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Date de reprise cinéma : 26 janvier 2011
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Réalisé par Alfred Hitchcock
Avec Montgomery Clift, Anne Baxter, Karl Malden,
Brian Aherne, O.E. Hasse, Roger Dann, Dolly Haas,
Charles Andre, Alfred Hitchcock
Titre original : I Confess
Long-métrage américain
Genre : Drame
Date de sortie cinéma : 24 juin 1953
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I Confess n'est pas considéré comme l'un des meilleurs films d'Alfred Hitchcocket n'a pas rencontré le succès de son précédent film, L'Inconnu du Nord-Express.
Et ce, malgré un suspense digne de ses plus grands chefs d'œuvre et une intrigue prenante : l'opposition entre le désir de ne pas trahir son engagement spirituel, et celui de prouver son innocence.
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Le film est Inspiré de la pièce française du tout début du XXe siècle, "Nos deux Consciences", de Paul Anthelme, alias Paul Bourde
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Anne Baxter et Montgomery Clift
Synopsis :
Québec.
Revêtu d'une soutane, Otto Keller (O.E. Hasse), le sacristain d'origine allemande de Sainte Marie, assassine l'avocat Vilette pour de l'argent. De retour à l'église, il confesse son crime au frère Michael Logan (Montgomery Clift).
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Bien que tenu au secret, Michael Logan se rend le lendemain sur le lieu du crime où l'inspecteur Larrue (Karl Malden) a commencé son investigation. Il indique à celui-ci qu'il avait rendez-vous avec le défunt et se met à la disposition de la police.
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En sortant, il rencontre Ruth Grandfort (Anne Baxter), ce que ne manque pas de remarquer l'efficace Larrue. Sur la base du témoignage de deux jeunes filles qui passaient devant le domicile de Vilette après un baby-sitting et ont aperçu un homme en robe de prêtre, Michael Logan devient le suspect principal du meurtre.
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Anne Baxter et Montgomery Clift
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Il manque désormais à Larrue le mobile.
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Il a l'idée de convoquer, en présence du procureur Willy Robertson (Brian Aherne), Madame Ruth Grandfort. Celle-ci témoigne avoir été avec Michael Logan au moment du meurtre. Interrogée sur la raison de cette rencontre et sur sa présence à proximité de chez Vilette, elle doit avouer qu'elle et Logan étaient amis d'enfance et s'aimaient.
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Lorsque Logan s'était engagé comme soldat, elle avait fini par épouser le riche et influent Pierre Grandfort (Roger Dann). À son retour de la guerre, Michael Logan, qui n'était pas au courant de ce mariage, avait revu Ruth Grandfort. Tous deux avaient été contraints par un orage de passer une nuit dans un petit pavillon de jardin.
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Vilette les avait surpris au matin et avait commencé à faire chanter Madame Grandfort. Celle-ci se rendait donc chez son maître-chanteur pour tenter de trouver un improbable arrangement.
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Plus que de disculper Logan, ces aveux donnent à Larrue un motif au meurtre. D'autant qu'une demi-heure sépare la fin du rendez-vous entre les anciens amants et le meurtre.
Issu d’une famille catholique assez fervente, Alfred Hitchcock passa son enfance au collège jésuite de Saint-Ignace et demeura pratiquant toute sa vie. Il peut être intéressant de chercher dans sa filmographie des vestiges de cette éducation pour constater que si les figures-clé de la religion catholique en sont quasiment absentes, une bonne partie de son approche des évènements est sous-tendue par des notions aussi éminemment chrétiennes que la Culpabilité ou la Providence. Malgré tout, Alfred Hitchcock, et cela est vrai d’ailleurs sur d’autres sujets, semble n’avoir jamais voulu contaminer ses films par ses opinions personnelles, préférant y insuffler un regard distancié.
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I Confess repose sur un postulat, le secret de la confession, dont l’essence était mieux perceptible auprès d’un public catholique. Alfred Hitchcock reconnaîtra que cela posa un problème à une partie de son public, probablement dérouté, comme il l’avoue dans ses entretiens avec François Truffaut :
"Nous savons, nous les catholiques, qu’un prêtre ne peut pas révéler un secret de la confession, mais les protestants, les athées, les agnostiques, pensent : "C’est ridicule de se taire ; aucun homme ne sacrifierait sa vie pour une chose pareille.".
Mais pour peu que l’on accepte la droiture morale du personnage de Logan - en cela, l’interprétation troublante de Montgomery Clift aide bien le film impose son pitch imparable pour dérouler une tension insidieuse, au rythme lent mais déterminé de la marche du prêtre, le long de ce que d’aucuns appelleront son "chemin de croix"...
La prestation de Montgomery Clift, au début de sa courte carrière, est plus que convaincante dans ce personnage tiraillé entre son devoir de silence et la nécessité de prouver son innocence mais paradoxalement résolu à ne pas trahir son engagement spirituel au profit de la morale. Pour composer son personnage, Montgomery Clift, qui suit les principes de l'Actor's Studio, a consulté un jeune ecclésiastique français rencontré quelques années plus tôt dans une gare à l'époque où celui-ci postulait pour le noviciat. Pour leur premier et seul film ensemble, lui et Alfred Hitchcock s'entendirent assez mal, le réalisateur ne lui donnant volontairement presque pas d'indications pour son jeu.
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Anne Baxter, déjà testée pour Rebecca et encore auréolée de sa nomination aux Oscars pour All About Eve, n'était pas le premier choix d'Alfred Hitchcock qui lui préférait la suédoise Anita Bjork, après l'avoir adoré dans Mademoiselle Julie Réalisé par Alf Sjoberg en 1951. Lorsqu'elle est arrivée à Hollywood avec son compagnon et sa fille alors bébé, et parce qu'elle n'était pas mariée, la Warner Bros, a insisté auprès d'Hitchcock pour qu'il choisisse une autre actrice, en l'occurrence Anne Baxter.
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Karl Malden, dans un rôle de policier agressif mais intelligent, tour à tour antipathique et attachant, est parfait.
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Tout aussi excellente, l'actrice allemande Dolly Haas dans son dernier rôle au cinéma, celui d'Alma, l'épouse d'Otto Keller, pour laquelle celui-ci commet son crime et qui incarne la mauvaise conscience finalement rédemptrice.
La ville de Québec apparaît omniprésente dans I Confess, de ses imposants monuments à ses rues sombres, jusqu’à cette amusant jeu de panneaux "Direction" qui ouvre le film pour accompagner le spectateur sur le lieu du meurtre. Pour désorienter un peu plus son public anglophone, Alfred Hitchcock a d’ailleurs tenu dans I Confess à jouer sur le contraste des accents, celui, français, des québécois s’opposant à l’accent germanique des Keller et au phrasé du père Logan.
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Il faut accorder une attention particulière aux détails de la mise en scène du film. Ils recèlent, si cela était encore nécessaire, des preuves évidentes du talent du réalisateur et de son chef-opérateur et permettent de sortir quelque peu ce film de la mauvaise estime qu'il connaît habituellement.
Caméo d'Alfred Hitchcock : durant le générique, il traverse l'écran de droite à gauche au sommet d'un escalier
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La loi du silence concentre toutes les thématiques qui ont fait la force du cinéma d'Alfred Hitchcock : transfert de culpabilité, frustration sexuelle et introspection sont au menu de ce film servi par une magnifique photo et l'interprétation magistrale de Montgomery Clift.
Sources : www.critikat.com - Clément Graminiés
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Sources :
http://dvdtoile.com
http://www.dvdclassik.com
http://www.notrecinema.com
http://www.imdb.com