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Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d'autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout. Jean Luc Godard

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Jewish Connection "Holy Rollers"


Date de sortie cinéma : 16 février 2011

  Affiche--Jewish-Connection-0.jpg
Réalisé par Kevin Asch

Avec  Jesse Eisenberg, Justin Bartha, Danny A. Abeckaser,
Ari Graynor, Jason Fuchs, Q-Tip, Bern Cohen,
Mark Ivanir, Charlie Hewson, Elizabeth Marvel

Titre original : Holy Rollers Affiche--Jewish-Connection-1.jpg

Long-métrage américain
Genre  Comédie dramatique
 jewish-Connection-Jesse-Eisenberg.jpg
Jesse Eisenberg
Synopsis :

A la fin des années 90, un million de pilules d’ecstasy ont été acheminées d’Amsterdam à New York par des Juifs orthodoxes recrutés à leur insu. Sam Gold, 20 ans, est l’un d’entre eux. Refusant la voie stricte et balisée que sa famille lui a déjà tracée, il accepte sans hésiter quand son voisin Yosef lui propose de faire passer des « médicaments » contre rémunération. Mais Sam comprend vite la vraie nature du trafic et se laisse happer par le gain de l’argent facile, embarquer dans la spirale des nuits sans fin de Manhattan à Amsterdam et envoûter par Rachel, la petite amie de son patron.

Devenu l’un des dealers les plus en vue de Brooklyn mais renié par son père et sa communauté, Sam est rattrapé par la culpabilité. Déchiré par sa double vie, il va prendre une décision qui risque de tout faire échouer et pourrait lui être fatale.

 
Le film s'inspire de faits réels.
 
Jewish Connection est le premier long-métrage réalisé par

Kevin Asch Jewish Connection -Kevin Asch
qui avait auparavant réalisé un court-métrage intitulé Characters.


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Encore au stade de projet, le scénario a subi un revirement, comme le confie Kevin Asch : "Danny envisageait de raconter l’histoire du point de vue de son personnage, le trafiquant de drogue. Je trouvais plus intéressant d’adopter celui du jeune hassidique initialement enrôlé comme mule. Danny a tout de suite adhéré. C’est là que l’on a approché Antonio Macia pour écrire le scénario."
 
Un personnage, né d'une rencontre fortuite du réalisateur avec un individu croisé dans la rue, a figuré dans le scénario. Le metteur en scène se souvient : "A Borough Park (quartier hassidique de Brooklyn), on a parlé avec Sal, un postier italien, qui travaille là depuis 30 ans et que la communauté a surnommé le « Goy du Shabbat ». Il nous a raconté qu’un soir de Shabbat une alarme de voiture s’était déclenchée et qu’il avait dû venir juste pour qu’on lui donne les clés et qu’il l’éteigne parce que personne dans le quartier n’avait le droit de le faire. Ce personnage était au départ dans le scénario mais nous avons dû le couper".
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Le casting du premier rôle s'est déroulé d'une manière assez inhabituelle : "J’admire le travail de Jesse depuis "Les Berkman se séparent" et "Roger Dodger", raconte Kevin Asch. Et il se trouve que le manager d’Antonio, notre scénariste, a donné le scénario à l’agent de Jesse sans prévenir personne. Jesse l’a aimé et a cherché à nous rencontrer. Imaginez ma tête quand j’ai reçu le coup de fil m’apprenant la nouvelle : « Jesse veut jouer le rôle !? Signez tout de suite »."
 
Le film étant à petit budget, jamais l'équipe n'aurait rêvé avoir au casting Jesse Eisenberg, jeune acteur très demandé. Une fois sa présence confirmée, les scénaristes ont commencer à retravailler l'histoire pour l'adapter au comédien et Eisenberg a même réécrit des scènes qui lui tenaient à cœur. Le réalisateur détaille : "Nous étions sur la même longueur d’ondes : ce qui nous importait, c’était l’attachement à ces personnages. L’humanité, l’humour… l’humeur de chaque situation."
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Jesse Eisenberg était habitué aux dialogues rapides, comme en témoigne sa prestation, et notamment la scène d'ouverture de The Social Network, ce qui a servi le film comme l'explique Kevin Asch : "Les dialogues sont très naturels : les acteurs parlent vite, se coupent la parole… J’adore ça chez Martin Scorsese, surtout dans ses films sur la mafia. Ce ne sont pas des comédies et pourtant ce sont des films souvent très drôles grâce à la vitalité des dialogues. Et rire avec les personnages, c’est être avec eux. Pour ça, j’avais des acteurs en or : Jesse, Justin et Ari sont si vifs et réactifs. Durant les répétitions, les idées fusaient et je les intégrais ensuite au scénario. Une grande partie des dialogues est née ainsi".

