Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d'autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout. Jean Luc Godard
Date de sortie 7 août 2013

Réalisé par Claire Denis
Avec Vincent Lindon, Chiara Mastroianni, Julie Bataille, Michel Subor,
Alex Descas, Lola Creton, Miossec, Grégoire Colin, Yann Antoine Bizette
Genre Drame
Production Française
Chiara Mastroianni, Claire Denis et Vincent Lindon
Le film de Claire Denis présent au Festival de Cannes 2013,
dans le cadre de la section Un Certain Regard.
Synopsis
Marco Silvestri (Vincent Lindon), officier de marine marchande sur un supertanker, revient précipitamment à terre lorsque sa sœur Sandra (Julie Bataille), désespérée, lui apprend le suicide de son mari.
Celle-ci doit également faire face aux dettes d'une entreprise en faillite et assumer sa fille unique, Justine (Lola Creton) à la dérive.
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Sandra désigne le coupable, l’homme d’affaires, sans scrupules, Edouard Laporte (Michel Subor).
Pour être au plus près de sa cible , Marco loue un appartement dans l’immeuble où Edouard Laporte a installé Raphaëlle (Chiara Mastroianni), sa maitresse, et leur fils, Joseph (Yann Antoine Bizette) .
Mais Marco n’avait pas prévu les secrets de Sandra, qui brouillent la donne…
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Mon opinion :
Claire Denis, avoue être "dérangée" et présente son film comme "sombre et maléfique".
Son scénario ne manque pas d'idées. Réellement sombres, c'est exact. Maléfique, un peu moins, faute d'une construction solide et plus écrite. La réalisatrice avoue, dans un entretien, avoir écrit dans l'urgence. Sans pouvoir "errer, hésiter, défaire et refaire" précise-t-elle.
Dans Les Salauds, c'est donc le spectateur qui erre, qui hésite aussi, entre partir ou rester. Faute de pouvoir défaire ou refaire, il doit se contenter d'un minimum. Injuste et cher payé que le prix d'une place au cinéma pour ces Salauds qui n'offrent pas grand chose.
Les premières images annoncent clairement la couleur et donnent l'impression que la réalisatrice, ne sait pas comment présenter son film. L'ensemble est prétentieux sans trouver les moyens d'arriver à la hauteur des espérances souhaitées. Tout est long, appuyé, et très lourd.
En dépit de tous leurs agissements, les salauds restent bien au chaud. Rien de très nouveau à ce niveau là, non plus. Des dialogues, je retiens une phrase dans la bouche du père qui parle de son fils comme sa "dernière semence". Du sordide, en voilà.
Les très belles images signées par Agnès Godard permettent de rester accroché à ce de film.
Fidèles depuis Nénette et Boni, réalisé en 1996, et dans presque tous les autres films de Claire Denis, la musique des Tindersticks, est trop présente et n'arrive pas à maquiller la maladresse de ce long-métrage.
Présent dans la distribution, Éric Dupond-Moretti, est un avocat bien réel connu pour le record de ses acquittements obtenus en France. Nul doute qu'il n'obtienne jamais un palmarès identique au niveau des récompenses cinématographiques.
Chacun à place, et une erreur de plus.
Les autres acteurs, présents dans le casting, font ce qu'ils peuvent pour se sauver du naufrage, sans y arriver totalement.
Seule la prestation de Miossec reste la plus vraisemblable.
Producteurs ou amis de Claire Denis, laissez lui le temps dont elle a besoin pour faire ce qu'elle sait réaliser, aussi, du "Beau Travail".