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Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d'autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout. Jean Luc Godard

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Mains armées

 

Date de sortie 11 juillet 2012

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Mains-armees---Affiche.jpg


Réalisé par Pierre Jolivet


Avec Roschdy Zem, Leïla Bekhti, Marc Lavoine,

Nicolas Bridet, Nina Meurisse, Eric Bougnon,

Adrien Jolivet, Cyril Guei, Simon-Pierre Boireau, Nicolas Marié

 
Genre Policier


Production Française

 

Synopsis


Lucas a 46 ans. Un grand flic, patron au trafic d’armes à Marseille.

 

Mains-armees---Roschdy-Zem.jpg Roschdy Zem

 

Maya a 25 ans. Elle est jeune flic aux stups, à Paris.

 

Leïla Bekhti Mains-armees---Leila-Bekhti.jpg

 

Comme souvent, les armes croisent la drogue. Lucas va croiser Maya. Pas forcément par hasard. Flag, braquage, indics… leurs enquêtes vont s’entremêler. Leurs vies aussi. Parce que leur histoire a commencé bien longtemps avant leur rencontre…

 

 
Le scénario de Mains armées est signé Simon Michaël. Cet ancien policier collabore avec Pierre Jolivet depuis 17 ans. Il a en effet co-scénarisé tous ses films depuis Fred, à l’exception d'En plein cœur dont le scénario, tiré d'un roman de Georges Simenon était signé par Rose Bosch. Simon Michaël a également co-écrit les scénarios d’un grand nombre de films de Claude Zidi et notamment sa trilogie des Ripoux. Enfin, en 2012, il a participé au scénario du film de Philippe Lefebvre, Une nuit, qui mettait déjà en scène Roschdy Zem dans la peau d'un policier.

 

Mains armées a beau être un film qui se base sur une enquête policière, c’est surtout l’histoire d’un père qui retrouve sa fille qu’il n’a jamais connue. Pierre Jolivet explique  : "À sa naissance, le projet s’intitulait "La chair de ma chair", posant la question essentielle : à quel moment une connexion charnelle, viscérale, inévitable se fait avec cet enfant inconnu. Lucas et Maya ne se touchent jamais dans le film, jusqu’à ce qu’il mette la main sur elle pour essayer de la sauver. A cet instant-là, toutes les barrières sont franchies et la chair, le corps, parlent. Pour parvenir à ce moment-là, il y a tout un processus complexe, qui m’intéressait. Ce processus rejoint une réalité physique, pas une posture intellectuelle."

 

Mains-armees---Roschdy-Zem-et-Marc-Lavoine.jpg

 

Roschdy Zem et Marc Lavoine


Le réalisateur Pierre Jolivet confie que, sans être totalement inspiré d’une histoire réelle, son film propose quelques situations authentiques vécues par ses proches ou ceux du scénariste Simon Michaël. C’est notamment le cas du personnage interprété par Roschdy Zem : "Un homme trop jeune fuyant la responsabilité de devenir père trop tôt, et qui se trouve face à l’enfant qu’il n’a pas connu. Voilà Lucas Skali, voilà le personnage que joue Roschdy Zem. Et ce personnage existe dans la vraie vie", déclare le metteur en scène.

Il est possible de faire un parallèle entre Mains armées et Strictement personnel, le premier film de Pierre Jolivet : "Après avoir beaucoup travaillé avec Simon Michaël, lorsque nous avons achevé la première version du scénario, je me suis aperçu que c’était Strictement personnel… à l’envers. Hier : un fils qui revient, qui va enquêter sur son père et renouer avec lui. Aujourd’hui : un père qui va renouer avec sa fille qu’il a à peine connue…Thème de quête, récurrent, qui s’est imposé. Et c’est tant mieux. Ayant commencé à travailler l’intrigue policière, nous avons très vite compris qu’elle ne serait intéressante que si elle était intimement mêlée à l’histoire père/fille.

