Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d'autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout. Jean Luc Godard
Et dans le Comminges ... aussi !
Plus exactement à Sengouagnet une commune située au pied du Pic de Cagire. Un sommet des Pyrénées françaises, dans la région du Comminges. Le Cagire est un sommet très connu de la Haute-Garonne, malgré sa faible altitude, car très visible du fait de sa position avancée par rapport à la chaîne pyrénéenne. Son altitude est de 1912 mètres.
Sengouagnet est situé à une vingtaine de kilomètres au Sud-Est de Saint-Gaudens.
Catherine Soëtemondt a réussi à joindre deux concepts fondateurs, celui de la philosophie dans le boudoir et celui du bonheur dans le pré pour inventer, dans la somptueuse demeure dont elle a fait l'acquisition à Sengouagnet, la philosophie dans le pré.
Première rencontre Etch Plasèr : penser le populisme.
Les Samedi 5 et Dimanche 6 juillet 2014 à Sengouagnet.
Etch Plasèr en gascon ... Le plaisir.

Un projet défini comme le fruit d'un travail d'équipe, comme ce fut toujours été le cas dans les rencontres du Cercle des gourmands de culture au 31 Boulevard Raspail à Paris.
Pascal Ory et Catherine Soëtemondt retrouveront Pierre-Frédéric Charpentier, historien entre autres d'un livre préfacé par Pascal Ory "La drôle de guerre des intellectuels française (1939-1940), son épouse Christine, elle aussi historienne et tous deux installés à Toulouse. Jean Cigu, Gascon dans l'âme et philosophe de formation mais également Gianni Burattoni, artiste paysagiste.
Pascal Ory, est professeur d’histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il enseigne aussi à Sciences Po Paris et à l'INA.
Élève de Jean Delumeau, historien, membre de l'Institut, professeur émérite au Collège de France puis de René Rémond, Pascal Ory est l’un de ceux qui ont, dès les années 1970, contribué à mieux définir l’histoire culturelle. À ce titre, il a fondé et préside l'Association pour le Développement de l'Histoire Culturelle (ADHC). Son enquête scientifique porte sur quatre axes : la culture, la nation, les mythologies du contemporain, le corps moderne.
Collaborateur régulier de la presse écrite et audio-visuelle, en particulier, depuis 1975, de Radio France (France Culture), il est, entre autres, administrateur de la SCAM (Société civile des auteurs multimédias), président de sa commission du répertoire de l’écrit.
En janvier 2012, il a été nommé commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres.
Parmi une trentaine d'ouvrages, on peut signaler :
Nizan : Destin d'un révolté, paru en 1980. Les Intellectuels en France de l'affaire Dreyfus à nos jours en collaboration avec Jean-François Sirinelli et paru 1986. L'Histoire culturelle, paru aux Presses universitaires de France en 2004.
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Notons encore, La Culture comme aventure. Treize exercices d'histoire culturelle, paru en 2008. Grande encyclopédie du presque rien, paru aux Éditions des Busclats en 2010. Vie de Damoclès. Fragments, toujours aux Éditions des Busclats en 2012.
Le Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France, paru chez Robert Laffont en 2013.
Alors que le débat sur l'"identité nationale"continue de diviser la classe politique, ce Dictionnaire, d'une ampleur sans précédent, permet de rétablir certaines vérités et devrait faire débat à son tour.
Qui de plus français que le couturier et mécène Pierre Cardin ou le premier vainqueur du Tour de France cycliste, Maurice Garin ? Sauf que l'un et l'autre sont nés Italiens. À l'inverse, combien de Français savent que le prix Nobel de littérature de l'an 2000 a été attribué à un citoyen français, naturalisé depuis trois ans, Gao Xingjian, né à Ganzhou soixante ans plus tôt ? Ce que la plupart de nos compatriotes savent, en revanche, c'est que la renommée de la France doit beaucoup à Frédéric Chopin, Marie Curie, Pablo Picasso, Le Corbusier, Samuel Beckett ou Charles Aznavour. Et ceux qui s'intéressent au destin politique de ce pays ont sans doute remarqué, sans remonter plus haut que la Révolution française, que ladite Révolution n'aurait pas tout à fait été la même sans le modéré Necker ou le radical Marat, deux Suisses, la IIIème République sans Léon Gambetta ou Maxime Weygand, la Résistance sans Boris Vildé, du premier réseau, celui du Musée de l'homme, ou le groupe Manouchian et ses fusillés stigmatisés sur l'Affiche rouge "parce qu'à prononcer leurs noms sont difficiles"...
En rapport direct avec le sujet de cette Première rencontre Etch Plasèr : penser le populisme, notons l'ouvrage de Pascal Ory, Nouvelle histoire des iées politiques paru chez Hachette le 22 novembre 1989.
Catherine Soëtemondt précise que l'esprit de convivialité et d'amitié présidera comme toujours au 31 Raspail, à ces rencontres. Il y aura des échanges intellectuels mais aussi des repas simples dans le jardin face au Cagire, et des moments de détente et de découverte de la région.