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Le titre français du film fait écho à French Connection, réalisé par William Friedkin en 1971. Le réalisateur s'est exprimé sur ce titre français, qui est bien loin du titre original  Holy Rollers  : "Je l’adore. D’autant que « French Connection » est un film important pour moi. Et puis ça fait complètement sens. L’idée que moi, Kevin Asch, qui suis juif, ai réalisé « Jewish Connection », me fait beaucoup rire. J’ai hâte de voir l’affiche française !" Quant au titre original  Holy Roller , il désigne chez les chrétiens évangéliques les religieux qui, lorsqu’ils prient, effectuent ces grands mouvements comme s’ils roulaient sur eux-mêmes (« rolling »).
Kevin Asch ajoute : "Le terme me semblait convenir à tout type de groupe religieux et, en particulier, les rabbins hassidiques qui prient de manière très similaire. Le double sens, c’est qu’en argot « rolling » désigne aussi l’ecstasy ce qui rend le titre anglais difficilement traduisible dans une autre langue…"

Les prières et le rituel du Tefillin sont d'authentiques pratiques hassidiques.

Le réalisateur expose l'approche de l'équipe du film, qui a vite mêlé fiction et réalité : "L’idée n’était pas de coller à la réalité mais de s’inspirer des faits pour en tirer une fable. Nous n’avons rencontré aucun des vrais protagonistes. Jusqu’en mai dernier. L’un des juifs orthodoxes impliqués dans le trafic est venu assister à une séance du film à New York. A la fin de la projection, il est venu vers moi, assez agressif (...). Comme dans le film, le trafiquant de drogue et sa copine étaient devenus comme des parents pour lui. En revanche, il reprochait au film de ne pas montrer l’ampleur de l’opération. Mais  Jewish Connection  est un film à petit budget, et ce qui m’intéressait n’était pas tant le côté thriller de l’histoire que le récit d’un passage à l’âge adulte."

L’autre révélation du film, c’est Ari Graynor qui interprète Rachel.

éJe l’adore ! C’est la dernière arrivée sur le film. Nous avions tous nos acteurs sauf elle. Je me suis battu pour ne pas faire de son personnage un cliché." déclare le réalisateur.

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Ari Graynor
 
 
Le réalisateur évoque sa scène préférée de Jewish connection, une scène clé du film : "Quand, vers la fin du film, un rabbin arrête Sam en pleine rue à Amsterdam et le convainc de mettre ses Tefillin, il le fait, d’une certaine manière, replonger dans la religion. C’est ma scène préférée : pour la première fois, Sam comprend sa foi. Croire n’est pas quelque chose de tangible qui s’apprend dans un livre ou en écoutant son père. C’est quelque chose de personnel, d’indéfinissable... Bref, quoi que ce soit, Sam le comprend à ce moment-là".

Le réalisateur Kevin Asch trouvait que le thème de la foi et de la foi aveugle dans le contexte religieux n'était pas assez exploré. Il a pensé que son film présentait cette opportunité et l'a exploitée, il déclare : "Je trouve que la religion est souvent connotée de manière négative dans les films. Je voulais montrer ce qu’elle peut signifier pour quelqu’un au quotidien, l’approcher de l’intérieur. Que l’on soit avec ces juifs orthodoxes, que l’on rie en leur compagnie, que l’on se reconnaisse en eux. Ce qui n’est pas aisé tant ils sont distants. Ils se tiennent loin des regards, du contact physique avec les autres…"

Le compositeur Mj Mynarski avait déjà travaillé avec Kevin Asch sur Characters, le premier court-métrage du réalisateur. Ils se retrouvent sur Jewish connection, la première partition du musicien pour un long-métrage dramatique.


Pour aller sur le site officiel du film ... Cliquez ICI !

Sources :
http://www.allocine.fr
http://www.cinemovies.fr
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J
J'ai bien aimé ce film. Son sujet, plutôt méconnu, passionne avec l'aide de son protagoniste, bien écrit et interprété par Jesse Eisenberg. Pour un premier film, il y a du bon niveau je trouve.
Répondre
A
<br /> <br /> Le ciné d'Alain,  nouvelle adresse http://cinealain.over-blog.com<br /> <br /> <br /> A bientôt !<br /> <br /> <br /> <br />