 

Mains-armees----Leila-Bekhti-et-Roschdy-Zem.jpg

 

Leïla Bekhti et Roschdy Zem

 

 

Et cette histoire ne devait en aucun cas intervenir sous forme de digression. L’enquête constitue une bonne raison de mettre de la distance dans leurs premières rencontres, ils appartiennent à des services différents, il y a des tâches précises à accomplir. Pendant l’écriture avec Simon Michaël, j’employais souvent cette image : "Je voudrais faire un grand fondu-enchaîné" qui commencerait par l’enquête pour se terminer par la quête. Pour le besoin du travail en cours, pour l’enquête policière à accomplir, les deux personnages, conjointement, s’approchent l’un de l’autre… jusqu’à ce que leur quête personnelle dévore l’histoire policière. Avec en corollaire paradoxal, l’obligation de structurer le plus fortement possible la trame policière afin qu’elle demeure crédible et intéressante". explique le réalisateur
 
Pierre Jolivet avoue avoir l'habitude de demander à ses acteurs de "ne rien jouer", mais seulement "à partir du moment où le principal est acquis. Où d’un commun accord la trajectoire du personnage a été déterminée, où sa structure mentale, psychologique a été fixée. (...) "Ne rien jouer" ne signifie pas ne rien faire, c’est délibérément, ne pas surjouer."  


Mains armées marque la cinquième collaboration entre le réalisateur Pierre Jolivet et l’acteur Roschdy Zem. Les deux hommes ont collaboré sur les films suivants :

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"En quinze ans, il a changé. Il a grandi, s’est apaisé, dans sa vie de comédien et sa vie personnelle. Cela se voit, se sent. Il est passé avec succès à la réalisation et cette mise en perspective a profité à son travail d’acteur. Il va à l’essentiel et n’encombre jamais le travail du réalisateur avec des détails. Il a acquis une autorité, une présence qui ne se discutent pas, sensibles dès qu’il apparaît à l’écran, et quelque soient les personnages qu’il incarne. Le phénomène est assez rare dans le cinéma français où nous avons de formidables acteurs, mais peu ont ce poids. Et évidemment, cet homme-là, que je connais bien, et cet acteur-là, que je découvre à chaque film, est magnifique à filmer." note le réalisateur. 


Mains-armees---Roschdy-Zem-copie-1.jpgLe comédien Roschdy Zem revient sur le rôle de policer mais surtout de père qu'il incarne dans Mains armées : "Le flic, notamment chez Pierre Jolivet est un prétexte pour parler d’autre chose que de sa fonction. (...) En l’occurrence dans Mains armées, c’est l’histoire d’un père et de sa fille qui intéresse Pierre Jolivet. Et moi aussi. C’est très fort d’inscrire cette histoire si intime, si sensible au cœur le plus chaud d’une enquête."


Selon Roschdy Zem, Pierre Jolivet, Xavier Beauvois, ou Philippe Lefevbre, ne sont pas à proprement parler des réalisateurs de films policiers, ce sont des hommes qui veulent raconter les fléaux et les souffrances de ce monde, et qui se servent du film de genre pour les raconter. On en revient au prétexte : en l’occurrence dans Mains armées, c’est l’histoire d’un père et de sa fille qui intéresse Pierre Jolivet. Et moi aussi. C’est très fort d’inscrire cette histoire si intime, si sensible au coeur le plus chaud d’une enquête. Mon entrée dans le projet a été des plus simples : j’ai lu le scénario ! Et j’y ai reconnu beaucoup de choses que Pierre Jolivet et moi nous étions racontées auparavant.


La première fois que Pierre Jolivet et Roschdy Zem ont travaillé ensemble, sur Fred, le comédien était le "jeune" de l'équipe, ce qui n'était plus le cas sur Mains armées : "Avoir été le petit jeune du plateau et être aujourd’hui quasiment le vétéran, ça a été un choc qui à travers ce film s’est concrétisé. Et que j’ai assumé !", déclare-t-il. En effet, quinze années séparent ces deux projets, ce qui fait dire à Roschdy Zem : "Effectivement, dans ma vie d’homme j’avais changé, et les rôles aussi avaient changé, s’adaptant à ces changements."

 

Mains armées réunit également Roschdy Zem et Leïla Bekhti qui jouait sa sœur dans la première réalisation du comédien Mauvaise foi  réalisé en 2006. Frère et sœur à l’époque, ils incarnent dans Mains armées un père et sa fille !

