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. Réalisé par Vittorio De Sica .
Avec Sophia Loren, Jean-Paul Belmondo, Renato Salvatori,
Eleonora Brown, Andrea Checchi, Franco Balducci,
Raf Vallone, Carlo Ninchi, Emma Baron
Coproduction Italo-Française
Genre Comédie dramatique
Année de production : 1960
Date de sortie cinéma : 17 mai 1961
. Sophia Loren remporta pour son rôle l'Oscar de la meilleure actrice.
Ce fut le premier Oscar attribué à un acteur ou actrice ne s'exprimant pas en anglais.
Festival de Cannes en 1961.
Sophia Loren a été récompensée par le Prix d'interprétation féminine.
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Synopsis :
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En 1943, une jeune femme, veuve, décide de fuir Rome avec sa fille pour retrouver le calme de son village.
Le corps expéditionnaire français, dirigé par le général Alphonse Juin, constitué notamment de soldats marocains, algériens, tunisiens et sénégalais des colonies françaises, se rendit coupable de crimes de guerre dans les environs de la région de la Ciociarie en Italie. Destruction de villages, vols et violences, mais surtout viols de masse (et assassinats de ceux qui essayaient de les défendre) se multiplient autour du Monte Cassino. Les chiffres varient entre 700 et 2 000 femmes violées, et environ 800 morts. Ces exactions ont reçu en Italie l'appellation de marocchinate (littéralement « maroquinades »).
Ces événements servent de toile de fond au roman d'Alberto Moravia dont a été tiré ce film.
Une partie de l'histoire s'inspire de faits historiques réels.
Tout est fait pour Sophia Loren dans La Ciociara. Le producteur du film, Carlo Ponti, est aussi l’époux de la belle, et entend lui offrir un rôle à la mesure de son talent : ce sera celui de Cesira.
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La Ciociara est parfaitement dans la continuité des films précédents du tandem De Sica-Zavattini : il s'agit d'abord de raconter la vie difficile, souvent douloureuse, du petit peuple italien.
Mais c'est un film à grand spectacle avec des comédiens vedettes.
Certains le reprochèrent à De Sica, dont on retrouve pourtant la même tendresse sans complaisance pour ses personnages.
Sophia Loren et Raf Vallone
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La Ciociara, parfois connu sous l'affreux titre La Paysanne aux pieds nus, réunit pour la deuxième fois, après L'Or de Naples, Vittorio De Sica, dont le nom est encore irrémédiablement attaché au néoréalisme, et Sophia Loren, qui lui inspirera plusieurs films, et lui vaudra ses principaux succès dans les années 1960.
La Loren vient de passer quelques années à Hollywood, et de tourner pour George Cukor, Henry Hathaway ou Sidney Lumet. La Ciociara, qui marque son grand retour au pays, lui offre un rôle de femme italianissime, la mamma au grand coeur et à la forte tête.
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. La Ciociara, parfois connu sous l'affreux titre La Paysanne aux pieds nus, réunit pour la deuxième fois, après L'Or de Naples, Vittorio De Sica, dont le nom est encore irrémédiablement attaché au néoréalisme, et Sophia Loren, qui lui inspirera plusieurs films, et lui vaudra ses principaux succès dans les années 1960.
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Tout repose sur l’odyssée d’une femme qui, fuyant la violence, s’y retrouve sans cesse confrontée – et qui ne parvient finalement à comprendre la réalité d’une guerre qu’elle passe son temps à éviter (physiquement ou moralement) qu’au prix d’une tragédie.
Tout repose sur une star que le film consacrera comme telle : à la sortie de La Ciociara, Sophia Loren récoltera toute une série de récompenses, parmi lesquelles le prix d’interprétation de Cannes, et l’oscar de la meilleure actrice (qui récompensait pour la première fois une prestation non anglophone). Autour de ce personnage fondateur – et passionnant −, le film peine à installer son climat, et à définir ses ambitions ; il reste tiraillé entre une veine néoréaliste mal assumée (pourtant appelée par la double présence, douze ans après Le Voleur de bicyclette, de De Sica et de son scénariste fétiche Cesare Zavattini), et la tentation du mélodrame à tendance hollywoodienne et, plus généralement, du spectaculaire. L’inspiration néoréaliste, encore sous-jacente, ne fonctionne pas vraiment, et la description d’un contexte et d’une époque se laisse devancer par la mise en scène d’un personnage féminin, des épreuves qui le construisent, et des émotions qu’il suscite. Signe, peut-être, d’une victoire du spectacle sur le témoignage.
Reste un film qui construit une fiction plus qu’il ne cherche à capter une réalité, et qui met en scène les émotions plus qu’il ne les intercepte. Un film de cinéma, où le cinéma se montre, s’exhibe. Un film qui, loin des ambitions quasi documentaires de l’immédiat après-guerre, joue la carte du star-system, et qui l’assume. Puisque la star en question a le talent et la classe de Sophia Loren, on aurait tort de lui en tenir rigueur, et de se priver de quelques belles larmes.
Extrait article Alissa Wenz pour http://www.critikat.com
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Sources :
http://www.allocine.fr
http://fr.wikipedia.org
http://www.critikat.com
http://www.larousse.fr
http://www.critikat.com