui aussi fictif, il est néanmoins librement inspiré de Frank J. Wilson, un ex-comptable devenu agent du service des impôts qui fut un élément décisif dans la chute de Capone en parvenant à le confondre en justice pour fraude fiscale.

 

Contrairement à ce que Brian De Palma, met ici en scène, Frank Nitti, l'homme de main de Capone, n'est pas mort en tombant d'un immeuble à la suite d'une rixe avec Eliot Ness, mais il est suicidé en 1943 tout près de sa résidence principale, le jour où il devait comparaitre devant le tribunal pour une affaire d'extorsion.

 

Le film Les Incorruptibles est basé sur l'ouvrage homonyme retraçant la véritable histoire des Incorruptibles, signé par Eliot Ness en personne, qui mourut peu avant sa publication. 

 

Les-Incorruptbles---Kevin-Costner-et--Sean-Connery.gif

 

Kevin Costner et  Sean Connery


Le rôle de l'Irlandais Jim Malone valut à Sean Connery le Golden Globe du Meilleur second rôle masculin, et le seul et unique Oscar, et la seule nomination) de sa longue carrière.


Le film fut également nommé pour les statuettes des Meilleurs décors, des Meilleurs costumes et de la Meilleure musique, et pour le César du Meilleur film étranger. Il remporta notamment le BAFTA (les Oscars britanniques) de la Meilleure musique.

 

Synopsis

 

À Chicago au début des années 1930, durant la Prohibition.

 

Puissant parrain de la pègre, Al Capone (Robert De Niro) règne en maître sur la ville. Soudoyant élus municipaux et forces de l'ordre, il contrôle en toute impunité le trafic et la vente d'alcool.

 

Ls-Incorruptibles---Robert-de-Niro.gif Robert De Niro

 

Agent fédéral déterminé et intègre, Eliot Ness (Kevin Costner) est détaché d’une brigade financière à la ville de Chicago et dépêché sur place avec pour mission de stopper ses agissements illégaux.

 

Kevin Costner Les-Incorruptibles---Kevin-Kostner-1.gif

 

Pris à la gorge par la corruption ambiante, la police locale ayant fait la preuve de son manque de fiabilité, Eliot Ness s’entoure d’une petite équipe d’incorruptibles :  l'officier de police Jim Malone (Sean Connery), Oscar Wallace (Charles Martin Smith) et Giuseppe Petri (Andy Garcia). 

 

Ensemble, les quatre "incorruptibles" partent en guerre contre le gang de Capone...

 

Les-Incorruptibles.gif

 

Andy Garcia, Sean Connery, Kevin Costner et Charles Martin Smith

 

La scène d'ouverture du film, durant laquelle le barbier entaille malencontreusement Al Capone en le rasant, est une référence au véritable surnom du truand, Scarface (le balafré), qu'il tient d'une blessure à la joue gauche qu'il reçut d'un barbier à l'âge de 16 ans. La panoplie du barbier d'Al Capone, aperçue lors de cette scène, contient quelques articles ayant véritablement appartenu au criminel.

 

Bien qu'il soit considéré comme l'un des polars majeurs du cinéma moderne, Les Incorruptibles emprunte de nombreux éléments au western, comme l'explique Leonardo Gandini dans son ouvrage Brian De Palma paru aux éditions Gremese. Batailles armées entre défenseurs de la loi et bandits, attaque d'un chargement d'alcool à cheval, plan final du héros se mêlant à la foule filmé en contre-plongée, rappelant l'image du cavalier solitaire s'éloignant à l'horizon : de nombreuses scènes tendent à faire du film une sorte de western à Chicago. Du propre aveu du cinéaste, "je n'ai jamais considéré ce film comme un film de gangster, il est plus proche selon moi des Sept mercenaires".


Devenue une scènes-culte du septième art, la séquence de la gare n'existait pas initialement ! Dans le scénario original, la bataille finale devait Les-Icorruptiblesmettre aux prises Eliot Ness et George Stone et les hommes de Capone dans un train arrêté. La construction d'un tel décor coûtant trop cher, Brian De Palma décida de situer l'action dans la gare Union Station de Chicago.
Cette séquence fait explicitement référence à la séquence des escaliers du Cuirassé Potemkine. Comme chez Sergei Mikhailovich Eisenstein, un landau échappe à une mère de famille et dévale les escaliers. Seules différences : la scène des Incorruptibles est filmée au ralenti, se déroule dans une gare, et la mère survit.

  
Avant le film de  Brian De Palma, Les Intouchables avaient inspiré une série télévisée emmenée par Robert Stack, tournée de 1959 à 1963, ainsi que le pilote de cette dernière. Robert Stack reprendra son rôle d'Eliot Ness à trois reprises, en 1960, 1962 et 1991, dans des téléfilms centrés sur son personnage. En 1993, une autre série avait été mise en chantier, et dura deux saisons.

Brian De Palma, qui avait offert à Robert De Niro les trois premiers rôles importants de sa carrière avec Greetings en 1968, The Wedding party en 1969 et Hi, Mom! en 1970, le choisira à nouveau pour le rôle d'Al Capone, offrant au comédien, qui se cherchait alors un second souffle et qui se consacrait majoritairement au théâtre, un retour flamboyant au premier plan. Craignant au départ que Robert De Niro ne soit pas disponible, le cinéaste avait engagé Bob Hoskins, préféré par les producteurs, pour incarner Al Capone. Quand Robert De Niro accepta et se métamorphosa en Capone, les producteurs acceptèrent le choix de Brian De Palma. Bob Hoskins fut tout de même dédommagé et reçut un cachet compensatoire de 200 000 dollars.