 

Mains-armees---Leila-Bekhti-et-Roschdy-Zem.jpg

 

Leïla Bekhti et Roschdy Zem

 

"C’était génial de me retrouver avec lui, de jouer avec lui. De ne pas répondre seulement pendant nos scènes aux répliques d’un partenaire mais de trouver quelque chose d’inexplicable, d’irremplaçable, le regard d’un grand frère. Ce qui est beau, c’est que le cinéma nous a liés, et que maintenant, c’est la vie qui nous lie.” confie Leïla Bekhti

 

Pour incarner une femme policière, ce qui au départ ne la rassurait pas, Leïla Bekhti a rencontré des femmes de la brigade des Stups au célèbre 36 quai des Orfèvres : "C’était passionnant, nous avons parlé de la façon de garder sa féminité, de ce que représentait le travail avec les hommes... Je voulais les voir dans leur environnement, brièvement, un après-midi seulement pour ne pas tomber dans l’imitation", se souvient la comédienne, qui confie également : "Me voir avec un flingue ? J’en rigolais toute seule devant ma glace, surtout ne pas faire le cowboy !"

 

Leïla Bekhti Mains-armees---Leila-Bekhti-copie-1.jpg

 
Leïla Bekhti a énormément travaillé son personnage en amont du tournage, notamment en discutant avec le réalisateur Pierre Jolivet, mais aussi en s'attachant à des petits détails : "Ça passait par le costume, le maquillage, la coiffure, des choses qui semblent extérieures, pratiques, mais qui ont leur importance. Trouver le ton juste pour des costumes contemporains est ce qu’il y a de plus difficile. Finalement, 80% des vêtements de Maya sont mes propres vêtements", déclare la comédienne.

 

"Et Marc Lavoine ! Je l’ai souvent vu au cinéma, jamais comme ça! A la lecture du scénario, je n’étais pas totalement convaincu par l’idée de lui confier le rôle de "ripou". Au résultat, je ne suis pas seulement convaincu, je suis presque jaloux de son interprétation! Pour dire les choses simplement, je trouve que Pierre a réussi son film, un film qui ne semble pas celui d’un homme mûr, mais plutôt celui d’un gamin de 25 ans fou de cinéma. Et fou des acteurs. ” confie Roschdy Zem


Le méchant du film, un flic ripou, est incarné par Marc Lavoine, peu habitué à ce genre de rôle. C'est la femme du réalisateur qui avait suggéré son nom à son mari. Pierre Jolivet se souvient de la réaction du comédien : "[il] reçoit le scénario, le lit, et se montre très circonspect. "Pourquoi as-tu pensé à moi pour ce rôle ?", interroge cet homme qui est tout sauf méchant ! Et à qui je propose un rôle d’ordure absolue ! Il finit par accepter". Marc Lavoine montre donc une nouvelle facette de son jeu avec ce rôle de policier qui : "Plus il apparaît charmant, plus ce qu’on peut comprendre de ses actes est répugnant", insiste le metteur en scène.

 

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Marc Lavoine et Leïla Bekhti

 

Pour Mains armées, Pierre Jolivet a porté un soin particulier aux décors : " C’est grâce à Denis Seiglan et surtout à Emile Ghigo, mon décorateur depuis dix ans, et qui travaille également avec Bertrand Tavernier. Nous avons fait tous les repérages ensemble, le scénario n’a pas été finalisé avant que quasiment tous les lieux où se déroulait l’action aient été trouvés. Le look du film était à ce prix. La scène très courte où l’on voit Marc Lavoine au seuil de sa maison cossue portant dans ses bras un bébé blond idéal, symbolise toute la morgue de la réussite. La maison, trouvée après en avoir visité des dizaines d’autres, "joue" son rôle !"


Pour composer la musique de Mains armées, Pierre Jolivet a fait appel à son fils, Adrien Jolivet. Avec son ami Sacha Sieff ils avaient déjà co-signé la musique de Zim and co. en 2004. De plus, Adrien Jolivet est également devant la caméra de son père, comme c’était le cas sur Zim and co. et La Très très grande entreprise réalisé en 2008.
  

 


 

 

 

Sources :

http://www.allocine.fr

http://www.cinemovies.fr

http://www.unifrance.org

 

Mon opinion : Le scénario quelque peu alambiqué finit par devenir lourd. Il n’en reste pas moins une réalisation trépidante qui oblige le spectateur à s’accrocher pour ne pas se perdre dans les labyrinthes de cette histoire assez confuse et bavarde. Le plus c’est Roschdy Zem et Leïla Bekhti. Magnifiques tous les deux. Bien servis par des dialogues qui sonnent justes,  ils offrent quelques face à face prenants. Marc Lavoine, est également parfait, on n’en redemande. 

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