Dimanche 26 mai 2012
Réalisé par Michel Leclerc
Avec Jacques Gamblin, Sara Forestier, Zinedine Soualem,
Carole Franck, Antoine Michel, Jacques Boudet, Michèle Moretti
Long-métrage français
Genre Comédie
Date de sortie cinéma 24 novembre 2010
Le scénario a remporté en 2008 le grand prix Sodapin, prix mettant en valeur chaque année le travail des scénaristes et permettant aux candidats finalistes d'être lus par un jury de professionnels du cinéma, ce qui a facilité les financements du film.
Sara Forestier et Jacques Gamblin
Synopsis :
Bahia Benmahmoud (Sara Forestier), jeune femme extravertie, se fait une haute idée de l'engagement politique puisqu'elle n'hésite pas à coucher avec ses ennemis pour les convertir à sa cause, ce qui peut faire beaucoup de monde vu qu'en gros, tous les gens de droite sont concernés.
En règle générale, elle obtient de bons résultats.
Jusqu'au jour où elle rencontre Arthur Martin (Jacques Gamblin), quadragénaire discret, adepte du risque zéro.
Elle se dit qu'avec un nom pareil, il est forcément un peu facho. Mais les noms sont fourbes et les apparences trompeuses ...
Le Nom des gens est le deuxième film du réalisateur Michel Leclerc, après
J'invente rien, Réalisé en 2006
Avec Kad Merad, Elsa Zylberstein, Claude Brasseur
Dans les deux cas, il s'agit d'une comédie.
Michel Leclerc a rencontré Baya Kasmi, la scénariste du Nom des gens, en 2000, d'une façon similaire à celle qui débute le film. Le film est en partie autobiographique pour ses auteurs, l'humour en plus. Michel Leclerc témoigne : "C'est la raison pour laquelle je fais de la comédie : cela me semble la seule manière élégante de parler de son nombril en évitant de tomber dedans".
Michel Leclerc expose sa démarche de metteur en scène : "Je souhaitais éviter le sur-découpage et le recours systématique aux grands plans, typiques de la comédie standardisée. J'ai préféré filmer en plan large pour cadrer le corps des personnages et ne pas sur-éclairer les scènes, quitte à perdre certains effets de comédie".
Le scénario initial n'était pas adaptée à la personnalité de Sara Forestier,
comme l'explique le réalisateur : " Nous avions écrit le personnage de Bahia comme un genre de Marilyn
arabe. Au départ, on cherchait donc une comédienne d'origine maghrébine. Mais on n'a trouvé personne qui fasse passer toutes les dimensions du rôle : l'humour, la vivacité, la fraîcheur et
l'absence de pudeur. Nous avons alors élargi le casting à des comédiennes non-maghrébines : quand on a
rencontré Sara Forestier, bien qu'elle ne corresponde pas au personnage tel qu’on l'avait imaginé, nous avons compris immédiatement que c'était elle. Car elle a la drôlerie et la gouaille – sans la vulgarité – que l'on recherchait. À partir de là, on a réécrit le personnage pour Sara, en lui donnant ce côté "planqué" dont on parlait tout à l'heure.
Baya Kasmi rajoute : "Grâce à Sara, on est revenu, sans le chercher, à la complexité d'un personnage qui souffre de ne pas ressembler à une Arabe, alors que son père est d'origine algérienne.".
À l'origine, le scénario comprenait une scène de nue du personnage de Bahia, que l'actrice qui devait jouer le rôle a fait supprimer. Lorsque Sara Forestier s'est finalement vue confier le rôle de Baya, elle a lu la scène de nue et a accepté de la tourner pour le film car cette scène était selon elle "la clé du personnage".
Lors de l'écriture du film, les deux scénaristes n'avaient aucun fil rouge narratif, mais une soixantaine de pages de situations très diverses. Le déclencheur a été le concept du personnage de Bahia, qui couche avec ses ennemis politiques pour les convertir à sa cause.
Jacques Gamblin et Sara Forestier
Le Nom des gens est, de l'aveu de son réalisateur, très influencé
par le cinéma de Woody Allen, en particulier Annie Hall et Radio Days.
Le film contient une apparition de Lionel Jospin, jouant son propre rôle.
Le film est à la fois tourné en HD, en Super 16 et en Super 8. Un choix que le réalisateur Michel Leclerc justifie : "par
exemple, lorsque l'on adopte le point de vue amoureux d'Arthur sur Bahia, on passe au Super 16 qui a une texture beaucoup plus sensuelle et chaleureuse".
Entretien avec Michel Leclerc et Baya Kasmi ...Cliquez ICI !
Le compositeur Jérôme Bensoussan a utilisé son propre style tzigane, klezmer et oriental, complété par une
orchestre, le tout inspiré du lyrisme de Georges Delerue.
Bande originale
La chanson du générique de fin a été écrite et interprétée par le réalisateur Michel
Leclerc et sa co-scénariste et compagne Baya Kasmi. Intitulée "De Bénisaf à Salonique", elle fait partie de la bande originale du film et de
l'album que le couple, par ailleurs musicien et chanteur, compte sortir.
Sources :
http://www.unifrance.org
http://www.allocine.fr
http://www.actutoulouse.fr
http://www.cinemovies.fr





















































