C'est dans ce cadre somptueux
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Synopsis :
Frédéric, un jeune en réinsertion, travaille dans un grand hôtel à la montagne.
Un client disparaît.
Frédéric suspecte la famille qui l'emploie mais choisit de protéger son patron, cet homme qui le fascine.
Bientôt, il est mis en danger.
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a
Vincent Rottiers
Deuxième long-métrage de Raphaël Jacoulot.
Né en 1971 à Besançon, il se lance d'abord dans les arts plastique. Il fait les Beaux-Arts de Besançon, avant de faire la Fémis d'où il sortira diplômé du département réalisation en 2001. Il réalise ensuite des courts-métrages, dont Le Ravissement , présenté à la Semaine de la Critique à Cannes.
En 2006, il réalise son premier long-métrage Barrage 
Avec Nade Dieu, Hadrien Bouvier, Anais Demoustier, Pierre Berriau, Aurélia Petit
qui est présenté au Festival de Berlin.
A peine celui-ci en salle, il se lance dans son projet suivant qui sort enfin. Parallèlement à son travail de réalisateur le cinéaste participe à des expositions de peintures, on peut en voir certaines dans Barrage, ainsi qu' à la mise en scène d'oeuvres de théâtre.
Famille, je vous hais !
Raphaël Jacoulot revient sur ce qui lui a donné l'envie de faire ce film :
"Je voulais continuer à explorer le thème de la famille qui existait dans "Barrage", mon film précédent, mais aussi dans mes courts métrages. Plus particulièrement les dysfonctionnements qui compromettent la cellule familiale.
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Jean-Pierre Bacri et Ludmila Mikaël
Ici, il y avait le désir de raconter d'une part une famille bourgeoise dominée par la figure de Jacques, une famille troublée par le conflit entre le père et le fils. (...) Et d'autre part, je voulais raconter l'histoire d'un jeune homme, Frédéric, qui se cherche une famille d'adoption et plus spécifiquement un père."
Alors que le premier film de Raphaël Jacoulot, Barrage, se plaiait clairement dans une certaine tradition de cinéma d'auteur, Avant l'aube se nourrit des codes du film policier: une disparition, des soupçons, une policière.
Sylvie Testud
"Avec Lise Macheboeuf, la scénariste, nous avions envie d'une intrigue policière car c'est un genre que j'affectionne et c'était aussi un moyen d'ouvrir mon univers vers le public", explique le cinéaste. a
La question du genre ne se pose donc pas pour Raphaël Jacoulot qui préfère penser avant tout aux personnages : "C'est ce qui m'intéresse le plus, la création des personnages et le rapport aux comédiens qui vont les incarner. (...) A chaque moment de la fabrication du film, mon travail a été guidé par une approche que j'espère la plus juste et la plus précise des personnages, pour qu'ils soient complexes, nuancés, subtils", confie-t-il.
Il y a un parallèle dans le film
entre l'opposition entre la vallée et la montagne
et l'opposition entre l'univers prolétaire de Frédéric et celui, bourgeois, de Jacques.
Deux mondes qui s'interpénètrent sans se mélanger : "Cette question des rapports de classes était importante dans l'écriture du scénario et dans la mise en scène. J'aime beaucoup La Cérémonie de Claude Chabrol. Chez lui le bourgeois doit être massacré pour que quelque chose advienne. Ce n'est pas le sujet de mon film, et même s'il y a un constat d'échec à la fin dans le rapprochement des mondes, j'ai veillé à ce qu'il y ait un rapprochement sincère entre les personnages de Jacques et Frédéric", précise le cinéaste.
Figure du cinéma français d'aujourd'hui,
Jean-Pierre Bacri est pourtant un acteur rare à l'écran.
Ainsi, depuis 1999, il n'a guère joué
que dans neuf films, dont les quatre films réalisés par Agnès Jaoui,
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Il choisit de travailler dans des projets qui lui tiennent à coeur, souvent pour des amis comme Alain Chabat, qu'il côtoie en 1994 dans La Cité de la peur
et pour qui il joue dans Didier
en 1997 ou encore dans des projets ambitieux et originaux tels
Selon Charlie
de Nicole Garcia en 2006
Sa présence dans Avant l'aube, est donc une marque de confiance pour le jeune réalisateur Raphaël Jacoulot.
Jean-Pierre Bacri et Vincent Rottiers
Dès sa première scène dans le film, Jean-Pierre Bacri râle. Il est en effet connu, pour cela. Il était en 1985 dans Subway de Luc Besson l'inspecteur maugréant et jurant tout au long du film, on se souvient de sa colère publique après la poursuite ratée du "roller" Jean-Hugues Anglade.
En 1992 il est même crédité dans le film Le bal des casse-pieds de Yves Robert comme l'automobiliste irascible. Cette image qui lui colle à la peau est utilisée dans le film, mais pour subtilement jouer avec les attentes des spectateurs