Les-Incorruptibles---Robert-de-Niro.gifAdepte d'une méthode bien particulière de comédie, Robert De Niro chercha à se rapprocher au plus de son personnage. Il se rendit ainsi en Italie en amont du tournage, et se nourrit uniquement de plats locaux afin de gagner 12 kilos en cinq semaines et de ne faire appel à aucun maquillage. Il se rasa également le front pour ressembler au criminel. Il retrouva également les tailleurs d'Al Capone, et leur commanda des vêtements sur mesure identique à ceux du truand, et parvint même à convaincre les producteurs du film de lui procurer des sous-vêtements de soie fabriqués par Sulka, fournisseur officiel d'Al Capone, bien qu'ils ne soient jamais visibles à l'écran...

 

La panoplie du barbier d'Al Capone, aperçue lors de la scène d'ouverture du film, contient quelques articles ayant véritablement appartenu au criminel.


Le film sortit dans une version raccourcie de quelques minutes en Belgique, amputée de la scène dite "de la batte de base-ball" dans laquelle Robert De Niro fracasse le crâne de l'un de ses lieutenants en plein repas. Un fait véridique !. La scène sera réintégrée deux semaines plus tard, dans une version non-censurée...

 

Interprète d'Al Capone dans Les Incorruptibles, Robert De Niro poursuit son chemin au coeur du syndicat du crime.

Il a ainsi incarné l'apprenti mafieux "Johnny Boy" Civello dans Mean streets réalisé en 1973, le Parrain Vito Corleone dans sa jeunesse dans The Godfather: Part II en 1974, le gangster juif "Noodles" Aaronson dans Once Upon a Time in America en 1984, l'inoubliable Jimmy Conway de Goodfellas en 1990, sans oublier le mafieux-rigolo et déprimé Paul Vitti, dans Mafia blues en 1999 et Mafia blues 2 - la rechute en 2002.

 

Les-Incorruptibles---Kevin-Kostner.gifAvant d'être confié à Kevin Costner, le rôle d'Eliot Ness passa entre les mains de Mel Gibson, Harrison Ford et William Hurt. Les trois acteurs refuseront le rôle.

Révélé avec Silverado réalisé par  Lawrence Kasdan au début des années quatre-vingt, Kevin Costner obtiendra son statut de nouvel enfant chéri d'Hollywood grâce aux Incorruptibles. Il enchaînera notamment avec Sens unique, Jusqu'au bout du rêve, Danse avec les loups, Robin des Bois, prince des voleurs, JFK, Bodyguard et Un monde parfait


Propulsé vedette montante d'Hollywood grâce à son rôle de George Stone dans Les Incorruptibles, Andy Garcia est ensuite passé du mauvais côté de la loi à de nombreuses reprises. Avec entre autres, en mafieux latino par excellence, il est notamment apparu dans The Godfather : Part III en 1990, Things to Do in Denver When You're Dead réalisé en 1995, Hoodlum en 1997 et Ocean's eleven réalisé en 2001 et le Ocean's Twelve  en 2004.

Afin de matérialiser à l'écran le chic caractéristique des policiers et des gangsters durant la Prohibition, la production s'est attachée les services du couturier Giorgio Armani, qui a fourni de nombreux costumes utilisés dans le film.

Avec Les Incorruptibles, le maître Ennio Morricone composait pour la toute première fois pour Brian De Palma. Les deux hommes collaboreront à nouveau à deux reprises : en 1989 sur Outrages, et en 2000 sur Mission to Mars.

Les Incorruptibles marque la seconde collaboration du directeur de la photographie Stephen H. Burum avec Brian De Palma, après Body double en 1984. Fidèle du cinéaste, il le retrouvera à six reprises :

 


     
Message subliminal dénonçant les ravages de l'alcool ? Oscar Wallace joué par Charles Martin Smith  et Jim Malone interprété par Sean Connery meurent peu après avoir bu une rasade de "breuvage interdit"...

Produit pour 25 millions de dollars, Les Incorruptibles fut un véritable succès. Le film rapporta plus de 76 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis, et attira plus de 2,4 millions de spectateurs en France.


Célèbre baron de la pègre américaine, Al "Scarface" Capone a forcément inspiré de nombreux cinéastes, avec une trentaine de films et téléfilms.

 

Outre Robert De Niro dans Les Incorruptibles, on retiendra parmi ses incarnations Rod Steiger dans le Al Capone réalisé en 1959 par Richard Wilson. Jason Robards et L'Affaire Al Capone de Roger Corman en 1967. Maurice Barrier, Salut l'artiste, un film de Yves Robert réalisé en 1973. Ray Marioni, non crédité dans The Man with the Golden Gun de Guy Hamilton en 1974. Ben Gazzara avec Capone réalisé en 1975 par Steve Carver. F. Murray Abraham dans Dillinger and Capone et Baby Face Nelson, en 1995. Et bien entendu  Neville Brand dans la série Les Incorruptibles, tournée de 1959 à 1963.

Quant à son cousin et bras droit/homme de main Frank Nitti, il a été notamment incarné par Sylvester Stallone Capone, en 1975, Billy Drago Les Incorruptibles, 1987, et Stanley Tucci dans Les Sentiers de la perdition, de Sam Mendes en 2002.

 

 

 

 

 

Sources :

http://www.imdb.com

http://www.allocine.fr

 

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