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Synopsis : .
Téhéran 2009, Ali récemment libéré de prison est veilleur de nuit dans une usine.
Il vit à contretemps de sa femme et sa fille.
Lorsqu’elles disparaissent dans les émeutes qui secouent la ville, Ali devient le chasseur, poursuivant froidement de sa haine un ennemi insaisissable, caché au cœur des villes aussi bien qu'en lui même.
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Tourné en Iran, The Hunter a pu se soustraire par miracle à la censure (extrêmement virulente) du pays, dont il critique pourtant le régime avec force. Rafi Pitts a profité des troubles causés par les élections de 2009 pour réaliser son projet, qui est ainsi devenu le film le plus controversé du moment dans le pays. Il est utile de rappeler que l’Iran, dont 70 % de la population a moins de 30 ans, est le pays où la peine de mort est la plus appliquée, et où la presse et les réseaux internet sont le plus contrôlés.
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Le cinéma n’échappe généralement pas à la règle.
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The Hunter est le cinquième long métrage réalisé par Rafi Pitts, à qui l'on doit notamment
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Cinquième saison 
qui représente l'Iran au 54ème Festival International de Venise et obtient également plusieurs prix dans divers festivals internationaux.
Sanam
Réalisé en 2000 ou encore C'est l'hiver
Réalisé 2006
Rafi Pitts passe son enfance à Téhéran, élevé par sa mère, qui s'occupe de décors et de costumes pour les films. Quand la Révolution éclate, suivie de la guerre avec l'Irak, sa mère et lui quittent le pays pour venir vivre à Paris, puis Rafi Pitts part en Angleterre étudier la photographie et le cinéma à l'école Polytechnique de Londres.
Il revient ensuite à Paris où il travaille comme assistant réalisateur, notemment avec Jacques Doillon pour Le jeune Werther en 1992.
En 1991, il réalise son premier court métrage, En exil, suivi de Salandar en 1994 qui reçoit le Prix Spécial du Jury du Festival de San Francisco et le Grand Prix du court métrage à Belfort.
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Ali, le personnage principal du film, devait à l'origine être interprété par un acteur professionnel. Celui-ci est arrivé sur le tournage avec six heures de retard le premier jour, et Rafi Pitts s'est alors vu contraint (par la production) à trouver un acteur de remplacement. Pour éviter de repasser par l'interminable procédure du bureau de censure et perdre à nouveau un temps précieux, le réalisateur, pour la première fois de sa carrière, s'est alors résolu à endosser lui-même le rôle de son personnage principal. "(...) de peur que le film ne se fasse pas et parce que mon nom était déjà sur la liste validée par la censure, je me suis décidé à passer aussi devant la caméra en me disant que, même ratée à cause de ce choix obligé, au moins l'histoire que je voulais raconter existerait", raconte le cinéaste.
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Rafi Pitts se souvient du premier jour de tournage de The Hunter, où, en attendant désespérément son acteur, il est finalement rentré dans la peau de son personnage : "Je repense à un plan dans le film, le premier qu'on a tourné, où Ali, mon personnage, rentre chez lui après son travail de nuit, regarde à droite, à gauche, ne trouve personne et va se faire à manger. Là, je cherche en fait mon comédien... pas besoin de jouer autre chose, pas besoin de surjouer ou de me donner d'autre indication d'acteur, juste jouer en quelque sorte la vraie situation de ce premier jour. Mais au départ du plan, j'étais derrière la porte et j'attendais un signal de l'équipe, quand l'équipe attendait de moi un signal... Il n'y avait personne pour dire : "Action !". J'ai fini par dire : "Son ?", "Oui !", "Caméra ?", "Oui !", "Action !", et j'entre."
Dans un souci de travailler la spontanéité de ses acteurs (par ailleurs non professionnels), ainsi que l'authenticité de leur jeu, Rafi Pitts ne leur a pas fait lire le scénario et ne les a pas fait travailler ensemble avant le tournage. "(...) Ils découvrent leur sort au fur et à mesure (...).C’est ma façon de les aider, en préservant pour eux cette “première fois” qui est aussi celle de leurs premières expressions, de leurs premières réactions", explique le réalisateur, qui a également refusé de regarder les rushes ou de les montrer à ses acteurs : "(...) j’évitais ainsi de vouloir me corriger, de vouloir jouer davantage ou, au contraire, de céder à la vanité. Bon ou mauvais acteur, je préservais ma spontanéité et je ne touchais pas à la part d’imprévu."
.Dans The Hunter, la rareté des dialogues entre les personnages est compensée par une grande importance accordée aux sons. "Si le son m’intéresse autant, c’est parce qu’il est un dialogue universel, il se passe de sous-titres. C’est un dialogue direct entre le film et le spectateur. Et un son s’adresse aux spectateurs de tous les pays", explique Rafi Pitts.
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La scène dans laquelle Ali abat deux policiers sur l'autoroute de Téhéran a représenté un véritable défi pour l'équipe du film en terme de timing. Il s'agissait également d'un risque énorme vis-à-vis du gouvernement iranien, qui ne tolère en général jamais ce genre d'images. Le bureau de censure n'a d'ailleurs autorisé la scène qu'à une condition : le personnage de Ali devait clairement apparaître à l'écran comme étant devenu fou.
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"Mais le cinéma est une merveille en ce sens que quoi que tu fasses,
la réalité du tournage se retrouve dans l’image", affirme le réalisateur.
Rafi Pitts et Mitra Hajjar au 60ème Festival de Berlin 
Pour lire l'interview de Rafi Pitts
paru dans evenement.fr cliquez sur la photo ci-contre !
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Pour visionner la bande-annonce du film ... Cliquez ICI ! .
Sources :
http://www.allocine.fr
http://www.cinemovies.fr
http://cinema.fluctuat.net
http://en.wikipedia.org