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L'initiative est le prolongement du salon littéraire et philosophique qu'elle fait vivre dans son appartement du 31 boulevard Raspail à Paris, avec l'historien Pascal Ory, auteur de nombreux ouvrages.
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Catherine Soëtemondt n'a retenu que le 31 (Du 31 Boulevard Raspail au Comminges dans la Haute-Garonne) pour organiser, au cœur du Comminges, des rencontres dont la première s'est déroulé ce dernier week-end, du 5 au 6 juillet.
D'entrée, Catherine Soëtemondt jette aux orties, dans les fossés qui bordent le Cagire, les idées de "parisianisme" et d'"élitisme".

L'achat de cette maison, dans le village natal de son père, lui a donné l'idée de reproduire ce qui fait son univers dans la capitale : des rencontres, des voyages à thème, des ciné-littératures autour d'œuvres et d'auteurs indispensables.
Raphaël Liogier est un sociologue et politologue français. Professeur à l'institut d'études politiques d'Aix en Provence, il dirige l'Observatoire du religieux. Il est l'invité de Catherine Soëtemondt et Pascal Ory pour ces deux jours.
En 1994, Raphaël Liogier rencontre le 14ème Dalaï Lama en visite à Marseille. En 1997, il assiste, accompagné de Bruno Étienne, son directeur de thèse, aux enseignements donnés par le Dalaï Lama à Karma-Ling en Savoie.
En 2008, il publie un ouvrage sur le Dalaï Lama.
Le XIVème Dalaï Lama, ce personnage en robe grenat et au sourire malicieux, est devenu, au fil des années, un véritable mythe contemporain. Moine contemplatif, intellectuel curieux de science et de technologie, leader politique, autant de visages pour un seul individu, qui n'hésite pas à pourfendre les archaïsmes féodaux de sa propre tradition, et à défendre néanmoins des anciennes croyances. Depuis sa fuite, en pleine nuit, à travers l'Himalaya, vers Dharamsala, en Inde, où il installa son gouvernement d'exil, le Dalaï Lama a su devenir une conscience morale universelle et un guide spirituel pour un monde industriel en quête de sens. Le XIVème Dalaï Lama est sans doute aussi le plus révolutionnaire de sa lignée : démocrate, moderniste, humaniste, se disant même prêt, s'il le faut, à démissionner, l'homme fait tout à la fois trembler les apparatchiks chinois et fantasmer les Occidentaux.
Ce livre de Raphaël Liogier nous décrit sans dévotion ni complaisance, mais avec un respect parfois admiratif, avec humour aussi, l'itinéraire et la pensée de ce XIVème Dalaï Lama philosophe; il nous raconte l'existence mouvementée et pourtant sereine d'un personnage aussi célèbre qu'inconnu. Le Dalaï Lama apparaît, au fil des pages, dans sa vérité historique, en tant qu'homme bien sûr, avec ses contradictions et avec sa grandeur, mais aussi en tant que phénomène de société majeur de notre époque, au carrefour de nos propres contradictions et de nos propres rêves.
Outre ce livre sur le Dalaï Lama Raphaël Liogier est un spécialiste reconnu des religions et l'auteur de plusieurs ouvrages, dont récemment un livre qui a beaucoup fait parler de lui Le mythe de l'islamisation, essai sur une obsession collective paru en 2012 aux Éditions du Seuil.
Dans son dernier ouvrage, "Ce populisme qui vient", paru en octobre 2013, il décortique les ingrédients actuels du populisme qu'il qualifie de "liquide".
Le XXIème siècle n'est-il pas en train d'être l'âge des populismes comme le XXème siècle a été celui des totalitarismes ?
Revenons dans le Comminges. À cette chaleureuse invitation de Catherine Soëtemondt.
Pendant la durée de ce week-end, l'heure sera à la réflexion conviviale, avec des entretiens, des tables rondes, mais aussi des déjeuners et dîners.
Avec, entre entre autres, un apéritif et un dîner simple dans le magnifique village d'Aspet situé à proximité.
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Rendez-vous pris au Café Français d'Aspet. En plein centre du village.
La journée se terminera par une projection dans le grenier transformé en salle de cinéma, du film de Nanni Moretti Le caïman.
Raphaël Liogier, et Pascal Ory le Samedi 5 juilet 2014 à Sengouagnet
"Il s'agit, explique la maîtresse des lieux, de rertrouver une ambiance que nous voulons ouverte à tous. L'esprit du salon littéraire peut s'épanouir en pleine nature dans les incroyables paysages du Comminges".
Catherine Soëtemondt a reçu lors de ses dîners parisiens aussi bien Marie-Christine Barrault que Thierry Frémaux ou Laurent Baccaria ouvre ses portes à tous les Commingeois qui n'ont qu'une condition à remplir : être ouvert et curieux.
Et tout cela porte un nom : "Le plaisir".
Propos relevés pour partie d'un article de Jean-Christophe Thomas
pour http://www.ladepeche.fr